Le premier tour des élections municipales Rejet et exigence de rupture

Le premier enseignement du premier tour des élections municipales, c’est l’effondrement de la participation. L’abstention bat tous ses records pour des municipales (hors 2020 en plein Covid), particulièrement dans les bureaux de vote des quartiers ouvriers et populaires.
D’élection en élection, le peuple travailleur se détourne toujours plus du suffrage universel. Il constate que les gouvernements – qu’ils soient de droite ou de gauche – se soumettent tous aux institutions de la Ve République, c’est-à-dire aux exigences du capital financier. C’est pourquoi tous s’en prennent à la Sécurité sociale et aux droits ouvriers, tous suppriment ou accompagnent les suppressions massives d’emplois, privatisent les services publics, disloquent l’Éducation nationale et les hôpitaux, etc.

Ce qui est nouveau ce 15 mars, c’est que les électeurs se détournent d’un scrutin municipal qui était jusque-là, avec la présidentielle, celui qui connaissait la plus forte participation. Mais aujourd’hui, il leur apparaît vidé de tout enjeu. Car, face à Macron et à Lecornu qui asphyxient les communes pour financer la guerre, les travailleurs constatent que les majorités municipales de toutes couleurs politiques acceptent cette situation, et donc relaient les coupes imposées par ces réductions budgétaires.
Ce que la presse appelle « la percée de La France insoumise », c’est le fait que, sur fond d’abstention record, une partie de l’électorat populaire a saisi le bulletin de vote LFI pour exprimer son aspiration à une rupture prônée par le programme de ce mouvement. Dans ce vote, s’est exprimé aussi son rejet du soutien apporté par les dirigeants du Parti socialiste à Lecornu et à son budget anti-ouvrier.
L’extrême droite, pour sa part, résolument anti-ouvrière, raciste, démagogique et réactionnaire dans tous les domaines, a saisi l’occasion de cette désaffection massive pour se renforcer, gagnant dès le 15 mars un nombre important de municipalités et se disposant pour être en situation de l’emporter dimanche prochain dans nombre d’autres.
Au fait, dimanche soir et lundi matin, dans les échanges, commentaires et polémiques entre représentants des grands partis institutionnels, qui a prononcé le nom de Macron ? Personne ! Qui a parlé de la guerre dans laquelle Macron engage le pays ? Personne ! Qui a évoqué le budget de guerre qui étrangle les communes, asphyxie l’Éducation nationale, les hôpitaux et tous les services publics dont lepeuple a besoin ? Personne ! Au-delà des apparences, un solide consensus lie entre eux tous les partis institutionnels, un consensus pour protéger la Ve République, sa clé de voûte, le président, et sa politique de guerre. Ce consensus est contraire aux exigences de la démocratie et aux besoins de la classe ouvrière et de la jeunesse.

S’agissant du second tour et de la menace de voir l’extrême droite s’emparer d’un certain nombre de grandes villes, le Parti des travailleurs estime qu’un front unique sans faille des travailleurs, de la jeunesse et du mouvement ouvrier et démocratique doit s’y opposer. Et cela sans aucune condition ! Le bureau national du Parti des travailleurs reprend à son compte le vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier : « Marcher séparément et frapper ensemble ».

• Frapper ensemble, cela signifie pour les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique de faire barrage d’un seul bloc, sans la moindre condition, à l’extrême droite.

• Marcher séparément, cela signifie que le Parti des travailleurs, qui sort renforcé de plusieurs centaines d’adhérents nouveaux de cette campagne municipale, est déterminé à redoubler d’efforts dans la campagne politique contre la guerre, pour le retrait de toutes les troupes françaises du Moyen-Orient, pour l’affectation des milliards de la guerre à l’école, aux hôpitaux, aux services publics.

Ces mots d’ordre politiques, pour les militants du Parti des travailleurs, se relient à leur implication dans la lutte de classe pour aider, à tous les niveaux, à réaliser l’action commune nécessaire, travailleurs et organisations unis, pour arracher leurs revendications. Car du rejet massif du régime bonapartiste de la Ve République, se dégage une conclusion : c’est sur le terrain de la lutte de classe que les travailleurs, entraînant avec eux la jeunesse, contraindront ce régime à l’agonie au recul.

