Préparez avec nous le VIIIᵉ Congrès du Parti des travailleurs

VIIᵉ congrès du PT
VIIᵉ congrès du PT – Novembre 2024 à Montreuil (Seine-Saint-Denis)

Travailleuses, travailleurs, militants, jeunes,

Le bureau national du Parti des travailleurs s’est réuni au lendemain du 1er Mai, journée au cours de laquelle les travailleurs ont montré leur volonté de défendre leurs services publics, leur emploi, leur salaire, contre la politique du gouvernement Macron-Lecornu.
Force est de constater que chaque jour davantage le pays s’enfonce dans la crise.

Le 4 mai commence la discussion à l’Assemblée nationale sur les 36 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre.

Dans les débats préparatoires en commission, un consensus a uni tous les partis, de La France insoumise au Rassemblement national, pour considérer qu’une augmentation des dépenses militaires était légitime. Les conséquences de ce consensus, nous les connaissons : de nouvelles coupes dans les budgets de la Sécurité sociale et des services publics dans un contexte où l’extension de la guerre au Moyen-Orient entraîne une flambée de l’inflation comme on n’en a pas connue depuis de nombreuses années.

De toutes parts, on dit aux travailleurs et aux jeunes : la solution aux problèmes auxquels vous êtes confrontés se trouvera dans l’élection présidentielle.

Quels que soient les points de vue et les sympathies politiques que chacun peut avoir pour les candidats en présence, nul ne peut échapper aux faits : de 1958 à aujourd’hui, huit présidents de la République se sont succédé à l’Élysée.

Les faits : est-ce qu’une seule fois l’élection d’un président de la République a permis de mettre en place un gouvernement qui gouverne pour la majorité, qui gouverne pour la classe ouvrière et la jeunesse ? Les faits : depuis 1958, les présidents qui se sont succédé, quelle que soit leur étiquette, de droite ou de gauche, ont gouverné pour la guerre, pour les capitalistes, pour les spéculateurs.

Pourtant, dans la situation de crise que connaît le pays, la rupture est plus que jamais nécessaire. Cette rupture porte un nom : c’est la rupture ouvrière, la rupture avec le capitalisme. Alors, quelles que soient les sympathies que chacun pourra avoir demain pour tel ou tel candidat, nous affirmons que l’urgence, c’est la rupture ouvrière, le gouvernement de rupture ouvrière.

Un tel gouvernement décréterait, parmi les mesures d’urgence :
– le blocage des prix, avec l’instauration de l’échelle mobile qui indexe les salaires sur les prix et qui impose le rattrapage du pouvoir d’achat perdu, semaine après semaine, mois après mois, afin de permettre à tous les travailleurs des villes et des campagnes de vivre de leur travail ;
– rétablirait pleinement la Sécurité sociale de 1945 en abrogeant les ordonnances Juppé et donc l’enveloppe fermée des lois de financement de la Sécurité sociale.
l’interdiction des licenciements et la nationalisation sans indemnité ni rachat des entreprises, notamment celles qui, après avoir bénéficié des aides de l’État, persistent à vouloir licencier ;
la réquisition des logements vides et des millions de mètres carrés de bureaux vides aisément adaptables en logements pour y installer d’urgence les familles qui sont à la rue et celles qui sont dans le besoin ;
la rupture de tous les liens avec Israël, le rapatriement des troupes françaises du Moyen Orient (et au-delà) et du porte-avions Charles-de-Gaulle ; l’abrogation de la loi de programmation militaire, l’arrêt du financement de la guerre en Ukraine, la rupture avec l’OTAN et l’affectation aux besoins des travailleurs et de la jeunesse des centaines de milliards d’euros de la loi de programmation militaire ;– l’abrogation des réformes anti-ouvrières prises ces dernières années contre les travailleurs, la jeunesse et la démocratie.

Un tel gouvernement prendrait toutes les mesures permettant d’ouvrir un véritable avenir aux jeunes, à l’opposé de la politique de militarisation de la jeunesse par laquelle le gouvernement voudrait la réduire à de la chair à canon, chair à patrons, à commencer par :
l’abrogation de la sélection à l’entrée à l’université et l’ouverture de toutes les places nécessaires ;
le rétablissement de véritables œuvres universitaires et scolaires (CROUS) permettant aux jeunes de se nourrir et de se loger dignement ;
la création de tous les emplois nécessaires et la fin des contrats précaires.

