Appel international : Pour une rencontre internationale d’urgence contre la guerre impérialiste globale (mars 2025)

A Beit Lahia (Nord de Gaza, en octobre 2024) (Photo Omar Elqataa)

Des centaines de milliers de cadavres couvrent les champs de bataille d’Ukraine et de Russie, de Gaza et du Liban, du Soudan et de la République démocratique du Congo. Des millions de femmes et d’hommes seront, pour le reste de leurs jours, mutilés. Toute la civilisation héritée des générations précédentes est livrée à l’anéantissement par la barbarie la plus sauvage.

Quels que soient les responsables immédiats du déchaînement de telle ou telle guerre, une chose est certaine : la guerre qui provoque ce chaos est le produit de l’impérialisme. Elle est issue de la volonté de la classe capitaliste de vivre de l’exploitation du travail humain et des richesses naturelles de la planète.

Les principaux groupes capitalistes qui dominent la planète le revendiquent ouvertement, à l’instar du P-DG de la plus puissante banque d’affaires des États-Unis, JPMorgan, qui déclare : « La troisième guerre mondiale a déjà commencé. Les conflits particuliers sont déjà coordonnés d’un pays à l’autre » (Fortune, 29 octobre).

Oui, il s’agit d’une guerre menée par les grandes puissances capitalistes. Une seule et même guerre impérialiste, des champs de bataille d’Ukraine et de Russie au génocide à Gaza et à l’invasion criminelle du Liban, de la guerre sans fin au Soudan et en RDC aux préparatifs de guerre américaine contre la Chine.

Une guerre qui sert de prétexte à une augmentation, jamais égalée dans l’histoire, des dépenses militaires, pour les seuls intérêts de l’industrie d’armement, pour laquelle tous les gouvernements capitalistes pillent les budgets des services publics.

Une « guerre à l’extérieur » qui accélère la « guerre à l’intérieur » des gouvernements capitalistes contre les travailleurs et les conquêtes ouvrières et démocratiques arrachées par les générations précédentes.

Une force sociale est capable d’arrêter la marche à la guerre totale : la classe ouvrière internationale. Celle qui produit toutes les richesses et qui peut entraîner avec elle toutes les couches opprimées de la société pour mettre un terme définitif à la guerre et à sa racine : l’exploitation capitaliste.

C’est pourquoi nous affirmons : quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit combattre pour l’indépendance du mouvement ouvrier vis-à-vis de tous les gouvernements fauteurs de guerre, Biden et Trump, Netanyahou, Poutine, Zelensky, Macron, Scholz, Starmer, Sanchez ou Albanese, et de tous les gouvernements qui se subordonnent à eux.

Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit refuser les manœuvres de ceux qui condamnent la guerre à Gaza, mais soutiennent la guerre de l’OTAN en Ukraine ou les préparatifs de guerre américaine contre la Chine, qui n’ont pas d’autre motivation que la volonté des capitalistes de se réapproprier le marché chinois.

Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit se prononcer pour le droit du peuple palestinien à décider librement de son sort, à l’encontre de toutes les décisions prises contre lui depuis soixante-seize ans.

Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit exiger le retrait des troupes russes d’Ukraine, le retrait des troupes ukrainiennes de Russie, le retrait des troupes de l’OTAN d’Europe, le retrait des troupes étrangères (et notamment françaises) d’Afrique, le retrait des troupes israéliennes du Liban, de Gaza et de Cisjordanie.

Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit, dans chaque pays impérialiste, affirmer que l’ennemi principal des travailleurs, c’est son propre gouvernement, et doit donc aider à la lutte de classe des travailleurs pour chasser « leur » gouvernement fauteur de guerre.

Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit organiser la mobilisation en masse des travailleurs et de la jeunesse pour : « Pas un sou, pas une arme, pas un soldat pour leur sale guerre ! », et pour que les milliards de la guerre soient confisqués et affectés aux besoins du peuple.

Quiconque veut sincèrement lutter pour la paix et la fraternité entre les peuples doit condamner le vote des crédits de guerre par des députés qui parlent au nom des travailleurs (les députés de DSA au Congrès américain, la plupart des députés de « gauche » au Parlement européen et les députés du Parti « communiste » à la Douma russe).

Par-delà les champs de bataille, les charniers et les frontières, les travailleuses et les travailleurs, les soldats envoyés à l’abattoir, la jeunesse, les paysans, les peuples opprimés doivent opposer à la guerre impérialiste le drapeau du combat pour l’Internationale ouvrière : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »

Au-delà de nos points de vue différents et de nos origines politiques et syndicales respectives, nous, militants, organisations, partis et courants du mouvement ouvrier, décidons d’unir nos forces dans une rencontre internationale d’urgence contre la guerre impérialiste globale, qui se réunira au mois de mars 2025 à Paris.

Premiers signataires :

