Le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie a annoncé la couleur : il faudra faire près de 4 milliards d’euros d’« économies » sur les dépenses de santé en 2026.
Comment ?
En remettant en cause le dispositif « affection de longue durée » (ALD) : une fois présumés guéris ou en rémission, les patients seraient sortis de l’ALD pour être placés dans « un dispositif de suivi et surveillance renforcée ». Terminée,la prise en charge à 100 % de tous les frais de santé liés à l’ALD ! Le patient devra donc faire l’avance de ces frais… ou renoncer à se soigner.
En limitant la durée des arrêts maladie (quinze jours en ville et un mois en cas d’hospitalisation) et en « fliquant » les médecins qui en délivreraient trop. La présidente du principal syndicat de généralistes dénonce cette mesure : « Il ne s’agit ni de fraude ni d’abus, mais de patients qui en ont besoin. »
En déremboursant certains médicaments, dont le prix a trop augmenté, plutôt que de contraindre les laboratoires pharmaceutiques à baisser leurs prix.
Dès le 25 juin, la ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, a détaillé les mesures pour couper immédiatement1,7 milliard dans le budget de l’assurance maladie : économies de 100 millions d’euros sur les indemnités journalières et de 500 millions sur les médicaments, report au 1er janvier 2026 des revalorisations tarifaires prévues au 1er juillet pour certains professionnels (kinésithérapeutes et médecins), etc.
Faut-il rappeler que les exonérations de cotisations sociales pour les patrons s’élèvent à plus de 80 milliards d’euros pour la seule année 2024 et que le gouvernement ne demande pas la restitution de ces sommes ?
L’argent pour la Sécu, pas pour la guerre ni pour les actionnaires !
Déjà 96 621 travailleuses et travailleurs se sont associés à l’appel « Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! »