On nous posera la question : quel gouvernement aura le courage de prendre ces mesures ? Nous répondons : un gouvernement qui ne craindra pas de rompre avec la dictature des multinationales et des marchés financiers, car c’est cette dictature qui conduit l’humanité à sa ruine.

Seul un tel gouvernement du peuple travailleur et de la jeunesse sera à même de réorganiser l’économie et la société, en commençant par nationaliser, sans indemnité ni rachat, les grandes banques, pour les fusionner en une banque unique, instrument de la véritable planification économique au service de la majorité.

Seul un tel gouvernement prendra les mesures de défense de l’emploi, d’orientation et de réorientation de la production en fonction des besoins de la préservation de l’humanité et de son environnement.

Seul un tel gouvernement de rupture ouvrière remettra en cause les institutions de l’Union européenne et de la Vᵉ République et mènera ce combat en France et à l’échelle internationale en tendant une main à tous les peuples pour la paix et la coopération fraternelle.

Décembre 2025- Paris

Nous en sommes conscients : un tel gouvernement ne surgira pas de l’élection d’un président de la République, quel qu’il soit et quel que soit son programme. Seule la mobilisation unie de millions de travailleurs et de jeunes permettra d’imposer une telle solution. C’est pour la préparer que nous vous invitons à rejoindre le Parti des travailleurs.

Travailleuses, travailleurs, militants, jeunes, le Parti des travailleurs tiendra son VIIIᵉ Congrès national les 30 et 31 mai.

L’heure est à son renforcement pour mener ce combat. C’est le combat pour l’Internationale ouvrière, le combat contre la guerre et l’exploitation, le combat contre le chauvinisme et le racisme, le combat pour un gouvernement de la majorité, celle qui n’a que son travail pour vivre. Rejoignez-nous.

2 mai 2026

ESPACE CHARENTON, PARIS
327, rue de Charenton Paris 12ᵉ – Métro Porte de Charenton


Le premier tour des élections municipales Rejet et exigence de rupture

Le premier enseignement du premier tour des élections municipales, c’est l’effondrement de la participation. L’abstention bat tous ses records pour des municipales (hors 2020 en plein Covid), particulièrement dans les bureaux de vote des quartiers ouvriers et populaires.
D’élection en élection, le peuple travailleur se détourne toujours plus du suffrage universel. Il constate que les gouvernements – qu’ils soient de droite ou de gauche – se soumettent tous aux institutions de la Ve République, c’est-à-dire aux exigences du capital financier. C’est pourquoi tous s’en prennent à la Sécurité sociale et aux droits ouvriers, tous suppriment ou accompagnent les suppressions massives d’emplois, privatisent les services publics, disloquent l’Éducation nationale et les hôpitaux, etc.

Ce qui est nouveau ce 15 mars, c’est que les électeurs se détournent d’un scrutin municipal qui était jusque-là, avec la présidentielle, celui qui connaissait la plus forte participation. Mais aujourd’hui, il leur apparaît vidé de tout enjeu. Car, face à Macron et à Lecornu qui asphyxient les communes pour financer la guerre, les travailleurs constatent que les majorités municipales de toutes couleurs politiques acceptent cette situation, et donc relaient les coupes imposées par ces réductions budgétaires.
Ce que la presse appelle « la percée de La France insoumise », c’est le fait que, sur fond d’abstention record, une partie de l’électorat populaire a saisi le bulletin de vote LFI pour exprimer son aspiration à une rupture prônée par le programme de ce mouvement. Dans ce vote, s’est exprimé aussi son rejet du soutien apporté par les dirigeants du Parti socialiste à Lecornu et à son budget anti-ouvrier.
L’extrême droite, pour sa part, résolument anti-ouvrière, raciste, démagogique et réactionnaire dans tous les domaines, a saisi l’occasion de cette désaffection massive pour se renforcer, gagnant dès le 15 mars un nombre important de municipalités et se disposant pour être en situation de l’emporter dimanche prochain dans nombre d’autres.
Au fait, dimanche soir et lundi matin, dans les échanges, commentaires et polémiques entre représentants des grands partis institutionnels, qui a prononcé le nom de Macron ? Personne ! Qui a parlé de la guerre dans laquelle Macron engage le pays ? Personne ! Qui a évoqué le budget de guerre qui étrangle les communes, asphyxie l’Éducation nationale, les hôpitaux et tous les services publics dont lepeuple a besoin ? Personne ! Au-delà des apparences, un solide consensus lie entre eux tous les partis institutionnels, un consensus pour protéger la Ve République, sa clé de voûte, le président, et sa politique de guerre. Ce consensus est contraire aux exigences de la démocratie et aux besoins de la classe ouvrière et de la jeunesse.

