⦁ Le 9 décembre, le budget de la Sécurité sociale a été adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale(et définitivement adopté le 16 décembre, par 247 pour, 232 contre et 90 abstentions).
Un budget de pillage qui reconduit les 80 milliards d’euros d’exonérations patronales.
Un budget qui impose six milliards de coupes supplémentaires dans les dépenses de santé.
Cela au moment où, pour le financement de la politique de guerre, tout est à guichet ouvert, avec les 6,7 milliards supplémentaires votés pour les dépenses militaires (auxquels s’ajoutent les 2 milliards annoncés par Macron pour le service militaire volontaire).
⦁ Ce budget anti-ouvrier a été présenté en commun par Lecornu, le Premier ministre de Macron, et Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. Les écologistes et une partie des députés communistes se sont abstenus.
Dans toute assemblée représentative la délimitation entre majorité et opposition s’exprime dans le vote pour ou contre d’un budget. Faut-il donc en conclure que le PS a rejoint la majorité gouvernementale ?
⦁ Une nouvelle fois, l’expérience montre que les institutions de la Ve République ont pour seul objectif de permettre à la classe capitaliste de faire passer ses coups contre la classe ouvrière et la jeunesse.
Une nouvelle fois, la preuve est faite : il n’y a rien à attendre de cette Assemblée nationale croupion. Il n’y a rien à attendre des confrontations en son sein.
Ce n’est pas à l’Assemblée nationale que les mesures anti-ouvrières et la politique de militarisation de la société peuvent être bloquées.
⦁ Et pourtant, il faut une issue. Il faut bloquer le budget Lecornu de pillage de la Sécu qui ne saurait être amélioré ou amendé et imposer l’abrogation de la réforme des retraites.
Les solutions conformes aux intérêts de l’immense majorité du peuple se dégageront sur un autre terrain, celui de la lutte de classe, celui de la mobilisation de millions de travailleurs unis avec leurs organisations pour les revendications, pour la défense des retraites par répartition.
À l’unanimité du bureau national du Parti des travailleurs
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