Les chiffres d’intentions de grève connus le 4 décembre sont sans appel : jeudi 5, les travailleurs de la fonction publique seront massivement en grève contre les trois jours de carence, pour arracher les moyens pour l’école, les hôpitaux, les services publics, pour bloquer les plans du gouvernement.
Pourtant, depuis plusieurs semaines, un petit groupe de responsables guidés par des consignes politiques ont tout fait pour diviser : ils se sont opposés à l’unité de tous les syndicats dans l’appel au 5, ils ont même publié des appels à ne pas faire grève ce jour-là !
La division a été mise en échec.
Les chiffres sont là : le 5 décembre, c’est à plus de 65 % que les enseignants du primaire seront en grève, 75 % à Paris, plus de 80 % dans le 93, plus de 90 % dans certaines communes du Val-de-Marne.
Avec un sûr instinct de leurs intérêts, les travailleurs ont déjoué la division.
Dans les collèges, les écoles, les lycées, dans la fonction publique territoriale, dans les administrations de l’État, la grève rassemble et unit les travailleurs de toutes sensibilités contre la politique de Macron- Barnier et dans l’exigence que toutes les revendications soient immédiatement satisfaites.
La division a été battue mais les diviseurs n’ont pas renoncé : ils appellent les travailleurs à décider de reconduire la grève … à partir du 10 décembre. Pourquoi le 10 décembre ?
Les travailleurs ont le droit de décider par eux-mêmes. Dans un certain nombre d’écoles, ils ont décidé de reconduire le 6. De quel droit les diviseurs cherchent-ils à le leur interdire ?
L’heure est à la grève, la vraie grève totale pour faire reculer le gouvernement. C’est aux travailleurs de décider où, quand, comment et sur quels mots d’ordre ils engagent l’action dans l’unité.
Assez de division, pour l’unité sans faille, c’est aux travailleurs de décider !








