Le Parti ouvrier indépendant démocratique interdit de manifester !

Ce vendredi 4 juin, dans la matinée le Parti ouvrier indépendant démocratique a reçu de la part de la préfecture de police de Paris un arrêté n° 2021-00508 daté du 2 juin et signé du préfet Lallement « portant interdiction partielle de l’itinéraire déposé d’une manifestation déclarée pour le samedi 5 juin 2021 ».
Rappelons que la demande d’autorisation de manifester a été déposée le 28 avril et qu’il aura fallu attendre près de 6 semaines pour que la veille de la manifestation, son interdiction nous soit notifiée !

Oui, interdiction puisque seul un rassemblement statique place de la Nation sera toléré !!

Nous invitons tous les citoyens et toutes les organisations attachées aux libertés et à la démocratie à prendre connaissance des considérants de cette interdiction :

Vu le courriel en date du 28 avril 2021 transmis aux services de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) par lequel M. Dominique FERRE, représentant le « Parti ouvrier indépendant et démocratique », déclare une manifestation « pour la démocratie, contre la Vème République, en opposition avec la politique du Président de la République et du Gouvernement, pour une assemblée constituante souveraine et un gouvernement ouvrier qui établira l’industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre, rétablir le monopole des services publics renationalisés,… » prévue à Paris le samedi 5 juin 2021, avec comme lieu de rassemblement, la place de la Nation à 14h00, puis un itinéraire menant à la place de la Bastille avec une dispersion prévue à 17h00 ; Considérant que, en application des articles L.2512-13 du code général des collectivités territoriales et 72 du décret du 29 avril 2004 susvisé, le préfet de police a la charge, à Paris, de l’ordre public ; que, en application de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, « si l’autorité investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l’ordre public, elle interdit par un arrêté qu’elle notifie immédiatement aux signataires de la déclaration » ; Considérant que, en application de l’article 431-9 du code pénal, le fait d’avoir organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ; que, en application de l’article R. 644- 4 du même code, le fait de participer à une manifestation ayant été interdite est passible de l’amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe ; Considérant qu’il existe des risques sérieux pour que des éléments radicaux et à haute potentialité violente soient susceptibles de venir se greffer à ce rassemblement ou se reportent en cortèges sauvages dans d’autres quartier, afin de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des dégradations sur du mobilier urbain et des commerces ;Considérant en outre que les services de police et les unités de gendarmeries seront très fortement mobilisées le samedi 5 juin d’une part, pour veiller au strict respect, dans le ressort de l’agglomération parisienne, des mesures de sécurité sanitaires décidées par le gouvernement, d’autre part, pour assurer la sécurisation d’autres événements et manifestations, dans un contexte de menace terroriste qui sollicite toujours à un niveau élevé les forces de sécurité intérieure pour garantir la protection des personnes et des biens contre les risques d’attentat, dans le cadre du plan VIGIPIRATE renforcé toujours en vigueur ; »

Relevons qu’aucune manifestation du POID, depuis sa fondation il y a 6 ans, n’a donné lieu au moindre incident, notre parti étant connu pour prendre les mesures d’organisation et de protection propres à garantir la sécurité des manifestants et de l’environnement du cortège. Relevons également, que de l’aveu même des services de la préfecture d’autres manifestations convoquées le même jour ont, elles, été autorisées, notamment la manifestation en mémoire de Clément Méric et celle des gilets jaunes.

Il y a donc au pays des droits de l’homme et du citoyen deux poids, deux mesures. Les prétendus arguments de fait avancés par la préfecture ne reposant sur aucune réalité, chacun en conclura qu’il s’agit bien d’une interdiction politique. On ne sait lequel des mots d’ordre de cette manifestation nous vaut cette interdiction sans précédent.

Serait-il désormais illégal de manifester :

« pour la démocratie, contre la Ve République » ?
« en opposition avec la politique du président de la République et du gouvernement » ?
– en faveur « d’une industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre » ?


Le POID dépose ce jour un recours en référé – liberté contre cette interdiction.
Il appelle ses adhérents, ses sympathisants et plus généralement tous les partisans de la démocratie et de la liberté d’expression à participer au

Rassemblement (autorisé) samedi 5 juin,
14 heures, place de la Nation

Le POID informe tous les partis et organisations du mouvement ouvrier et démocratique de ce nouveau coup porté contre les libertés et les invite quels que soient leurs accords et désaccords avec les mots d’ordre de ce rassemblement, de faire connaître leur protestation sous la forme qu’ils jugeront appropriée.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, vendredi 4 juin, 11 h 30.