Afghanistan
Association socialiste d’Afghanistan ; Gauche radicale d’Afghanistan (LRA).
Algérie
Aïcha F., Amel B. et Abdelkader Bentaleb, pour le Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI) ; Mouloud H., Nourredine H. et Amar T. pour les Cercles des jeunes pour le socialisme (CJS) ; Mohamed Bouguerra, militant syndicaliste ; Nadine Kahina, militante ouvrière.
Allemagne
Daniel Cuadrado González, syndicaliste IG BAU (bâtiment) ; Thomas Dietzel; Thomas Elstner, syndicaliste Ver.di (services publics) ; Andreas Gangl, délégué syndical Ver.di ; Karin Gerlich, secrétaire syndicale Ver.di à la retraite et militante pacifiste internationale. Gudrun Hintermeier, syndicaliste IG Metall, membre de Die Linke ; Peter Hintermeier, président d’union locale DGB, syndicaliste IG Metall ; Joe Körner, lycéen ; Peter Kreutler, délégué syndical Ver.di ; Norbert Müller, membre du bureau des retraités Ver.di pour la région de Francfort ; Claudius Naumann, délégué syndical Ver.di, militant ISG (Groupe socialiste internationaliste), section allemande du CORQI ; Ernst Neweling, syndicaliste Ver.di ; Sean Nowak, syndicaliste Ver.di ; Ruben Schenzle, syndicaliste Ver.di ; Klaus Schüller, syndicaliste EVG (chemins de fer), membre du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, militant ISG ; H.-W. Schuster, syndicaliste Ver.di ; Mitglied, militant ISG ; Dietmar Schwalm, syndicaliste Ver.di et DGB, membre de Die Linke dans l’arrondissement du Hochsauerland ; Jürgen Senge, membre du bureau Ver.di pour la région Düssel-Rhin-Wupper, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie ; le groupe ISG.
Australie
Workers International Discussion ; Juan González, organisateur, Workers International Discussion (Melbourne).
Autriche
Matthias B. Lauer, ACUS.
Azanie/Afrique du Sud
Mandlenkosi Phangwa, coordinateur de la section azanienne de la IVe Internationale ; Tatum Phangwa, section azanienne de la IVe Internationale, secrétariat des femmes ; Siyasanga Mancotywa, section azanienne de la IVe Internationale, secrétariat à la jeunesse ; Ashraf Jooma, secrétaire général de la section azanienne de la IVe Internationale ; Collen Mafa, président de ILAWU, Independent Liberated Allied Workers Union ; Miles Nomiya, Organisateur WozaWork Community of the Unemployed Workers (travailleurs sans emploi) ; Nicole Trom présidente Fondation Umntu Ngumntu Ngabantu ; Fatima Mohloase, présidente de Caucus des femmes noires ; Busisiwe Seabe, étudiante et militante féministe. Luboni Mbozomane, membre de la section azanienne de la IVe Internationale ; Ismael Parkies, membre de la section azanienne de la IVe Internationale ; Bongani Vilakazi, Initiative des entreprises communautaires d’Afrique du Sud ; Lebogang Phanyeko, à titre personnel ; Bofelo Mputlane, poète, écrivain, activiste et artiste ; Mpho Booysens, Forum des chômeurs d’Afrique du Sud ; Mpho Mokoena, membre de la section azanienne de la IVe Internationale ; Justice Coshi, membre de la section azanienne de la IVe Internationale ; Benjamin Chisare, Comité de crise du sud de Johannesburg ; Simon Mgwebelunde, militant malawite migrant en Afrique du Sud, Mzwandile Lomo, militant ouvrier, délégué syndical NUMSA.
Bangladesh
Parti démocratique révolutionnaire ; Amlan Dewanjee, journaliste ; Badruddoja Chowdhury, secrétaire de la section de la IVe Internationale ; Zainal Abedin, association d’agriculteurs Patia Chittagong ; Morshed Alam, Parti démocratique des travailleurs ; Abbasuddin, secrétaire générale de la Democratic Garments Federation (Fédération démocratique des travailleurs de l’habillement) ; Salma Akhtar Shilpi, secrétaire générale de la Bangladesh Jatio Shramik Federation (BJSF) ; Harun’s Rosid, Travailleurs des chemins de fer du Bangladesh ; Sheikh Rabiul Islam, secrétaire à l’organisation de la section du CORQI ; Abdur Rashid, BJSF ; Sabuj Das, Fédération de la jeunesse ; Shamim Ara ; Mozibor Rahman ; Alak Kumar Da, Hindu Budhist Christian Unity, Parishad ; Abul Kashem Dulal, Fédération nationale des travailleurs du Bangladesh, Comilla.
Belgique
Anne Vanesse, Pierre Van Dooren, pour le cercle « Les Amies et les Amis de Rosa Luxemburg » ; Organisation socialiste internationaliste.
Bénin
Comité de liaison des trotskystes béninois.
Botswana
Lilo Tamocha, militant jeune.
Burundi
Hatungimana Richard, président du Parti des travailleurs et de la démocratie (PTD-Twungurunani) ; Ndayatuke Désiré, président du Cercle de réflexion sur la culture café au Burundi (CERCABU) ; Sinzinkayo Jérôme, secrétaire général du PTD et membre de rédaction de La Tribune libre des travailleurs et de la démocratie ; Haziyo Frère, enseignant à l’université du Burundi et membre du comité directeur du PTD ; Nisubire Nestor, syndicaliste dans le secteur de l’enseignement (CONAPES) ; Nininahazwe Alice, professionnelle comptable et militante du PTD ; Kayuku Liliane, agent de banque ; Nzoyihera Thierry, serveur d’hôtel ; Ntihwanya Clément Robert, informaticien dans une entreprise privée.
Canada
Pamela Mubeza, membre du Comité contre la guerre et l’exploitation et militante des droits des femmes ; Steven Joe Ntacyibuze, membre du Comité contre la guerre et l’exploitation ; Félix Bwitonzi, membre du Comité contre la guerre et l’exploitation ; Roya Roya, membre du Comité contre la guerre et l’exploitation ; Paul Nkunzimana, professeur d’université à la retraite ; Xjeneb, membre du Comité contre la guerre et l’exploitation ; Maher Kamal, membre du Comité contre la guerre et l’exploitation ; B. Ross Ashley, membre du Comité de liaison des trotskystes du Canada.
Chine
Labor Action in China ; Apo Leong.
Corée du Sud
Sang Su Ha, responsable du Centre des travailleurs sans papiers, CTSP ; Sung He Jung, membre de la commission exécutive du CTSP, Young Be Sine, membre de la commission exécutive du CTSP ; Jung Sikhwa, membre de la commission éxécutive du CTSP ; Mikyung Cha (Seraphina), chercheuse indépendante, fondatrice de Friends of Asia, coéditrice de Asia Dignity Freedom and Democracy.
Égypte
Essam Chaaban, journaliste, écrivain, Haby al-Masri, journaliste.
État espagnol
Juan Martin Moreno ; Soelí Lemes de Souza, citoyenne brésilienne ; Rakel Saiz Querendez, militante CNT, Pays basque ; Jacinto Duran Largo, syndiqué ESK ; Andeka de Miguel Zabala, président du comité d’entreprise d’un collège privé ; Miguel García Murillo ; Juan Manuel Lodosa, militant antiimpérialiste, Bizkaia ; Reme Martín Rodríguez, LAB, MPB, CORCI ; Comité de liaison trotskyste de l’État espagnol (CETEE).
États-Unis