À bas la guerre ! À bas l’exploitation ! Pour le gouvernement ouvrier, rendez-vous le 28 mars, 14 heures, au mur des Fédérés, pour, à l’occasion du 155e anniversaire de sa proclamation, rendre hommage à la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier de l’histoire.

Déclaration du Parti des travailleurs, 16 mars 2026, 19 heures


Cessez-le-feu immédiat, retour des troupes françaises !

  • Après avoir annoncé (1er mars) que la France entrait en guerre aux côtés de la coalition israélo-américaine contre l’Iran ;
  •  Après sa décision (2 mars) d’augmenter le nombre de têtes de missiles nucléaires de la France ;
  • Le 3 mars, Macron a franchi un nouveau cran en annonçant l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle et de la flotte qui l’accompagne dans la Méditerranée au prétexte « défensif » de l’aide à Chypre.

1er mars, 2 mars, 3 mars : quelle sera la prochaine étape ? Désormais, la France est sous le commandement militaire du tandem Trump-Netanyahou, ceux-là mêmes qui déclarent qu’il n’existe plus rien qui ressemble au droit international et que seul compte « l’usage de la force » (le ministre de la Guerre américain, Hegseth).

La France se place sous le commandement de Trump et de Netanyahou au moment où ce dernier, déjà coupable de la guerre génocidaire à Gaza, déclare que tout successeur de Khamenei sera assassiné, de même que le successeur du successeur, etc.

« Défensive », la guerre en cours ? La prochaine étape sera l’engagement terrestre. Macron lui-même, dans son intervention, évoque l’Irak, la Jordanie. De toutes façons, ce n’est pas lui qui décide. Les commandants en chef s’appellent Netanyahou et Trump.

Travailleurs, jeunes, cette guerre n’est pas la nôtre.

Cette guerre a pour objectif la prise de contrôle des ressources pétrolières par l’impérialisme au bénéfice des multinationales. Elle a pour objectif de préparer d’autres guerres : une fois l’Iran anéanti, ce sera l’ensemble des pays voisins. Trump ne s’en cache plus, la Chine sera visée. C’est une escalade sans fin vers une guerre mondialisée, vers un carnage sans précédent.

Il faut arrêter l’escalade. Pour nous, en France, il ne s’agit certainement pas, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, de reconnaître la légitimité de l’intervention au nom des « engagements internationaux de notre pays » (tweet du 3 mars). D’aucune manière ! L’exigence de la paix, c’est le retour du Charles-de-Gaulle à sa base de départ, le retrait de toutes les troupes françaises du Proche et du Moyen-Orient et l’exigence du cessez-le-feu immédiat.

Halte à l’intervention !
Les milliards pour l’école, pour les hôpitaux, pour les services publics,
pas pour la guerre de Trump !

Toutes et tous le 7 mars à l’assemblée organisée par le Parti des travailleurs à l’occasion de la Journée internationale de défense des droits des femmes et de combat contre la guerre.

Montreuil, le 4 mars 2026


Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !

En déclenchant leur agression contre l’Iran ce 28 février, Trump et Netanyahou prennent la lourde responsabilité de placer l’humanité au bord d’une guerre généralisée aux conséquences incalculables. Aucun travailleur, aucun jeune ne peut croire une seconde les affirmations grotesques de ces deux criminels selon lesquelles ils agiraient « pour rendre le pouvoir au peuple iranien ».

Refuser cette agression impérialiste contre l’Iran ne signifie nullement apporter le moindre soutien au régime sanguinaire des mollahs. Bien au contraire, légitime est la révolte des travailleurs, des femmes et de la jeunesse d’Iran pour en finir avec ce régime.

