Le gouvernement Macron-Barnier prépare son plan de guerre anti-ouvrier

La composition du gouvernement Macron-Barnier est maintenant connue.
Sans surprise, ce gouvernement est celui de la pire réaction, anti-ouvrière et antidémocratique.
D’ailleurs, les patrons sont rassurés car les « engagements [du gouvernement] ne sont pas passés ina- perçus du côté du MEDEF ! » (Les Échos, 23 septembre).
Et pour cause… puisque ces engagements consistent à « réduire les dépenses » et « afficher des pers- pectives ambitieuses de réforme à Bruxelles » !
Un plan de guerre anti-ouvrier se prépare : réduction des dépenses de santé, de services publics, de logement social, élaboration de nouvelles réformes anti-ouvrières dans la continuité des précédentes.
Concernant de possibles impôts pour « les plus aisés » et « les grandes entreprises » évoqués par Barnier, rien de concret, en fait. Quand bien même quelques milliards seraient pris sur les centaines de mil- liards de cadeaux aux riches et aux entreprises, ce qui dominera le prochain budget a été résumé par le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, Antoine Armand : « baisser la dépense publique .
Une seule question est désormais posée : combien de temps ce gouvernement aura-t-il les mains libres pour porter les coups qu’il annonce contre le pouvoir d’achat, les services publics, les retraites, les travailleurs immigrés ?
Combien de temps ? Jusqu’en 2027, date de la présidentielle ? Jusqu’à une hypothétique adoption d’une motion de censure à l’Assemblée nationale, qui donnerait à nouveau à Macron le pouvoir de désigner un Premier ministre de son choix ?

Les institutions de la Ve République ont été taillées sur mesure pour les besoins des capitalistes. Toute promesse de rupture dans le cadre de ces institutions est vouée à l’échec.
Pourtant, les travailleurs et les jeunes aspirent à une politique de rupture ouvrière qui commence par l’abrogation de la réforme des retraites et par la confiscation des milliards de la guerre et des profits capitalistes et leur affectation au pouvoir d’achat, à l’école, aux hôpitaux, aux services publics et au logement social.

Au front des capitalistes, il est impératif d’opposer le front des travailleurs unis
avec leurs organisations, le front des travailleurs qui ne se laissent pas entraver par ceux qui refusent de rompre avec les institutions et avec Macron. Le front des travailleurs qui se dressent soudés sur leurs revendications légitimes.