S’agissant du second tour et de la menace de voir l’extrême droite s’emparer d’un certain nombre de grandes villes, le Parti des travailleurs estime qu’un front unique sans faille des travailleurs, de la jeunesse et du mouvement ouvrier et démocratique doit s’y opposer. Et cela sans aucune condition ! Le bureau national du Parti des travailleurs reprend à son compte le vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier : « Marcher séparément et frapper ensemble ».

• Frapper ensemble, cela signifie pour les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique de faire barrage d’un seul bloc, sans la moindre condition, à l’extrême droite.

• Marcher séparément, cela signifie que le Parti des travailleurs, qui sort renforcé de plusieurs centaines d’adhérents nouveaux de cette campagne municipale, est déterminé à redoubler d’efforts dans la campagne politique contre la guerre, pour le retrait de toutes les troupes françaises du Moyen-Orient, pour l’affectation des milliards de la guerre à l’école, aux hôpitaux, aux services publics.

Ces mots d’ordre politiques, pour les militants du Parti des travailleurs, se relient à leur implication dans la lutte de classe pour aider, à tous les niveaux, à réaliser l’action commune nécessaire, travailleurs et organisations unis, pour arracher leurs revendications. Car du rejet massif du régime bonapartiste de la Ve République, se dégage une conclusion : c’est sur le terrain de la lutte de classe que les travailleurs, entraînant avec eux la jeunesse, contraindront ce régime à l’agonie au recul.

À bas la guerre ! À bas l’exploitation ! Pour le gouvernement ouvrier, rendez-vous le 28 mars, 14 heures, au mur des Fédérés, pour, à l’occasion du 155e anniversaire de sa proclamation, rendre hommage à la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier de l’histoire.

Déclaration du Parti des travailleurs, 16 mars 2026, 19 heures


Cessez-le-feu immédiat, retour des troupes françaises !

  • Après avoir annoncé (1er mars) que la France entrait en guerre aux côtés de la coalition israélo-américaine contre l’Iran ;
  •  Après sa décision (2 mars) d’augmenter le nombre de têtes de missiles nucléaires de la France ;
  • Le 3 mars, Macron a franchi un nouveau cran en annonçant l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle et de la flotte qui l’accompagne dans la Méditerranée au prétexte « défensif » de l’aide à Chypre.

1er mars, 2 mars, 3 mars : quelle sera la prochaine étape ? Désormais, la France est sous le commandement militaire du tandem Trump-Netanyahou, ceux-là mêmes qui déclarent qu’il n’existe plus rien qui ressemble au droit international et que seul compte « l’usage de la force » (le ministre de la Guerre américain, Hegseth).

La France se place sous le commandement de Trump et de Netanyahou au moment où ce dernier, déjà coupable de la guerre génocidaire à Gaza, déclare que tout successeur de Khamenei sera assassiné, de même que le successeur du successeur, etc.

« Défensive », la guerre en cours ? La prochaine étape sera l’engagement terrestre. Macron lui-même, dans son intervention, évoque l’Irak, la Jordanie. De toutes façons, ce n’est pas lui qui décide. Les commandants en chef s’appellent Netanyahou et Trump.

Travailleurs, jeunes, cette guerre n’est pas la nôtre.