(Titres et organisations mentionnés pour identification uniquement) Mark Burrows, ancien coprésident et actuel rédacteur en chef des publications de Railroad Workers United (RWU), Chicago, Illinois ; Nancy Wohlforth, ancienne présidente émérite (à la retraite du syndicat Office and Professional Employees International Union (OPEIU), Venice, Californie ; Ron Dicks, ancien directeur régional (retraité), IFPTE (ingénieurs professionnels et techniques), San Francisco, Californie ; Nnamdi Lumumba, coprésident du Ujima People’s Progress Party, Baltimore, Maryland ; Desiree Rojas, présidente, section de Sacramento, Labor Council for Latin American Advancement (LCLAA), Sacramento, Californie ; Traven Leyshon, vice-président de l’AFL-CIO du Vermont, Montpelier ; Mya Shone, comité directeur de Socialist Organizer, Vallejo, Californie ; Linda Thompson, comité des retraités de l’AFSCME, MA Green Rainbow Party, Boston, Massachusetts ; Jerry Levinsky, organisateur, Western Massachusetts AFL-CIO ; Alan Benjamin, membre du comité de rédaction du journal The Organizer, New York ; Millie Phillips, comité de continuation, LCIP, Oakland, Californie ; Brandon Walker, Ujima, Baltimore, Maryland ; David Walters, membre retraité, IBEW 1245, Pacifica, Californie ; Dan Kaplan, organisateur, AFT 1493, San Mateo, Californie ; Allan Fisher, ancien président (retraité), AFT 2121, Santa Cruz, Californie ; Mark Vorpahl, délégué syndical en chef, SEIU Local 49, Portland, Oregon ; Connie White, comité de continuation, LCIP, Long Beach, Californie ; Sabrina Peña-Young, comité de continuation, Labor and Community for an Independent Party (LCIP), Chicago, Illinois ; Sandy Eaton, Massachusetts Nurses United (ret.), Quincy, Massachusetts ; Don Bryant, Cleveland Peace Action, Cleveland ; Gary Votour, trésorier, South Carolina Workers Party, Caroline du Sud.
France
Parti des travailleurs
Grande-Bretagne
Jane Doolan, membre de l’exécutif national de Unison (à titre personnel) ; Audrey White, Liverpool ; Mike Calvert, secrétaire adjoint de la section Unison d’Islington ; Nick Phillips, Syndicat Unite Community (à titre personnel) ; Henry Mott, Syndicat Unite Community (à titre personnel) ; Charlie Charalambous.
Grèce
Andreas Guhl ; Sotiria Lioni.
Hongrie
Les partisans de la IVe Internationale en Hongrie ; Somi Judit, militante ouvrière.
Inde
Subhas Naik Jorge, syndicaliste, Goa ; Denzil Cheruvathoor, syndicaliste, Mumbai ; Franklin de Souza, syndicaliste, Mumbai ; Gausuddin Shaikh, syndicaliste, Mumbai ; Nambiath Vasudevan, syndicaliste, Mumbai.
Iran
Kaveh Nematipour.
Italie
Association « L’école pour la paix », Turin ; Arancio Viviana, membre du secrétariat de la FLC-CGIL, Caltanissetta ; Sergio Bonsignore, membre du secrétariat de la FLC-CGIL, Caltanissetta ; Giuseppina Calabrese, membre de l’assemblée générale de la FLC-CGIL ; Rita Campioni, militante pour les droits sociaux et démocratiques, Voghera ; Franco Cilenti, directeur de la revue Lavoro e Salute ; Giovanni Cocchi, militant pour les droits sociaux et démocratiques, Bologne ; Lillo Corda, membre de l’assemblée générale de la fonction publique-CGIL, Caltanissetta ; Loretta Deluca, secrétaire de la section Leini-Torino, Rifondazione Comunista ; Marina Dell’Utri, secrétaire générale de la FLC-CGIL, Enna ; Lillo Fasciana, membre de l’assemblée nationale de la FLC-CGIL ; Dario Granaglia, membre de l’assemblée provinciale de la FIOM, Turin ; Daniele Grego, membre de l’assemblée générale de la CISL-Ecole, Piemonte ; Monica Grilli, membre de l’assemblée nationale de la FLC-CGIL-Ecole ; Tonia Guerra, membre de la direction nationale de Rifondazione Comunista ; Giovanni Di Martino, membre du secrétariat de la FLC-CGIL, Enna ; Basilia Lotario, présidente de « Proteo Fare Sapere », Enna ; Gabriella Mancuso, présidente de l’assemblée générale de la FLC-CGIL, Enna ; Giuseppe Micciché, secrétaire général de la FLC-CGIL, Enna ; Alberto Musca, président de « Proteo Fare Sapere », Caltanissetta ; Elisabetta Raineri, rédactrice de Tribuna Libera ; Adriana Riggi, membre de l’assemblée générale de la FLC-CGIL, Caltanissetta ; Diego Stagno, secrétaire général de la FLC-CGIL, Caltanissetta, Lorenzo Varaldo, coordinateur du mensuel Tribuna Libera ; Vanna Ventre, rédactrice de Tribuna Libera.
Islande
Marzuk Ingi Lamsiah Svanlaugar, membre du Socialist Party d’Islande (Sosialistaflokkur Islands) ; Karl Hedinn Kristjansson, membre du Socialist Party d’Islande (Sosialistaflokkur Islands).
Maroc
Mohamed Bentouhami, avocat, Al Hoceïma ; Moufid Zekkaghi, avocat, Tanger ; Mohamed el-Mansouri, avocat, Rabat ; Mohamed Dalouh, avocat Al Hoceïma ; Karam Lamqaddam, avocat, Al Hoceïma ; Abdessamad El jaziri, avocat, Al Hoceïma, Azzeddine el-Mommouhi, avocat, Nador ; Mouad Bentouhami, avocat stagiaire, Al Hoceïma ; Ahmed Lemkenfi, journaliste ; Ahmed Rabeh, enseignant, Nador ; Mohamed Jedraoui, ouvrier, Al Hoceïma ; Mohamed Benhaddou, syndicaliste enseignement, Errachidiya ; Thami Laamoum, syndicaliste enseignement, Tétouan ; Mohamed Saddik Abakhkhar, militant de gauche, Meknes ; Btissam Chakir, doctorante chercheuse, Meknes ; Mourad el-Ajbari, enseignant, Toulouse, France ; Mohamed Dahak, syndicaliste enseignement retraité, Oujda. Ad BC, syndicaliste UMT, Casablanca ; Mohamed Attabi, responsable national syndicat des transports (UMT) ; Mohamed el-Ghoulbzouri, secrétaire du bureau local du syndicat national de l’enseignement supérieur UMT ; Khalid Salhi, vice-secrétaire national du syndicat national de l’enseignement supérieur UMT ; Habil Bouras, chômeur, Al Hoceïma ; Mohamed el-Ajbari, syndicaliste commerce Al Hoceïma ; Y. Lamine, éditeur du bulletin « Lettre ouvrière et d’informations » ; Omar A.B., professeur agrégé, Agadir ; Azizi Jbari, employé hygiène, syndicaliste UMT, Tétouan ; Sanaa Ahayek, doctorante en droit, Tétouan.
Mexique
Israel Cervantes, Generando Movimiento (travailleurs de General Motors du Mexique) ; Fernando Serrano Monroy, secrétaire général du Syndicat indépendant des travailleurs académiques et administratifs du Colegio de Bachilleres du Chiapas (SITAACOBACH) ; Juan Carlos Vargas Reyes, commission exécutive nationale de la Nouvelle centrale des travailleurs ; Muriel Ernesto Gómez Alvarado, Conseil central de lutte section 40, Coordination nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE) ; Fernando Márquez Duarte UAW 2865 ; Liliana Plumeda, Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) section 2 ; Raymundo Blas, ouvrier du bâtiment, militant de la LCI, CORQI ; Marco Rojo, Union nationale des travailleurs par application ; Catalina Miranda, SNTE section 37 ; Irma Moran, collectif La Basse-Californie résiste ; Laura Alejandra Rivera Arvizu, professeure ; Luis Carlos Haro Montoya, historien ; Rosemberg Pérez García SNTE section 40 ; Daniel Gómez Meza SNTE section 40, CNTE ; Jorge Manuel Arcia Nájera, retraité, section 7 SNTE ; CNTE ; Russell Aguilar, retraité de la section 7 SNTE, CNTE ; Marian Nuñez Lugo, étudiante UABC ; Hiram Vidal, étudiant et travailleur ; Carlos Uriel Salmerón, étudiant en psychologie ; David Martínez, historien ; Christian Santana González, étudiant UABC ; Manuel Ángeles, journaliste sportif ; Jesús Casillas Arredondo, professeur ; Raúl Ramos Sánchez, étudiant UABC ; Gilberto Montes Vázquez LCI ; Roger Cerda, retraité, section 7 SNTE ; Ana Lilia Escalante, LCI ; Fredy Rodríguez coopérative des motos-taxis bleus ; Colectivo Generando Movimiento, travailleurs de General Motors du Mexique ; Comité de Mexicali pour la solidarité avec la cause du peuple palestinien.
Moldavie
Léonid Tchornykh, pour l’Organisation marxiste « le Coin rouge »
Palestine
