Le 19 mai, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi actualisant la programmation militaire : 36 milliards supplémentaires et la création d’un « état d’alerte de sécurité nationale » qui pourrait être déclenché pour deux mois, par un simple décret en Conseil des ministres « en cas de menace grave ». 440 députés ont voté pour (RN, LR, macronistes et apparentés, PS), 122 ont voté contre (LFI, PCF, Les Écologistes) et 4 se sont abstenus.
De quoi s’agit-il ?
De préparer la guerre, de nous préparer à la guerre. La propagande militaire s’immisce partout : intrusions de plus en plus fréquentes de l’armée dans les établissements scolaires, entraînements grandeur nature dans différents départements, mise en place du service militaire « volontaire »…
Pour la seule semaine du 18 au 24 mai, on apprend :
L’existence d’un entraînement grandeur nature dans le Tarn du 18 au 21 mai dont l’objectif est de préparer les militaires à intervenir dans des conditions quasi réelles.
Que dans le département voisin, la Haute-Garonne, à l’occasion de ses 400 ans, la Marine nationale en profitera pour multiplier les actions en direction des jeunes, avec des « classes défense », des conférences et des rencontres destinées à susciter des vocations.
Qu’à la foire-expo de Marmande (Lot-et-Garonne), l’armée recrute « entre les jacuzzis en expositionet les vendeurs d’installations solaires, de poêles à bois ou de fenêtres » et qu’elle propose « des offres d’emploi à la pelle assorties de promesses d’aventure pour convaincre les plus curieux de […], peut-être un jour, s’engager » (Ouest-France)
Ce budget des Armées, ces opérations diverses, il faut bien les financer. Alors, le gouvernement envisage de couper 4milliards dans les budgets des services publics et 2 milliards dans celui de la Sécurité sociale. Impossible d’accepter cette politique anti-ouvrière
L’argent pour les services publics et la Sécu, pas pour la guerre ! À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la sale guerre de Trump ! Troupes françaises, hors du Moyen-Orient
19 mai 2026
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton
Depuis le 4 mai, l’Assemblée nationale débat du projet de loi d’actualisation de la programmation militaire qui s’élève déjà à 413 milliards. L’augmentation de 36 milliards d’ici à 2030 a été adoptée le 7 mai.
Les députés du PS et du PCF se sont abstenus et ceux de LFI ont voté contre cette augmentation. Ces derniers ont indiqué que leur critique portait sur l’absence de nouvelles ressources fiscales pour financer l’effort annoncé… maispas sur le principe de cette augmentation.
Une augmentation indispensable selon le général Schill, chef d’état-major de l’armée de terre, qui considère que «noussommesentrésdansuneèredeconflictualitépermanente».
Et on comprend que l’engagement croissant de la France dans la guerre israélo-américaine contre l’Iran est le premierpas qui en prépare d’autres.
D’ailleurs, le 8 mai, le même général, à l’occasion de la présentation du contenu du nouveau service national, en aprécisé l’objectif : «Disposer,encasde mobilisation pour un conflit de haute intensité, d’un vivier d’effectifs supplémentaires. »
Avec 36 milliards supplémentaires consacrés à la programmation militaire, il sera encore plus difficile de répondre auximmenses besoins de la population en termes de salaires, de services publics, de santé, d’instruction et de formation, de logement, etc.
Le Parti des travailleurs se prononce pour la mobilisation, dans l’unité, à l’appel de toutes les orga-nisationsouvrières, pour que soient confisqués les milliards du budget de guerre pour les affecter àl’école,àlasanté,àlaSécuritésociale,aulogement,auxsalairesetauxpensions.
L’argent pour les services publics et la Sécu, pas pour la guerre ! À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la sale guerre de Trump ! Troupes françaises, hors du Moyen-Orient !
12 mai 2026
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton
Le 4 mai, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a présenté devant l’Assemblée nationale le projet de loi qui augmente de 36 milliards la programmation mili-taire (413 milliards) adoptée en 2023 pour la période 2024-2030.
Il s’agit, selon la ministre, de permettre à la France « d’être en mesure de faire face à toute situation, jusqu’à un engagement majeur à un horizon de temps que nous ne maîtrisons pas». Comme si la France n’était pas déjà en guerre ! Comme s’il s’agissait, comme le dit Macron, d’une « position purement défensive » !
Une position défensive quand le porte-avions Charles de Gaulle et les troupes françaises sont envoyés dans le Golfe ?