Cette guerre a pour objectif la prise de contrôle des ressources pétrolières par l’impérialisme au bénéfice des multinationales. Elle a pour objectif de préparer d’autres guerres : une fois l’Iran anéanti, ce sera l’ensemble des pays voisins. Trump ne s’en cache plus, la Chine sera visée. C’est une escalade sans fin vers une guerre mondialisée, vers un carnage sans précédent.

Il faut arrêter l’escalade. Pour nous, en France, il ne s’agit certainement pas, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, de reconnaître la légitimité de l’intervention au nom des « engagements internationaux de notre pays » (tweet du 3 mars). D’aucune manière ! L’exigence de la paix, c’est le retour du Charles-de-Gaulle à sa base de départ, le retrait de toutes les troupes françaises du Proche et du Moyen-Orient et l’exigence du cessez-le-feu immédiat.

Halte à l’intervention !
Les milliards pour l’école, pour les hôpitaux, pour les services publics,
pas pour la guerre de Trump !

Toutes et tous le 7 mars à l’assemblée organisée par le Parti des travailleurs à l’occasion de la Journée internationale de défense des droits des femmes et de combat contre la guerre.

Montreuil, le 4 mars 2026


Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !

En déclenchant leur agression contre l’Iran ce 28 février, Trump et Netanyahou prennent la lourde responsabilité de placer l’humanité au bord d’une guerre généralisée aux conséquences incalculables. Aucun travailleur, aucun jeune ne peut croire une seconde les affirmations grotesques de ces deux criminels selon lesquelles ils agiraient « pour rendre le pouvoir au peuple iranien ».

Refuser cette agression impérialiste contre l’Iran ne signifie nullement apporter le moindre soutien au régime sanguinaire des mollahs. Bien au contraire, légitime est la révolte des travailleurs, des femmes et de la jeunesse d’Iran pour en finir avec ce régime.

Comme l’a déclaré le syndicat des travailleurs de la compagnie des bus de Téhéran : « La véritable libération du peuple d’Iran n’est possible que par l’action collective et la participation consciente, organisée de la classe ouvrière et des couche opprimées, et non par une intervention militaire des États-Unis et d’Israël. »

L’agression américano-israélienne contre l’Iran, c’est la tentative d’imposer encore plus le talon de fer des intérêts de la classe capitaliste des États-Unis. Comme c’est le cas avec le génocide à Gaza et le « conseil de la paix » de Trump, le plan américain de pillage de l’Ukraine et les négociations avec Poutine, les menaces d’annexion du Groenland, l’agression contre le Venezuela, le blocus pétrolier contre Cuba, les accords de Washington sur la République démocratique du Congo ou les menaces contre la Chine : il s’agit d’une seule et même guerre impérialiste, produit de la putréfaction du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production.

Quant à l’État d’Israël, il apparaît ici pour ce qu’il est de plus en plus : le bras armé de l’impérialisme américain. Une semaine avant l’agression, l’ambassadeur américain à Tel Aviv a vendu la mèche, affirmant qu’Israël « avait des droits » sur tous les territoires situés entre le Nil et l’Euphrate, dessinant les contours d’un vaste plan néocolonial plaçant le Moyen-Orient sous l’administration directe de Trump, auquel l’État génocidaire servira de garde prétorienne. Quant à Macron, sans surprise, il n’a pas exigé l’arrêt de l’intervention.

Le Parti des travailleurs se tient inconditionnellement aux côtés des peuples et des travailleurs d’Iran, contre l’agression américano-israélienne. Avec les organisations ouvrières d’Iran, il affirme que la libération des travailleurs d’Iran sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes et non de l’intervention américano-israélienne. Il affirme que c’est la responsabilité du mouvement ouvrier dans le monde de faire front pour condamner l’agression et bloquer la marche à la guerre mondiale dans laquelle Trump et Netanyahou veulent entraîner l’humanité.