Naji El Khatib, One Democratic State Initiative (ODSI), Initiative pour un seul État démocratique.
Pakistan
Anwer Gujjar, président de la All-Pakistan Trade Union Federation (APTUF) ; Nasir Gulzar, secrétaire à l’information de l’APTUF ; Rubina Jamil, secrétaire générale de l’APTUF ; Zarqa Sohail, présidente de Punjab Employees Social Security, Staff Nursing Union, syndicat des employés de la sécurité sociale du Pendjab et des infirmières ; Fahad Munir, militant de l’organisation de jeunesse ; Saniya Bibi, syndicat des femmes conductrices de Rickshaw du Pendjab ; M. Ilyas, secrétaire adjoint de l’APTUF ; Amna Ali, Association des enseignants du Pendjab ; Main Khalid, président du syndicat des cheminots ; Muhammad Tahseen, Comité d’action pour les droits du peuple ; Director Faiz, Fondation pour la paix Indopak forum ; Sajid Kazmi, rédacteur en chef ; Adeeba Akram, enseignante ; Front de libération du travail en servitude (Bonded Labour Liberation Front) ; Syeda Ghulam Fatima Gilani, secrétaire générale de Bonded Labour Liberation Front Pakistan ; Rashed Rahman, rédacteur ; Farzana Bari ; Yasir Gulzar, secrétaire aux relations internationales (APTUF) ; Muhammad Imran, représentant le Qadri Engineering Employees Union/ syndicat de l’ingénierie ; Zulifqar Ali (Kasur), secrétaire général du Syndicat des travailleurs des métiers à tisser, district de Kasur ; Rahmat Ullah, secrétaire de la section jeunesse de All-Pakistan Trade Union Federation ; Bilal Ahmad Sial, président de Shezan International Workers Union, trésorier de Pakistan Workers Federation ; Aliya Jabeen (Gujranwala) présidente de l’Association des infirmières (PESSI) district de Gujranwala ; Shahid Iqbal Daskavi, journaliste ; Ameen Shah Al Hammd, Syndicat des imprimeurs APTUF, Pendjab ; Mian Zahid, premier vice-président de Sanati Mazdoor Welfare Society, Société ouvrière d’aide sociale, Labour Colony ; Muhammad Khalid, membre du Sazgar Engineering Workers Union (Ingénierie) ; Mirza Riffat ul Beg, secrétaire général PEL Workers Union ; Mohsin Ilyas, secrétaire général du Packages Workers Union, syndicat des travailleurs de l’emballage, membre fondateur ; Sanati Mazdoor Etihad (Travailleurs industriels unis – Pakistan) ; Faiqa Shahbaz, secrétaire générale Women Workers Union, Syndicat des femmes travailleuses ; Aima Gulzar, secrétaire générale APTUF, Pendjab ; Sajid Shah, membre de l’exécutif de Railways Workers Union, Syndicat des cheminots ; Mahpara Alam, syndicat des enseignants du Pendjab ; Kamran Sagheer, président de Nisar Art Press Workers Union, syndicat des travailleurs de Nisar Art Press ; Amir Saeed Rawn, avocat à la Cour suprême du Pakistan, ancien secrétaire général du Conseil du barreau de la Haute Cour ; Nasir Mahmood secrétaire à l’information de la All-Pakistan Trade Union Federation, Pendjab ; Shahzad Masshi, président du Mazdoor Union Municipal Committee, Syndicat des travailleurs municipaux (Kot Radha Kishan) ; Muhammad Shabaz Bhatti, Syndicat des travailleurs de Muller et Phipps ; Shafiq Khan, président PC Hotel Employees Union, syndicat des employés de l’hôtellerie ; Ameer Abdullah Nayazi, président J & P Courts Workers and Staff Union, personnel judiciaire.
Philippines
Partido Mnanggagwa (Parti des travailleurs, PM).
Portugal
Plate-forme pour un parti des travailleurs ; Raquel Varela, professeur, historienne ; Mário Tomé, colonel retraité de l’armée, « capitaine d’avril », ex-député de l’UDP, ex-secrétaire général de l’UDP, membre du Réseau écossocialiste ; Pedro Viegas, professeur ingénieur.
République démocratique du Congo
Kaneke Kanyanduru Rodrigue, coordinateur du Comité pour le Parti démocratique indépendant des travailleurs et des paysans (PDITP) en province du Tanganyika, à Kalemie ; Shabilepa Musimbi Gaius, coordinateur du Comité pour le PDITP en province du Sud-Kivu à Bukavu ; Kibally Yunga Marcel, coordinateur du Comité pour le PDITP en province du Haut-Katanga, à Lubumbashi ; Muhindo M. Sambo Frédéric, coordinateur du Comité pour le PDITP en province du Nord-Kivu à Goma.
Roumanie
Constantin Cretan, président de la Fédération nationale du travail (FNM) ; Luliu Iulian Pauna, président exécutif du Syndicat national du travail d’Olténie ; Gheorge Militaru, président exécutif du Syndicat national du travail de la Vallée du Jiu ; Tiberiu Grigoriu, président exécutif, Ligue des travailleurs de Roumanie ; Marioara Cretan, présidente, Organisation des femmes de la FNM.
Russie
Alexandre Voronkov, Union des militants de gauche de l’espace post-soviétique
Sri Lanka
Saman Mudunkotuwage ; Saman Panapura ; Nandasiri Thenuwara.
Suisse
Militants du CORQI en Suisse (Tribune Ouvrière-Büezer Tribüne).
Syrie
Haji Mustapha Bassam, président du bureau politique de Union of Syrian Coordinations Around the World (USCAW) ; Faraj Barakhdar, poète (en exil).
Togo
Messan Lawson, secrétaire national du Parti démocratique des travailleurs/L’Émancipation.
Tunisie
Alaa Talbi, chercheur en histoire ; Lotfi Guesmi, militant ouvrier.
Turquie
Munzur Pekgüleç, ancien président de Deri-Is (syndicat des travailleurs du cuir affilié à la confédération Türk-Is) ; Metin Ebetürk, ancien président de Sosyal-Is (syndicat des employés de bureau affilié à la confédération DISK) ; Mehmet Özgen, réfugié politique turc au New Jersey, États-Unis, qui est resté en prison pendant quinze ans après le coup d’État militaire de ١٩٨٠ ; Hülya Havadır, IKEP, Ankara ; Kadrican Mendi, IKEP, Adapazarı ; Sevim Simsek, président du Parti des travailleurs (IKEP).
Ukraine
Andreï Moryak, militant internationaliste ; Victor Sidorchenko, Union des militants de gauche de l’espace post-soviétique
Zimbabwe
Mafa Kwanisai Mafa, Chimurenga Vanguard section du Zimbabwe du CORQI, président ; Arasiah Phiri, secrétaire aux affaires féminines, Association nationale des enseignants du Zimbabwe, Chimurenga Vanguard ; Kudakwashe Shambare ; Mouvement des socialistes panafricains du Zimbabwe ; Tafirenyika Shoko, Mouvement des socialistes panafricains du Zimbabwe ; Mkondo Tungamirayi, Société des étudiants panafricains ; Nathan Ndlovu, Société des étudiants panafricains ; Takudzwanashe Taringa, Société des étudiants panafricains ; Tinashe T. Maenzanise, Société des étudiants panafricains ; Albert Chimhofu, Congrès de l’Union des étudiants du Zimbabwe ; Tipei Loratta Dube, Conseil de solidarité avec la Palestine ; Ntandoyenkosi Ayanda Ndhlovu, Congrès de l’Union des étudiants du Zimbabwe ; Shadreck Matindike ; Mouvement des socialistes panafricains du Zimbabwe ; Pianos Mugomba, Congrès de l’Union des étudiants du Zimbabwe ; Victor Maride, ZANU PF ; Caleb Kuranga, Mouvement des socialistes panafricains du Zimbabwe ; Fortune Madondo, Forum de la jeunesse du Zimbabwe ; Tapiwanashe Chikwinho, Mouvement des socialistes panafricains du Zimbabwe ; Runesu Gumbo, Congrès de l’Union des étudiants du Zimbabwe ; Memory Rudo Mupandawana, Mouvement des socialistes panafricains du Zimbabwe ; Isabel Shumba, Mouvement zimbabwéen des socialistes panafricains ; Tanaka Chipere, Société des étudiants panafricains ; Rhoda Mafa, Congrès de l’Union des étudiants du Zimbabwe.

