Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !

En déclenchant leur agression contre l’Iran ce 28 février, Trump et Netanyahou prennent la lourde responsabilité de placer l’humanité au bord d’une guerre généralisée aux conséquences incalculables. Aucun travailleur, aucun jeune ne peut croire une seconde les affirmations grotesques de ces deux criminels selon lesquelles ils agiraient « pour rendre le pouvoir au peuple iranien ».

Refuser cette agression impérialiste contre l’Iran ne signifie nullement apporter le moindre soutien au régime sanguinaire des mollahs. Bien au contraire, légitime est la révolte des travailleurs, des femmes et de la jeunesse d’Iran pour en finir avec ce régime.

Comme l’a déclaré le syndicat des travailleurs de la compagnie des bus de Téhéran : « La véritable libération du peuple d’Iran n’est possible que par l’action collective et la participation consciente, organisée de la classe ouvrière et des couche opprimées, et non par une intervention militaire des États-Unis et d’Israël. »

L’agression américano-israélienne contre l’Iran, c’est la tentative d’imposer encore plus le talon de fer des intérêts de la classe capitaliste des États-Unis. Comme c’est le cas avec le génocide à Gaza et le « conseil de la paix » de Trump, le plan américain de pillage de l’Ukraine et les négociations avec Poutine, les menaces d’annexion du Groenland, l’agression contre le Venezuela, le blocus pétrolier contre Cuba, les accords de Washington sur la République démocratique du Congo ou les menaces contre la Chine : il s’agit d’une seule et même guerre impérialiste, produit de la putréfaction du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production.

Quant à l’État d’Israël, il apparaît ici pour ce qu’il est de plus en plus : le bras armé de l’impérialisme américain. Une semaine avant l’agression, l’ambassadeur américain à Tel Aviv a vendu la mèche, affirmant qu’Israël « avait des droits » sur tous les territoires situés entre le Nil et l’Euphrate, dessinant les contours d’un vaste plan néocolonial plaçant le Moyen-Orient sous l’administration directe de Trump, auquel l’État génocidaire servira de garde prétorienne. Quant à Macron, sans surprise, il n’a pas exigé l’arrêt de l’intervention.

Le Parti des travailleurs se tient inconditionnellement aux côtés des peuples et des travailleurs d’Iran, contre l’agression américano-israélienne. Avec les organisations ouvrières d’Iran, il affirme que la libération des travailleurs d’Iran sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes et non de l’intervention américano-israélienne. Il affirme que c’est la responsabilité du mouvement ouvrier dans le monde de faire front pour condamner l’agression et bloquer la marche à la guerre mondiale dans laquelle Trump et Netanyahou veulent entraîner l’humanité.

De premiers craquements apparaissent dans la bourgeoisie américaine. L’éditorial du New York Times interpelle Trump : « Pourquoi avez-vous déclenché cette guerre ? » Le Parti des travailleurs salue les prises de position d’organisations ouvrières et noires, de coalitions anti-guerre aux États-Unis contre l’intervention. Sans nul doute, la classe ouvrière américaine et la jeunesse, qui se sont mobilisées contre le génocide à Gaza et contre la terreur de l’ICE (police fédérale de l’immigration), qui – se saisissant de leurs organisations syndicales – viennent d’infliger une défaite à Trump à Minneapolis, sauront exprimer le refus de la guerre du peuple des États-Unis.

Le Parti des travailleurs, qui combat contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, appelle à l’unité la plus large des organisations ouvrières et démocratiques :

Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !

C’est au peuple d’Iran et à lui seul de déterminer son propre avenir !

Trump et Netanyahou n’entraîneront pas l’humanité dans une guerre généralisée !

Les milliards des budgets militaires doivent être confisqués au profit des travailleurs !

Montreuil, le 28 février 2026, 14 heures


Seine-Saint-Denis : un appel de femmes travailleuses pour la réouverture des crèches départementales

Seine-Saint-Denis : les femmes travailleuses lancent un appel pour la réouverture des crèches départementales

Appel du 7ᵉ congrès 

Le 20 octobre 2024, le PT réuni en congrès à Montreuil (Seine-St-Denis).