Comme l’a déclaré le syndicat des travailleurs de la compagnie des bus de Téhéran : « La véritable libération du peuple d’Iran n’est possible que par l’action collective et la participation consciente, organisée de la classe ouvrière et des couche opprimées, et non par une intervention militaire des États-Unis et d’Israël. »

L’agression américano-israélienne contre l’Iran, c’est la tentative d’imposer encore plus le talon de fer des intérêts de la classe capitaliste des États-Unis. Comme c’est le cas avec le génocide à Gaza et le « conseil de la paix » de Trump, le plan américain de pillage de l’Ukraine et les négociations avec Poutine, les menaces d’annexion du Groenland, l’agression contre le Venezuela, le blocus pétrolier contre Cuba, les accords de Washington sur la République démocratique du Congo ou les menaces contre la Chine : il s’agit d’une seule et même guerre impérialiste, produit de la putréfaction du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production.

Quant à l’État d’Israël, il apparaît ici pour ce qu’il est de plus en plus : le bras armé de l’impérialisme américain. Une semaine avant l’agression, l’ambassadeur américain à Tel Aviv a vendu la mèche, affirmant qu’Israël « avait des droits » sur tous les territoires situés entre le Nil et l’Euphrate, dessinant les contours d’un vaste plan néocolonial plaçant le Moyen-Orient sous l’administration directe de Trump, auquel l’État génocidaire servira de garde prétorienne. Quant à Macron, sans surprise, il n’a pas exigé l’arrêt de l’intervention.

Le Parti des travailleurs se tient inconditionnellement aux côtés des peuples et des travailleurs d’Iran, contre l’agression américano-israélienne. Avec les organisations ouvrières d’Iran, il affirme que la libération des travailleurs d’Iran sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes et non de l’intervention américano-israélienne. Il affirme que c’est la responsabilité du mouvement ouvrier dans le monde de faire front pour condamner l’agression et bloquer la marche à la guerre mondiale dans laquelle Trump et Netanyahou veulent entraîner l’humanité.

De premiers craquements apparaissent dans la bourgeoisie américaine. L’éditorial du New York Times interpelle Trump : « Pourquoi avez-vous déclenché cette guerre ? » Le Parti des travailleurs salue les prises de position d’organisations ouvrières et noires, de coalitions anti-guerre aux États-Unis contre l’intervention. Sans nul doute, la classe ouvrière américaine et la jeunesse, qui se sont mobilisées contre le génocide à Gaza et contre la terreur de l’ICE (police fédérale de l’immigration), qui – se saisissant de leurs organisations syndicales – viennent d’infliger une défaite à Trump à Minneapolis, sauront exprimer le refus de la guerre du peuple des États-Unis.

Le Parti des travailleurs, qui combat contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, appelle à l’unité la plus large des organisations ouvrières et démocratiques :

Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !

C’est au peuple d’Iran et à lui seul de déterminer son propre avenir !

Trump et Netanyahou n’entraîneront pas l’humanité dans une guerre généralisée !

Les milliards des budgets militaires doivent être confisqués au profit des travailleurs !

Montreuil, le 28 février 2026, 14 heures


Non aux menaces de dissolution de La Jeune Garde

Le ministre de l’Intérieur, Retailleau, vient d’annoncer qu’il engageait une procédure de dissolution de l’organisation La Jeune Garde.
Les raisons invoquées par Retailleau pour justifier cette procédure sont un pur prétexte.
Cette procédure s’inscrit dans une longue liste de remises en cause des libertés démocratiques, notamment du droit à l’existence d’organisations politiques, engagées par ce gouvernement et les précédents, sous la présidence de Macron.
Le Parti des travailleurs exprime ses plus vives protestations à l’encontre de cette décision et sa solidarité avec La Jeune Garde.
Il est disponible pour participer à toute initiative dans l’unité la plus large pour s’opposer à cette remise en cause de la liberté d’organisation

Montreuil, le 1 er mai 2025.

Retraite à 65 ans Les vraies raisons de Macron

Retraite à 65 ans
Les vraies raisons de Macron

Une nouvelle fois, Macron passe à l’attaque contre les retraites. Son projet : recul du départ de l’âge de la retraite de 62 à 65 ans et allongement de la durée de cotisation à 43 annuités en 2023.

Pourtant, selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites du 15 septembre, les régimes de retraite auraient dégagé un excédent de 900 millions d’euros en 2021. Le même rapport indique que cet excédent serait multiplié par 3,5 en 2022 pour atteindre 3,2 milliards d’euros.

