L’unité ouvrière fera reculer les racistes et les diviseurs

Un jeune homme a été assassiné et son voisin blessé par balles près de Fréjus dans le Var, dans la nuit du 31 mai. Le premier de nationalité tunisienne, le second de nationalité turque. Le criminel a diffusé avant et après son passage à l’acte deux vidéos racistes.

Le 25 avril, c’était Aboubakar Cissé qui était frappé de cinquante-sept coups de couteau dans une mosquée dans le Gard. Avant de passer à l’acte, l’assassin avait annoncé sur une plate-forme en ligne : « Il est noir, je vais le faire. »

En août dernier, c’était Djamel Bendjaballah qui était tué par un militant d’extrême droite, près de Dunkerque dans le Nord, après un long harcèlement. Coupables, ces meurtriers racistes dont le caractère xénophobe des assassinats ne fait aucun doute. Ils doivent être sévèrement châtiés, de même que les auteurs des actes antisémites contre des synagogues ou le mémorial de la Shoah.

Le crime du Var « est le fruit d’une atmosphère qui existe dans le pays depuis maintenant quelques mois, quelques années, et qui se durcit chaque jour un peu plus », a dénoncé l’avocat de la famille de la victime le 3 juin à la radio. Il met en cause les « pompiers pyromanes qui viennent éteindre le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé ».

Oui, sont responsables ceux qui – au gouvernement et ailleurs – alimentent la campagne anti-immigrés, anti-étrangers, par leurs lois et leurs discours ; responsables, ceux qui attisent les oppositions entre « communautés ».

Travailleurs, jeunes, ne les laissons pas nous diviser ! Il n’y a qu’une seule classe ouvrière. Ses intérêts sont communs, avec ou sans papiers, quels que soient notre nationalité, nos origines, que nous soyons croyants ou non. Unissons-nous pour en finir avec leur politique de discriminations, de division et d’exploitation.