Soutien au peuple palestinien : des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

COMMUNIQUÉ DU POID – 15 MAI 2021 – 16H30

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !
  • Halte aux bombardements contre Gaza !
  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
  • Liberté pour le peuple palestinien !
  • Droit au retour pour tous les réfugiés !

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

Non à la dérive totalitaire ! Respect du droit de manifestation !

COMMUNIQUÉ DU POID – 14 MAI 2021

Voici les faits.

Mercredi 12 mai, la Préfecture de Police de Paris interdit un rassemblement convoqué par diverses organisations, aux abords du ministère des Affaires étrangères, où une délégation de représentants de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), de la CGT, de La France Insoumise et du PCF est reçue. A la sortie du Ministère, le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, est arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Jeudi 13 mai à 15 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclare à propos de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 15 mai (autorisée par la Préfecture de police de Paris) : « A Paris, j’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi (15 mai – Ndr) en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient. De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014. »

Jeudi 13 mai dans la soirée, par l’arrêté 2021-00432, le Préfet de police de Paris interdit la manifestation du 15 mai. Cet arrêté piétine le principe démocratique du droit de manifester une opinion. De fait, les motivations de cet arrêté reviennent à dire que cette manifestation est interdite parce qu’elle va à l’encontre de la politique étrangère du gouvernement. Délibérément, cet arrêté pousse à l’affrontement entre « communautés », alors que le thème de la manifestation était une position légitime de protestation contre la politique d’un gouvernement étranger, et non pas une affaire « intérieure ».

Ces faits sont d’une extrême gravité.
Alors qu’il vient de faire voter la levée de l’état d’urgence à l’Assemblée nationale, la décision prise par le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur d’interdire une manifestation au motif que celle-ci n’est pas conforme avec sa politique étrangère, est le franchissement d’un cran extrêmement dangereux. Car cette décision crée un précédent qui se retournera demain contre toute organisation, parti, syndicat, association souhaitant exercer son droit de manifester à l’encontre de tel ou tel aspect de la politique du gouvernement.

C’est la liberté d’expression qui est remise en cause.

Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis – dont le gouvernement est pourtant le principal soutien de Netanyahou et de l’Etat d’Israël – toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien convoquées ces dix derniers jours dans les grandes villes, de New York à Chicago, ont été autorisées et se sont déroulées sans aucun incident ?

Mais dans sa dérive antidémocratique, le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur, utilisant tout l’arsenal arbitraire des institutions de la Ve République, délivrent un message politique : « Silence, on massacre ! »

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), qui a fait connaitre sa position *, condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction du rassemblement du 12 mai, l’interdiction de la manifestation du 15 mai et l’arrestation du président de l’AFPS.

Quand les libertés démocratiques sont foulées aux pieds par le gouvernement, il est du devoir de toutes les organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie de faire bloc pour faire reculer les mesures liberticides.

Montreuil, le 14 mai 2021, 11h00

*Lire notre communiqué du 12 mai 2021 : https://poid.fr/2021/05/12/une-nouvelle-fois-la-terre-de-palestine-est-ensanglantee/

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.

Une nouvelle fois, la terre de Palestine est ensanglantée

COMMUNIQUÉ DU POID – 12 MAI 2021

À nouveau se déroule la logique de l’expansion coloniale qui caractérise l’État d’Israël depuis qu’il a été fondé en 1948 sous l’égide de toutes les grandes puissances.

Les familles menacées aujourd’hui d’expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem sont souvent celles-là même qui s’y sont établies en 1948, après avoir été chassées des maisons qu’elles habitaient depuis des générations, en particulier à Jaffa et à Haïfa.

Jusqu’à quand ce mécanisme d’expulsion va-t-il se poursuivre ?

La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, a fait entendre les voix, certes minoritaires, de ceux qui, parmi la population juive israélienne, se dressent contre l’acharnement du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens :

  • Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien et de l’Agence juive, s’est prononcé en mars 2021 dans le quotidien israélien Haaretz « pour un État de tous ses citoyens ».
  • La principale association israélienne de défense des droits de l’homme, B’tselem, dans un rapport du 12 janvier 2021, déclare : « Entre le Jourdain et la Méditerranée : c’est l’apartheid ». Elle dénonce comme « législation discriminatoire » la loi israélienne de 1950 « sur la propriété des absents » au nom de laquelle les habitants palestiniens sont expropriés de leurs maisons.
  • Soixante lycéens israéliens ont, en janvier 2021, exprimé leur refus de servir dans l’armée israélienne, expliquant : « On nous demande de revêtir un uniforme taché de sang. Avec la nakba* et l’occupation, la société israélienne s’est construite sur des bases pourries et cela rejaillit dans tous les aspects de la vie : le racisme, les discours politiques de haine, la brutalité de la police et bien d’autres choses encore. »

Ils ont raison. Israël est devenu un État d’apartheid fondé sur la discrimination et le racisme. La logique de l’apartheid, c’est l’éviction pure et simple de tout le peuple palestinien du territoire historique de la Palestine.
Aucune issue conforme aux principes universels de démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes n’est envisageable si ne sont pas reconnus au peuple palestinien, comme à tous les peuples, le droit à la nation, à la terre, à la liberté et donc le droit au retour.

La Tribune des travailleurs a donné la parole à des militants palestiniens, qui, pour leur part, affirment : « Les trois questions majeures qui demeurent sont donc : l’unité avec la lutte des peuples arabes contre l’oppression ; la lutte commune avec des forces juives progressistes pour un État palestinien démocratique et laïque et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ; et la solidarité internationale avec les peuples et les classes opprimées qui luttent pour leurs droits dans le monde entier. »

Que l’on partage ou non cette position, il doit être clairement affirmé qu’aucune solution ne sera trouvée dans la répression, la discrimination et la négation des droits.

Honte à Biden, qui dans la continuité de Trump déclarant « Jérusalem, capitale de l’État d’Israël », soutient Netanyahou !

Honte au Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est, comme toujours, rangé derrière l’administration américaine !

Honte à l’Union européenne qui renvoie dos à dos agressés et agresseurs, prônant la « désescalade » des deux côtés !

Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens qui manifestent à Jérusalem et dans toutes les villes !
Halte aux bombardements contre Gaza !
Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
Liberté pour le peuple palestinien !
Droit au retour pour tous les réfugiés !

* La nakba (« catastrophe ») est l’expulsion de 850 000 Palestiniens de leurs villes et villages en mai 1948.

Tous à Paris (M° Nation) le 5 juin à 14 heures

Le POID condamne les agressions contre la CGT et ses militants, le 1er mai à Paris

manif-retraite

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne les agressions survenues samedi 1er mai 2021 à Paris, lors de la dispersion de la manifestation à l’appel des organisations syndicales, contre la CGT et ses militants, dont 21 ont été blessés (4 dans un état grave).

Les faits sont connus. Comme l’indique le communiqué de la CGT : « Si, sur le parcours, une fois encore, le cortège a dû faire face à plusieurs interventions des forces de l’ordre totalement injustifiées, la manifestation a pu, tout de même, arriver à son terme. C’est à ce moment qu’un important groupe d’individus dont certains se revendiquant gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence à l’encontre des manifestants. Insultes homophobes, sexistes, racistes, ont précédé des actes de vandalisation des véhicules des organisations, et, bien plus grave, la haine s’est exprimée par un déchainement de coups et de jets de projectiles. »

Le POID exprime sa solidarité avec la CGT, ses militants, et en particulier ceux qui ont été blessés par les attaques de nervis.

Le POID affirme qu’aujourd’hui comme hier, ceux qui s’en prennent au mouvement ouvrier sont les ennemis de la démocratie et les fourriers des pires régimes totalitaires.

Montreuil, le 3 mai 2021

Le manifeste du 1er-Mai du Parti ouvrier indépendant démocratique

1er mai drapeau POID

Camarades,

En ce 1er mai 2021, nous saluons les camarades du monde entier qui commémorent le sacrifice des travailleurs de Haymarket à Chicago, le 1er mai 1886.

Salut à vous, camarades d’Inde et d’Afrique du Sud, du Brésil et d’Allemagne, de Turquie, d’Algérie, de Chine et du monde entier. Salut à vous, nos frères et nos sœurs frappés depuis quinze mois non seulement par le virus du Covid-19, mais aussi (et surtout) par les gouvernements dont les politiques soumises à la loi du profit transforment la crise sanitaire en une dévastation sacrifiant des millions de vie.

Salut à vous, nos camarades qui, ces derniers mois, face à la pandémie et en dépit d’elle, êtes descendus dans les rues par millions de Bombay à Alger, de Beyrouth à Minneapolis.

Salut à vous qui, sans relâche, combattez pour la justice sociale.

En ce 1er-Mai, Journée internationale de lutte de la classe ouvrière, nous l’affirmons avec force : les travailleurs forment dans le monde entier une seule classe, femmes et hommes, quelles que soient les nationalités, les couleurs de peau, les cultures, les croyances, tous frappés par un régime capitaliste sans pitié, mais aussi tous unis dans un combat classe contre classe pour la démocratie et les droits, pour la loi de la majorité.
[Lire la suite sur le site de La Tribune des travailleurs, en cliquant ici.]

Communiqué commun de ENSEMBLE!, GDS, Generations, La France insoumise, NPA,PEPS, POiD, UCL.

7 avril 2021 (site FI)

Face aux mesures liberticides et à l’extrême droite, construisons un front des libertés le plus large possible

Il souffle un vent mauvais sur la France. L’idéologie de l’extrême droite, son vocabulaire, ses attaques discriminatoires et racistes, son obsession identitaire sont toujours plus relayés par le gouvernement et la droite. Le cours suivi par le gouvernement établit un climat dangereux, dans lequel certains groupes d’extrême droite se pensent autorisés à agir en toute impunité.

Cela se fait au moyen de lois liberticides et discriminatoires qui organisent une société de surveillance généralisée, de privation de liberté d’informer, de restrictions des libertés associatives.

À ces lois s’ajoutent des campagnes odieuses. C’est le cas de la chasse aux sorcières déclenchée par la ministre Frédérique Vidal dans les universités au nom d’un soi-disant islamo-gauchisme.

C’est pour réagir à ces attaques qu’en mars, nous avions lancé un premier appel.

Depuis, la situation n’a pas cessé de s’aggraver. Le syndicat UNEF a notamment été attaqué par plusieurs ministres au prétexte de groupes de paroles internes. La droite a réclamé sa dissolution sans que le gouvernement n’y trouve vraiment à redire.

Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de droite du Sénat s’est engouffrée dans la brèche ouverte en durcissant encore les lois « sécurité globale » et « séparatisme ».

Dans ce climat, des groupuscules violents d’extrême droite transforment ces paroles en actes : des identitaires néonazis ont attaqué la librairie « La plume noire » à Lyon ; des militants d’Action Française ont pénétré dans l’hémicycle du Conseil régional d’Occitanie pour s’en prendre à des élus de gauche avec une banderole « islamo-gauchistes, traîtres à la France ».

Dans ce contexte, aucune organisation ne peut se croire à l’abri.

C’est la raison pour laquelle nous avions lancé un nouvel appel ce soir à toutes les organisations de gauche et écologiques afin de réagir et agir dans l’unité.

Malgré les invitations, EELV, le PCF et le PS n’ont pas voulu participer à ces échanges unitaires. Cette absence n’est pas à la hauteur de la situation.

Pour autant, notre objectif reste plus que jamais d’aider à la construction d’un front des libertés le plus large possible, pour la levée de toutes les mesures liberticides prises par le gouvernement. Nous appelons à toutes les initiatives proposées sur ce terrain par les associations et syndicats, dont le rassemblement ce jeudi de 12h à 14h devant le Sénat et les préfectures.

En conclusion, nous avons décidé de proposer de rencontrer ces associations, syndicats, collectifs dans le but d’une réunion large avant le mois de mai et en vue d’un printemps des libertés qui est toujours plus nécessaire.

Communiqué POiD A-t’on encore le droit de manifester dans ce pays ?

Ce 7 avril, le Collectif « Libérons Mumia ! » qui regroupe de nombreuses organisations politiques et syndicales, avait déposé une demande d’autorisation à la Préfecture de police de Paris, pour un rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis à Paris (comme le collectif en organise un chaque mois depuis plus de vingt ans) car la vie de Mumia Abu-Jamal, militant noir américain emprisonné depuis 1982 et récemment contaminé au Covid, est en danger.

La veille au soir, le Collectif a été informé par la Préfecture que ce rassemblement « était interdit par décision du Préfet en raison de l’état d’urgence et des pouvoirs qui lui sont conférés », contraignant le Collectif à devoir annuler le rassemblement, auquel le POID avait appelé ses adhérents et sympathisants à participer.

Quelques jours auparavant, la Préfecture du Rhône avait interdit la manifestation convoquée le samedi 3 avril à Lyon, suite à l’agression de la librairie anarchiste La Plume noire par un commando d’extrême-droite le 20 mars dernier. La Préfecture invoquant cette fois « le contexte sanitaire » et « des risques de troubles graves et avérés à l’ordre public ».

Dans les deux cas, l’invocation du « contexte sanitaire » ne peut tromper personne, s’agissant de rassemblements sur la voie publique, alors que le gouvernement ne voit rien à redire au fait que chaque jour, des millions de salariés s’entassent dans les transports en commun bondés. L’Etat d’urgence sanitaire, promulgué le 23 mars 2020 et prolongé depuis, n’a rien à voir avec les mesures sanitaires indispensables que le gouvernement Macron a refusé de prendre, à commencer par l’ouverture massive de lits de réanimation sans déprogrammations.

A-t-on encore le droit de manifester dans ce pays? Quels seront les prochains rassemblements et manifestations interdits ? Le Parti ouvrier indépendant démocratique alerte : ces interdictions en annoncent d’autres. Quand les libertés démocratiques sont menacées, quel qu’en soit le prétexte, il revient au mouvement ouvrier et démocratique de faire front, dans l’unité la plus large, pour les faire respecter.

Montreuil, 7 avril 2021



POID, 67 avenue Faidherbe, 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.fr

AU CHAOS ORGANISÉ PAR LE GOUVERNEMENT, OPPOSONS UNE POLITIQUE OUVRIÈRE !

Invitation au meeting organisé le 7 novembre 2020 par le Parti ouvrier indépendant démocratique

La classe ouvrière est une, sans distinction d’origine, de couleur de peau, de croyance religieuse ou de non-croyance. Nous, Parti ouvrier indépendant démocratique, reconnaissons comme principale ligne de clivage dans la société celle qui oppose les classes sociales aux intérêts contradictoires.

Ainsi, depuis huit mois, avec l’épidémie du Covid, le gouvernement a accordé 560 milliards d’euros aux capitalistes qui multiplient les plans de licenciements et dont les profits battent des records. À l’autre bout de la société, l’absence criante de lits dans les hôpitaux, de services de réanimation, de personnels soignants va de pair avec le refus de tout plan de rattrapage scolaire pour les jeunes et la généralisation du chômage partiel et des licenciements, conduisant à un appauvrissement considérable des travailleurs et de leurs familles.

De tous temps, la classe des exploiteurs et ses gouvernements ont cherché à camoufler la réalité de cette société divisée en classes, en y opposant :
– l’union nationale qui prétend que toute la nation partagerait les mêmes intérêts sans distinction de classes ;
– la division entre communautés (de religion, d’origine…).

À l’union nationale et à la division communautariste nous opposons l’unité de la classe ouvrière sans distinction d’origine, de religion et de non-religion, de couleur de peau. Pour le POID, la religion doit rester affaire privée.

À Conflans-Sainte-Honorine, la barbarie s’est déchaînée avec l’assassinat d’un enseignant et, à travers lui, la volonté d’instaurer la terreur contre l’instruction publique, la laïcité et la République fondée sur l’égalité des droits des citoyens. Qu’une idéologie totalitaire revendiquant une motivation religieuse inspire un acte barbare, ce n’est malheureusement pas la première fois – l’histoire en témoigne – que la religion sert de prétexte à des massacres et à la barbarie, et cela quelle que soit la religion, à commencer par celle qui est majoritaire en France depuis plus de quinze siècles.

Le bureau national approuve le communiqué publié samedi 17 octobre, dans lequel « Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine ». A la barbarie nous opposons l’unité de la classe ouvrière, l’égalité des droits des citoyens dans la république laïque.

D’aucune manière les travailleurs ne peuvent défendre ces principes et leurs droits en se rangeant derrière Macron et son gouvernement, qui, comme tous leurs prédécesseurs, s’attaquent à la laïcité et aux droits des travailleurs et de la jeunesse. D’aucune manière les travailleurs ne peuvent se ranger derrière ceux qui, sous couvert de lutte contre « l’islamisme radical » veulent stigmatiser une partie du peuple travailleur et de la jeunesse en fonction de son appartenance réelle ou supposée à une religion.

La classe ouvrière doit unir ses rangs indépendamment des opinions religieuses ou non religieuses des uns et des autres. Pas question de suivre Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et les autres dirigeants « de gauche » qui mardi dernier, à l’Assemblée nationale se sont prononcés pour l’union nationale derrière Macron, comme ils l’avaient déjà fait le 19 mars en votant les 343 milliards donnés aux capitalistes pour les renflouer.

Non, l’heure n’est pas à se ranger derrière Macron. Face à la barbarie, il n’est de meilleur rempart que le mouvement ouvrier indépendant, uni dans la défense des intérêts des travailleurs et de la démocratie. L’heure est à rompre avec Macron, dont chaque discours attise les tensions en stigmatisant une partie de la population. L’urgence c’est une politique de rupture ouvrière : ce ne sont pas les profits qu’il faut sauver, mais les emplois, la santé, l’instruction publique. C’est à cela qu’il faut consacrer les immenses moyens financiers dégagés depuis huit mois.

Cette politique ouvrière, nous en rendrons compte dans le meeting du Parti ouvrier indépendant démocratique le 7 novembre prochain.

Toutes et tous au meeting
le samedi 7 novembre 14h30 !

Espace Charenton, 327 rue de Charenton, 75012 Paris

Montreuil, le 24 octobre 2020

Le bureau national du POID