Le budget 2024, c’est d’abord 16 milliards d’euros de coupes, principalement supportées par les travailleurs et leurs familles.
Ce sont eux qui vont payer les conséquences de cette nouvelle cure d’austérité.
Ainsi sur les 16 milliards de coupes, 10 milliards proviennent de la fin progressive, d’ici à décembre 2024, du bouclier tarifaire qui avait été mis en place en 2021 pour endiguer une explosion des prix du gaz et de l’électricité.
Dix milliards directement prélevés dans les poches des travailleurs ! Cela alors que les tarifs de l’élec- tricité devraient augmenter jusqu’à 20 % au 1er février 2024 et ceux du gaz de 15 %. Et de combien encore dans les mois qui vont suivre ?
Quant aux salaires des fonctionnaires, ils vont être « augmentés » … de 1,5 %, alors que l’inflation s’élève officiellement à 5 % pour la seule année 2023 et que la perte cumulée de pouvoir d’achat est évaluée par les syndicats à plus de 20 % au cours des vingt dernières années.
Et cela au nom du remboursement d’une dette colossale de 3 000 milliards d’euros… qui n’est pas celle des travailleurs et de leurs familles.
Les grands gagnants du budget 2024 sont :
Les patrons, avec l’extinction progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui entraîne une perte de 1 milliard d’euros dans le budget (près de 15 milliards sur trois ans). Et autant de profits en plus dans leurs poches.
L’armée, la police et la justice dont les budgets sont augmentés de 4 milliards d’euros, dont 3,3 milliards d’euros pour le seul budget des armées pour atteindre 47,2 milliards d’euros en 2024, soit une augmentation de 50 % depuis 2017.
Les banquiers qui empochent les intérêts de la dette évalués à 52,2 milliards d’euros pour 2024.
Alors, déployons la campagne « la vie chère, ça ne peut plus durer ! »,
engagée à l’initiative de la rencontre nationale pour l’unité du 30 septembre,
pour le blocage des prix et l’augmentation générale des salaires et des pensions.