QUE VEUT LE PARTI DES TRAVAILLEURS ?

Travailleuses, travailleurs, jeunes,

À l’issue du 7ᵉ congrès national du Parti des travailleurs, nous, délégués à ce congrès, vous lançons cet appel : rejoignez-nous pour organiser ensemble la lutte vitale qui s’annonce !

Oui, organiser la lutte contre la guerre qui embrase le monde, de Gaza et du Liban à l’Ukraine et à la Russie, une guerre provoquée et alimentée par les capitalistes de tous bords pour le contrôle des marchés, quels que soient les motifs invoqués. Nous sommes inconditionnellement aux côtés des peuples palestinien et libanais qui résistent à l’anéantissement programmé par Netanyahou. Nous sommes aux côtés des travailleurs et des jeunes d’Ukraine et de Russie qui résistent à l’enrôlement forcé qu’imposent Poutine et Zelensky. Nous sommes aux côtés des peuples d’Afrique victimes de guerre et de pillage impérialistes. Nous sommes avec les peuples et les travailleurs frappés par cette guerre que mènent contre eux les défenseurs du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production.

Organiser la lutte contre les gouvernements fauteurs de guerre, et pour commencer contre le gouvernement Macron qui arme Israël et l’Ukraine et ne cesse d’augmenter son budget pour les guerres de l’OTAN. Lutter pour la paix dans le monde, c’est lutter pour renverser ce gouvernement qui mène la guerre à l’extérieur et aussi à l’intérieur contre notre propre peuple. C’est refuser de faire la moindre concession aux députés de « gauche » qui, au Parlement européen ou à l’Assemblée nationale, votent les crédits de guerre.

Nous en appelons à la lutte sur le mot d’ordre : « Dehors le gouvernement Macron, dehors les institutions de la Ve République et de l’Union européenne qui permettent au système capitaliste de se survivre en portant les pires coups au peuple travailleur. »

Travailleurs, ne nous laissons pas abuser par leurs arguments :

– La « dette » invoquée par Barnier pour justifier son plan meurtrier contre les travailleurs ? Elle n’est pas la nôtre : sur 1 000 milliards d’augmentation de la dette publique depuis que Macron est président, 900 milliards résultent des cadeaux faits aux capitalistes, des exonérations de cotisations sociales, des baisses d’impôts et des subventions prélevées sur les fonds publics, à quoi s’ajoutent les centaines de milliards du budget militaire sur la même période.

• L’« immigration » ? Leur propagande raciste vise à diviser les travailleurs. Tout exploité dans ce pays appartient à la classe ouvrière de ce pays ! Notre congrès s’est prononcé pour l’unité des travailleurs de toutes origines, avec ou sans papiers, dans le combat pour en finir avec le gouvernement Macron-Barnier et avec la Ve République et pour un gouvernement des travailleurs et de la démocratie.

Oui, nous l’affirmons : les travailleurs sont en droit de combattre pour un gouvernement à eux.

Un gouvernement des travailleurs réorganiserait l’ensemble de l’économie à partir de deux principes : la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple travailleur doit guider la production ; chacun a droit à un véritable travail et à un véritable salaire permettant de vivre.

À cet effet, un gouvernement des travailleurs multiplierait les incursions de plus en plus poussées dans le domaine de la propriété privée des moyens de production par la mise en place d’un système d’impôt contraignant pour les plus riches, mais aussi par la nationalisation, sans indemnité ni rachat, des grandes branches de l’industrie et des services indispensables à la satisfaction des besoins du peuple.

Graduellement, toutes les grandes branches de la production industrielle seraient ainsi réorganisées, regroupées dans des pôles de production permettant de répondre aux besoins du peuple travailleur, et non plus aux appétits de profits des capitalistes, prenant en compte la préservation de l’environnement.

Instrument d’une telle politique, une banque centrale nationalisée fusionnerait en son sein toutes les banques privées, une banque centrale nationalisée ayant le monopole de toutes les opérations bancaires afin de mobiliser le crédit pour la production des biens indispensables aux besoins du peuple travailleur.

