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Appel des jeunes de la rencontre nationale du 29 novembre

Nous nous sommes réunis le 29 novembre autour de l’appel « En France, en 2025 : les étudiants ont faim »* Nous étions 54 jeunes de 18 départements, étudiants, alternants, jeunes travailleurs et lycéens. Il est inconcevable que les étudiants aient toujours faim en 2025.

À Paris, « on n’a pas le temps de manger au resto U tellement il y a d’attente avec le manque de personnels et de moyens ».
À Metz, « on doit payer pour le traitement des blattes en résidence universitaire ».
Des étudiants turcs à Lille : « On invite tous les étudiants étrangers à se regrouper et à se constituer en comité pour lutter contre la suppression des APL. »
Un étudiant de Lyon : « Avoir un logement, c’est déjà un problème. Je suis étudiant étranger, si je n’ai plus les APL je ne peux pas continuer. »
« Je suis alternant en Bretagne. Il y a trois heures de route entre mon école et l’entreprise où je suis. »
À Avignon, des étudiants d’une école d’arts : « On ne peut plus payer les feuilles et la peinture (…). Ce n’est pas au BDE (bureau des étudiants) de payer pour un chauffe-eau ou des tables à la cafet de notre école. »
À Marseille, « les deux restos U du campus sont fermés le soir, alors qu’ils sont entourés de résidences universitaires. C’est une association étudiante qui propose les distributions alimentaires pour pallier ce que l’État ne prend pas en charge. »
À Nantes, « la fac oblige à prévenir un mois à l’avance avec une liste de noms si l’on veut se réunir. Ils veulent nous empêcher de nous exprimer. »
À Agen, sur le manque de transports et de logements : « Je dois être brillante en cours. Comme si tout cela était normal. Ce n’est pas normal. Ce n’est plus vivable. »

Tout cela est permis par Macron et les coupes budgétaires incessantes de son gouvernement dans le budget de l’enseignement supérieur ! Et pourquoi ces coupes budgétaires ? Pour l’augmentation de près de 10 milliards d’euros du budget militaire et préparer la guerre ! Pour financer les 413 milliards d’euros de loi de programmation militaire votée l’année dernière ! Pour le gouvernement, la seule voie ouverte à la jeunesse, c’est l’armée ! Nous répondons : les étudiants ont faim et ils se battent déjà pour gagner sur le terrain des revendications.

Mandatés par les 4 300 signataires de l’appel*, nous appelons à élargir massivement cette mobilisation à où elle existe déjà et dans toutes les villes que nous pouvons atteindre ! Nous invitons à former des délégations dans nos combats locaux, pour être reçus dans les préfectures, les directions des Crous, les présidences (d’université) et faire valoir nos revendications.

Pour autant, nous ne réglerons pas ces questions université après université, ou étudiant par étudiant, mais bien dans l’unité, partout, des étudiants, des lycéens, des jeunes travailleurs, et avec les organisations de jeunesse. Pour cela, nous nous adressons à toutes les organisations de jeunesse. Dans ce contexte, comment ne pas penser à une manifestation nationale de la jeunesse ? Rejoignez cet appel pour combattre ensemble et massivement la politique d’austérité qui veut nous diviser !

Ont participé à cette rencontre : des jeunes de Marseille, de Chambéry, de Nantes, de Tours, de Lille, d’Amiens, de Douai, de Rouen, d’Avignon, de Nancy, de Metz, de Strasbourg, de Paris, de Lyon, de Cergy, de Coulommiers, de Saint-Brieuc, de Dinan.

*Appel jeune national « En France, en 2025 : les étudiants ont faim ! » initié par la Fédération des jeunes révolutionnaires-IVe Internationale en octobre 2025.