Le scénario était bien huilé :
23 juillet : la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, annonce le doublement du plafond des franchises médicales (reste à charge payé par l’assuré), pour l’établir à 200 euros.
18 août : le gouvernement dit renoncer à cette hausse, tout en indiquant que le plafond augmenterait.
24 août : le projet de décret est déjà prêt. Ce seront 140 euros, soit une hausse de 40 % et cela dès le 1er octobre!
Selon le gouvernement, ce nouveau plafond – 70 euros pour les consultations et 70 euros pour les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires – correspond à la prise en compte de l’inflation depuis 2005, date de fixation du précédent maximum. Ah oui ! Parce que les salaires des travailleurs ont augmenté de 40 % ?
Dans un entretien à Paris-Match, Lecornu a osé déclarer : il faut « demander un effort à ceux qui achètent plus de 50 boîtes de médicaments par an ou vont plus de 25 fois chez le médecin par an » ! Comme si les malades faisaient le choix d’aller 25 fois par an chez le médecin !
Les associations de malades sont vent debout contre cette mesure qui permettrait de racketter les malades de 300 à 400 millions d’euros.
Pourtant quand Zelensky réclame « beaucoup plus d’argent » pour accroître sa production de drones et de missiles, le jour même, la Commission européenne lui accorde une aide supplémentaire de 6,1 milliards, dans le cadre du « prêt de soutien à l’Ukraine de 90 milliards d’euros déjà votés ». Macron approuve chaleureusement car « il est crucial de donner à l’Ukraine tous les moyens nécessaires ».
Pour la guerre, c’est à guichet ouvert, mais quand il s’agit de préserver la santé des travailleurs, c’est une autre affaire !
L’argent pour la Sécu et les hôpitaux, pas pour la guerre !
25 août 2026

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