La trêve à Gaza règle-t-elle les problèmes ?

Khan Younès, le 28 novembre

Communiqué du POID — La prolongation de quelques jours de la trêve à Gaza règle-t-elle les problèmes du peuple palestinien ?

Dans la bande de Gaza toujours sous blocus, plus de deux millions d’habitants sont privés d’eau, de nourriture, de chauffage et de médicaments. Plus de la moitié des logements ont été détruits.

Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), il faudrait 200 camions d’aide humanitaire par jour pendant deux mois pour assurer la survie de la population.

En Cisjordanie, assassinats (plus de 220 depuis le 7 octobre), arrestations et offensives de l’armée israélienne se poursuivent.

Quant aux manœuvres des grandes puissances, à commencer par l’administration Biden, elles consistent à évoquer à nouveau une « solution à deux États »*… tandis que se prépare la reprise des bombardements par le gouvernement Netanyahou qui vient de voter une rallonge de 7,5 milliards d’euros à son budget de guerre.

À l’inverse de cette voie sans issue, La Tribune des travailleurs informe : plus de 1 000 militants, responsables et personnalités de trente-quatre pays ont pris position pour soutenir les militants arabes et juifs qui combattent pour une issue démocratique en Palestine.

De nombreuses organisations appellent à des manifestations et à des rassemblements le samedi 2 décembre.

Le POID y sera présent (à Paris, samedi 2 décembre à 13 h 30, place de la République).

Pour l’arrêt immédiat de l’intervention israélienne à Gaza et en Cisjordanie !
Pour la levée totale et immédiate du blocus de Gaza !
Non à la deuxième Nakba et à la complicité des gouvernements Biden et Macron !

Montreuil, le 28 novembre 2023

* À ce sujet, le président égyptien précise qu’un éventuel « État » palestinien sera encadré par les troupes de l’OTAN ou de l’ONU.

Lettre ouverte à Monsieur Hervé Jonathan, préfet d’Eure-et-Loir

11 Novembre 2023 — Manifestation à Paris – photo d. r. : Didier Berthelot/Trreeyä

Monsieur le Préfet,

Un arrêté (n°23-11/275-PREF-SDS) signé en votre nom le 10 novembre par le secrétaire général de la préfecture présente une personne organisatrice d’un rassemblement prévu à Dreux le 11 novembre comme « proche du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) ».

Sans apporter la moindre preuve de cette prétendue proximité, votre arrêté pose le cadre d’un amalgame qu’il développe ensuite.

Évoquant « un contexte international marqué par les attaques terroristes du samedi 7 octobre et les affrontements entre le Hamas et Israël » et le fait que « plusieurs dizaines d’actes antisémites ont été constatés sur le territoire national notamment à Chartres et à Dreux », vous prétendez qu’un « précédent rassemblement pour un motif similaire (l’arrêt de l’intervention israélienne à Gaza – ndr) à Chartres le 4 novembre 2023 à l’appel de plusieurs partis et organisations syndicales a été perturbé par plusieurs individus membres ou proches du POID et originaires en partie de l’agglomération drouaise tenant publiquement des propos pouvant être considérés comme antisémites et porteurs de haine raciale »

Ainsi, dans un style des plus hypocrites, vous n’affirmez pas, Monsieur le Préfet, que le POID tient des « propos antisémites et porteurs de haine raciale » mais que des « membres ou proches du POID » ont tenu des propos « pouvant être considérés » comme tels.

Si je vous prenais pour modèle, j’écrirais que des « individus membres ou proches » de votre cabinet ont rédigé un arrêté « pouvant être considéré » comme une infamie pure et simple. Mais je serai plus direct : votre arrêté, Monsieur le Préfet, relève de l’amalgame mensonger et infamant.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique est un parti public. Il inscrit son action dans le cadre des lois de la République. Ouvrier, indépendant et démocratique, il est par essence l’ennemi déclaré de l’antisémitisme et de toutes formes de racisme et de discrimination qui divisent les travailleurs.

Qu’ont donc crié les manifestants du POID ce 4 novembre ? Qu’a dit le représentant du POID lorsqu’il a pris la parole ? Ceci : « Halte aux bombardements ! Levée du blocus de Gaza ! Juifs et Arabes, tous unis dans une seule Palestine laïque et démocratique ! » Qui osera prétendre que ce sont là des propos « pouvant être considérés comme antisémites et porteurs de haine raciale » ? Ce sont au contraire des mots d’ordre qui rassemblent au lieu de diviser, revendiquant l’égalité de tous quelles que soient leurs origines. N’est-ce pas là un principe fondateur de la démocratie ?

Il est possible que comme citoyen vous ne partagiez pas ces mots d’ordre. Mais vous n’avez pas le droit d’user de votre pouvoir de préfet pour faire dire aux mots le contraire de ce qu’ils disent et salir un parti politique.

Chacun, et vous le premier, peut vérifier ce qu’est la politique du POID, dans son hebdomadaire, sur son site Internet, sur les banderoles sous lesquelles dans toute la France ses militants manifestent. Ce sont en permanence des mots d’ordre de rassemblement et d’unité des travailleurs de toutes origines, juive, musulmane, chrétienne, athée, que ce soit en Palestine ou en France.

Pour votre gouverne, sachez, Monsieur le Préfet, que lorsque les premières mesures antijuives ont été prises en France en 1940, le premier journal qui a protesté contre elles était le journal publié clandestinement par les trotskystes, le courant politique auquel appartiennent nombre de dirigeants du Parti ouvrier indépendant démocratique. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir en matière de lutte contre l’antisémitisme.

Soyez assuré, Monsieur le Préfet, que le POID fera connaître largement le honteux amalgame dont vous avez pris la responsabilité. Les travailleurs de toutes tendances, les militants du mouvement ouvrier et démocratique savent ce qu’est la politique du POID et condamneront votre honteux arrêté du 10 novembre.

Bien évidemment, le Parti ouvrier indépendant démocratique se réserve de donner à cette affaire les suites judiciaires qu’elle appelle.

Soyez assuré, Monsieur le Préfet, que nous n’en resterons pas là.

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID
Le 14 novembre 2023


PS : J’ajoute à titre personnel que ma famille a payé, comme beaucoup d’autres, un lourd tribut à l’antisémitisme dans sa forme la plus violente, mise en œuvre conjointement entre 1940 et 1945 par les autorités françaises et les autorités d’occupation. Rafle du Vél d’Hiv, Drancy, Auschwitz et ghetto de Varsovie font partie de mon histoire familiale. Je n’ai pas attendu votre honteuse littérature pour apprendre le sens des mots.

Amis lecteurs,

Vous venez de prendre connaissance de l’incroyable attaque menée par le représentant de Monsieur Darmanin en Eure-et-Loir contre le POID et de notre réponse. Une chose est claire : « En haut lieu », on voudrait faire taire le POID et La Tribune des travailleurs en fabriquant de toutes pièces cette invraisemblable accusation.

Aidez-nous à repousser cette attaque qui vise aujourd’hui le POID et qui en visera d’autres demain si ces fabricants de fausses informations et de calomnies ne sont pas stoppés net.

Aidez-nous en apportant votre soutien, que vous partagiez tout ou partie de nos positions.

La meilleure aide ? Placer autour de vous des abonnements à La Tribune des travailleurs pour soutenir notre droit de nous exprimer librement pour l’unité et l’égalité entre tous les peuples et tous les travailleurs.

Mieux encore : rejoignez-nous !

Les arrêtés du Préfet d’Eure-et-Loir, M. Hervé JONATHAN

Les informations qui proviennent de Palestine sont dramatiques

Horreur, à l’hôpital Al-Shifa de Gaza, envahi hier par l’armée israélienne. Le docteur Ahmed El Mokhallalati, cité par Al-Jazeera et Libération, raconte : « Ce sont des moments totalement effrayants, horribles pour les familles, les civils qui s’abritent dans l’hôpital avec leurs enfants, pour le personnel qui s’occupe des patients et pour les patients eux-mêmes. » Le Monde précise que l’armée israélienne n’a pas été capable de « fournir la preuve que l’établissement avait un usage militaire » (15 novembre).