Pour signer l’appel :
internationalmeeting2025@gmail.com

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Contre la liquidation des services publics, le combat de résistance est engagé

Le projet de loi de finances du gouvernement Macron-Barnier s’apprête à porter un coup majeur aux services publics locaux en coupant 10 milliards dans les budgets des collectivités territoriales.

Crèches, cantines, centres de loisirs, centres de santé, écoles, logement, voirie... Autant de services répondant aux besoins de la population qui seraient drastiquement réduits en raison de ces coupes.

Le gouvernement compte sur les élus locaux pour faire passer cette politique. Certains acceptent de s’en faire le relais. D’autres résistent.

Du côté des agents territoriaux, l’indignation grandit et les appels à la mobilisation se multiplient pour défendre les services publics, avec les syndicats : des agents du conseil départemental de Haute-Garonne contre la suppression de 500 postes d’agent contractuel ; des auxiliaires de puériculture de la mairie de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) pour l’obtention d’une prime et la possibilité de choisir leurs dates de congés annuels ; des agents de la Ville de Lyon (Rhône) contre les coupes dans le budget municipal qui pourraient entraîner la suppression de centaines de postes ; des agents du conseil départemental de Seine-Saint-Denis contre la fermeture de trois crèches départementales ; des animateurs du 13e arrondissement de Paris pour la titularisation des agents et contre la baisse des budgets alloués ; des agents hospitaliers du CHRU de Lille (Nord) contre les trois jours de carence…

Ils ont raison, les agents territoriaux engagés dans la grève pour la satisfaction de leurs revendications.
Ils ont raison, les élus qui se dressent contre les coupes que veut leur imposer le gouvernement.

Annulation des 10 milliards de coupes dans les budgets des collectivités territoriales !
Confiscation des milliards du budget de la guerre et de ceux offerts aux capitalistes, pour les affecter
aux besoins des travailleurs et de leurs familles !
Dehors le gouvernement et sa politique de destruction des services publics !


Pour défendre l’école publique, chasser ce gouvernement anti-ouvrier

Dans le cadre de son budget 2025 de guerre contre les travailleurs et les services publics, le gouvernement Macron/Barnier/Genetet annonce la suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale, dont 3 155 dans les écoles maternelles et élémentaires. Ce qui pourrait entraîner la suppression de 950 classes à Paris, 1 500 en Seine-Saint-Denis, 650 dans le Val-de-Marne… Une véritable hécatombe !

Pourtant, il y a de l’argent pour recruter des enseignants,
il suffit de confisquer les milliards de la guerre !

La ministre Genetet annonce quant à elle « l’acte II du choc des savoirs ». Parmi les mesures :
* Le maintien des groupes de niveau pour la rentrée 2025 en 6e et en 5e, et leur extension en 4e et 3e : il s’agit pour la ministre de sortir des élèves en difficulté scolaire en mathématiques et en français de leur classe pour leur inter- dire d’accéder aux mêmes enseignements que les autres é.lèves. Cette mesure de tri social a soulevé l’indignation et la colère des parents et des enseignants l’an dernier.
* Dès la rentrée 2026, le DNB (Brevet des collèges) serait « plus exigeant » et deviendrait obligatoire pour accéder à la classe de seconde. Selon les chiffres officiels du ministère, en 2023, plus de 68 000 élèves de 3e scolarisés dans les collèges publics ont échoué au brevet des collèges, soit 11,6 %. Des dizaines de milliers de jeunes, pour la plupart issus de milieux populaires, seraient ainsi interdits de préparer un baccalauréat général, technique ou professionnel. Privés de diplôme et de qualification, ils iront alimenter le vivier de la main-d’œuvre déqualifiée, pour en faire de la chair à patrons ou à canon.

