Montreuil, le 13 juillet 2024 – Communiqué –
Une nouvelle victime, le militant kanak de 38 ans, Rock Victorin, est tombé assassiné par un sniper du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) le 10 juillet.
C’est la 10e victime depuis la décision de Macron et de son gouvernement de faire passer en force leur loi de réforme constitutionnelle de dégel du corps électoral.
Un acte de guerre dénoncé par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) et les chefs coutumiers des tribus kanak qui exigent « le rapatriement immédiat du représentant de l’État français, Louis Le Franc » et du procureur de la prétendue « justice » française, lequel fait « l’hypothèse d’une action de légitime défense » pour justifier un tir effectué à des centaines de mètres de distance.
Contraint par le rejet sans précédent dont il est désormais frappé, de suspendre – et non d’annuler – son projet de loi, Macron avoue par là-même qu’en réalité il n’a renoncé à rien du projet colonial en Nouvelle-Calédonie. Seuls comptent pour lui le pillage des ressources de nickel et la préservation, au service de l’OTAN, des positions militaires et économiques de l’impérialisme dans cette région du monde.
Couvre-feu, état d’urgence, emprisonnement et déportation en France de militants traités comme des terroristes, déploiement de milliers de soldats et de gendarmes, absence de scrupules à faire couler le sang : la répression est bien la seule politique de Macron face aux droits du peuple kanak de décider de son sort et de se séparer de la France.