La raison de cet excédent ? « La baisse relative des pensions » selon le président du COR.

Donc, le montant des pensions a déjà baissé en application des réformes précédentes, et il en faudrait une nouvelle !

Pourquoi ?

Le gouvernement s’est fixé pour objectif de contenir la hausse des dépenses publiques à 0,6 %. Il s’agit donc de piller les régimes de retraite des travailleurs pour les besoins de la politique budgétaire d’ensemble du gouvernement, incluant donc les faramineuses dépenses militaires, le paiement de la dette aux banques et les milliards donnés sous des prétextes divers aux capitalistes.

Selon Le Figaro (15 septembre), « c’est le seul levier identifié pour dégager des marges de manœuvre financières. »

Le POID se prononce contre toute « réforme » des retraites, contre tout report de l’âge légal de départ à la retraite, contre tout allongement de la durée de cotisation.

Rien ne justifie cette « réforme » si ce n’est la volonté du gouvernement et des patrons de faire payer aux travailleurs la crise du capitalisme.

Ne touchez pas à nos retraites !

Retrait du projet Macron !

Avec Macron, le pays va à la catastrophe : il faut l’empêcher !

Avec Macron, le pays va à la catastrophe : il faut l’empêcher !

Macron mène la guerre contre les peuples à l’extérieur :

Il déclare : « Nous sommes en guerre, c’est un état de fait. L’énergie fait partie des instruments de guerre utilisés par la Russie » (conférence de presse du 5 septembre).

Devant la commission de la défense nationale de l’Assemblée nationale, le chef d’état-major de la marine, l’amiral Vandier, révèle le 27 juillet, sans soulever de protestation de la part des députés présents, que la France se prépare à la guerre contre la Chine.

La loi de programmation militaire prévoit une hausse de 3 milliards d’euros, s’ajoutant aux 44 milliards du budget de la guerre. Le ministre des Armées réclame 6 milliards supplémentaires pour les munitions. Pendant ce temps-là, les écoles doivent faire « avec les moyens du bord », selon la formule du ministre de l’Éducation nationale.
Et les hôpitaux filtrent les malades à l’entrée des urgences !

Macron mène la guerre à l’intérieur contre le peuple travailleur :

  • Il appelle à accepter des « sacrifices » pour participer à l’effort de guerre.
  • Un projet de loi prévoit de priver les chômeurs de leurs droits.
  • L’inflation ronge le budget des familles ouvrières.
  • Les prix de l’énergie flambent. Macron annonce un plan de « rationnement » et de « coupures ». Il faudrait accepter d’avoir froid cet hiver. Des centaines d’entreprises organisent chômage technique et licenciements.
  • Le gouvernement annonce que le projet de loi contre les retraites pourrait passer à l’Assemblée nationale avec le coup de force du 49-3.

Macron, minoritaire dans le pays, est illégitime

Avec un tel gouvernement, on ne discute pas, on le combat.

Comment comprendre que les députés français de « gauche » au Parlement européen aient voté le soutien à l’OTAN dans des résolutions sur la guerre en Ukraine (votes des 1er mars et 7 avril derniers) ?

Les travailleurs et les jeunes ne veulent pas de la guerre. Ils sont en droit d’attendre de toutes les organisations et de tous les députés qui se réclament de la justice sociale et de la démocratie qu’ils se dressent tous ensemble pour dire : non à la guerre ! Les travailleurs russes, ukrainiens, chinois ne sont pas nos ennemis.

Le 22 octobre à Paris, dans un grand meeting international, se retrouveront des militants venus du monde entier pour dire d’une même voix : à bas la guerre ! Ni Biden, ni Poutine, ni Macron !

Le POID, qui combat pour un gouvernement sans Macron ni patrons, appelle à se rassembler, travailleurs et jeunes unis :

Pour des mesures d’urgence afin que le peuple travailleur puisse vivre :
blocage des prix des produits de première nécessité, des loyers et des charges ;

annulation des augmentations des tarifs de gaz et d’électricité ; augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux ; embauche massive dans les hôpitaux et l’enseignement ; interdiction des licenciements.

