Annonçant la prétendue annulation des 4000 suppressions de postes prévue par son prédécesseur, Bayrou a voulu faire croire qu’il protégeait l’école publique.
Mensonge, puisque les 50 millions d’euros d’économies attendus seront quand même prélevés dans le budget dédié aux remplacements et au pourvoi des postes vacants ! Bayrou et Borne prévoient ainsi de priver des milliers de jeunes supplémentaires du droit à l’instruction !
Mensonge que les enseignants et les parents de Paris ont fait voler en éclats ce mardi 11 février en se mobilisant massivement contre les 110 suppressions de postes (se traduisant concrètement par 206 fermetures de classes) prévues dans cette académie pour la rentrée prochaine. L’appel à la grève lancé dans l’unité par les syndicats SNUIPP-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ’action, SUD Education, UNSA et Solidaires a répondu à une profonde colère dans les écoles : la grève a été suivie par 60% des enseignants du 1er degré, 170 écoles étaient totalement fermées, et ils étaient environ 1500, organisés autour d’une centaine de délégations d’écoles, à se masser en bas du rectorat pour exiger la restitution des postes supprimés.
Les coups portés contre l’école publique par le budget Bayrou sont d’une très grande gravité. Les fermetures de classes annoncées se multiplient par milliers : 206 à Paris, 202 dans les Hauts-de-Seine, 264 en Seine-Saint-Denis, 146 dans le Val-de-Marne, 90 dans l’Isère…. Dans les collèges et lycées, le ministère cherche, avec des DHG en baisse (Dotations Horaires Globales, sorte d’enveloppe fermée d’heures d’enseignements à répartir au sein de l’établissement), à contraindre enseignants et organisations syndicales à choisir eux-mêmes les enseignements à supprimer ou à dégrader.
Quant à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, ce n’est pas l’annonce du recrutement de 2000 AESH – très hypothétique vu leur précarité et leurs salaires de 830€ – qui va répondre par exemple aux besoins de ces 23000 enfants en attente de places en établissement médico sociaux.
Le gouvernement Bayrou taille à la hache dans le budget de l’école publique. Selon lui, il n’y aurait plus d’argent pour les écoles, pour les hôpitaux, les retraites, les logements sociaux… ! Pourtant les milliards coulent à flot pour la guerre et les dividendes des actionnaires.
A Paris, les syndicats départementaux, face à la gravité des coups portés, ont décidé de réaliser l’unité sur l’essentiel, les revendications urgentes, en laissant de côté tout ce qui divise. Ils ont raison ! Cette unité a pu être saisie par les enseignants qui ont décidé, appuyés par les parents, d’aller chercher par la grève leurs revendications.
L’unité à tous les niveaux, c’est la question centrale ! Seule la mobilisation unie dans la grève fera reculer Bayrou. Seule l’unité des organisations syndicales du niveau local au niveau national, l’unité des parents et des enseignants fera reculer ce gouvernement.
Les enseignants du Parti des Travailleurs militent pour aider à forger cette unité autour des revendications, rejoignez-les !
Aucune fermeture de classe, aucun non-remplacement n’est acceptable !
L’argent pour l’école, pas pour la guerre !
Réquisition des milliards de la guerre et des profits capitalistes
pour sauver l’école et l’avenir de la jeunesse.






