Communiqué Bas les pattes devant la République catalane !

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Paris, le 27 octobre 2017, 20 heures

picto pdf petitCe 27 octobre, le Parlement de Catalogne a, par une résolution, décrété que « la Catalogne constitue un État indépendant sous la forme d’une République » et décidé d’engager « un processus constituant ».

Cette déclaration est conforme au résultat du référendum du 1er octobre.
Elle est conforme à l’exigence démocratique : c’est au peuple catalan de décider de son avenir, et à lui seul ! Depuis que cette déclaration a été connue, c’est un véritable déchaînement contre la République catalane :

  • le gouvernement Rajoy s’est engagé dans une escalade de répression : mise sous tutelle de la Catalogne (article 155), poursuites contre le président de la Généralité pour « rébellion » ;
  • l’Union européenne, l’administration Trump, Macron et tous les gouvernements des grandes puissances capitalistes condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière Rajoy et la monarchie ;
  • en Espagne même, tous les dirigeants des principaux partis, y compris les partis de « gauche » (notamment PSOE et Podemos) condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière la monarchie.Il est clair que la proclamation de la République de Catalogne ouvre une brèche dans le système institutionnel de la monarchie franquiste mis en place il y a quarante ans dans la continuité de la dictature de Franco.Dans cette brèche peuvent s’engouffrer tous les peuples de l’État espagnol, du Pays basque à la Galice, de l’Andalousie à la Castille, pour proclamer à leur tour leurs Républiques et engager partout le processus constituant permettant aux peuples eux-mêmes de décider ce que doivent être le contenu social et la forme d’une véritable union libre des Républiques libres d’Espagne.C’est aux peuples de décider.

    Le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui combat en France contre le régime de la Ve République et contre l’Union européenne, pour l’unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe, pour l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, réaffirme sa solidarité avec le peuple et les travailleurs de Catalogne, et ceux de toutes les régions d’Espagne en lutte pour la démocratie et contre la monarchie.

    Ne touchez pas au peuple catalan !

Pour tout contact : poidemocratique@orange.fr

Communiqué de Daniel Gluckstein, directeur de la publication La Tribune des travailleurs

Communiqué de Daniel Gluckstein,
directeur de la publication La Tribune des travailleurs

logo-tt-adresse-scissionLe 6 novembre prochain, je suis convoqué par la brigade financière de la police judiciaire « dans le cadre d’une enquête judiciaire diligentée à la demande du Parquet de Paris sur des faits d’abus de confiance commis en 2015 sur la commune de Paris, en tout cas sur le territoire national, au préjudice du Parti ouvrier indépendant ».

Renseignements pris, j’apprends que cette convocation fait suite à « une dénonciation » (c’est le terme juridique officiel) et que ses auteurs s’y sont pris à deux fois, une première tentative étant restée sans suite en 2016.

J’apprends également que la peine prévue par le Code pénal pour abus de confiance est de trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende.

À ce stade, je ne dispose pas d’autre information sur ce qui me serait reproché.

Toutefois, cette convocation n’est pas une totale surprise. Le 15 juin 2016 en effet, les dirigeants du POI non démocratique adressaient par écrit une mise en demeure aux secrétaires nationaux du POID « sous peine de voir la mécanique judiciaire se mettre en marche ». À quoi les secrétaires nationaux du POID avaient répondu, point par point, trois jours plus tard (ces documents sont consultables sur le site de La Tribune des travailleurs).

Mais les dirigeants du POI non démocratique sont restés sourds à tout dialogue. Leur décision était prise « de mettre la mécanique judiciaire en marche ». D’où la première dénonciation de juin 2016, sans suite, et la deuxième dénonciation suivie d’effet en juin 2017.

Abus de confiance ? S’il fallait parler d’un « abus » en 2015, ce serait plutôt celui par lequel les trois secrétaires nationaux du parti, ainsi que la moitié du bureau national élu au congrès précédent, et avec eux des milliers d’adhérents, se sont retrouvés, en quelques jours, interdits de fait d’exercer leur mandat et dépossédés de leur parti, de leurs locaux et de toute possibilité d’exprimer leur point de vue !

Deux ans ont passé. Les auteurs du coup de force de 2015 et des menaces de 2016 sont devenus les « dénonciateurs » de 2017.

Dans quel but ?

Je suis engagé depuis un demi-siècle dans l’action politique organisée au service de l’émancipation ouvrière. On peut partager ou non mes opinions et mes engagements. Mais je mets au défi quiconque d’établir qu’un seul de mes actes ait été guidé par une autre motivation que le respect du mandat confié.

Militant trotskyste, j’ai toujours considéré la dénonciation d’un adversaire politique à la justice et/ou à la police comme un procédé étranger au mouvement ouvrier, dont nombre de combattants ont été victimes aux heures sombres du stalinisme triomphant.

Pouvais-je imaginer être un jour moi-même l’objet d’une telle dénonciation par des responsables politiques osant se réclamer de Trotsky ? Cela constitue, à ma connaissance, un fait sans précédent.

2015, 2016, 2017 : d’abord l’expulsion du POI et de son courant CCI, puis les menaces, aujourd’hui la dénonciation à la justice et à la police, demain mon emprisonnement ? Si l’objectif de cette escalade est de nous faire taire, elle échouera.

Depuis 2015, les moyens d’expression qui nous ont été confisqués, nous les avons reconstruits, en toute indépendance. Semaine après semaine, La Tribune des travailleurs voit s’élargir le nombre de ses abonnés et de ses lecteurs.

Je n’ai aucun doute sur le fait que les lecteurs de notre Tribune, membres ou non du POID, auront à cœur d’apporter à cette tentative de nous bâillonner par les moyens les plus vils la seule réponse qui s’impose : étendre, toujours et plus, la diffusion de La Tribune des travailleurs, élargir, dans ses colonnes, le libre débat entre les partisans de la lutte de classe, à quelque courant du mouvement ouvrier qu’ils appartiennent.

À la dénonciation policière nous opposerons ensemble la libre discussion fondée sur la démocratie ouvrière. Je rendrai compte des suites de cette convocation.

Paris, le 24 octobre 2017

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Après le Code du travail, le droit à la santé dans le collimateur du gouvernement

nouveaulogopoid

picto pdf petitLa ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a osé affirmer que « 30 % des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas pertinentes » !

soinsFaut-il comprendre qu’un soin sur trois serait «inutile»? Un soin sur trois délivrés par le médecin généraliste, l’infirmière libérale, le kinésithérapeute, le radiologue, ou encore l’aide-soignant qui travaille dans un hôpital, ne devrait donc plus l’être selon la ministre?

Un scandale ! Et ce n’est pas tout :

La ministre veut « créer des modes de tarification centrés sur la pertinence des soins ».

Les gouvernements précédents avaient créé la tarification à l’activité (T2A), système qui est à l’origine de l’étranglement financier actuel des hôpitaux et de la crise qui les traverse (manque in- tolérable de personnel, manque de lits…). Agnès Buzyn maintient et aggrave ce système en suggérant que l’acte sera payé s’il est jugé « pertinent ». Elle et son gouvernement veulent donc instaurer une tarification au mérite.

Et parallèlement, il faudrait que 70 % des interventions chirurgicales soient réalisées en ambulatoire (entrée le matin, sortie le soir) afin de «fermer les lits qui ne servent à rien».

Un objectif : réaliser des économies sur le dos des patients et des personnels

La seule motivation du gouvernement, en poursuivant et en aggravant les politiques désastreuses des précédentes ministres de la santé, Mmes Bachelot et Touraine, est de faire un maximum d’économies sur le dos des personnels et des patients.

Et pour quelle raison ? Car le gouvernement a décidé de supprimer les cotisations sociales pour 2018, au bénéfice des patrons et des capitalistes qui, une fois encore, s’en sortent un peu plus exonérés !

Abrogation des lois Touraine et Bachelot ! Retrait du plan de la ministre Buzyn !

Retour à la Sécurité sociale de 1945 !

Le POID se prononce pour l’abrogation de toutes les contre-réformes du gouvernement Macron-Philippe, en commençant par les ordonnances contre le Code du travail !


Prenez connaissance dossier sur le plan Buzyn dans La Tribune des travailleurs n° 111. Prenez contact avec le POID.

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CATALOGNE À bas la répression franquiste ! Libération immédiate des emprisonnés politiques !

logo POID carré 38x38(communiqué du POID du 17 octobre – 13 h) Il y a quelques heures dans la soirée du 16 octobre, Jordi Sanchez (Assemblée nationale catalane) et Jordi Cuixart (Omnium), deux responsables d’organisations démocratiques de Catalogne qui se prononcent pour la proclamation de la République catalane, conformément au résultat sans appel du référendum du 1er octobre, ont été jetés en prison par le gouvernement de la monarchie espagnole.

Après les brutalités policières du 1er octobre contre le peuple catalan, qui, malgré tous les obstacles, a voté pour décider librement de son sort, c’est à nouveau la répression déchaînée par la monarchie franquiste, qui rappelle de sinistres souvenirs à tous les travailleurs et aux peuples de l’État espagnol.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique réaffirme, comme il l’a fait depuis des semaines dans son hebdomadaire, puis à la tribune de son meeting tenu à Paris le 13 octobre :

Ce n’est pas à Madrid, ni à Paris, ni à Bruxelles ou Washington que doit se décider le sort du peuple catalan !

OUI au droit du peuple catalan à disposer de lui-même !

OUI au droit du peuple catalan à proclamer maintenant, comme il l’a décidé, la République catalane !

OUI au droit des peuples d’Espagne à proclamer, s’ils le décident, la République !

À bas la répression franquiste !

Libération immédiate des emprisonnés politiques !

Rajoy, Macron, Union européenne : bas les pattes devant le peuple catalan !

Vive l’unité des travailleurs et des peuples de l’État espagnol et de toute l’Europe !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique appelle ses comités et ses militants à être prêts à répondre à tout appel à se rassembler sur ces mots d’ordre.

17 octobre, 13 heures

Amphithéâtres bondés en facs Les milliards pas pour la guerre mais pour l’école !

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Lutte contre l’extrémisme ?

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« La Sécu, elle est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder »

 

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« La répression dans les rues de Barcelone, c’est le véritable visage de l’Union européenne » (communiqué du POID)

 

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Mardi 3 octobre 2017, 11 heures

La garde civile défonçant à coups de bélier l’entrée des bureaux de vote et arrachant les urnes des mains de scrutateurs pacifiques ; des centaines de citoyens, de jeunes, de personnes âgées, et même d’enfants, brutalisés, frappés, blessés : la violence déchaînée par le gouvernement Rajoy contre le peuple catalan, ce 1er octobre, confirme, à qui en douterait, que les institutions de la monarchie espagnole sont bien l’héritage de la dictature franquiste.

Une sainte alliance de tous les dirigeants européens – ceux de la Commission de Bruxelles et les chefs des différents gouvernements, à commencer par Macron – s’est nouée en défense de Rajoy et de la monarchie franquiste.

Ceux-là mêmes qui, d’ordinaire, s’affirment partisans du suffrage universel ; ceux-là mêmes qui, comme Macron, prétendent être légitimes après avoir recueilli à peine 15 % des suffrages des électeurs au premier tour de l’élection présidentielle ; ceux-là, confrontés à un peuple qui, pour une fois, a la possibilité de saisir le bulletin de vote pour exprimer sa volonté, décrètent que tous les moyens sont bons pour faire taire le peuple catalan.

L’interdiction de voter quand il s’agit de voter pour déterminer librement son avenir, c’est le véritable visage de l’Union européenne.

À tous ceux qui, depuis des décennies, prétendent que l’Union européenne est un rempart de la démocratie et de la paix, les peuples et les travailleurs d’Europe sont en droit de dire : la violence de la répression déchaînée dans les rues de la Catalogne ce 1er octobre, voilà le véritable visage de votre « Union européenne ».

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, tous les travailleurs et tous les peuples d’Europe ont un même intérêt : que la démocratie soit respectée. Tous les travailleurs et tous les peuples d’Europe ont le même intérêt : que la Catalogne puisse décider de son propre avenir.

Nous ne nous joindrons pas à ceux qui demandent à Macron qu’il intervienne en médiateur ! Comme si Macron ne soutenait pas publiquement Rajoy ! Comme si le sort de la Catalogne pouvait se décider à Paris !

Ce n’est pas la médiation de Macron ou d’autres qui va résoudre la question posée en Catalogne. Le respect de la démocratie, c’est le droit du peuple à décider librement de son avenir (y compris à décider de se séparer ou non).

À ceux qui prétendent que le peuple catalan doit rester uni aux autres peuples de l’État espagnol et, au-delà, aux peuples de toute l’Europe, les travailleurs et les jeunes sont en droit de rétorquer : oui, l’union libre et fraternelle des travailleurs et des peuples est une nécessité ; mais, précisément, une union ne peut être libre que si toutes ses composantes ont la liberté de s’unir et de se désunir. L’union libre ne peut être imposée.

Partisan de l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, le POID élève la plus énergique protestation contre la répression qui frappe les travailleurs et le peuple de Catalogne. Il est solidaire de leur volonté de décider par eux-mêmes de leur avenir.

Que les institutions de l’Union européenne rejoignent celles de la monarchie franquiste dans un même front, dressé contre le droit du peuple catalan à décider de son avenir, n’a rien pour étonner : ces institutions sont un rempart de défense des capitalistes et des spéculateurs.

Ceux qui s’opposent au droit du peuple catalan à décider de son avenir bafouent la démocratie dont ils se réclament.

Que chacun en soit conscient : c’est l’oppression du peuple de Catalogne et la répression qui le frappe aujourd’hui qui poussent à la rupture et à l’indépendance.

À l’inverse, c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit de décider librement de s’unir ou de se désunir qui permet et permettra la libre union des travailleurs et des peuples de l’État espagnol et, au-delà, de toute l’Europe.

• Halte à la répression
• Liberté de choisir pour le peuple de Catalogne !
• Rupture avec les institutions de la monarchie franquiste, de l’Union européenne et de la Ve République

manif barcelone

Grève générale et manifestation à Barcelone lundi 2 octobre 2017.