Pour la confiscation des sommes nécessaires au financement de ces mesures : les 629 milliards d’euros offerts par Macron aux capitalistes depuis mars 2020, les milliards prévus pour la guerre, les 170 milliards de profits réalisés par les entreprises du CAC 40 en 2021.

Contre la guerre, pour la paix : troupes russes hors d’Ukraine, démantèlement de l’OTAN, troupes françaises hors d’Afrique !

Le bureau national, le 13 septembre 2022

Macron veut livrer la jeunesse ouvrière au patronat Qualifications, droits et garanties doivent disparaître !

Macron veut livrer la jeunesse ouvrière au patronat
Qualifications, droits et garanties doivent disparaître !

700 000 jeunes s’inscrivent chaque année en lycée professionnel (quand ils ont la chance d’y trouver une place) pour acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme (CAP, baccalauréat professionnel)reconnu dans les conventions collectives et les statuts. Ils pourront ainsi prétendre à un salaire correspondant à leur qualification.
Le Medef revendique la fin des diplômes professionnels reconnus sous statut scolaire.
Les lycées professionnels ont pour rôle de dispenser un enseignement complet (professionnel, technologique et général) au sein de l’Éducation nationale avec des enseignants fonctionnaires d’État recrutés sur concours. Indépendants du patronat, ils garantissent la protection des jeunes face à l’exploitation patronale.
Les lycées professionnels (LP) font l’objet d’attaques régulières de la part du Medef, qui revendique son contrôle total sur la formation professionnelle. Dans quel but ? Remettre en cause les diplômes professionnels nationaux reconnus, au profit de diplômes maison n’ouvrant aucun droit, pour baisser le coût du travail au nom de la compétitivité… et de la réalisation de leurs profits !
Macron, en véritableVRP du patronat, s’exécute ! Il annonce :
• L’augmentation de 50 % du temps passé « sur le tas » en entreprise, réduisant d’autant le nombre d’heures d’enseignements professionnel,technologique et général (jusqu’à une année scolaire entière perdue pour certains bac pro !).
• L’adaptation les LP « aux besoins du marché du travail », en renforçant la présence des patrons
dans leur conseil d’administration. Pour la première fois, depuis 1947, la responsabilité des LP est placée sous la tutelle du ministère du Travail.
• La substitution de vagues « compétences » aux diplômes reconnus.
• Le remplacement des enseignants qualifiés, fonctionnaires d’État, par des « professeurs associés
venant du monde professionnel ».
La nouvelle ministre déléguée à l’Enseignement professionnel du gouvernement Macron, Carole Grandjean, députée LREM de Meurthe-et-Moselle, était DRH d’un des principaux groupes mondiaux de la restauration collective (Elior).
Faut-il commenter ?
C’est l’existence des lycées professionnels qui est menacée. C’est l’avenir de la jeune génération qui est en jeu.
Personne ne pourrait comprendre que l’unité ne se réalise pas pour rejeter un tel forfait.
Livrer la jeunesse au patronat, ce sont des milliards de profit supplémentaires pour les actionnaires ! Exclure la jeunesse des lycées professionnels, ce sont des milliards d’économies pour le budget de l’État ! Tout cela dans un seul objectif : dégager des milliards pour la guerre et pour les patrons.

Va-t-on pouvoir se chauffer cet hiver ?

Va-t-on pouvoir se chauffer cet hiver ?

Le 5 septembre, pour la première fois, Macron a déclaré : « Nous sommes en guerre, c’est un état de fait. L’énergie fait partie des instruments de guerre utilisés par la Russie. Nous devons donc nous mettre en situation de produire plus vite des sources alternatives d’électricité. »

C’est la guerre, nous dit Macron, alors il faut « entrer dans une logique de mobilisation générale » : tous les citoyens devront réduire de 10 % leur consommation d’électricité, en limitant le chauffage cet hiver à 19 degrés. Déjà, les bailleurs sociaux répercutent les hausses du prix de l’énergie sur des centaines de milliers de locataires en augmentant les provisions pour charges.

Et si cela ne suffit pas, on passera à l’étape suivante : « le plan de rationnement ».