De premiers craquements apparaissent dans la bourgeoisie américaine. L’éditorial du New York Times interpelle Trump : « Pourquoi avez-vous déclenché cette guerre ? » Le Parti des travailleurs salue les prises de position d’organisations ouvrières et noires, de coalitions anti-guerre aux États-Unis contre l’intervention. Sans nul doute, la classe ouvrière américaine et la jeunesse, qui se sont mobilisées contre le génocide à Gaza et contre la terreur de l’ICE (police fédérale de l’immigration), qui – se saisissant de leurs organisations syndicales – viennent d’infliger une défaite à Trump à Minneapolis, sauront exprimer le refus de la guerre du peuple des États-Unis.

Le Parti des travailleurs, qui combat contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, appelle à l’unité la plus large des organisations ouvrières et démocratiques :

Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !

C’est au peuple d’Iran et à lui seul de déterminer son propre avenir !

Trump et Netanyahou n’entraîneront pas l’humanité dans une guerre généralisée !

Les milliards des budgets militaires doivent être confisqués au profit des travailleurs !

Montreuil, le 28 février 2026, 14 heures


Et maintenant, le gouvernement augmente de 20% le forfait hospitalier !

Le forfait hospitalier vient, subrepticement, de passer de 20 à 24 euros par jour, soit une augmentation de 20 % !

Un travailleur contraint de passer un mois à l’hôpital pour une maladie grave ou un accident devra donc débourser 720 euros, contre 600 euros jusque-là !

Rappelons que le forfait hospitalier a été instauré en 1983 par un gouvernement de « gauche ». Il faisait alors partie d’un arsenal de mesures remettant en cause l’existence d’une Sécurité sociale fondée sur le salaire différé, l’objectif étant d’y substituer une enveloppe fermée, soumise aux contraintes du budget de l’État.

Quand il a été instauré, le forfait hospitalier était de 20 francs par jour, c’est-à-dire un peu moins que le SMIC horaire brut (à l’époque 21,02 francs). 24 euros aujourd’hui, c’est deux fois le SMIC horaire brut (12,02 euros). Par conséquent, l’hospitalisation reviendra deux fois plus cher au travailleur hospitalisé aujourd’hui que lors de son instauration.

Qui va d’abord faire les frais de cette mesure ? Les catégories les plus fragiles et notamment celles qui, pour des raisons financières, renoncent à prendre une mutuelle.

Pendant ce temps là, le gouvernement débloque près de 7 milliards supplémentaires pour le budget des Armées !

L’argent pour la Sécu et les hôpitaux, pas pour m la guerre !

14 février 2026

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Il faut bloquer les 3 256 suppressions de postes d’enseignant ! La division est un poison ! Il faut l’action commune à tous les niveaux pour préparer la grève totale !

Le rejet des conséquences concrètes du budget 2026 s’exprime en profondeur dans les écoles, collèges, lycées où il manque déjà de tout. Partout, les enseignants, parfois avec les parents ou les lycéens, expriment leur refus des suppressions de classes et des heures d’enseignement. Partout, ils exigent que les remplaçants soient affectés, que les AESH nécessaires à l’accompagnement des enfants en situation de handicap soient recrutées, que les conditions de travail et d’apprentissage ne soient pas dégradées par l’alourdissement des effectifs dans les classes.

Les initiatives prises par les personnels peuvent aller d’assemblées générales définissant les revendications à des délégations auprès des directions académiques ou des rectorats, ou à des grèves souvent massives. Elles sont diverses, mais dans l’immense majorité prises dans l’unité des sections syndicales, parfois au niveau départemental.

Comment est-il possible que, contradictoirement à ce mouvement en profondeur engagé au niveau des établissements scolaires, nous assistions au niveau des directions des organisations syndicales à un festival d’initiatives de dispersion et de division ?

Comment se fait-il, par exemple dans l’académie de Paris, où le ministère annonce 207 suppressions de postes dans les écoles, collèges et lycées, provoquant la colère et la mobilisation légitimes des enseignants et des parents, qu’un collectif appuyé par une fédération syndicale nationale appelle à manifester au rectorat à 10 heures, alors que d’autres syndicats appellent à un rassemblement à la Sorbonne à 15 heures sur la même revendication d’annulation des suppressions de postes ?

Comment peut-on opposer le moindre préalable à toute expression syndicale nationale commune sur les revendications essentielles que sont l’annulation de toutes les suppressions de postes et de classes, le recrutement de tous les enseignants, surveillants, AESH, infirmières, assistantes sociales, etc. nécessaires ?

