La présomption d’innocence vaut aussi en politique

Cela n’est un secret pour personne, nous avons de nombreux désaccords avec la France insoumise. Nous ne partageons ni son double langage sur la guerre – qu’elle dénonce tandis qu’elle vote dans le même temps pour les crédits de guerre au Parlement européen – ni sa conception d’un mouvement gazeux étranger à l’existence du mouvement ouvrier, cherchant à intégrer les syndicats dans l’écurie présidentielle de Mélenchon. Pas davantage ne partageons-nous sa vision d’une société divisée entre « racisés » et « non-racisés », ou le concept de la nouvelle France opposée à l’ancienne.

Pour autant, nous nous devons de dénoncer la campagne engagée par le sommet de l’État contre la France insoumise, comme un scandaleux déni de démocratie. La mort d’un membre d’une organisation d’extrême droite, jeudi dernier à Lyon, est utilisée comme un prétexte pour faire de la France insoumise la responsable de ce tragique événement.

Il y a un principe dans ce que la classe bourgeoise appelle elle-même « l’État de droit ». Ce principe, c’est la présomption d’innocence. La présomption d’innocence vaut évidemment lorsque l’on parle d’événements ayant abouti à la mort d’un jeune homme. Mais la présomption d’innocence vaut aussi en politique. Avant d’affirmer que la France insoumise est responsable de ces événements, encore faudrait-il établir les faits.

Chacun peut avoir sur ces questions le jugement qu’il entend. Mais ce n’est pas le rôle de l’État, du ministre de l’Intérieur, du ministre de la Justice, du président de la République Macron, de décréter qui est coupable et qui ne l’est pas.

Sur ce point précis, et indépendamment des désaccords politiques qui nous opposent, nous tenons à affirmer notre solidarité avec la France insoumise face à la honteuse campagne déchaînée contre elle.

Daniel Gluckstein

La Tribune des travailleurs, tribune libre de la lutte des classes, est ouverte à tous les débats dans le mouvement ouvrier, et notamment sur les questions soulevées dans cet article.
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17 février 2026

Le comité de liaison pour l’unité communique : 2 075 militants et travailleurs de toutes tendances se prononcent « Pour un appel franc et net à la grève générale par les confédérations »


Le 13 mai 2018, après une manifestation « Macron, un an, ça suffit ! » un appel a été lancé pour constituer des comités pour l’unité : « Ne touchez pas à nos retraites ! ».
Quatre rencontres nationales ont eu lieu depuis.

La cinquième rencontre nationale des comités pour l’unité aura lieu le samedi 28 mars à Paris.
Prenez contact : confnatpourlunite@gmail.com

La rencontre nationale des comités pour l’unité du 12 octobre lance un appel « L’unité doit l’emporter ! Pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye : préparons la grève ! »

272 délégués par des comités pour l’unité, militants de toutes tendances, sont venus de 33 départements, se sont réunis le 12 octobre à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ils ont lancé un appel aux travailleurs et travailleuses, et à leurs organisations : « L’unité doit l’emporter ! Pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye : préparons la grève ! »

Cette initiative fait suite à trois rencontres nationales tenues sur le même thème depuis plus de deux ans tout au long d’une campagne de signatures pour l’unité sur un mot d’ordre clair : le retrait du projet de réforme des retraites.

Les initiateurs de cette rencontre peuvent être joints à confnatpourlunite@gmail.com

L’appel peut être téléchargé ici :

La vidéo de la journée d’études sur la révolution russe de 1917 est disponible ici

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