Et si cela ne suffit toujours pas : le plan des « coupures » !

C’est vrai pour les foyers, mais aussi pour les établissements scolaires : « On va devoir baisser la température de 2, 3, 4 degrés cet hiver », a prévenu le proviseur d’un lycée de Lyon.Les élèves devront-ils porter des moufles en classe ?

En revanche, c’est à guichet ouvert pour les capitalistes pour lesquels le gouvernement a mis en place, en juillet, un fonds de soutien de 3 milliards d’euros destiné à les aider à payer les factures de gaz et d’électricité !

Une politique de classe : 3 milliards pour les entreprises – qui s’ajoutent aux centaines de milliards offerts depuis mars 2022 ; et pour les familles ouvrières, le rationnement énergétique, les réformes de l’assurance chômage et des retraites, une politique salariale qui réduit toujours plus leur pouvoir d’achat.

La guerre à l’extérieur sert à justifier la guerre à l’intérieur.

La seule position conforme aux intérêts des travailleurs et des jeunes, c’est d’en finir, et le plus tôt possible, avec Macron et sa politique de guerre, guerre à l’extérieur contre les peuples, guerre à l’intérieur contre le peuple travailleur et la jeunesse.

Tous au meeting international convoqué par le POID, le 22 octobre prochain, à 14 h 30 (Espace Charenton, Paris 12e) !

Blocage immédiat des tarifs de l’énergie !

Blocage immédiat des tarifs de l’énergie !

Les tarifs de l’énergie atteignent des niveaux astronomiques.

Pour le prix de gros du gaz : 320 euros le mégawattheure (MWh), soit une multiplication du prix par 20 en dix ans.

Pour le prix de gros de l’électricité livrable en 2023 : plus de 1 000 euros le MWh, contre 85 euros l’année passée et 50 euros en moyenne les années précédentes.

Des augmentations insoutenables pour les travailleurs et leurs familles qui se demandent comment ils vont bien pouvoir payer les prochaines factures.

Quelle est la réponse du gouvernement Borne-Macron ?

Selon une source gouvernementale (citée par Le Parisien, 29 août), « la piste la plus vraisemblable pour le moment, c’est une hausse des prix du gaz et de l’électricité comprise entre 10 et 20 %, avec un renforcement du chèque énergie. »

Le bouclier tarifaire* serait donc supprimé en décembre prochain, entraînant une envolée des prix de l’énergie. Seraient mis en place de prétendus « dispositifs spécifiques pour accompagner les plus fragiles ».

6,2 millions de foyers sont d’ores et déjà touchés par la précarité énergétique (c’est-à-dire des foyers qui rencontrent des difficultés, voire sont dans l’incapacité, à pouvoir chauffer correctement leur logement) en 2022. Combien de millions de foyers contraints, l’hiver prochain, de ne pas se chauffer ?

Au Royaume-Uni, les factures d’énergie doivent augmenter de 80 % en octobre prochain par rapport à avril dernier. De nombreux usagers menacent de ne plus payer leurs factures. « De ce côté-ci de la Manche », indique Le Parisien, « l’exécutif redoute comme la peste un embrasement similaire »…

Dans une situation qui se dégrade toujours plus pour les travailleurs et leurs familles, le POID se prononce pour des mesures urgentes de défense de la population :

– l’annulation des augmentations des tarifs du gaz et de l’électricité et le blocage immédiat des tarifs de l’énergie ;

– le blocage des prix des produits de première nécessité, des loyers et des charges ;

– l’augmentation générale des salaires, des pensions et des minima sociaux.

Le financement de ces mesures exige de confisquer les moyens là où ils existent : 160 milliards de profits réalisés par les entreprises du CAC 40, 629 milliards offerts depuis 2020 par Macron aux capitalistes, près de 50 milliards mobilisés pour le budget de la guerre.

Tous au meeting international contre la guerre, le 22 octobre, à 14h30, Espace Charenton à Paris !


* Décision prise par le gouvernement Macron-Castex de « geler » les augmentations du tarif réglementé du gaz naturel… après l’augmentation de 12,6 % le 1ᵉʳ octobre 2021 et de plafonner à 4 % l’augmentation du tarif réglementé de l’électricité en 2022.