Qu’est-ce qui empêche les fédérations nationales d’appeler ensemble à la préparation de la grève totale dans l’Éducation nationale, à la montée à Paris pour exiger du ministère la satisfaction de ces revendications ? Qu’est-ce qui empêche que l’unité réalisée en bas, dans les établissements, pour qualifier les revendications et décider des voies de la mobilisation, se réalise aussi en haut, au niveau des syndicats et des fédérations au plan national ?

Le ministère compte sur la division des syndicats pour pouvoir imposer ses plans destructeurs et faire ainsi passer l’explosion du budget militaire.

Avec des syndicats unis préparant les conditions de la grève totale, avec l’unité parents-enseignants réalisée, il est possible de le faire reculer et d’imposer l’annulation des 3 256 suppressions de postes programmées et la création de tous les postes nécessaires.

C’est la question urgente à laquelle parents et enseignants sont aujourd’hui confrontés dans leur combat pour la défense de l’école publique et du droit à l’instruction.

Pour gagner sur les revendications, non à la division, oui à l’unité !

14 février 2026

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Après les événements de Lyon Plus que jamais défendre la démocratie politique

Au cours de deux siècles de lutte de classe, la classe ouvrière a bâti au sein de la démocratie bourgeoise (tout en luttant contre la domination capitaliste dont elle est l’enveloppe) ses propres institutions, bastions de la démocratie ouvrière insérés dans les interstices de la société bourgeoise.

En ce début du XXIe siècle, la classe capitaliste aux abois se tourne de plus en plus vers l’instauration de régimes autoritaires qui grignotent petit à petit les libertés, notamment les libertés ouvrières au premier rang desquelles : le droit de grève. L’existence de syndicats indépendants est constamment menacée par les tentatives des gouvernements de les intégrer à l’État. A quoi s’ajoute le déchaînement de la répression contre les protestations ouvrières. De cette tendance ultra réactionnaire, Trump est le symbole.

Dans ce contexte, un parti ouvrier digne de ce nom ne doit rien négliger pour aider les travailleurs à défendre les segments de démocratie politique qui n’ont pas été détruits, à commencer par leurs propres organisations. Pour cela, il usera au grand jour, des moyens et des droits que lui garantit un régime de démocratie politique certes bâtard et rabougri, mais qui n’a pas été totalement démantelé.

De tout temps, la classe dominante a eu recours à la violence pour imposer l’oppression et l’exploitation. C’est le cas aujourd’hui et les exemples ne manquent pas de guerres, de génocides, de répression anti-ouvrière que la classe capitaliste déchaîne pour préserver son pouvoir.
Mais aussi longtemps qu’il peut librement s’organiser, et librement exprimer son objectif – aider la classe ouvrière à réorganiser la société en prenant le pouvoir pour socialiser les moyens de production – le parti ouvrier n’a nul besoin de recourir à la violence. En démocratie, rien ne peut justifier que la confrontation des positions politiques, aussi opposées soient-elles, débouche sur la mort d’un homme, quel que soit son engagement. Telle est la position du Parti des travailleurs.

17 février 2026

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Face à l’annonce de milliers de suppressions de postes dans l’Éducation nationale, Il faut l’action commune à tous les niveaux !

⦁ Le 29 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a fait tomber les chiffres : 1 891 postes supprimés dans les écoles maternelles et élémentaires, 1 365 dans les collèges et les lycées pour la prochaine rentrée. 3 256 postes d’enseignants supprimés : ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers, de fermetures de classes.
Cela alors que le budget d’austérité Lecornu-Faure 2026 n’est même pas encore officiellement imposé (par le recours au 49-3).
Avec ces 3 256 suppressions supplémentaires, le gouvernement veut faire payer à l’école publique, aux jeunes et aux personnels de l’Éducation nationale le coût de la marche à la guerre, en particulier la nouvelle augmentation de 6,7 milliards d’euros du budget de l’armée.

⦁ Si la traduction pratique de ces suppressions n’est pas encore connue dans les écoles (le ministère attend que passent les élections municipales), elle commence à devenir publique dans les collèges et les lycées, suscitant la colère. L’annonce par le ministre de milliers de suppressions de postes pousse à l’action commune.