Accélération en Cisjordanie, sous le contrôle du ministre de la « Sécurité nationale » et ouvertement fasciste Ben Gvir, où plus de 190 Palestiniens ont été tués. Selon l’ONG israélienne B’Tselem, « les cas de Palestiniens tués par balles que nous avons examinés prouvent que l’armée israélienne et les colons ont désormais les mains libres pour tirer sur des Palestiniens en Cisjordanie, d’une façon inédite ».

Hypocrisie totale à l’ONU, où vient d’être adoptée (avec l’abstention des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Russie) une résolution revendiquant des « pauses et couloirs humanitaires » de quelques jours à Gaza… entre deux bombardements. Voilà ce que « revendique » l’ONU qui est à l’origine de la partition de la Palestine en 1947 !

MOBILISATION GÉNÉRALE
ce samedi 18 novembre, 

à Paris, rendez-vous à 14h15,
place de la République

Levée du siège de Gaza !

Arrêt immédiat des bombardements ! 

Arrêt immédiat de l’intervention terrestre ! 

Montreuil, le 16 octobre 2023, 16 heures

Halte au massacre à Gaza ! Liberté de manifester à Paris !

En France et dans le monde, travailleurs et jeunes sont horrifiés par le massacre en cours du peuple palestinien dans la bande de Gaza totalement coupée du monde depuis 24 heures.

« On assiste de manière assez claire à une mise à mort de milliers, voire de centaines de milliers de civils, y compris des acteurs humanitaires », dénonce le vice-président de Médecins du monde (France Info, 28 octobre).

Pour perpétrer le massacre, le gouvernement israélien a reçu le feu vert de l’administration Biden, dont le porte-parole du Conseil national de sécurité a déclaré : « Nous ne fixons pas de ligne rouge à Israël. »

Fort de ce soutien et de la complicité de l’Union européenne et de ses gouvernements, dont celui de Macron, le porte-parole de l’armée israélienne déclare aujourd’hui : « Nous continuons à poursuivre la guerre (…), nous n’en sommes qu’au début. »

C’est dans ces conditions que l’interdiction par le préfet de police de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, prévue ce 28 octobre à Paris, vient d’être confirmée. Une interdiction de nature politique que Macron en personne a revendiquée il y a 48 heures.

Une nouvelle fois est confirmée «l’exception française»: celle de Macron et des institutions antidémocratiques de la Vᵉ République qui s’obstinent à interdire toute manifestation de protestation contre le massacre à Gaza, alors qu’elles se multiplient, et sont autorisées, de New-York à Londres.

Il revient aux dirigeants des grandes organisations de gauche qui, à juste titre, dénoncent le massacre à Gaza (à commencer par ceux de La France insoumise et du Parti communiste français) de prendre leurs responsabilités. Qu’ils appellent à manifester pour l’arrêt immédiat des bombardements et de l’offensive terrestre, pour la levée immédiate du blocus de Gaza, imposant au gouvernement Macron le respect de la liberté d’expression.

Nul doute que s’ils le faisaient, travailleurs et jeunes y répondraient massivement.


Montreuil, le 28 octobre 2023, 14 heures

/Urgent/ Arrêt des bombardements ! Levée du blocus ! Non à une deuxième Nakba ! Tous à Paris, dimanche 22 octobre à 15 heures, place de la République

Communiqué — Le Parti ouvrier indépendant démocratique a été informé de l’arrestation, ce matin à l’aube, de Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’Union départementale CGT du Nord, accusé « d’apologie du terrorisme ». Il est actuellement en garde-à-vue au commissariat central de Lille. En cause, selon l’UD CGT : « un communiqué de l’UD appelant à la paix en Palestine ».

Le POID s’élève contre cette atteinte grave aux libertés syndicales et démocratiques, et s’associe à toutes celles et tous ceux qui demandent la levée immédiate de la garde à vue et la libération de Jean-Paul Delescaut.

Le POID proteste plus généralement contre les innombrables atteintes au droit de manifester et à la liberté d’expression portées par le gouvernement Macron-Darmanin à l’encontre de tous ceux – syndicats, partis, associations, militants, élus, citoyens – qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien.