Par la renationalisation, seraient constitués ou reconstitués des monopoles publics sans but lucratif dans les grandes branches concernant le transport, l’énergie, le service postal, la production de logement social ou de médicaments.

La Sécurité sociale serait rétablie conformément à son principe fondateur de 1945, permettant à chacun d’être soigné autant que nécessaire, d’accéder à la retraite à laquelle il a droit, sur la base de la mutualisation du salaire différé et de la suppression des exonérations patronales.

L’école publique, laïque, gratuite, fondée sur l’égalité des droits serait rétablie avec les moyens nécessaires à son fonctionnement, y compris les moyens particuliers affectés aux élèves en situation de handicap.

Une politique audacieuse de réquisition des logements vacants, de construction et de rénovation du logement social serait mise en œuvre, permettant par la planification de résoudre la situation des millions de familles sans logement ou mal logées.

L’ensemble de ces mesures serait financé, au-delà de la taxation, par la confiscation des dividendes et des profits spéculatifs et leur affectation aux besoins immédiats de la population.

Un tel gouvernement n’hésiterait pas à remettre en cause les institutions de la V République et de l’Union européenne et les traités de l’OTAN et autres alliances militaires. Il établirait des relations directes et fraternelles avec tous les peuples, fondées sur la recherche de la paix, de l’égalité, du refus de toute forme d’oppression, de colonisation et d’occupation.

Il retirerait par conséquent les troupes françaises de tous les pays où elles stationnent et reconnaîtrait
le droit inconditionnel à l’indépendance de tous les peuples colonisés par la France ; en même temps qu’au plan intérieur de nouvelles institutions seraient établies sur la base des propositions d’une Assemblée constituante souveraine du peuple travailleur composée de délégués élus, mandatés et révocables.

Parce qu’il combat pour un tel gouvernement des travailleurs, le Parti des travailleurs n’est pas membre du Nouveau Front populaire qui revendique un gouvernement de cohabitation avec Macron dans le respect des institutions de la Vᵉ République. Or la Vᵉ République, quelle que soit l’étiquette du gouvernement, a pour seule fonction de faire prévaloir les intérêts des capitalistes.

La réalité de la société, c’est plus que jamais la réalité des classes sociales. C’est pourquoi les travailleurs sont en droit de dire à ceux qui affirment vouloir les représenter : « Dirigeants du Nouveau Front populaire, rompez avec la logique capitaliste, rompez avec la logique qui vous amène au Parlement européen à voter les résolutions qui accordent des centaines de milliards de crédits pour financer la guerre en Ukraine, rompez avec la logique de la Vᵉ République ! »

Le Parti des travailleurs se situe sur un terrain de classe.

Le puissant mouvement de 2023 de millions et de millions contre la réforme des retraites a été interrompu par la combinaison entre les manœuvres antidémocratiques de Macron, d’une part, et le refus des dirigeants des organisations d’appeler à la grève générale, d’autre part. Ce n’est pas dans les manœuvres parlementaires que seront satisfaites les revendications des travailleurs. C’est par la lutte de classe, par la grève, par la grève générale.

Nous sommes un parti des travailleurs parce que nous nous situons sur le terrain de classe, mais nous ne prétendons pas être « le » parti des travailleurs. Nous sommes partisans de l’action commune avec tous les travailleurs et militants de toutes tendances, avec toutes les organisations ouvrières, dès lors qu’il s’agit de défendre les revendications des travailleurs et de la démocratie. Nous sommes conscients que, pour recomposer le mouvement ouvrier sur un nouvel axe, il faudra travailler au regroupement de courants, groupes et militants qui, comme nous, veulent se situer sur le terrain de l’indépendance de la classe ouvrière.

Nous sommes ouverts à discuter avec tous ceux qui, comme nous, se prononcent pour un gouvernement sans patrons ni Macron, tous ceux qui, comme nous, se prononcent pour le refus de voter les crédits de guerre pour l’Ukraine ou pour Israël. Tous ceux qui, comme nous, considèrent que les institutions de la Ve République et de l’Union européenne, parce qu’elles sont contraires à la démocratie et aux intérêts des travailleurs, doivent être abrogées. Tous ceux qui, comme nous, considèrent que dans leur combat les travailleurs du monde entier doivent regrouper leurs forces dans l’Internationale ouvrière.