Action commune au lycée Paul-Robert des Lilas (Seine-Saint-Denis). Le rectorat a annoncé la suppression d’une classe de première pour six élèves en moins ! Élèves et professeurs ont immédiatement réagi le 30 janvier : grève des enseignants dans l’unité de leurs sections syndicales SNES-FO-SUD et blocus des élèves, pour exiger le rétablissement des heures d’enseignement supprimées.

Action commune dans le Val-de- Marne : les syndicats FSU, CGT, FO et SUD de l’académie de Créteil dénoncent, le 28 janvier, « une attaque sans précédent contre l’école publique » et exigent « l’annulation des suppressions prévues dans le 1er degré et l’octroi d’une dotation dans le premier comme dans le second degré permettant de répondre aux revendications des écoles et établissements ». L’indignation est d’autant plus forte que les syndicats du Val-de-Marne ont établi qu’il faut recruter 3 000 AESH pour simplement répondre aux notifications de la MDPH de ce département et que, sur cette revendication, ils ont appelé à la grève le 15 janvier avec un rassemblement au ministère

Action commune en Ille-et-Vilaine : les syndicats FSU, CGT, FO, Unsa, CFDT ont organisé la grève le 27 janvier pour le recrutement d’AESH et d’enseignants spécialisés.

Action commune dans les Côtes-d’Armor : les syndicats CGT, FSU, FO, UNSA, SUD, dénonçant la dégradation des conditions de travail et la suppression de 86 postes dans l’académie, appellent dans l’unité à la grève le 5 février et à des rassemblements dans de nombreuses villes du département.

Le bon sens dicte en effet à qui veut combattre les plans destructeurs imposés par le gouvernement de chercher les voies de l’action commune. Les réactions des syndicats nationaux d’enseignants sont unanimes : « L’école primaire en état de choc », titre le SNUipp-FSU, appelant à « construire ensemble la mobilisation » ; « Des milliers de fermetures de classes à venir !
Inacceptable ! Préparons la mobilisation sans attendre ! », titre la Fédération FO de l’enseignement ; « L’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude », communique la CGT Éduc’action.

Si les mots ont un sens, le devoir de toutes les fédérations est d’appeler sans attendre à la préparation de la grève unie de toute la profession pour le retrait de toutes les suppressions de postes, pour les revendications.

Si les mots ont un sens, c’est le devoir des fédérations de préparer sans délai la montée à Paris de dizaines et de dizaines de milliers d’enseignants pour faire céder le gouvernement.

31 janvier 2026

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Solidarité avec la lutte des travailleurs, des femmes et des jeunes d’Iran pour le pain, la paix et la liberté !

Le Parti des travailleurs exprime sa solidarité avec la lutte des travailleurs, des femmes et des jeunes d’Iran pour le pain, la paix et la liberté.
Il exige l’arrêt immédiat de la répression brutale du régime des mollahs : les différentes sources, y compris le régime, font état de centaines, voire de milliers de morts et d’arrestations massives. Le Parti des travailleurs s’élève contre les menaces de condamnation à mort et d’exécution de manifestants.

La lutte des travailleurs et des masses populaires d’Iran, engagée le 28 décembre 2025, est légitime. Dans la continuité des mobilisations de septembre 2022 pour « Femme, Vie, Liberté », travailleurs et étudiants ont raison de se lever contre la vie chère et les privations et contre le régime d’oppression. Un régime qui, depuis quarante-sept ans, écrase les libertés démocratiques, les droits des femmes et des minorités nationales et persécute le mouvement ouvrier, livrant ses militants à la prison, la torture et la mort.
Le Parti des travailleurs rappelle que la situation des masses en Iran a été aggravée par les conséquences des sanctions internationales dictées par toutes les administrations américaines, démocrate et républicaine, ainsi que par l’agression militaire israélo-étatsunienne de l’été 2025.

C’est pourquoi, le Parti des travailleurs appelle travailleurs et jeunes en France à se tenir inconditionnellement aux côtés de leurs frères et sœurs d’Iran dans leur lutte légitime pour les droits ouvriers et démocratiques et pour se libérer du régime d’oppression.