Informé qu’un rassemblement est convoqué par plusieurs organisations à Paris, dimanche 22 octobre à 15 heures, place de la République, en particulier pour « la levée immédiate du siège inhumain imposé à la population de Gaza » et pour « l’arrêt des opérations militaires contre la Bande de Gaza »,

le POID appelle l’ensemble de ses adhérents à y participer, sur les mots d’ordre :

« ARRÊT DES BOMBARDEMENTS ! LEVÉE DU BLOCUS !
NON À UNE DEUXIÈME NAKBA ! »

Montreuil, le 20 octobre 2023, 10h30

On lira ici l’éditorial de La Tribune des travailleurs n°411 (18 octobre).

Montreuil, le 17 octobre 2023

Non à l’expulsion de Mariam Abu Daqqa !

Après avoir donné l’ordre aux préfets d’interdire toutes les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien et procédé à des dizaines d’interpellations, le ministre de l’Intérieur, Darmanin, a fait arrêter le 16 octobre à Marseille la militante palestinienne Mariam Abu Daqqa, l’a assigné à résidence et a ordonné une procédure d’expulsion « en urgence absolue ».

Quel « crime » aurait donc commis cette militante palestinienne, âgée de 72 ans, originaire de Gaza, qui participait à une tournée de conférences, avec un visa parfaitement en règle ?

Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur (12 octobre), Mariam Abu Daqqa « est l’une des leaders de la cause féministe dans la bande de Gaza. Elle est présidente du conseil d’administration de la “Palestinian Development Woman Studies Association”. »

Darmanin justifie cette mesure de répression par l’explication donnée le 9 octobre par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet : « Mme Abu Daqqa est membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation classée terroriste par l’Union européenne. »

Pure hypocrisie : l’appartenance politique de Mariam Abu Daqqa est publique et connue. C’est donc en toute connaissance de cause que le ministère des Affaires étrangères, via les services consulaires français à Jérusalem, lui a délivré un visa pour sa tournée en France.

La décision d’expulsion de Mariam Abu Daqqa est inadmissible. En outre, elle pose un problème majeur : vers où sera-t-elle expulsée, alors que la bande de Gaza est placée depuis sous blocus total ?

Il y a urgence ! Cette mesure d’expulsion doit être annulée et Mariam Abu Daqqa remise en liberté immédiatement.

Montreuil, le 17 octobre 2023

Après l’assassinat d’un enseignant à Arras

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne l’assassinat d’un enseignant du lycée Gambetta d’Arras et l’agression dont ont été victimes d’autres personnels du lycée.

Aucune cause ne peut justifier ce nouvel attentat contre l’école publique et ceux qui la servent. Un tel attentat ne peut servir que les ennemis de l’instruction, de la démocratie et de la civilisation humaine.

Cet attentat met en évidence une nouvelle fois l’extrême vulnérabilité des institutions scolaires, privées depuis des années par les ministres de l’Éducation nationale des gouvernements successifs des moyens humains et matériels permettant d’assurer la protection des élèves et du personnel.

En outre, le bureau national du POID met en garde contre les discours des ministres du gouvernement qui, à l’occasion des événements au Moyen-Orient, alimentent de fait – tout en prétendant le contraire – une transposition « communautariste » de ce conflit en France.

Pour le POID, il n’y a qu’une seule classe ouvrière unie dans la défense de ses revendications et de ses intérêts, indépendamment de l’origine, de la culture, voire de la religion.

Travailleurs et jeunes qui partagez cette position, rejoignez-nous.

Le bureau national, le 14 octobre 2023

Le POID dénonce les nouvelles remises en cause de la démocratie, de la liberté d’expression, du droit de manifester et de l’existence même des organisations – Communiqué du bureau national

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) a pris connaissance des arrêtés d’interdiction pris par les préfets, représentants du gouvernement Macron, à Lyon, Marseille, Paris et dans de nombreuses villes, à l’encontre des manifestations, rassemblements et initiatives de solidarité avec le peuple palestinien. La France est la seule de toutes les grandes puissances d’Europe et d’Amérique du Nord où ces manifestations ne seront pas autorisées.

En outre, les déclarations se multiplient pour revendiquer la dissolution d’organisations politiques en raison de leurs prises de position sur les évènements tragiques en cours au Moyen-Orient, le ministre de l’Intérieur annonçant l’ouverture d’une enquête pour « apologie du terrorisme » à l’encontre d’une organisation politique.

Le POID dénonce ces nouvelles remises en cause la démocratie, de la liberté d’expression, du droit de manifester et de l’existence même des organisations. Un nouveau cran est franchi par le gouvernement Macron qui utilise une nouvelle fois tout l’arsenal policier des institutions antidémocratiques de la Vᵉ République.

Montreuil, le 11 octobre 2023

Ce 7 octobre, une étape a été franchie – Communiqué du bureau national du POID

C’est avec émotion que le POID déplore les centaines de victimes civiles, en particulier ces jeunes et ces enfants brutalement arrachés à la vie en Israël et à Gaza.

Ce 7 octobre, une étape a été franchie. « C’est la guerre ! », a immédiatement proclamé le Premier ministre israélien Netanyahou. Faut-il rappeler que la guerre n’a pas commencé ce 7 octobre 2023 ? Cela fait soixante-quinze ans qu’elle dévaste la région.

Depuis soixante-quinze ans, le peuple palestinien est expulsé de sa terre, chassé de ses villages, ses maisons sont détruites. Depuis soixante-quinze ans, il se voit interdire le droit au retour et confronté à une colonisation qui dévore toujours plus la terre palestinienne. Soumis à un véritable régime d’apartheid fait de discrimination, d’oppression et d’humiliation, il n’a pourtant jamais cessé de résister et de combattre.

De toutes parts aujourd’hui, des responsables en appellent à l’ONU pour ouvrir la voie à une « paix juste et durable ». Peut-on oublier que de 1947 à aujourd’hui, l’ONU a porté tous les plans de partition – y compris ceux de la prétendue solution à deux États –, qui n’ont jamais abouti à autre chose qu’à aggraver le sort du peuple palestinien ? L’ONU ne peut être à la fois à la racine du mal et son remède.

À l’heure où ce communiqué est rédigé, l’escalade guerrière s’accélère. Le président des États-Unis Biden envoie sa marine croiser au large de Gaza. Le gouvernement israélien vient de décréter le blocus total de Gaza visant à affamer ses deux millions d’habitants.

Le POID réaffirme son engagement inconditionnel pour la paix. Partisan du droit de tous les peuples à la liberté, à la souveraineté et à l’indépendance, il est solidaire de l’aspiration légitime du peuple palestinien à vivre libre sur la terre de ses ancêtres. Pour que les mots « paix juste et durable » se chargent d’un véritable contenu, il faudra que tous les habitants actuels de la terre de Palestine – ceux qui vivent dans les limites de l’État d’Israël, en Cisjordanie et à Gaza – puissent à égalité partager une même citoyenneté et les mêmes droits, quelles que soient leur origine, leur culture, leur langue ou leur religion, qu’ils soient arabes ou juifs.

Et qu’on ne vienne pas dire que c’est une utopie. La pire utopie sanglante est celle qui, depuis soixante-quinze ans, pérennise la situation d’oppression et d’injustice faite à un peuple privé des droits en principe reconnus à tous les peuples. La situation tragique ouverte ce 7 octobre en apporte une nouvelle fois la preuve.

Le bureau national,
lundi 9 octobre 2023, 16 heures

Après l’incendie de la maison d’un militant de LFI dans les Vosges – Communiqué du bureau national du POID

Dans la nuit du 20 au 21 juillet, un incendie – dont il est avéré depuis qu’il est d’origine criminelle – a ravagé le domicile d’un militant de La France insoumise (LFI) à Rochesson, dans les Vosges. Willy Malaroda a pu, par chance, échapper aux flammes.

Ces dernières années, ce militant et sa défunte épouse ont été la cible de menaces : pneus crevés, voiture vandalisée et pieds de porc déposés sur leur palier… Dans un climat général de remise en cause des libertés démocratiques par le gouvernement Macron, force est de constater que les coupables se sont sentis encouragés à mettre leurs menaces à exécution.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique exprime sa solidarité envers le militant de LFI agressé. Le POID est disponible pour participer à toute initiative dans l’unité pour exiger que les coupables de cet acte criminel soient confondus, jugés et châtiés.

Montreuil, le 31 juillet 2023