Rentrée scolaire

Non, madame Belloubet, il n’y a pas « un enseignant devant chaque classe » !

La ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, ose déclarer le 2 septembre à propos des postes non pourvus à la rentrée : « Je n’exclus pas qu’ici et là, il y ait quelques professeurs absents (…). Mais dans l’immense majorité des situations, les professeurs sont là. »
Mensonge !
Réponse de Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES : « On peut aujourd’hui affirmer qu’il n’y aura pas un professeur devant chaque classe et que les remplacements seront également très difficiles tout au long de l’année. » Elle estime à 1 500 le nombre de postes non pourvus. 
La réalité, c’est une rentrée désastreuse préparée par Belloubet. 
La ministre peut toujours essayer de cacher cette réalité. Les faits sont là : des milliers de fermetures de classes et par conséquent, des classes surchargées, des postes d’enseignant vacants, des remplacements impossibles, des milliers d’élèves en situation de handicap sans accompagnement…

Pendant ce temps-là, l’argent coule à flots pour la guerre (Cf. encadré). Il est urgent de confisquer ces sommes astronomiques pour sauver l’école publique et pour assurer à la jeune génération l’instruction à laquelle elle a droit.
Un obus de 155 mm coûte 6 000 euros, un obus guidé coûte 60 000 euros.
Sachant que le ministre démissionnaire des Armées, Sébastien Lecornu, a indiqué que la France livrera de janvier à décembre 2024 « 3 000 obus par mois » à l’Ukraine, sans préciser si l’obus sera simple ou guidé, quelle a été la dépense pour ce seul matériel ?
Réponse : entre 216 millions et 2,160 milliards d’euros.
Sachant que le coût moyen de recrutement d’un enseignant est d’environ 40 000 euros, cela entre 5 400 et 54 000 postes d’enseignant !