Pour l’unité ouvrière, pour l’unité dans l’action, pour un gouvernement qui satisfasse les revendications ouvrières, pour l’Internationale ouvrière,
travailleuses, travailleurs et jeunes, rejoignez-nous.

Adopté à l’unanimité par les délégués au 7ᵉ congrès national du Parti des travailleurs, le 20 octobre 2024

Adhérez au Parti des travailleurs. Lisez La Tribune des travailleurs.

Je souhaite adhérer au Parti des travailleurs.

L’appel du Congrès en pdf est ici : https://parti-des-travailleurs.fr/wp-content/uploads/2024/10/appel-du-congres_20-10-24.pdf

MARTINIQUE – La seule voie : la satisfaction des revendications

Ce 11 octobre, les représentants du gouvernement français ont décrété le couvre-feu en Martinique. Le ministre de l’Intérieur déclare, menaçant : « On va rétablir l’ordre »

Mais qui cherche à provoquer des incidents et pourquoi ? 

Il y a quelques semaines le gouvernement avait envoyé sur place une compagnie de CRS, remettant ainsi en cause un accord tacite entre l’État français et le Conseil départemental suite aux exactions policières de décembre 1959. 

Le même gouvernement qui refuse de « répondre » aux travailleurs, aux syndicalistes, aux mères de familles qui, depuis des semaines, protestent légitimement contre la vie chère. 

Exactement comme hier, en Kanaky (Nouvelle Calédonie), lorsque le gouvernement français a « répondu » aux aspirations démocratiques légitimes du peuple kanak, en envoyant 6 000 soldats.

Le Parti des travailleurs condamne les mesures de répression des autorités françaises. 

Il exprime sa solidarité avec le peuple, les travailleurs et les organisations ouvrières et populaires de Martinique qui se mobilisent contre la vie chère. 

Il affirme que la seule voie pour retrouver la sérénité, en Martinique comme en Kanaky, c’est la satisfaction de toutes les revendications sociales et démocratiques légitimes des peuples. 

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Maintenant, tout de suite, unité contre le plan anti-ouvrier Macron-Barnier !

Barnier et AN

Le 1ᵉʳ octobre, le Premier ministre Barnier a dévoilé son plan d’« économies » : 4 milliards prélevés sur les retraites, 15 milliards sur les services de santé, plus de 14 milliards sur les autres services publics, tout particulièrement les services publics territoriaux pour lesquels la Cour des comptes réclame 100 000 suppressions d’emplois ! Tous les budgets seront ponctionnés, pour un total de 40 milliards, sauf… celui des armées ! Et avec son ministre Retailleau, Barnier promet d’intensifier la chasse aux immigrés, instrument de division raciste pour mieux faire passer les plans du gouvernement et des patrons.

Le 1ᵉʳ octobre, Macron a engagé l’armée française aux côtés de celle des États-Unis pour soutenir Israël dans sa guerre contre le peuple libanais et le peuple palestinien. Qu’il s’agisse d’armer Israël ou d’armer l’Ukraine, il y a toujours des milliards disponibles pour les guerres du capitalisme ! 

Le même jour, donc, les deux faces d’une même politique de guerre : à l’extérieur contre les peuples et, en France, contre le peuple travailleur et la jeunesse ! 

Dans ces conditions, comment comprendre que les dirigeants de « la gauche » veuillent attendre 2027 par respect des institutions ? Comment comprendre que des responsables syndicaux voient dans le discours de Barnier un recul du gouvernement et une volonté de dialogue ? 

Attendre 2027 ? Combien de malades non pris en charge à l’hôpital et même d’hôpitaux fermés, combien d’écoles privées des moyens d’enseigner et d’enfants handicapés sans aucune aide, combien de familles en attente de logement social sans solution et de cités HLM à l’abandon ? 

