La classe ouvrière et la jeunesse peuvent ouvrir une issue à la crise

Depuis sa naissance en 1958 jusqu’à son agonie aujourd’hui, une chose ne change pas dans la Ve République : la forme politique doit être préservée pour que le contenu social le soit aussi.
La forme politique : aujourd’hui comme hier, la Ve République confie toujours tous les pouvoirs au président. En 2025, bien que rejeté par l’immense majorité du pays, c’est encore Macron qui a entre ses mains le pouvoir exorbitant de choisir le Premier ministre et de définir son mandat.

Le contenu social : frapper la classe ouvrière et ses acquis au compte des intérêts capitalistes.

Lecornu est nommé Premier ministre pour la deuxième fois en quelques jours. Lui et Macron promettent qu’il y aura un débat sur la question des retraites et que tout pourra être mis sur la table.

Les travailleurs qui ont fait grève et manifesté par millions en 2023 n’exigent ni « débat » ni « suspension », ils exigent une chose simple : l’abrogation de la réforme des retraites. Et ils exigent une deuxième chose simple : le renoncement à tout plan de coupes dans les budgets de la Sécurité sociale et des services publics.

Le message est clair, non ? De toute évidence, à l’Élysée comme à Matignon, on a du mal à l’entendre, on veut faire croire que la demande des travailleurs serait « un débat ».

Non, l’exigence est : abrogation ! Et puisqu’en haut, le message n’est pas entendu, alors – quels que soient les développements des jours à venir, censure ou pas, dissolution ou pas – c’est à la classe ouvrière d’intervenir directement sur la scène politique.

Seule la classe ouvrière – groupant autour d’elle la jeunesse, les petits paysans, artisans et commerçants – a la capacité de résoudre, et en très peu de temps, la crise actuelle.

La grève générale ouvrière, dans l’unité des travailleurs du public comme du privé, avec leurs organisations, imposera l’abrogation de la réforme des retraites. Elle imposera le retrait de toutes les réformes anti-ouvrières. Car les travailleurs savent que de l’argent il y en a : les 300 milliards versés chaque année par l’État aux capitalistes qui s’en servent pour spéculer et licencier, plus de 100 milliards de dividendes versés aux actionnaires tous les ans, des centaines de milliards de dépenses pour la guerre (413 milliards pour la loi de programmation militaire 2024-2030) et pour le paiement d’une « dette » qui n’est pas celle des travailleurs.

Ainsi, la classe ouvrière ouvrira la voie à une République des travailleurs et de la démocratie.

Unité ouvrière et jeune pour :

– Abrogation de la réforme des retraites de 2023 !
– Aucune coupe dans les budgets de la Sécurité sociale et des services publics !
– Les milliards pour l’école, les hôpitaux, les salaires, pas pour leur sale guerre !

Rejoignez le Parti des travailleurs !

Conseil fédéral national du Parti des travailleurs, 12 octobre 2025
Adopté à l’unanimité