En faisant élire Trump, un large secteur de la classe capitaliste des États-Unis prétend briser par la
force tout ce qui résiste à ses plans de conquête et de pillage aux États-Unis et dans le monde. Elle
est prête pour cela à bousculer toutes les institutions de « l’ordre mondial ».
Au plan international, la cible c’est le marché chinois qui, coûte que coûte, devra être démantelé, y
compris si nécessaire au prix de la guerre mondiale généralisée. Au plan intérieur, Trump en appelle
aux pires préjugés chauvins, racistes, sexistes et autres pour imposer sa politique démagogique et
populiste. D’autres régimes d’extrême droite s’y sont employés au siècle passé, avec les
conséquences épouvantables que l’on connaît.
L’élection de Trump doit tout à la capitulation des dirigeants du mouvement ouvrier. La classe
ouvrière des États-Unis est puissante socialement. Elle l’a prouvé récemment dans les grèves de
Boeing, des dockers, etc. Mais elle est inexistante politiquement à cause de la décision des dirigeants
syndicaux de soutenir le parti capitaliste de Biden et Kamala Harris, soutien de Netanyahou. Même
si de larges secteurs de la population noire et des femmes ont voté contre celui qui apparaissait
comme le pire danger pour la démocratie, le « choix » ne pouvait être entre deux secteurs de la classe
capitaliste.
Les plus grands combats sont devant nous. La classe ouvrière a la responsabilité, à l’intérieur des
États-Unis comme à l’extérieur, de refuser de se soumettre à l’union sacrée pour la guerre à laquelle
participent les dirigeants de « la gauche » et de « l’extrême gauche » qui votent les crédits de guerre
par centaines de milliards. Elle a la responsabilité de rejeter le populisme de droite et le populisme
de gauche qui cherchent à effacer les frontières de classe.
Les plus grands combats se préparent. Aux États-Unis comme dans le monde entier, la lutte de classe
est là, et bien là. Elle met à l’ordre du jour la construction et le renforcement d’authentiques partis
de travailleurs combattant pour des gouvernements de travailleurs.
Contre la guerre et l’exploitation, pour la fraternité entre les peuples, que vive l’Internationale
ouvrière !