Pour le Parti des travailleurs, ce qui doit l’emporter, en Iran comme dans tous les pays, c’est le droit démocratique imprescriptible des peuples à disposer d’eux-mêmes. Aucune illusion n’est possible sur les motivations de Trump et de l’impérialisme américain quand ils annoncent une intervention imminente, eux qui ont financé et appuyé le génocide d’Israël à Gaza et qui revendiquent d’accaparer le pétrole du Venezuela. Aucune illusion sur les misérables tentatives de remettre en selle Reza Pahlavi, le fils du shah dont les masses avaient abattu le régime sanguinaire et pro-impérialiste en 1979. Aucune illusion non plus sur le fait qu’une intervention étrangère serait plus acceptable parce que sous l’égide de l’ONU.

Le Parti des travailleurs affirme son soutien aux prises de position courageuses des organisations ouvrières indépendantes, tel le syndicat des conducteurs de la Compagnie de bus de Téhéran et sa banlieue qui affirme : « La libération des travailleurs et des masses laborieuses ne réside ni dans un leader autoproclamé au-dessus du peuple, ni dans la dépendance envers les puissances étrangères, ni dans les luttes intestines au sein du gouvernement. »

Vive la lutte des travailleurs, des femmes et des jeunes d’Iran pour le pain, la paix et la liberté !
Arrêt immédiat de la répression et des exécutions !
Libération des emprisonnés !
À bas le régime des mollahs !
À bas l’ingérence impérialiste des États-Unis, d’Israël et leur pantin Reza Pahlavi !

14 janvier 2026

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Solidarité avec le peuple et les travailleurs d’Iran

Le Parti des travailleurs salue le peuple, les travailleurs et la jeunesse d’Iran qui, depuis plusieurs jours, manifestent dans de nombreuses villes contre la vie chère, conséquence de l’inflation et d’une sécheresse sans précédent.

Contraint de reconnaître les « revendications légitimes » des manifestants, le régime des mollahs n’a, comme à son habitude, répondu que par la répression, comme il l’avait fait en 2022 contre le mouvement « Femme, vie, liberté ». On dénombre six morts, des dizaines de blessés et des centaines d’arrestations.

Le Parti des travailleurs salue le combat des organisations ouvrières indépendantes qui, malgré la répression, expriment les intérêts propres des travailleurs. Comme le syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et sa banlieue qui, au nom de ses 17 000 membres, le 1er janvier, dénie toute représentativité au « Conseil islamique du travail » intégré au régime, et y oppose les revendications ouvrières, dont « la distribution de vêtements chauds aux chauffeurs, l’augmentation des salaires, le refus des licenciements et la réintégration des victimes de la répression antisyndicale ».

Le syndicat, affirmant que « la solution pour les travailleurs réside dans l’unité et l’organisation », rappelle également sa position lors des manifestations contre la vie chère de 2021 : « Tout en soutenant les manifestations légitimes de la population opprimée, en soulignant que cette dernière a pleinement le droit de descendre dans la rue pour protester contre les politiques oppressives du gouvernement, contre ses attaques systématiques contre les services publics, contre la corruption structurelle et les profondes inégalités de classe, contre l’inflation galopante et contre l’ensemble du système capitaliste dominant, le syndicat préserve son indépendance vis-à-vis de tout courant totalitaire et anti-ouvrier. »

Le Parti des travailleurs condamne les tentatives de manipulations et d’ingérence de Trump et de l’État génocidaire d’Israël dans ces processus. Rappelons que l’inflation galopante qui frappe le peuple iranien est d’abord le résultat des sanctions qui étranglent l’Iran depuis quarante ans, imposées par toutes les administrations américaines – démocrates et républicaines – , auxquelles s’ajoutent les conséquences de l’agression américano-israélienne de juin 2025.

Liberté totale de manifestation et d’organisation pour les travailleurs et la jeunesse d’Iran !
Halte à la répression du régime des mollahs !
Non à l’ingérence impérialiste de Trump et de Netanyahou !

2 janvier 2026

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