Les millions d’électeurs qui ont voté Nouveau Front populaire (NFP) ont dit :
nos exigences doivent être entendues, celles qui ont été trahies par les différents gouvernements de gauche dans les quarante dernières années, celles pour lesquelles nous avons fait grève et manifesté par millions.
S’est exprimé dans ce vote le caractère insupportable des conditions matérielles d’existence : plus de la moitié des familles ouvrières et populaires renoncent à toute forme de vacances ; la majorité d’entre elles n’arrive plus à boucler les fins de mois ; des millions vivent dans des immeubles devenus insalubres faute d’entretien et payent des charges toujours plus lourdes ; les factures d’électricité et de gaz explosent et les salaires sont bloqués.
Car la politique menée depuis des décennies – pour obéir aux exigences de l’Union européenne et du Fonds monétaire international – ne sert que les intérêts de la classe capitaliste.
Cette politique mène à accorder toujours plus de milliards aux dépenses militaires et en particulier au financement de la guerre en Ukraine.
Le Parti des travailleurs ne soutient pas le programme du NFP, programme limité et réformiste qui, de fait, reste dans le cadre des institutions de la Ve République et du système capitaliste.
Mais ce programme comporte des exigences qui correspondent aux aspirations des travailleurs et de la jeunesse, comme l’abrogation de la réforme des retraites ou encore les engagements de recrutement d’enseignants et de soignants ou d’augmentation des salaires.
S’il s’agit de répondre à ces exigences, alors il ne faudra pas hésiter, pour les imposer, à en appeler à la mobilisation générale des travailleurs et des jeunes afin qu’ils s’organisent pour faire respecter ce mandat. Quitte, pour cela, à outrepasser les institutions antidémocratiques de la Ve République.
Pour sa part, le Parti des travailleurs, en toute indépendance, fera tout pour aider à la mobilisation des travailleurs et des jeunes, maintenant, tout de suite, pour toutes les revendications.
Maintenant, tout de suite, balayer la Ve République !
Maintenant, tout de suite, un gouvernement de rupture ouvrière
pour appliquer ce qui est contenu dans le vote du 7 juillet !