Remettre en cause le droit à l’instruction et aux diplômes en fermant des classes et des écoles, en triant les élèves et en expulsant des dizaines de milliers de jeunes de toute possibilité de scolarisation après 16 ans, interdire aux agents de se soigner avec l’instauration des trois jours de carence: tel est le projet réactionnaire de ce gouvernement pour l’école publique !

Pour le Parti des Travailleurs, face à une telle offensive contre le droit de la jeunesse à l’instruction et la qualification, personne ne peut comprendre que les fédérations syndicales nationales de la fonction publique et de l’enseignement décident d’appeler à la mobilisation en rangs divisés, avec des dates et des modalités différentes.

Appuyés sur des dizaines de motions d’écoles, les syn- dicats SNUIPP-FSU, SNES-FSU, SNFOLC, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation et UNSA Éducation du Val-de-Marne appellent, le 20 novembre, à une « première assemblée départementale intersyndicale de délégués et représentants d’écoles et d’établissements afin de préparer la grève indispensable pour faire reculer le gouvernement et obtenir satisfaction sur nos revendications ! »
Cette initiative dans un département n’indique-t-elle pas dans quel sens s’orienter pour gagner ?

Pour le Parti des travailleurs, il y a urgence à forger l’unité à tous les niveaux, unité parents-enseignants, unité des organisations syndicales pour imposer par la grève le retrait de ces mesures.

Unité pour l’annulation immédiate des 4000 suppressions de postes !
Unité pour l’annulation des trois jours de carence et des mesures visant à remettre en cause le droit à congés maladie !
Unité pour l’abrogation du « choc des savoirs », des groupes de niveau !
Unité pour défendre l’égalité des droits de tous les jeunes devant l’accès à l’instruction !
Unité pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique, pour un gouvernement de satisfaction des revendications des travailleurs et de la jeunesse !


Pour la satisfaction des revendications : dehors ce gouvernement de la réaction anti-ouvrière !

300 000 travailleurs menacés de licenciement dans le privé, 150 000 emplois menacés dans la
fonction publique, tout cela dans les prochaines semaines : qui est responsable ? Le gouvernement
Macron-Barnier au service des capitalistes. Son ministre de la Fonction publique, Kasbarian, a félicité
le milliardaire Elon Musk (nommé ministre par Trump) qui venait d’annoncer la liquidation des
services publics aux États-Unis : « Félicitations ! J’ai hâte de partager avec vous les meilleures
pratiques pour lutter contre l’excès de bureaucratie »…
Le gouvernement Macron-Barnier-Kasbarian veut faire « du Trump à la française ». Il est engagé dans
une offensive sans précédent pour liquider les écoles, les crèches, les hôpitaux, la Sécurité sociale. Il
laisse les mains libres aux fonds de pension qui exigent et imposent les suppressions massives
d’emplois pour garantir les dividendes les plus juteux servis aux actionnaires.
Il faut les bloquer !
Plus de 50 000 travailleurs et jeunes ont signé l’appel du Parti des travailleurs : « Pas un sou, pas une
arme, pas un homme pour la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient ! Plus que jamais : confiscation
des milliards de la guerre pour les affecter à l’école, aux hôpitaux, à l’emploi ! Contre le plan de guerre
anti-ouvrier Macron-Barnier : unité ! »
En application de ce mandat, le Parti des travailleurs s’adresse aux travailleurs et aux jeunes, et aux
organisations et partis qui disent vouloir défendre les intérêts des travailleurs et de la démocratie : à
tous les niveaux, forgeons l’unité !

  • L’unité pour l’interdiction des licenciements !
  • L’unité pour la confiscation des centaines de milliards consacrés à la guerre et aux dividendes
    des actionnaires, et leur affectation à l’école, aux hôpitaux, aux besoins de la population !
  • L’unité pour le retrait des plans destructeurs des services publics, de la réforme des retraites
    et des circulaires Retailleau contre les travailleurs immigrés !
  • L’unité pour l’augmentation générale des salaires et des traitements !
  • L’unité pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique, pour un gouvernement de
    satisfaction des revendications des travailleurs et de la jeunesse !

Le bureau national du Parti des travailleurs,
16 novembre 2024

Partido obrero (Argentina) Parti des travailleurs (France)

Milei recibe a Macron en Buenos Aires el 16 y 17 de noviembre.
Más allá de sus diferencias, Milei y Macron libran una guerra contra los trabajadores y los jóvenes, en Argentina como en Francia.
En Argentina, con el desmantelamiento de todas las conquistas obreras, sociales y democráticas (Ley de Bases), con el veto presidencial que prohíbe la revalorización de las jubilaciones y estrangula financieramente a la universidad pública, y con medidas represivas contra las organizaciones piqueteras.
En Francia, con el plan de ahorro de 60.000 millones de euros que está devastando los servicios públicos y la seguridad social, y con las medidas contra los trabajadores migrantes. Lo hacen utilizando todas las disposiciones de las instituciones antidemocráticas de la V República, y en el marco de un consenso no oficial con Le Pen y la extrema derecha.
Macron y Milei apoyan la guerra de la OTAN en Ucrania.
Macron y Milei apoyan la política genocida de Netanyahu en Palestina y Líbano.
El Partido obrero (Argentina) y el Parti des travailleurs (Francia) declaran: en nuestros respectivos países, los trabajadores y los jóvenes no tienen otra opción que luchar para echar a Macron, a Milei, a sus gobiernos y a sus políticas capitalistas.
En Buenos Aires: ¡Fuera Milei!
En París: ¡Fuera Macron!

Milei reçoit Macron à Buenos Aires les 16 et 17 novembre.
Au-delà de leurs différences, Milei et Macron sont engagés dans une guerre contre les travailleurs et la jeunesse, en Argentine comme en France.
En Argentine par le démantèlement de toutes les conquêtes ouvrières, sociales et démocratiques (Ley de Bases), par le veto présidentiel interdisant la revalorisation des pensions des retraités et étranglant financièrement l’université publique, par les mesures de répression contre les organisations piqueteras.
En France par le plan d’économie de 60 milliards d’euros, dévastant les services publics et la Sécurité sociale, par les mesures contre les travailleurs immigrés. Ils le font en utilisant toutes les dispositions des institutions antidémocratiques de la Ve République, et dans un consensus officieux avec Le Pen et l’extrême droite.
Macron et Milei soutiennent la guerre de l’OTAN en Ukraine.
Macron et Milei appuient la politique génocidaire de Netanyahou en Palestine et au Liban.
Le Partido obrero (Argentine) et le Parti des travailleurs (France) affirment : dans nos pays respectifs, les travailleurs et la jeunesse n’ont pas d’autre choix que de combattre pour chasser Macron, Milei, leurs gouvernements et leurs politiques capitalistes.
A Buenos Aires : Fuera Milei !
A Paris : Dehors Macron !


La colère ouvrière enfle

La politique du gouvernement Macron-Barnier et du patronat nourrit la colère ouvrière qui enfle :
⦁ « Se soigner deviendrait un luxe ? Faut-il que nous venions faire classe malade, quitte à
contaminer nos élèves et à mettre notre santé en danger ? », interrogent les motions d’enseignants qui
se multiplient dans les écoles du Val-de-Marne à l’annonce de la mesure visant à la mise en place de
trois jours de carence pour tous les fonctionnaires et de la diminution à 90 % du salaire à partir du quatrième jour. Rappelant que « les fédérations syndicales de l’enseignement ont lancé en octobre une
alerte sociale préalable avec dépôt de préavis de grève », les enseignants, qui contresignent
individuellement ces motions, affirment : « La grève dans l’unité est nécessaire et urgente pour faire reculer le gouvernement. Pour notre part, nous y sommes prêts. Nous invitons les autres écoles de la commune à prendre position et à préparer la grève. »

⦁ Le syndicat « exige de la direction le maintien de tous les emplois sur leurs postes actuels et
l’abandon pur et simple du projet de licenciement », affirme un communiqué de la CGT d’Auchan, après l’annonce de la suppression de 2 055 emplois, la fermeture de trois hypermarchés et de trois entrepôts, d’un supermarché et de six magasins de proximité. Le syndicat appelle à « une grève nationale illimitée » .

⦁ « On ne veut pas le chèque emploi. On veut des salaires, et des salaires Michelin », affirme le tract syndical CGT après l’annonce de 1 254 suppressions d’emplois et la fermeture entière de deux usines. Les salariés de Cholet, Vannes, Joué-lès-Tours, Roanne, Bourges, Blanzy, Blavozy sont appelés à un rassemblement national, le 13 novembre, devant le siège de la direction de Michelin à Clermont-Ferrand.

⦁ Et les grèves se multiplient dans les Ehpad, les hôpitaux, les transports…

La violence de l’offensive anti-ouvrière contre le travail, contre nos droits, contre la Sécurité sociale ne laisse pas d’autre choix que de préparer à tous les niveaux la grève, la vraie grève, celle qui unit travailleurs et organisations autour des revendications.

Ce gouvernement, qui détourne les milliards d’euros des services publics, pille la Sécurité sociale pour financer la guerre, ne reculera que devant une mobilisation ouvrière de masse. Celle qui permettra d’en finir avec ce régime. Organisons-nous.

Le 7 décembre, des militants et des travailleurs de toutes tendances, du public et du privé, se retrouveront dans une rencontre nationale pour l’unité. La Tribune des travailleurs leur ouvre ses colonnes.


« Et maintenant, on n’aurait plus le droit d’être malade ? » Le gouvernement veut augmenter le délai de carence des fonctionnaires

Les travailleurs ont arraché la Sécurité sociale pour pouvoir faire face notamment aux consé- quences de la maladie.
Le gouvernement Macron-Barnier veut revenir aux conditions du début du XXe siècle : « Tu es malade, tu n’es pas payé ! »
Exagération ? Non !
Le ministre de la Fonction publique veut faire passer de un à trois le nombre de jours de carence des fonctionnaires et réduire leur indemnisation quand ils sont en arrêt maladie à 90 % du salaire (au lieu de 100 % actuellement).
Cette mesure provoque l’indignation.
Une institutrice : « Ça veut dire quoi ? Qu’on n’a plus le droit d’être malade ? En maternelle, les maladies pullulent toute l’année. On viendra travailler avec une gastro à l’école pour ne pas perdre trois jours de salaire ? »
Une agente de service dans une école : « On nous interdit d’accéder aux cotisations que l’on paye à la Sécurité sociale. »
Travailleurs du public, du privé, nous sommes tous concernés : ce sont bien les principes de la Sécurité sociale que le gouvernement veut remettre en cause.

Est-il possible de le laisser faire ? Non !

La riposte passera par la grève dans l’unité, seul moyen de faire reculer le gouvernement.
La riposte appellera un mouvement d’ensemble pour en finir avec ce gouvernement qui, avec le patronat, organise les vastes plans de licenciements et détruit les services publics pour nourrir «l’effort de guerre».
Et il faudra bien balayer Macron, son gouvernement et les institutions de la Ve République pour laisser la place à un gouvernement des travailleurs et de la démocratie.


Un budget 2025 contre les travailleurs. Ne touchez pas à la Sécu ! Ne touchez pas aux services publics !

Le budget de Macron et Barnier, c’est :

– 4 000 postes d’enseignants supprimés
… et des écoles fermées, des classes surchargées, des professeurs non remplacés.
– La revalorisation des pensions reportée de six mois
… et plus de pauvreté pour les retraités, notamment les 2 millions d’anciens qui vivent sous le seuil de pauvreté.
– La facture d’électricité augmentée
… et une cinquième hausse en quatre ans (la facture a déjà bondi de 45 % depuis 2022)
– Les soins encore moins remboursés
… quand la Sécurité sociale prenait en charge 70 % des soins, elle en prendra 60 %, le tarif des mutuelles va donc augmenter.
– 6,5 milliards soustraits aux services publics locaux
… et moins de crèches, de bibliothèques, de centres municipaux de santé, d’entretien de la voirie, etc.
– Une attaque contre le droit aux soins
… et trois « jours de carence » pour les fonctionnaires qui tombent malades, durant lesquels ils ne toucheront pas leur traitement et perdront ensuite entre 10 % et 50 % de leur salaire.

C’est aussi 3,3 milliards en plus pour la guerre.

Il faut mettre en échec ce budget ! Il faut mettre en échec ce gouvernement ! L’argent pour l’école, l’hôpital, les services publics, pas pour la guerre !
Ce n’est pas cette Assemblée nationale qui fera reculer Macron et Barnier. 

C’est la lutte de classe unie des travailleurs et de leurs organisations qui les fera reculer.
C’est la lutte de classe qui imposera un gouvernement des travailleurs et de la démocratie.


Budget Macron-Barnier-Genetet contre l’école publique Unité pour l’annulation des 4000 suppressions des postes !

Le 10 octobre, Barnier a présenté son projet de budget pour 2025 au Conseil des ministres : 40 milliards d’euros de coupes dans les services publics, la santé, la Sécurité sociale…

Pour l’école publique qui manque déjà cruellement de tout (enseignants, remplaçants, infirmières et médecins scolaires, psychologues, AESH, …), il a programmé une véritable saignée de 4 000 suppressions de postes, dont 3 155 dans les écoles maternelles et élémentaires.
Alors que des milliers de classes ont été fermées à cette rentrée (190 à Paris, 300 dans le 93, 130 dans le 94, 104 dans le 13,…), le gouvernement veut en fermer cinq fois plus à la rentrée prochaine, c’est-à-dire fermer de l’ordre de 950 classes à Paris, 1 500 en Seine-Saint-Denis ou encore 650 dans le Val-de-Marne…

Déjà cette année, dans de nombreuses écoles, les jeunes sont privés de cours faute de remplaçants. Il devient monnaie courante maintenant que les parents soient sollicités pour garder leur enfant à la maison faute de remplaçants. Dans une école du Val-de-Marne, les enseignants, qui ont décidé la grève pour obtenir des remplacements, ont ainsi compté que sur les vingt-et-un premiers jours de classe, il n’y avait eu que cinq jours avec cinq professeurs pour cinq classes, alors qu’il y en a eu dix avec une classe sans professeur, cinq avec deux classes sans professeur et même un jour avec trois classes sans professeur ! Et qu’a répondu la représentante de la ministre ? Que, comme elle n’avait pas fermé autant de classes qu’il aurait fallu dans ce département, elle n’avait plus de remplaçants disponibles !

Jusqu’où le droit pour les jeunes d’accéder à l’école, de suivre des enseignements pour préparer leurs diplômes, sera-t-il ainsi piétiné au nom du remboursement d’une dette qui n’est pas celle des travailleurs, car fabriquée de toutes pièces dans l’intérêt des capitalistes ?

Les besoins pour l’école, tout le monde les connaît : il faut ouvrir des postes par milliers pour alléger les effectifs dans les classes et assurer tous les remplacements ! Il faut ouvrir toutes les places dans les instituts et classes spécialisés, avec des personnels qualifiés pour prendre en charge à hauteur de leurs besoins les enfants en situation de handicap ! Il faut abroger les groupes de niveau instaurant le chaos dans les collèges sur la base du tri social des élèves !

Personne ne peut accepter une telle mesure de destruction de l’école. C’est l’avenir de la jeunesse qui est en jeu. Le droit à l’instruction est un acquis de civilisation. Il n’est ni négociable ni discutable. Il doit être respecté et le plan de 4 000 suppressions de postes annulé.

De l’argent, il y en a suffisamment pour répondre à tous les besoins. Car ce budget Macron-Barnier qui s’en prend à l’école, à la Sécurité sociale, à la santé, à tous les services publics prévoit 50,5 milliards d’euros pour l’armée (soit + 3,3 milliards par rapport à l’exercice 2024).

Il y a urgence
Les milliards de la guerre et des profits capitalistes doivent être réquisitionnés pour être affectés aux écoles, aux hôpitaux, aux services publics.

Ce lundi 14 octobre, toutes les organisations syndicales « représentatives » de l’Éducation nationale ont adressé à la ministre Genetet une alerte sociale, avec menace de préavis de grève à compter du 4 novembre si les négociations ne sont pas ouvertes dans les plus brefs délais, car, selon elles, « une ligne rouge a été franchie ».

Face au budget Macron-Barnier-Genetet de destruction de l’école, il y a en effet urgence à forger l’unité à tous les niveaux ; l’unité des parents, des enseignants et des organisations syndicales, l’unité dans les mobilisations et dans la grève pour imposer le rapport de force pour exiger la satisfaction de l’ensemble des revendications définies par les enseignants eux-mêmes, à commencer par l’annulation de toutes les coupes budgétaires et du plan des 4 000 suppressions de postes, par l’exigence d’aucune fermeture d’école et d’ aucune fermeture de classe, par le recrutement en masse d’enseignants pour assurer tous les remplacements, par l’abrogation des contre-réformes, dont celle du choc des savoirs et des groupes de niveau.

C’est à cette unité qu’œuvreront les militants du Parti des travailleurs.

Un plan de guerre contre le service public

Le gouvernement Macron-Barnier a présenté son budget : 5 milliards d’euros en moins pour les services publics !

La Cour des comptes demande, elle, la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires territoriaux !
Et le ministre Kasbarian annonce la reprise de la réforme Guerini, qui vise à faciliter le licenciement des fonctionnaires, à accentuer la rémunération au mérite, à supprimer le statut de fonctionnaire.
Selon la presse, il faudrait de nouveau augmenter le temps de travail des fonctionnaires. Enfin, la caisse de retraites (CNRACL) a été mise en déficit et la solution, selon le gouvernement, serait de faire payer les collectivités locales : 1,3 milliards de plus par an !

Ces mesures signifient : la fermeture de crèches, de bibliothèques, de centres de PMI, de centres municipaux de santé, la dégradation des écoles, la privatisation de piscines… Dans certaines localités, la Mairie est le premier employeur du territoire : cela veut donc dire des milliers d’emplois perdus pour les habitants !

Pourtant, les communes sont déjà étranglées par les mesures d’économies des gouvernements précédents.

À Paris, la municipalité PS-PC-EELV-Génération.s anticipe déjà : dans les bibliothèques, il n’est plus possible de commander de nouveaux livres, de partitions, de CD, de DVD ; dans les conservatoires, il n’est plus possible de commander des instruments (prêtés aux enfants les plus défavorisés) ; il n’y a plus de pièce de rechange pour réparer les toilettes publiques et il est d’ores et déjà annoncé qu’il y aura moins de travaux l’année prochaine dans les écoles, les crèches…

En Seine-Saint-Denis, le conseil départemental PS-PCF-LFI-EELV ferme trois crèches.

Alors, une question se pose : les employeurs territoriaux vont-ils relayer les coupes budgétaires exigées par le gouvernement ?

Pour le Parti des travailleurs, aucune coupe budgétaire n’est acceptable ! La « dette » n’est pas celle des travailleurs. Ce qu’il faut, c’est, au contraire, plus de service public, plus de crèches, plus de centres de PMI, plus de centres municipaux de santé…

L’heure est à forger l’unité des travailleurs, avec leurs organisations, pour :
– Aucune coupe budgétaire !
– Non au plan d’austérité Macron-Barnier !
– Réquisition des 413 milliards d’euros du budget des armées et des 600 milliards d’aide aux entreprises pour satisfaire les besoins de la population !
– Dehors Macron et Barnier !