Bayrou est parti, toutes ses réformes et tous ses projets réactionnaires et anti-ouvriers doivent partir avec lui, immédiatement ! En particulier, le projet de budget de 44 milliards de coupes dans les services publics et la Sécurité sociale doit être abandonné. Les décrets sur les franchises médicales doivent être annulés. Toutes les mesures contre les travailleurs, la jeunesse et la démocratie, les attaques contre les travailleurs immigrés, les mesures de restriction des libertés doivent être abrogées. Au-delà, toutes les mesures anti-ouvrières prises par les gouvernements successifs de Macron, à commencer par la réforme des retraites de 2023, doivent être abrogées et les salaires, pensions, allocations revalorisés. Telle est l’exigence portée par le vent de la révolte ouvrière et populaire qui se lève dans tout le pays : les revendications doivent être satisfaites.
À peine Bayrou tombé, les manœuvres se multiplient. Les uns demandent à Macron qu’il nomme un gouvernement dirigé par le PS. D’autres, qu’il nomme un gouvernement dirigé par Les Républicains. D’autres encore revendiquent une dissolution qui permettrait une coalition gouvernementale dirigée par le Rassemblement national. D’autres encore en appellent au « dégagisme »… pour soumettre une proposition de destitution de Macron à une Assemblée nationale dont ils savent par avance qu’elle ne la votera pas.
Car tous restent prisonniers d’une Ve République dans laquelle tout gouvernement, quelle que soit sa couleur politique, aura pour fonction de reprendre le travail là où Bayrou l’a arrêté, de mettre en œuvre la même politique réactionnaire dictée par le capital financier et l’Union européenne, et derrière eux, par Trump : la même politique de guerre qui augmente toujours plus le budget militaire et réduit à peau de chagrin celui des hôpitaux, des écoles et des services publics !
Les grèves se multiplient dans le pays. Elles ne demandent qu’à converger en un mouvement d’ensemble pour l’abrogation des contre-réformes et la satisfaction des revendications. Pour cela, aucune hésitation n’est possible : aucune hésitation à confisquer largement les sommes nécessaires dans les centaines de milliards dont bénéficient chaque année les patrons et les spéculateurs au titre des exonérations de la Sécurité sociale ou de l’aide aux entreprises, et aussi dans les centaines de milliards de dividendes versés chaque année aux actionnaires.
La situation exige un gouvernement qui ait le courage de rompre avec cette Ve République, qui, depuis soixante-sept ans, n’a jamais cessé, quelle que soit la couleur du gouvernement, de frapper les travailleurs et d’engraisser les capitalistes. La situation exige un gouvernement qui ait le courage d’engager la rupture avec le système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production, car c’est ce système qui est à la source de toutes les injustices et de toutes les destructions infligées au peuple travailleur.
Cela ne viendra pas des tractations que mènent les uns et les autres autour de Macron à l’Élysée. Cela ne pourra venir que de la convocation d’une Assemblée constituante balayant la Ve République, une Assemblée constituante de délégués du peuple jetant les bases d’une République des travailleurs et de la démocratie, d’un gouvernement de satisfaction des revendications ouvrières et populaires.
C’est la classe des travailleurs qui produit toutes les richesses de la société. Pour imposer la rupture nécessaire, il lui revient de bloquer l’économie, et donc pour cela de forger à tous les niveaux l’unité des travailleurs et de leurs organisations pour l’unité ouvrière. Quant aux confédérations syndicales qui appellent à la journée d’action du 18, il est de leur responsabilité, prenant appui sur le mouvement de lutte de classe qui grandit, d’avancer le mot d’ordre de la grève générale pour l’abrogation des mesures des gouvernements Macron et pour les mesures d’urgence répondant aux besoins du peuple travailleur et de la jeunesse. Telle est la tâche de l’heure pour laquelle agissent les militants du Parti des travailleurs qui préparent le meeting ouvrier et jeune du 4 octobre pour qu’enfin s’impose la satisfaction des besoins de la majorité.
MEETING
« À bas la guerre ! Dehors Macron, Bayrou
et leur plan de destruction de la Sécu
et des droits des travailleurs et de la jeunesse ! »
SAMEDI 4 OCTOBRE • 14H30 • ESPACE CHARENTON • PARIS
327, rue de Charenton, Paris 12 e • Métro Porte-de-Charenton