Une position défensive quand« le conflit au Moyen-Orient pousse la France à mettre la main au porte-feuille » et que « le coût de la guerre s’élève au moins à un milliard d’euros en opérations extérieures en deux mois » (France Télévisions, 1er mai) ?
Une position défensive quand l’aviation militaire française, notamment celle qui est stationnée dans la base militaire des Émirats arabes unis, combat aux côtés des forces américaines et israéliennes contre l’Iran (France info, 28 avril) ?
Une position défensive quand, jour après jour, par petites touches, c’est toute la société que le gouvernement tente de militariser : opérations de coopération entre l’armée et l’Éducation nationale, entre les hôpitaux publics et le service de santé des Armées, multiplication des exercices militaires, etc. ?
Le gouvernement veut nous préparer à la guerre et, pour ce faire, pille les budgets des services publics et delaSécu. Ce n’est pas un hasard si, le 21 avril, Lecornu a annoncé de nouvelles coupes de 6 milliards dans ces budgets.
Le Parti des travailleurs se prononce pour la mobilisation, dans l’unité, à l’appel de toutes les organisations ouvrières, pour que soient confisqués les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, à la Sécurité sociale, au logement, aux salaires et aux pensions.
L’argent pour les services publics et la Sécu, pas pour la guerre ! À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la sale guerre de Trump ! Troupes françaises,hors du Moyen-Orient
5 mai 2026
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton
VIIᵉ congrès du PT – Novembre 2024 à Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Travailleuses, travailleurs, militants, jeunes,
Le bureau national du Parti des travailleurs s’est réuni au lendemain du 1er Mai, journée au cours de laquelle les travailleurs ont montré leur volonté de défendre leurs services publics, leur emploi, leur salaire, contre la politique du gouvernement Macron-Lecornu. Force est de constater que chaque jour davantage le pays s’enfonce dans la crise.
Le 4 mai commence la discussion à l’Assemblée nationale sur les 36 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre.
Dans les débats préparatoires en commission, un consensus a uni tous les partis, de La France insoumise au Rassemblement national, pour considérer qu’une augmentation des dépenses militaires était légitime. Les conséquences de ce consensus, nous les connaissons : de nouvelles coupes dans les budgets de la Sécurité sociale et des services publics dans un contexte où l’extension de la guerre au Moyen-Orient entraîne une flambée de l’inflation comme on n’en a pas connue depuis de nombreuses années.
De toutes parts, on dit aux travailleurs et aux jeunes : la solution aux problèmes auxquels vous êtes confrontés se trouvera dans l’élection présidentielle.
Quels que soient les points de vue et les sympathies politiques que chacun peut avoir pour les candidats en présence, nul ne peut échapper aux faits : de 1958 à aujourd’hui, huit présidents de la République se sont succédé à l’Élysée.
Les faits : est-ce qu’une seule fois l’élection d’un président de la République a permis de mettre en place un gouvernement qui gouverne pour la majorité, qui gouverne pour la classe ouvrière et la jeunesse ? Les faits : depuis 1958, les présidents qui se sont succédé, quelle que soit leur étiquette, de droite ou de gauche, ont gouverné pour la guerre, pour les capitalistes, pour les spéculateurs.
Pourtant, dans la situation de crise que connaît le pays, la rupture est plus que jamais nécessaire. Cette rupture porte un nom : c’est la rupture ouvrière, la rupture avec le capitalisme. Alors, quelles que soient les sympathies que chacun pourra avoir demain pour tel ou tel candidat, nous affirmons que l’urgence, c’est la rupture ouvrière, le gouvernement de rupture ouvrière.
Un tel gouvernement décréterait, parmi les mesures d’urgence : – le blocage des prix, avec l’instauration de l’échelle mobile qui indexe les salaires sur les prix et qui impose le rattrapage du pouvoir d’achat perdu, semaine après semaine, mois après mois, afin de permettre à tous les travailleurs des villes et des campagnes de vivre de leur travail ; – rétablirait pleinement la Sécurité sociale de 1945 en abrogeant les ordonnances Juppé et donc l’enveloppe fermée des lois de financement de la Sécurité sociale. – l’interdiction des licenciements et la nationalisation sans indemnité ni rachat des entreprises, notamment celles qui, après avoir bénéficié des aides de l’État, persistent à vouloir licencier ; – la réquisition des logements vides et des millions de mètres carrés de bureaux vides aisément adaptables en logements pour y installer d’urgence les familles qui sont à la rue et celles qui sont dans le besoin ; – la rupture de tous les liens avec Israël, le rapatriement des troupes françaises du Moyen Orient (et au-delà) et du porte-avions Charles-de-Gaulle ; l’abrogation de la loi de programmation militaire, l’arrêt du financement de la guerre en Ukraine, la rupture avec l’OTAN et l’affectation aux besoins des travailleurs et de la jeunesse des centaines de milliards d’euros de la loi de programmation militaire ;– l’abrogation des réformes anti-ouvrières prises ces dernières années contre les travailleurs, la jeunesse et la démocratie.
Un tel gouvernement prendrait toutes les mesures permettant d’ouvrir un véritable avenir aux jeunes, à l’opposé de la politique de militarisation de la jeunesse par laquelle le gouvernement voudrait la réduire à de la chair à canon, chair à patrons, à commencer par : – l’abrogation de la sélection à l’entrée à l’université et l’ouverture de toutes les places nécessaires ; – le rétablissement de véritables œuvres universitaires et scolaires (CROUS) permettant aux jeunes de se nourrir et de se loger dignement ; – la création de tous les emplois nécessaires et la fin des contrats précaires.
On nous posera la question : quel gouvernement aura le courage de prendre ces mesures ? Nous répondons : un gouvernement qui ne craindra pas de rompre avec la dictature des multinationales et des marchés financiers, car c’est cette dictature qui conduit l’humanité à sa ruine.
Seul un tel gouvernement du peuple travailleur et de la jeunesse sera à même de réorganiser l’économie et la société, en commençant par nationaliser, sans indemnité ni rachat, les grandes banques, pour les fusionner en une banque unique, instrument de la véritable planification économique au service de la majorité.
Seul un tel gouvernement prendra les mesures de défense de l’emploi, d’orientation et de réorientation de la production en fonction des besoins de la préservation de l’humanité et de son environnement.
Seul un tel gouvernement de rupture ouvrière remettra en cause les institutions de l’Union européenne et de la Vᵉ République et mènera ce combat en France et à l’échelle internationale en tendant une main à tous les peuples pour la paix et la coopération fraternelle.
Décembre 2025- Paris
Nous en sommes conscients : un tel gouvernement ne surgira pas de l’élection d’un président de la République, quel qu’il soit et quel que soit son programme. Seule la mobilisation unie de millions de travailleurs et de jeunes permettra d’imposer une telle solution. C’est pour la préparer que nous vous invitons à rejoindre le Parti des travailleurs.
Travailleuses, travailleurs, militants, jeunes, le Parti des travailleurs tiendra son VIIIᵉ Congrès national les 30 et 31 mai.
L’heure est à son renforcement pour mener ce combat. C’est le combat pour l’Internationale ouvrière, le combat contre la guerre et l’exploitation, le combat contre le chauvinisme et le racisme, le combat pour un gouvernement de la majorité, celle qui n’a que son travail pour vivre. Rejoignez-nous.
2 mai 2026
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12ᵉ – Métro Porte de Charenton
En ce 1er-Mai 2026, nous sommes des millions de travailleuses et travailleurs dans le monde – sauf dans les pays ravagés par la guerre et sous la botte de régimes autoritaires – à manifester à l’appel de nos organisations pour le pain, la paix et la liberté.
Ce 1er-Mai, nous voyons avec effroi les ravages de la guerre impérialiste que répandent les Trump, Netanyahou, Poutine, Macron et autres gouvernements fauteurs de guerre.
A la guerre « à l’extérieur » s’ajoutent, à « l’intérieur », la flambée du prix de l’essence et les salaires bloqués, les plans de licenciements, les fermetures de milliers de classe dans les écoles, l’étranglement des hôpitaux et des services publics.
Travailleuses, travailleurs, militants, jeunes, le savez-vous ?
C’est dans cette situation que le gouvernement Macron-Lecornu veut faire voter, dans quelques jours, un complément de 36 milliards d’euros à la loi de programmation militaire (413 milliards) que Macron avait déjà augmenté de 40% en 2023 !
Et dans les débats préalables en commission, il ne s’est pas trouvé un seul député – du Parti socialiste, du Parti communiste ou de La France insoumise – pour s’opposer à ce que ces 36 milliards soient engloutis pour la guerre, pour enrichir les Dassault, Thalès et autres profiteurs de guerre.