Face au désastre annoncé de la rentrée du ministre Ndiaye Il faut garantir le droit de chaque jeune à un enseignement complet dans toutes les matières et options tout au long de l’année

Face au désastre annoncé de la rentrée du ministre Ndiaye
Il faut garantir le droit de chaque jeune à un enseignement complet dans toutes les matières et options tout au long de l’année

4 000 enseignants auraient dû être recrutés en juin dernier. Ils ne l’ont pas été. Ils ne seront donc pas dans leur classe le 1er septembre 2022. Et que répond le ministre Ndiaye ? « Nous ferons avec les moyens du bord. » Pour les remplacements ? « Le banc de touche est très réduit », ose-t-il expliquer devant une commission de l’Assemblée nationale.

Autrement dit, il annonce que des milliers, des dizaines de milliers de jeunes seront privés d’enseignement, faute en particulier de remplaçants.

Une catastrophe déjà vécue ces deux dernières années par de très nombreuses familles, particulièrement dans les milieux populaires.

Il y a urgence à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir à chaque jeune un enseignement complet tout au long de l’année. Il y a urgence à mettre en place un plan de recrutement exceptionnel de dizaines de milliers d’enseignants : il doit y avoir un professeur dans chaque classe dès la rentrée ; tous les remplacements doivent être assurés.

Et s’il faut pour cela lancer un appel urgent aux étudiants à qui le gouvernement garantirait un vrai salaire pour enseigner, un vrai logement, des conditions facilitées pour passer les concours statutaires par la suite, il n’y a pas à hésiter !

Macron, lui, annonce une nouvelle augmentation du budget militaire.

L’argent doit aller à l’éducation pas à la guerre !

Il faut réquisitionner une partie des 629 milliards d’euros de cadeaux faits par le gouvernement aux capitalistes depuis mars 2020 !

Cela pour que le droit de chaque jeune à un enseignement complet, dans toutes les matières et options, tout au long de l’année soit respecté.

Le POID, et son hebdomadaire, La Tribune des travailleurs, sera inconditionnellement aux côtés des familles, des enseignants qui exigeront un professeur pour chaque classe, dans chaque discipline, à chaque heure de cours.

Parents, jeunes, enseignants : faites-nous parvenir vos témoignages, dressons l’acte d’accusation du gouvernement, menons ensemble cette campagne de défense de l’avenir des jeunes !

Parents, jeunes, enseignants : prenez contact avec les militants du POID, abonnez-vous à La Tribune des travailleurs !

Témoignage d’une mère de famille de Montreuil (Seine-Saint-Denis), relaté par France Bleu :

« C’est épuisant ! » Les cahiers du fils de Fatima parlent d’eux-mêmes. Une partie des pages sont blanches. Il y a des trous entre les exercices et certains ne sont pas terminés.

Le jeune garçon de 9 ans n’a pas eu d’enseignant dans sa classe de CE2 pendant quatre mois, avant les vacances scolaires, se désole sa mère. Il est inscrit dans une école primaire de Montreuil, près de Paris. « On a passé tout l’été pas bien, parce qu’on ne sait vraiment pas ce qui se passera. J’ai juste entendu dire que les effectifs ne sont pas suffisants », explique la Francilienne à France Bleu Paris, les larmes aux yeux. Kylian et ses camarades ont été accueillis dans une classe souvent de niveau inférieur, avec un manque de repères.
« Chaque semaine pratiquement, on recevait un mail pour nous prévenir que l’enseignante n’était pas là », continue Fatima. « On faisait du travail qui était facile, que l’on avait déjà fait en CE1. On dessinait aussi parfois », raconte timidement Kylian. Le retard que son fils a accumulé est la principale préoccupation de sa mère. Elle pense aux années à venir alors que le jeune garçon accède en classe supérieure. « Pour moi il n’a clairement pas le niveau, il passe avec un niveau CE1 quand je vois les cahiers de ma fille, l’aînée de mes deux enfants, cela n’a rien à voir. C’est un retard qu’il ne va jamais rattraper je pense. »