Pourtant, les moyens existent pour répondre aux besoins du peuple : 413 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire 2023-2028 ; et, chaque année, des centaines de milliards de profits pour les patrons et de dividendes pour les actionnaires !

Avec le Parti des travailleurs, 50 000 travailleurs, militants et jeunes de toutes tendances ont signé l’appel « Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! Confiscation des milliards de la guerre pour les affecter à l’école, aux hôpitaux, à l’emploi ! »

Il y a urgence. C’est maintenant, tout de suite, qu’il faut préparer l’action unie pour faire reculer le gouvernement. C’est maintenant, tout de suite, qu’il faut forger à tous les niveaux l’unité des travailleurs et des organisations, l’unité dans la mobilisation, dans les manifestations et dans la grève pour imposer le rapport de force. 

Le Parti des travailleurs se prononce pour que Barnier, Macron et la Ve République soient chassés et pour un gouvernement des travailleurs, de la jeunesse et de la démocratie. 

Travailleurs, jeunes, quelles que soient les opinions des uns et des autres, nous avons les mêmes intérêts. Organisons-nous pour préparer le combat victorieux qui les fera reculer. 

Pour mettre dehors le plan de guerre anti-ouvrier de Macron-Barnier : unité !

Le bureau national du Parti des travailleurs, 
Montreuil, le 4 octobre

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Préparez avec nous le VIIIᵉ Congrès du Parti des travailleurs

Le bureau national du Parti des travailleurs s’est réuni au lendemain du 1er Mai, journée au cours de laquelle les travailleurs ont montré leur volonté de défendre leurs services publics, leur emploi, leur salaire, contre la politique du gouvernement Macron-Lecornu. Force est de constater que chaque jour davantage le pays s’enfonce dans la crise.

La Vᵉ République et les institutions à l’agonie COMMENT S’EN SORTIR ?

La Vᵉ République et les institutions à l’agonie
COMMENT S’EN SORTIR ?
Tel était de le thème de ce « Vendredi marxiste » organisé par la Tendance communiste internationaliste (section française de la IVᵉ Internationale), le 27 septembre 2024 à Paris, dans le 20ᵉ arrondissement, quelques jours avant le difficile accouchement du gouvernement Barnier.

À quelles conditions le droit à l’IVG sera-t-il pleinement garanti ?

Photo de Derek French sur Pexels.com
Photo de Derek French sur Pexels.com

Le 22 septembre, quelques jours avant la Journée mondiale du droit à l’avortement, Barnier, le nouveau Premier ministre, a assuré que les « droits acquis » sur l’IVG seraient « préservés »

Difficile à croire quand on connaît la composition du gouvernement Barnier, un gouvernement réactionnaire s’il en est !

Difficile à croire quand la liberté de recourir à l’IVG, inscrite dans la Constitution cette année, ne constitue pas réellement un droit dans la mesure où tous les moyens nécessaires (centres d’IVG, personnels, moyens financiers, etc.) permettant de répondre aux besoins des femmes ne sont pas alloués et pérennisés. Surtout quand on sait que cent cinquante centres d’IVG ont fermé en quinze ans ainsi que de nombreuses maternités sur lesquelles sont adossés ces centres d’IVG !

Difficile à croire quand on sait que le budget du ministère de la Santé – consacré notamment aux investissements dans les hôpitaux, donc aux centres d’IVG – serait amputé de 44 % l’an prochain, soit la plus forte saignée depuis des décennies ! 

Difficile à croire quand le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie – qui, entre autres, rembourse les IVG – envisage un programme d’« économies » qui s’élèverait à 1,56 milliard d’euros pour 2025…

Dans ces conditions, la « garantie » donnée par la Constitution n’empêche nullement que le droit à l’IVG soit remis en cause.

On pourrait très bien imaginer cette « liberté » garantie par la Constitution étranglée par un gouvernement qui en organiserait l’asphyxie. 

Certes, une femme qui rencontrera des difficultés dans son département à obtenir un rendez-vous pour une IVG pourra se prévaloir de l’inscription de l’IVG dans la Constitution pour saisir le tribunal administratif. Et après ? La belle affaire !

