Macron vient d’annoncer un nouveau service militaire pour enrégimenter la jeunesse.
Dès janvier, l’armée recrutera 3 000 jeunes pour rejoindre ce service pour l’été 2026, puis 10 000 jeunes par an dans les trois prochaines années, et jusqu’à 50 000 d’ici 2035.
Le service durera 10 mois, dont neuf mois au sein d’une unité militaire, « où ils effectueront les mêmes missions que l’armée d’active sur le territoire national », « à tous les postes, du terrain à l’état-major ».
La Journée défense et citoyenneté deviendrait Journée de Mobilisation obligatoire à destination de tous les jeunes de 18 et 19 ans.
« En cas de crise majeure, le Parlement pourra autoriser de faire appel, au-delà des seuls volontaires, à ceux dont les compétences auront été repérées durant cette journée, alors le service national deviendrait obligatoire ».
« Un modèle hybride d’armée va apparaître, rassemblant des jeunes du service national, des réservistes et l’armée d’active ». Ce modèle sera « prêt à toutes les bascules », c’est-à-dire à la guerre.
Ce plan sera financé par une rallonge de 2 milliards ajoutée aux 6,7 milliards de hausse supplémentaire au budget militaire 2026.
S’y ajoute : un allongement de la durée des classes spéciales « défense et sécurité globale » passant d’un an à trois ans, une incitation à « effectuer les stages de seconde dans les armées », des services civiques qui « joueront un rôle clé dans la mobilisation non militaire de la Nation ».
Le « nouveau service militaire » (volontaire aujourd’hui, prêt à devenir obligatoire demain), c’est la militarisation de la jeunesse, c’est la préparation de la guerre. Le chef d’état-major des Armées, le général Mandon, avait appelé à « accepter de perdre nos enfants ». Macron fait un pas de plus pour engager le pays dans la guerre impérialiste.
Il revient au mouvement ouvrier et démocratique d’opposer à ce projet l’unité des travailleurs et de la jeunesse dans un front uni contre la marche à la guerre et la militarisation. Le Parti des travailleurs exige le retrait du projet Macron.
Montreuil, le 27 novembre 2025






