La politique du gouvernement Macron-Barnier et du patronat nourrit la colère ouvrière qui enfle :
⦁ « Se soigner deviendrait un luxe ? Faut-il que nous venions faire classe malade, quitte à
contaminer nos élèves et à mettre notre santé en danger ? », interrogent les motions d’enseignants qui
se multiplient dans les écoles du Val-de-Marne à l’annonce de la mesure visant à la mise en place de
trois jours de carence pour tous les fonctionnaires et de la diminution à 90 % du salaire à partir du quatrième jour. Rappelant que « les fédérations syndicales de l’enseignement ont lancé en octobre une
alerte sociale préalable avec dépôt de préavis de grève », les enseignants, qui contresignent
individuellement ces motions, affirment : « La grève dans l’unité est nécessaire et urgente pour faire reculer le gouvernement. Pour notre part, nous y sommes prêts. Nous invitons les autres écoles de la commune à prendre position et à préparer la grève. »
⦁ Le syndicat « exige de la direction le maintien de tous les emplois sur leurs postes actuels et
l’abandon pur et simple du projet de licenciement », affirme un communiqué de la CGT d’Auchan, après l’annonce de la suppression de 2 055 emplois, la fermeture de trois hypermarchés et de trois entrepôts, d’un supermarché et de six magasins de proximité. Le syndicat appelle à « une grève nationale illimitée » .
⦁ « On ne veut pas le chèque emploi. On veut des salaires, et des salaires Michelin », affirme le tract syndical CGT après l’annonce de 1 254 suppressions d’emplois et la fermeture entière de deux usines. Les salariés de Cholet, Vannes, Joué-lès-Tours, Roanne, Bourges, Blanzy, Blavozy sont appelés à un rassemblement national, le 13 novembre, devant le siège de la direction de Michelin à Clermont-Ferrand.
⦁ Et les grèves se multiplient dans les Ehpad, les hôpitaux, les transports…
La violence de l’offensive anti-ouvrière contre le travail, contre nos droits, contre la Sécurité sociale ne laisse pas d’autre choix que de préparer à tous les niveaux la grève, la vraie grève, celle qui unit travailleurs et organisations autour des revendications.
Ce gouvernement, qui détourne les milliards d’euros des services publics, pille la Sécurité sociale pour financer la guerre, ne reculera que devant une mobilisation ouvrière de masse. Celle qui permettra d’en finir avec ce régime. Organisons-nous.
Le 7 décembre, des militants et des travailleurs de toutes tendances, du public et du privé, se retrouveront dans une rencontre nationale pour l’unité. La Tribune des travailleurs leur ouvre ses colonnes.





