Seule la mobilisation arrachera les revendications !

La chute du gouvernement Barnier remet-elle en cause les raisons de la grève et des manifestations organisées ce 5 décembre par les organisations syndicales de fonctionnaires ? Non, bien au contraire !

Ce 5 décembre, enseignants, personnels hospitaliers, agents territoriaux font grève contre la politique des gouvernements successifs qui s’acharnent les uns après les autres contre les services publics et leurs agents.

En grève en particulier contre les coupes prévues dans le projet de budget 2025, avec les 4 000 suppressions de postes d’enseignants, des milliers dans les autres ministères et les menaces d’imposer trois jours de carence, de réduire l’indemnisation des jours d’arrêt maladie.

En grève pour l’abandon du projet de destruction de leur statut, concocté par l’ancien ministre Stanislas Guereni.

En grève pour les créations de postes nécessaires partout, pour l’augmentation du point d’indice, pour rattraper le pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années.

En grève pour défendre les services publics, locaux et nationaux, pour défendre l’hôpital, l’école, les crèches, les cantines, les logements HLM, les services sociaux.

Ce mouvement des fonctionnaires rejoint celui des travailleurs en grève à Arcelor, à Vencorex, à Auchan et dans bien d’autres entreprises contre les plans de licenciements.

Toutes ces revendications légitimes, personne ne peut croire qu’elles seront satisfaites comme par enchantement par le prochain gouvernement, quel qu’il soit.

Macron annonce qu’il veut nommer un clone de Barnier pour poursuivre la même politique et présenter un budget de même type. Le Pen promet que cette fois qu’elle ne renversera pas le prochain gouvernement. Olivier Faure, du Parti socialiste, propose un pacte d’unité ou de non-censure avec les partis macroniste et de droite, de manière à assurer que le futur gouvernement pourra mettre en place sa politique.

Soyons clairs : seule la mobilisation de millions et de millions dans l’unité permettra d’arracher la satisfaction des revendications.

Pour le Parti des travailleurs, une fois Barnier parti, la démocratie exige que Macron parte à son tour et que la Constitution de la Ve République parte avec lui. La parole doit être rendue au peuple qui doit décider des formes et du contenu d’une République réellement démocratique.

Le plus court chemin qui y conduit, c’est la satisfaction des revendications ouvrières.

Quels que soient les développements des prochains jours, le fil à plomb pour les travailleurs ne peut être que de faire aboutir les revendications par leurs propres moyens d’action : la grève.

Quel que soit le gouvernement qui remplacera celui-ci, c’est la grève, le rapport de force, la lutte de classe qui imposera la satisfaction des revendications.

Quant à la démission de Macron, elle est évidemment à l’ordre du jour. Mais les travailleurs savent d’expérience que, pour légitime qu’elle serait, la démission de Macron et son remplacement par un autre président ne suffirait pas à régler les problèmes. C’est par leur propre action qu’il leur revient d’imposer la satisfaction des revendications, de forger l’unité, d’écarter toutes les manœuvres de division et de dispersion.

Le fil à plomb, c’est la lutte de classe dans l’unité.

Toi aussi, pour combattre pour l’unité, pour un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, pour la grève générale qui permettra la satisfaction des revendications, rejoins le Parti des travailleurs.