Que serait une véritable garantie du droit à l’IVG ? 

Une nouvelle Constitution, décidée réellement à donner une telle garantie, non seulement inscrirait dans le marbre le droit à l’IVG, mais également les moyens permettant de répondre aux besoins de toutes les femmes.

Une telle Constitution inscrirait dans le marbre le retour à la Sécurité sociale de 1945 basée sur la solidarité ouvrière et permettant de soigner les malades selon leurs besoins et non dans le cadre d’une enveloppe fermée.

Pour cela, il faut balayer les institutions de la Ve République qui, tout entières au service de la classe capitaliste qui soumet tous les droits aux impératifs financiers de Bruxelles et de Washington, ne permettent pas de garantir un quelconque droit démocratique ou ouvrier.

Cette nouvelle Constitution, seule une Assemblée constituante pourra l’adopter.

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

LIBAN : on ne peut être du côté des victimes en armant leur bourreau

A la frontière Israël-Liban

Après Gaza, c’est le Liban qui subit le déluge des bombes israéliennes : on compte déjà des centaines de morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de réfugiés.

Le 21 septembre, Macron déclare à Netanyahou « qu’il a la responsabilité d’empêcher une escalade »… alors que ce dernier vient de commanditer trois jours d’attentats au Liban. 

Le 23 septembre, le nouveau ministre des Affaires étrangères de Macron demande une réunion « urgente » du Conseil de sécurité de l’ONU… « cette semaine ». 

Hypocrisie et fumisterie. 

Comme la plupart des gouvernements des grandes puissances impérialistes – à commencer par l’administration Biden –, le gouvernement français fournit à Israël l’armement qui ravage Gaza et le Liban.

Comme toutes les grandes puissances, la France maintient ses relations diplomatiques, économiques et militaires avec l’État d’Israël et Netanyahou le génocidaire. Elle maintient l’accord d’association Union européenne-Israël.

On ne peut être du côté des victimes en armant leur bourreau. Macron et son gouvernement sont complices de Netanyahou, au Liban comme à Gaza. 

Tout parti qui se réclame de la cause des travailleurs et de la démocratie doit se prononcer pour l’arrêt de l’agression israélienne à Gaza et au Liban, le retrait de ses troupes et exiger du gouvernement français la rupture de toutes les relations diplomatiques, économiques et militaires avec l’État d’Israël.

C’est la seule position conforme aux intérêts des peuples libanais et palestinien, de tous les peuples qui refusent une guerre généralisée. 

C’est la position du Parti des travailleurs. 

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

MAINTENANT !

Communiqué, le  23 septembre 2024 — La composition du gouvernement Macron-Barnier est maintenant connue. Sans surprise, ce gouvernement se présente comme celui de la pire réaction, anti-ouvrière et antidémocratique. 

Une seule question est désormais posée : combien de temps ce gouvernement aura-t-il les mains libres pour porter les coups qu’il annonce contre le pouvoir d’achat, les services publics, les retraites, les travailleurs immigrés ?

Combien de temps ? Jusqu’en 2027, date de la présidentielle ? Jusqu’à une hypothétique adoption d’une motion de censure à l’Assemblée nationale, qui donnerait à nouveau à Macron le pouvoir de désigner un Premier ministre de son choix ?

Les institutions de la Ve République ont été taillées sur mesure pour les besoins des capitalistes. Toute promesse de rupture dans le cadre de ces institutions est vouée à l’échec.

Les 7 et 21 septembre, les adhérents du Parti des travailleurs ont manifesté au cri de : « Ce n’est pas seulement Barnier qu’il faut chasser, c’est Macron et la Constitution ! »

La majorité de ce pays, celle qui n’a que son travail pour vivre, aspire à une politique de rupture ouvrière : que les milliards de la guerre et des profits capitalistes soient consacrés au pouvoir d’achat, à l’école, aux hôpitaux, aux services publics et au logement social et que la réforme des retraites soit abrogée. 

Une telle politique de rupture ouvrière exige de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne. 

La seule voie pour l’imposer, c’est l’action unie rassemblant la force de millions et de millions dans la lutte de classe pour les revendications. Maintenant !

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Ce n’est pas seulement Barnier qu’il faut chasser, c’est Macron et la Constitution ! À bas la Vᵉ République ! Gouvernement des travailleurs et de la démocratie !

Le gouvernement Macron-Barnier s’annonce comme le gouvernement de la pire réaction, anti-ouvrière, anti-démocratique. Ce gouvernement, dans sa composition comme dans ses objectifs, prétend effacer le vote du 7 juillet qui a rejeté sa politique. Les travailleurs se poseront la question, comment cela est-il possible ? Comment est-il possible qu’un parti ultra minoritaire, Les Républicains, puisse être chargé par un président battu dans les élections, de constituer malgré tout un gouvernement qui s’apprête à porter les coups les plus durs contre les travailleurs et les jeunes ? 

À cette question, la réponse est simple : cela est possible parce que sous la Ve République, quelles que soient les combinaisons, c’est toujours la classe capitaliste qui tient les rênes du pouvoir. Cela s’est vérifié sous tous les gouvernements de la Ve République, de droite, de gauche, de cohabitation.

Les dirigeants du Nouveau Front populaire protestent contre le déni de démocratie. Ils ont raison. Mais les travailleurs ont en mémoire qu’il y a deux mois les mêmes dirigeants ont fait élire les députés macronistes et de droite au nom du « front républicain » et qu’ils ont revendiqué ensuite un gouvernement de cohabitation « Macron-Nouveau Front populaire ».

Le Parti des travailleurs qui n’est pas membre du Nouveau Front Populaire ne cesse de le réaffirmer : une politique de défense des intérêts ouvriers ne peut passer par une quelconque combinaison de « front républicain », de cohabitation ou autre. Elle doit, pour s’imposer, remettre en cause la VRépublique.

Le gouvernement Macron-Barnier est un gouvernement de guerre contre la classe ouvrière et la jeunesse. Au nom du paiement de la dette, qui n’est pas celle du peuple, il veut non seulement appliquer la réforme des retraites, mais aussi imposer dans le prochain budget 30 milliards d’euros de coupes exigés par l’Union européenne. École, hôpitaux, services publics, salaires… tout doit passer au hachoir Macron-Barnier !

C’est un gouvernement qui s’annonce également comme déterminé à aggraver la chasse aux immigrés.

En 2023, les travailleurs et les jeunes se sont mobilisés par millions dans l’unité contre la réforme des retraites. Au début de l’été 2024, ils ont traduit cette exigence en donnant une majorité (relative) au Nouveau Front populaire.

Piétinant la démocratie, Macron et Barnier veulent imposer le plus brutal plan anti-ouvrier qu’ait connu le pays depuis de nombreuses années. Une majorité exige l’inverse : une politique de rupture ouvrière qui consacre les milliards de la guerre et des profits capitalistes à l’école, aux hôpitaux, aux services publics, aux retraites, au logement social… Une politique de rupture ouvrière qui abroge la réforme des retraites et impose l’augmentation générale des salaires et des pensions.

Pour cela, il est nécessaire que se construise un parti qui ne rougit pas de se définir comme un parti des travailleurs, un parti qui n’a de compte à rendre qu’à la classe ouvrière, un parti qui combat la guerre et le vote des crédits de guerre par les députés de toutes couleurs politiques au Parlement européen, un parti qui combat pour une authentique démocratie dont le peuple définira lui-même la forme et le contenu à travers une Assemblée constituante souveraine.

Une telle politique de rupture ouvrière exige de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne. La seule voie pour l’imposer, c’est l’action unie rassemblant la force de millions et de millions dans la lutte de classe pour les revendications.

Voilà les raisons pour lesquelles en toute indépendance le parti des travailleurs est présent dans les rassemblements convoqués le 21 septembre.

Le Parti des travailleurs tient des assemblées publiques dans tout le pays. Travailleurs, militants et jeunes qui voulez vous organiser pour la rupture ouvrière, nous vous invitons à y participer.

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie