Non à la décision honteuse du gouvernement Macron de suspendre sa contribution à l’UNRWA!

Le 28 janvier, le ministère des Affaires étrangères du gouvernement français a annoncé qu’il suspendait tout versement de la France à l’Office de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Le 26 janvier, le commissaire général de l’UNRWA avait indiqué avoir été saisi par Israël « sur l’implication présumée de plusieurs employés de l’UNRWA » dans l’attaque du 7 octobre. Douze employés de l’UNRWA, sur les 13000 qui travaillent à Gaza (dont 151 tués dans les bombardements), seraient « suspectés » par Israël d’être « impliqués » dans les attaques du 7 octobre.

Immédiatement, l’administration américaine a annoncé la punition collective de l’organisme, «suspendant» sa contribution financière à l’UNRWA*. Elle a été suivie par les gouvernements d’Allemagne, du Canada, du Royaume-Uni, d’Italie, d’Australie, de Finlande, des Pays-Bas et de France.

Rappelons que « l’UNRWA est née en 1949 dans la foulée du nettoyage ethnique massif de la population palestinienne, connue sous le nom de Nakba (…). À l’époque, 700 000 personnes avaient été déplacées – soit la moi é de la population de la Palestine historique » (le quotidien belge Le Soir, 28 janvier).

Depuis 1949, l’UNRWA fournit aide alimentaire, dispensaires médicaux de base et écoles à 5,9 millions de Palestiniens entassés dans cinquante-huit camps de réfugiés à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie.

Dans la bande de Gaza, 80 % des 2,5 millions d’habitants sont des réfugiés de 1948 et leurs descendants. Plus de deux millions de survivants de quatre mois de massacres israéliens commencent à mourir de la faim et des épidémies. L’arrêt du financement de l’UNRWA par les grandes puissances impérialistes sera-t-il le coup de grâce porté au peuple palestinien bombardé, affamé et enfermé dans le ghetto de Gaza ?

Le Parti des travailleurs condamne la décision honteuse du gouvernement Macron.
Il appelle toutes les organisations ouvrières et démocratiques en France à exiger du gouvernement Macron qu’il rétablisse immédiatement son financement à l’UNRWA et qu’il rompe toute relation diplomatique, économique, politique et militaire avec Israël.

Montreuil, le 29 janvier 2024

* Les États-Unis versent en moyenne 350 millions de dollars par an à l’UNRWA. Soit environ un dixième de leur aide financière et militaire annuelle à l’État d’Israël, d’un montant de 3,5 milliards de dollars, auxquels Biden veut ajouter 14 milliards supplémentaires cette année.

L’alliance des travailleurs des villes et des campagnes fera reculer Macron et son gouvernement de la vie chère !

Ce 25 janvier, la mobilisation s’étend. C’est maintenant dans plus de 80 départements que les agriculteurs se retrouvent dans les manifestations, les blocages, les rassemblements. C’est un véritable soulèvement.

Le gouvernement de la vie chère dresse contre lui toute la population.
Il impose le blocage des salaires.
Avec les multinationales de l’agroalimentaire et de la distribution, il encourage la flambée des prix. L’inflation frappe tous les travailleurs.

Ce gouvernement qui s’attaque aux travailleurs des villes et des campagnes laisse faire le versement de 100 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires en 2023, il fait voter 413 milliards pour la loi de programmation militaire, il exonère les grandes entreprises des cotisations sociales.

Il y a dans ce pays plus de 26 millions de salariés du privé et du public, des villes et des campagnes.
26 millions de salariés et leurs familles veulent vivre.

Par l’unité, par le nombre, ils ont la capacité de contraindre ce gouvernement à reculer :

– pour l’augmentation des salaires afin de rattraper les 20 % de perte de pouvoir d’achat ;
– pour le blocage des prix à la consommation ;
– pour la garantie d’un prix d’achat des produits agricoles permettant aux petits agriculteurs et salariés agricoles de vivre de leur travail, quitte pour cela à prélever sur les marges insolentes des grands groupes agroalimentaires et de la grande distribution ;
– pour le financement de ces mesures : confiscation des milliards offerts aux capitalistes et aux spéculateurs et des 413 milliards de la loi de programmation militaire.

En forgeant l’alliance des travailleurs des villes et des campagnes, l’alliance ouvrière et paysanne, il est possible de faire reculer ce gouvernement minoritaire.
Et s’il ne cède pas, il faudra bien imposer un gouvernement de la majorité laborieuse, un gouvernement des travailleurs et de la démocratie.

Montreuil, le 25 janvier, 16h30

Le Parti des travailleurs soutient la liste « Pour le pain, la paix, la liberté » conduite par Camille Adoue pour les élections européennes. Son journal, La Tribune des travailleurs, est ouvert à toutes les initiatives d’unité pour combattre ce gouvernement. Il informe que le 3 février se tiendra à Paris une rencontre nationale des comités ouvriers et jeunes pour l’unité.

L’ennemi de tous les travailleurs des villes et des campagnes, c’est Macron et son gouvernement !

Dans sa conférence de presse du 16 janvier, Macron a annoncé :
• La hausse de 10 % du prix de l’électricité au 1er février (la quatrième en deux ans, pour une augmentation totale de 44 %).
• Le doublement des franchises sur chaque boîte de médicaments (de 0,5 à 1 euro) et les consultations médicales (de 1 à 2 euros) et la fin de leur plafonnement annuel à 50 euros (hormis pour les malades en affection de longue durée).
• La généralisation du Service national universel pour les élèves de seconde.
Il a confirmé une politique raciste dans la lignée de sa loi Immigration, une politique de plus en plus à droite. Il a déclaré : « La France doit rester la France ».
Macron, c’est la « préférence nationale » et la division entre nationalités, entre travailleurs français et immigrés.

Macron, c’est la vie chère.
Macron, c’est la militarisation de la société
et la marche vers la guerre.
Macron, c’est le pillage de 12 milliards, annoncé par son ministre de l’Économie Le Maire, qui seraient volés dans les poches des travailleurs.
Pendant ce temps, il déverse 413 milliards pour la loi de programmation militaire pro-guerre. Pendant ce temps, 100 milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2023.

Ces milliards doivent être réquisitionnés contre la faim, contre le froid,
contre la pauvreté qui se généralise, pour les salaires et les retraites,
pour que les petits paysans puissent vivre de leur travail,
pour les besoins de la population.

L’unité des organisations ouvrières doit se réaliser pour imposer au gouvernement des capitalistes la réquisition de ces milliards. Et s’il le refuse, l’unité ouvrière saura imposer un gouvernement des travailleurs et de la démocratie.

Flambée des tarifs de l’électricité. Le gouvernement est responsable !

Le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, impose toujours plus de coupes dans le budget de l’État : seize milliards en 2024, douze milliards supplémentaires annoncés pour 2025.
Qui est victime de ces coupes ?
Les familles ouvrières qui vont devoir encore un peu plus se serrer la ceinture.

Un exemple : les tarifs de l’électricité
Depuis deux ans, ils ont augmenté en moyenne de plus de 30 %. Du jamais-vu !
Mais ce n’est pas fini. Est d’ores et déjà annoncée une hausse de 10 % le 1er février. Pourtant, les prix ont beaucoup chuté sur les marchés de gros.

Mais qu’à cela ne tienne !
Le gouvernement provoque une hausse de 10 % le 1er février en augmentant les taxes et en supprimant le bouclier tarifaire.
Avec cette nouvelle hausse de 10 %, la facture annuelle moyenne au tarif réglementé d’un ménage chauffé à l’électricité passerait de 1 604 euros par an à 2 235 euros.

Pendant ce temps-là…
Le nouveau ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, déclare que l’Ukraine restera « la priorité de la France ». Il s’est engagé à « renforcer la capacité de l’Ukraine à produire sur son territoire » avec les meilleures entreprises françaises.
« À ce jour, l’aide militaire de la France à l’Ukraine s’élève à 3,2 milliards d’euros, selon un rapport parlementaire publié le 8 novembre » (Euractiv).
Rappelons que ces 3,2 milliards d’euros dépensés par le gouvernement Macron pour alimenter la guerre de l’OTAN en Ukraine s’ajoutent aux 413 milliards de la Loi de programmation militaire 2024- 2030 que le Parlement a votée à la demande du gouvernement.

Macron s’est appuyé pour cela sur le consensus des nombreux votes en faveur de l’aide militaire à l’Ukraine au Parlement européen et à l’Assemblée nationale.

Une urgence : le blocage des prix, l’augmentation générale des salaires et la confiscation des milliards de la guerre pour les affecter aux besoins des travailleurs et de leurs familles !

Des milliers d’enfants à la rue ! Qui est responsable ?

Alors qu’une vague de froid s’abat sur le pays, des centaines de milliers de personnes dorment dans la rue. Parmi elles, des milliers d’enfants dont la vie est en danger.
Par exemple, à Lyon (Rhône), dans un premier temps, 56 enfants ont dormi dans des écoles «occupées». Puis, la Ville de Lyon a pris en charge les nuitées d’hôtel pendant les vacances scolaires. Mais, le 8 janvier, ils ont été remis à la rue.
Et un tel scénario se répète dans de nombreuses villes.

En France, 7e puissance mondiale, en 2024, on laisse des enfants dormir dans la rue. Alors que l’État et les collectivités territoriales financent la construction d’un village olympique, d’un gymnase et d’un stade nautique… des enfants scolarisés sont privés d’un toit !

L’État et les municipalités se renvoient la responsabilité.
Pourtant, la solution immédiate, tout le monde la connaît : la création de dizaines de milliers de places d’hébergement d’urgence supplémentaires et, pour cela, la réquisition des logements et bâtiments vacants par les communes et les préfectures qui en ont le pouvoir.
Au-delà, la solution pérenne passe par un plan de construction de centaines de milliers de logements HLM.
De telles mesures imposent de confisquer partiellement ou totalement les centaines de milliards offerts aux capitalistes et ceux de la loi de programmation militaire.
De telles mesures imposent de rompre avec un système qui exploite toujours plus les travailleurs pour permettre le gavage des capitalistes.

Ce système, c’est le système capitaliste qui place au-dessus de toute autre considération le sacro- saint principe de la propriété privée (des moyens de production et des biens immobiliers) et qui, chaque jour, entraîne des ravages partout dans le monde : guerre, famine, chômage, pauvreté, maladie…

Moyen-Orient : arrêt immédiat de l’escalade vers un conflit généralisé !

Travailleurs et jeunes, en France et dans le monde, nous voyons avec effroi l’escalade en cours qui, du génocide du peuple palestinien à Gaza, pourrait entraîner le monde vers une guerre généralisée.

Qui est responsable ? En premier lieu :
l’État d’Israël et le gouvernement Netanyahou.

Le Parti des travailleurs réaffirme ce qu’il a déclaré dès le 7 octobre 2023 : tout travailleur, tout jeune attaché à la paix ne peut que déplorer cet assassinat de centaines de civils israéliens. Mais cela ne saurait justifier le génocide du peuple palestinien commis par l’État d’Israël à Gaza, où près de 30 000 enfants, femmes et hommes, pour l’essentiel des civils, ont déjà été assassinés et près de 100000 ont été blessés. Rien ne saurait justifier le siège imposé par Israël à la bande de Gaza qui menace les survivants, privés d’eau, de nourriture et de soins, de périr de la faim et des épidémies. Rien ne saurait justifier la logique jusqu’au-boutiste du gouvernement israélien qui, à Gaza comme en Cisjordanie, organise la « deuxième Nakba » visant à expulser le peuple palestinien de ses terres.

Qu’est-ce qui rend possible cette guerre que mène l’état d’Israël contre le peuple palestinien ?

C’est le soutien que lui apportent les grandes puissances, à commencer par l’impérialisme américain sous la direction de Biden : sans ce soutien militaire et financier, Netanyahou serait contraint de renoncer à poursuivre cette guerre. Et il en va de même concernant le soutien que lui apportent l’Union européenne et tous les gouvernements des grandes puissances. Et cela est vrai pour Macron qui multiplie les déclarations s’inquiétant hypocritement du sort des civils à Gaza mais maintient tous les liens diplomatiques, politiques, économiques et commerciaux avec l’État d’Israël.

Aujourd’hui, l’État d’Israël franchit un nouveau cran.

Il tente d’entraîner l’humanité tout entière dans une guerre généralisée, une marche délibérée vers une guerre mondiale qui ne dit pas son nom.

Le 25 décembre 2023, une frappe israélienne à Damas (Syrie) a assassiné un haut dirigeant militaire iranien.
Le 2 janvier, une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth (Liban) a assassiné plusieurs responsables du Hamas palestinien sur un territoire contrôlé par le Hezbollah libanais.
Il faut à tout prix arrêter cette escalade qui conduit tout droit à un conflit mondial dont les peuples, tous les peuples, paieront les conséquences dévastatrices, au seul profit des multinationales et des spéculateurs capitalistes.

Répétons-le : rien de ce que fait Netanyahou ne serait possible s’il n’était pas assuré du soutien de l’impérialisme américain, de l’Union européenne et des gouvernements des grandes puissances, dont celui de Macron, et de l’impunité que tous lui garantissent à travers l’ONU.

Les travailleurs, les jeunes, en France et dans le monde, veulent la paix.

Ils ne veulent pas d’un conflit généralisé. Ils veulent l’arrêt immédiat de la guerre génocidaire contre le peuple palestinien, l’arrêt de la boucherie en Ukraine et des guerres qui ravagent l’Afrique.
Les travailleurs, les jeunes savent que derrière ces guerres, et quel qu’en soit le prétexte, se cachent les intérêts des grandes multinationales capitalistes qui pillent les richesses des peuples. Ils savent que la guerre « à l’extérieur » est toujours le prétexte pour frapper « à l’intérieur » les conquêtes sociales et les libertés démocratiques.

Le Parti des travailleurs estime que c’est la responsabilité du mouvement ouvrier, et plus précisément des dirigeants de ses organisations, d’appeler travailleurs et jeunes à se mobiliser :

pour l’arrêt immédiat des massacres à Gaza ;
pour la levée immédiate du blocus ;
pour l’arrêt immédiat de l’escalade vers un conflit généralisé, alimentée par Netanyahou.

Et pour exiger du gouvernement Macron qu’il cesse immédiatement toute aide financière et militaire à Israël et rompe toutes ses relations diplomatiques, politiques, économiques et commerciales avec l’État d’Israël !

C’est la seule voie aujourd’hui pour faire reculer ceux qui veulent entraîner l’humanité dans la barbarie.

Montreuil le 4 janvier, 19 heures