Alors, ce 1er-Mai 2026, avec les travailleuses et travailleurs du monde entier qui comme nous refusent la guerre, la division et le chauvinisme, le Parti des travailleurs vous appelle à vous regrouper sur les mots d’ordre
À bas la guerre impérialiste et l’exploitation capitaliste ! A bas le gouvernement Macron-Lecornu fauteur de guerre ! Confiscation des milliards de la guerre pour les services publics et la protection sociale ! Contre la guerre et la division : vive l’Internationale ouvrière !
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton
Le 27 avril, l’Institut international de Stockholm de recherche sur la paix (SIPRI), a révélé le montant des dépenses militaires mondiales : 2 887 milliards de dollars en 2025, onzième année de hausse consécutive. Rapportées au produit intérieur brut, ces dépenses sont au niveau le plus élevé depuis 2009.
Le même jour, en France, le Medef appelle à « rationaliser la procédure législative budgétaire ». Il exige notamment que soit inscrite dans la Constitution l’interdiction de dépasser un certain niveau de déficit, de manière à instaurer l’obligation constitutionnelle de couper toujours plus dans les budgets des services publics etde la Sécurité sociale.
Ce qui permettrait de dégager toujours plus d’argent pour le budget des Armées et donc pour les industriels de l’armement.
Une industrie d’armement qui vend ses armes aux États et qui joue le rôle de volant d’entraînement artificiel de l’économie capitaliste, puisant dans les fonds publics (6 milliards d’euros de coupes supplémentaires ont été annoncées par le gouvernement Macron-Lecornu) pour satisfaire la soif de profit des marchands de canons.
Le Parti des travailleurs se prononce pour la mobilisation, dans l’unité, à l’appel de toutes les organisations ouvrières, et pour que soient confisqués les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, àla Sécurité sociale, au logement, aux salaires et aux pensions.
L’argent pour les services publics et la Sécu, pas pour la guerre ! À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton
Un « comité d’alerte » – composé de ministres, de parlementaires, des représentants de la Sécurité so-ciale, des syndicatset des collectivités territoriales – s’est réuni le 21 avril.
À son ordre du jour, « des mesures supplémentaires de freinage de la dépense publique » en raison des répercussionsde la guerre américano-israélienne en Iran.
Quelles sont ces répercussions en France selon le gouvernement ?
L’augmentation des intérêts de la dette de l’État.
Le rebond de l’inflation.
Des dépenses « imprévues », notamment les aides pour les agriculteurs, les transporteurs rou-tiers et lespêcheurs.
Les « surcoûts liés à l’engagement de nos forces » armées, selon le ministre des Comptes pu-blics, DavidAmiel.
Et c’est pourquoi, toujours selon le gouvernement, il faudrait couper dans les dépenses publiques : 4 milliards dans le budget de l’État (c’est-à-dire dans les services publics) et 2 milliards dans le budget de la Sécurité sociale !
Mais qui est responsable de l’engagement de l’armée française dans le Golfe ?
Le gouvernement Macron-Lecornu, à la traîne de Trump et de Netanyahou, et lui seul.
Pourtant, il veut faire payer cet engagement aux travailleurs et à leurs familles qui devraient supporter une baisse de leur pouvoir d’achat, un démantèlement des services publics… et vivre sous la menace de voir leurs enfants partir à laguerre.
Une situation insupportable pour des millions de travailleurs. C’est pourquoi le Parti des travailleurs se prononce pour la mobilisation, dans l’unité, à l’appel de toutes les organisations ouvrières, et pour que soient confisqués les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, à la Sécurité sociale.
Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !
ESPACE CHARENTON, PARIS 327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton
Le 8 avril, un projet de loi visant à « accélérer le réarmement de la France » a été déposé par le gouvernement. Il prévoit 36 milliards de plus pour le budget des Armées, dont 10 d’ici à 2027 ! 36 milliards pour des munitions, de la dissuasion nucléaire, des drones, le nouveau service militaire volontaire…
Les dépenses de défense s’élèveront ainsi à 2,5 % du PIB d’ici à la fin de la décennie… pour atteindre en 2035 les 5 % promis à l’OTAN, sur exigence de Trump.
Qui va payer ?
Les travailleurs, évidemment ! « L’effort de réarmement voulu par le gouvernement ne sera pas indolore, loin de là », indique le quotidien capitaliste Les Échos (8 avril). Les coupes dans les ser-vices publics et la protection sociale s’annoncent donc d’une violence inédite. Par ailleurs, le projet de loi veut instaurer un « nouveau régime juridique » d’exception : « L’état d’alerte de sécurité nationale » décrété « en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle ». Il faut bloquer cette marche à la militarisation générale de la société et pour commencer, confisquer les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, à la Sécurité sociale.
Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !Montreuil, le 7 avril 2026
L’annonce par Trump d’une trêve dans sa guerre contre l’Iran n’empêche ni la menace d’une reprise des bombardements, ni la poursuite de l’agression israélienne contre le Liban, ni l’annonce par le gouvernement français de 36 milliards d’euros supplémentaires pour la préparation d’une guerre qu’il présente comme « inéluctable ».
Voilà plus d’un mois qu’a commencé l’intervention militaire impérialiste américano-israélienne contre l’Iran, suivie de l’agression israélienne contre le Liban.
Le bilan des destructions est désastreux. En Iran, la population civile paye le prix de l’intervention, comme l’a montré le massacre de 120 écolières à Minab dès le début de l’agression. Un cinquième de la population libanaise a été chassé de chez elle.
Le gouvernement français a d’emblée proposé ses services à Trump et Netanyahou, à travers ses bases militaires au Moyen-Orient et en envoyant le porte-avion Charles de Gaulle croiser en Méditerranée orientale.
Il annonce 36 milliards de dépenses militaires supplémentaires, au détriment des services publics, tandis que les travailleurs sont d’ores et déjà frappés au porte-monnaie par l’augmentation du prix du carburant.
Le 28 mars aux États-Unis, huit millions de travailleuses, de travailleurs et de jeunes américains ont manifesté contre Trump et sa guerre. De Rome à Tokyo, des dizaines et des centaines de milliers manifestent contre la guerre.
En France, les travailleuses, les travailleurs, les jeunes sont majoritairement contre cette sale guerre.
Considérant qu’il est inconcevable qu’à Paris – comme dans toute la France – les travailleuses, les travailleurs et jeunes ne soient pas appelés à manifester leur opposition à la guerre, et que c’est la responsabilité des organisations ouvrières et démocratiques de le faire sur les positions communes à tous, les organisations signataires prennent la responsabilité d’appeler à un rassemblement à Paris,
Vendredi 17 avril à 19 heures, place de la République (Paris)
Avec la conviction que ce rassemblement ne pourra que s’élargir aux organisations opposées à la guerre, nous appelons travailleurs et jeunes à y participer pour affirmer :
Arrêt immédiat de l’intervention militaire américano-israélienne contre l’Iran et de l’intervention israélienne contre le Liban ! Arrêt immédiat des bombardements ! Aucune participation française à cette sale guerre : retrait immédiat des troupes françaises, retour du porte-avions Charles De Gaulle ! L’argent pour les salaires et les services publics, pas pour la guerre !Oui, il faut confisquer les milliards du budget de guerre pour les affecter à la santé et à la Sécurité sociale.
Le savez-vous ? Le gouvernement veut remettre en cause les arrêts maladie.
A l’occasion de l’examen du projet de loi « contre les fraudes fiscales et sociales », Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, a prévenu : « Presque 20 milliards d’euros par an, ce n’est pas tenable »… et indiqué que le gouvernement proposera des mesures à la mi-avril.
Soulignons que :
• Les caisses de la Sécurité sociale sont alimentées par l’argent des travailleurs qui cotisent pour pouvoir se soigner.
• Les exonérations de cotisations patronales représentent chaque année un manque à gagner de 80 milliards d’euros pour la Sécu.
• On parle souvent des pressions sur les médecins pour leur faire prescrire des arrêts de travail qui seraient « injustifiés », cela n’est rien aujourd’hui par rapport aux arrêts de travail justifiés qui ne sont pas pris.
• La souffrance au travail prend une part croissante dans les arrêts de travail prolongés : troubles musculo-squelettiques, troubles anxieux, « burn out », etc.
Et pendant ce temps-là, Lecornu annonce 8,5 milliards supplémentaires pour le budget militaire uniquement pour des munitions et plus de 12 milliards pour un nouveau porte-avions !
Non, les médecins qui veulent protéger leurs patients et éviter une aggravation de leur état en leur prescrivant un repos nécessaire, et les patients qui souffrent et se rangent à l’avis de leur médecin, ne sont pas des fraudeurs !
Oui, il faut confisquer les milliards du budget de guerre pour les affecter à la santé et à la Sécurité sociale.
L’argent pour les hôpitaux et la santé, pas pour la guerre ! Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !