Une urgence : sauver l’hôpital public !

Une urgence : sauver l’hôpital public !

Une urgence : sauver l’hôpital public !

Angélique Bachelet était médecin urgentiste à l’hôpital de Laval (Mayenne). Elle a démissionné en octobre 2021 et elle explique pourquoi :

« On n’est plus soignant. Quand je pars le matin, j’ai la boule au ventre, quand je rentre de garde, je me mets à pleurer. Je me disais que j’étais maltraitante, que je n’ai pas apporté le soin, le confort. Je ne conçois pas mon métier à chercher des lits ou à compter les brancards que je laisse à mon collègue pour la garde suivante. On ne parle plus de lit mais de taux d’occupation. Là, on s’est dit, c’est terminé, quand on a commencé à avoir des financiers à la tête de l’hôpital, des tableurs Excel, la codification des actes. Quand on a compris que l’hôpital était une entreprise. » 

France Bleu Mayenne, 7 décembre

La faute à qui ?

Aux gouvernements successifs qui, depuis des décennies, mettent l’hôpital public à genoux.

C’est la raison pour laquelle les hospitaliers des hôpitaux de Paris et de banlieue étaient en grève le 1er décembre, à l’appel des syndicats FO et CGT et sont allés en manifestation au ministère de la Santé. Leurs revendications : la réouverture de tous les lits et de tous les services et l’embauche sur 10 000 postes à l’AP-HP.

C’est la raison pour laquelle, le 4 décembre, des milliers d’hospitaliers venus de nombreux départements ont manifesté à Paris, notamment les personnels des hôpitaux de Mayenne, montés avec leur syndicat FO, afin de déposer au ministère les revendications auxquelles l’ARS refuse de répondre. La fédération CGT de la santé et de nombreux collectifs appelaient également à manifester.

 « Dans mon service, il y a eu quatre lits fermés, ce n’est pas tenable : il y a une seule infirmière en ortho de nuit, une seule en ORL et une aide-soignante pour les deux services. Depuis très longtemps, on demande une aide-soignante en plus. La réponse est niet. Tous les syndicats se battent ensemble. » (Une infirmière CGT de l’hôpital psychiatrique de Dieppe).

« Le service d’urgence a été fermé la nuit ; il a à nouveau rouvert au bout de trois semaines. Tout est sur le fil. Il suffit qu’un médecin s’en aille et cela ne tourne plus. Un service va fermer car il n’y a plus de médecin, cela fait 20 lits en moins. La T2A sous-finance les hôpitaux, les équipes sont détruites. On va dans le mur. » (Une médecin du service psychiatrique de l’hôpital de Clermont).

Une urgence : sauver l’hôpital public et donc embaucher massivement des personnels hospitaliers et rouvrir tous les lits afin de permettre aux soignants de soigner.

Et pour ce faire, réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts aux patrons depuis le début de la pandémie !

« On n’est plus soignant. Quand je pars le matin, j’ai la boule au ventre, quand je rentre de garde, je me mets à pleurer. Je me disais que j’étais maltraitante, que je n’ai pas apporté le soin, le confort. Je ne conçois pas mon métier à chercher des lits ou à compter les brancards que je laisse à mon collègue pour la garde suivante. On ne parle plus de lit mais de taux d’occupation. Là, on s’est dit, c’est terminé, quand on a commencé à avoir des financiers à la tête de l’hôpital, des tableurs Excel, la codification des actes. Quand on a compris que l’hôpital était une entreprise. » 
France Bleu Mayenne, 7 décembre

La faute à qui ?

Aux gouvernements successifs qui, depuis des décennies, mettent l’hôpital public à genoux.

C’est la raison pour laquelle les hospitaliers des hôpitaux de Paris et de banlieue étaient en grève le 1er décembre, à l’appel des syndicats FO et CGT et sont allés en manifestation au ministère de la Santé. Leurs revendications : la réouverture de tous les lits et de tous les services et l’embauche sur 10 000 postes à l’AP-HP.

C’est la raison pour laquelle, le 4 décembre, des milliers d’hospitaliers venus de nombreux départements ont manifesté à Paris, notamment les personnels des hôpitaux de Mayenne, montés avec leur syndicat FO, afin de déposer au ministère les revendications auxquelles l’ARS refuse de répondre. La fédération CGT de la santé et de nombreux collectifs appelaient également à manifester.

 « Dans mon service, il y a eu quatre lits fermés, ce n’est pas tenable : il y a une seule infirmière en ortho de nuit, une seule en ORL et une aide-soignante pour les deux services. Depuis très longtemps, on demande une aide-soignante en plus. La réponse est niet. Tous les syndicats se battent ensemble. » (Une infirmière CGT de l’hôpital psychiatrique de Dieppe).

« Le service d’urgence a été fermé la nuit ; il a à nouveau rouvert au bout de trois semaines. Tout est sur le fil. Il suffit qu’un médecin s’en aille et cela ne tourne plus. Un service va fermer car il n’y a plus de médecin, cela fait 20 lits en moins. La T2A sous-finance les hôpitaux, les équipes sont détruites. On va dans le mur. » (Une médecin du service psychiatrique de l’hôpital de Clermont).

Une urgence : sauver l’hôpital public et donc embaucher massivement des personnels hospitaliers et rouvrir tous les lits afin de permettre aux soignants de soigner.

Et pour ce faire, réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts aux patrons depuis le début de la pandémie !

La démocratie exige :
les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

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Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022
Espace Charenton 327, rue de Charenton, Paris
(métro Porte-de-Charenton, ligne 8).


Hôpitaux un désastre sanitaire organisé

Hôpitaux

Un désastre sanitaire organisé

De toutes parts, on nous annonce l’arrivée de la 5e vague de Covid.

C’est le moment où de nombreux médecins hospitaliers alertent sur la situation de l’hôpital public et sur le désastre sanitaire organisé par la politique du gouvernement, dans la continuité des gouvernements précédents.

Chaque jour, ce sont des situations impossibles pour les personnels, des opérations repoussées, des soins retardés, des heures d’attente pour les patients, notamment aux urgences. Tous les personnels attestent l’urgence d’embaucher en masse afin de permettre la réouverture des lits.

Le professeur Isabelle Desguerre, chef de service de neuropédiatrie à l’hôpital Necker Enfants-malades (Paris) : « Les enfants ne sont plus soignés comme ils le devraient. Cela devient de la mauvaise médecine. Les infirmières n’en peuvent plus, les médecins sont découragés. On voit nos lits fermer les uns après les autres. Cela fait des années qu’on alerte Monsieur Hirsch et tous les étages de direction. C’est un manque de respect évident vis-à-vis des patients et des soignants. »

Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon (Paris), dénonce la situation actuelle de l’hôpital public : « Avec les lits fermés, les problèmes de personnel ou la circulation des virus hivernaux, on n’aura pas besoin d’une énorme vague pour être submergés. »

Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne) : « L’ensemble du système de soins est menacé. On est à la merci non seulement du Covid, mais aussi d’une épidémie de grippe, de bronchiolite, ou autres… ».

Le professeur André Grimaldi, endocrinologue à l’hôpital Pitié-Salpêtrière (Paris) : « Pendant des années, on a mis l’hôpital sous austérité. Pour s’en sortir, les hôpitaux n’ont d’autre choix que d’augmenter l’activité sans augmenter le personnel soignant. Aujourd’hui, l’hôpital est au bord de l’effondrement. Il manque 100 000 infirmières. Il faut qu’elles aient un salaire qui corresponde à leur travail. »

Une fatalité ? Non le résultat d’une politique. La politique menée par les gouvernements successifs depuis des décennies, poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran-Castex.

Non seulement ce gouvernement est resté sourd depuis des années aux légitimes revendications des personnels hospitaliers mais, en plus, il a continué de fermer des lits, y compris pendant la pandémie, entraînant le désastre sanitaire actuel.

Une urgence : la confiscation des 600 milliards offerts aux spéculateurs depuis le début de la pandémie et leur affectation aux hôpitaux, pour la création de postes, la réouverture des lits et l’augmentation des salaires des soignants.

La démocratie exige : les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022

Espace Charenton, 327, rue de Charenton, Paris (métro Porte-de-Charenton, ligne 8).

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

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Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Le 12 novembre, Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, a déclaré : « On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l’hôpital. » Cri d’alarme d’autant plus significatif compte-tenu de sa fonction officielle.

Il dénonce « la conséquence d’une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l’hôpital uniquement sur des critères budgétaires. »

Il a également expliqué que des services d’urgences devaient fermer « faute de médecins » et quedes blocs opératoires ne tournent pas « parce qu’on manque d’anesthésistes-réanimateurs et d’infirmières-anesthésistes. »

Et il a conclu ainsi : « On entend des responsables qui nous disent qu’ils ont mis beaucoup d’argent, c’est vrai, mais on a pris tellement de retard qu’il faut mettre plus d’argent. »

Au bord de l’effondrement… c’est effectivement ce que constatent tous les jours les personnels qui témoignent, à nouveau cette semaine, dans La Tribune des travailleurs.

Oui, ça craque de toutes parts à l’hôpital. Et pas seulement depuis la pandémie. Cette situation est le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies.

De ce fait, aujourd’hui, les délais de rendez-vous à l’hôpital sont interminables, les malades attendent des heures sur des brancards alignés dans les couloirs des services d’urgence, les interventions chirurgicales sont reportées, les patients sont transférés, y compris les enfants.

Une fatalité ? Non ! Une politique contre laquelle se mobilisent les personnels hospitaliers avec leurs organisations syndicales, dans les hôpitaux de l’AP-HP comme dans tout le pays.

Pour sa part, le POID se prononce pour des mesures d’urgence pour l’hôpital, à commencer par :

  • L’abrogation de toutes les contre-réformes de l’hôpital, du numerus clausus imposé en 1971 à la loi Buzyn Ma santé 2022 (transformation de 300 hôpitaux de villes moyennes en hôpitaux de proximité et obligation de l’ambulatoire) en passant par la loi Touraine (création des groupements hospitaliers de territoire) et la loi Bachelot (mise en place des agences régionales de santé).
  • La réquisition des 600 milliards offerts aux capitalistes pour embaucher massivement dans les hôpitaux, rouvrir tous les lits et les services fermés, augmenter les salaires des personnels.

Encadré

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Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

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« Toute l’hospitalisation pédiatrique est à genoux »

Cette semaine, La Tribune des travailleurs alerte sur la pénurie de soignants en pédiatrie, qui met en danger la santé des enfants.

Le journal publie également l’interview du Pr Stéphane Dauger, président du collectif interhôpitaux et chef de service de la réanimation pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré à Paris.

Extraits de cette interview (1)

Dans quel état est aujourd’hui la pédiatrie hospitalière en France ?

(…) La spécificité de la pédiatrie par rapport aux autres spécialités n’est plus prise en compte par le gouvernement. Or, la pédiatrie hospitalière en France, c’est à 85-90 % l’hôpital public. S’il est à genoux, c’est toute l’hospitalisation pédiatrique qui est à genoux.

(…) Des enfants et des adolescents ont dévissé durant les différents confinements. Ils ont besoin de l’hôpital public, sans aucune autre structure d’accueil. Et de lits surtout et de personnels compétents, pas de médecine ambulatoire (…)

Et pour les enfants que vous soignez ?

Les enfants aussi ont des maladies chroniques nécessitant des approches diagnostiques et thérapeutiques fréquentes. Ce sont eux qui souffrent le plus. On en est à décaler des bilans, des examens, des consultations d’évaluation ou de suivi, des actes médicaux ou chirurgicaux sur des enfants. Recevoir un nourrisson de 3 mois, ce n’est pas pareil qu’un adulte. Seuls des structures et des personnels spécialisés peuvent le faire en sécurité (…).

Un lit sur cinq est fermé dans les hôpitaux. Quelles en sont les conséquences ?

(…) En pédiatrie, il y a aussi des médecins qui s’en vont. Certains services ne peuvent plus donner des soins de qualité. Il y a un écart entre ce qu’on apprend à nos étudiants et ce qu’on peut faire en pratique. Si cette politique continue, les conséquences pour la santé publique vont être lourdes et durables. Les séquelles chez les adultes de tout ce que nous n’aurons pas pu bien faire chez les enfants seront majeures, tant individuellement que pour notre société.

Comment rétablir l’hôpital public ?

(…) Il faudrait que nous rapportions notre vécu à la population. Il faut informer et documenter, dresser l’état des lieux des lits ouverts et fermés. Il faut absolument que les citoyens se rendent compte des difficultés actuelles et surtout à venir. Il n’y aura bientôt plus personne pour s’occuper de leurs enfants « selon les règles de l’art ». Les mobilisations permettraient d’avancer (…). Il faut lancer l’alerte bien que tout cela soit extrêmement difficile dans ce contexte de difficultés économiques qui touchent une grande partie de notre population. Nous ne baisserons pas les bras.

(1) On peut lire l’intégralité de l’interview dans La Tribune des travailleurs n° 314 (10 novembre).


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

La démocratie exige :
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20% des lits fermés dans les hôpitaux Un désastre organisé

20 % des lits fermés dans les hôpitaux

Un désastre organisé

Le 27 octobre, le « conseil scientifique » mis en place par Macron révèle que 20 % des lits sont actuellement fermés dans les hôpitaux publics, par manque de personnel.

Immédiatement, le ministre de la Santé, Olivier Véran, conteste ce chiffre : « Le chiffre de 20 %, j’aurais tendance, comme ça, à le contester. Et en tout cas, parce que j’aime profondément la science et qu’avant de m’exprimer je vérifie de ne pas raconter n’importe quoi »

Raconter n’importe quoi ? Véran ne s’en est pas privé au cours des derniers mois ! D’ailleurs, il continue : « La dernière donnée qui m’est remontée, c’est 5 % de lits de médecine temporairement fermés », tout en reconnaissant que « la situation est compliquée » et que « des unités sont contraintes de fermer temporairement. »

La Tribune des travailleurs a décidé de mener son enquête. Une enquête, certes non exhaustive, mais dont les résultats, transmis par nos correspondants, font froid dans le dos.

Par exemple :

  • 36 lits supplémentaires devraient être fermés à l’hôpital de Tours (Indre-et-Loire), qui s’ajoutent aux 130 déjà fermés depuis 2018.
  • 100 lits fermés à l’hôpital de Blois (Loir-et-Cher) : dont 10 à la maternité, 15 en chirurgie, 10 en psychiatrie, 5 en court séjour gériatrique…
  • 5 lits fermés en psychiatrie depuis le début de l’année à l’hôpital de Pontarlier (Doubs)
  • 63 lits fermés au centre hospitalier de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Quant aux hôpitaux de l’AP-HP, selon les propos mêmes de son directeur général, Martin Hirsh, « la situation est périlleuse »… Il manque en effet 127 lits à Cochin (15 %), 172 lits à Pompidou (24 %), 85 à Garches dans les Hauts-de-Seine (30 %), 225 à la Pitié-Salpêtrière (14 %) … Le total des lits fermés à l’AP-HP est de 3 566 sur 20 000.

Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies. Politique poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran, conduisant à un désastre sanitaire.

Il est urgent de rompre avec cette politique catastrophique. Il est urgent de redonner aux hôpitaux les moyens de soigner.

Confiscation des 594 milliards offerts aux patrons !

Affectation de ces milliards à l’embauche massive de personnels et à leur formation, à la réouverture de tous les lits fermés, à l’augmentation des salaires !

Augmentez les salaires !

Augmentez les salaires !

Salaires et pensions sont bloqués depuis des années, l’augmentation des prix, elle, se poursuit…

Résultat : une majorité de familles ouvrières ne parvient plus à joindre les deux bouts. « On ne s’en sort plus » :  cette remarque, on l’entend partout dans les cités populaires, les usines, les bureaux, « même en se privant de tout ».

A cela s’ajoutent les périodes de chômage partiel imposé et les pertes de salaire qui en découlent, les plans de licenciements et, en plus, la réforme de l’assurance chômage !

Qu’à cela ne tienne ! Le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, ose affirmer : « Si les hausses salariales se généralisent, ce ne sera pas soutenable pour l’ensemble de l’économie. »

Pourtant aujourd’hui, les salariés, les chômeurs, les mères et pères de famille font tous le même constat : les prix flambent – ceux du carburant et du gaz, mais aussi ceux des produits alimentaires –, alors que les salaires sont bloqués !

Pourtant, selon les statistiques officielles, les profits n’ont cessé de croître depuis le début de la pandémie. Le CAC 40 – l’indice de valeur qui regroupe les 40 sociétés françaises les plus importantes cotées en Bourse – a progressé d’environ 20 % depuis le début de l’année.

Alors, l’alternative est la suivante : ou bien l’augmentation des salaires et la baisse des profits, ou bien l’augmentation des profits et la baisse des salaires.

C’est par leur lutte de classe que les travailleurs porteront un coup d’arrêt à la spirale de paupérisation et de misère produite par la politique de ce gouvernement.

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Accompagnantes d’élèves handicapés Une aide indispensable que le gouvernement s’acharne à remettre en cause

Accompagnantes d’élèves handicapés
Une aide indispensable que le gouvernement s’acharne à remettre en cause


125 000 accompagnantes pour 400 000 enfants en situation de handicap scolarisés dans des classes ordinaires : le compte n’y est pas !

Qui sont les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) ?

Des femmes (90 % de la profession), mal payées (800 euros par mois en moyenne pour un contrat de 24 heures hebdomadaires), privées de statut et très souvent de formation.

Que font-elles ?

Elles jouent un rôle majeur pour permettre la scolarisation des élèves handicapés. Elles accompagnent des enfants aux pathologies diverses : autisme, troubles de l’attention, handicap moteur, dyspraxie (1), dyslexie (2), etc.

Comment leurs missions sont-elles organisées ?

Initialement, il leur était attribué un nombre d’heures par enfant, « variable selon le handicap ». Désormais, le système des pôles inclusifs d’accompagnement local (PIAL) affecte les AESH non plus à un élève mais à un secteur. Elles ont donc la charge de plusieurs élèves handicapés, dans des écoles et établissements différents qui peuvent être très éloignés géographiquement, avec un nombre d’heures limité pour chaque enfant.

Quelles sont leurs revendications ?

L’abandon des PIAL, un statut, une formation et un salaire décent.

Quel est le rapport avec la situation des élèves handicapés ?

La détérioration des conditions de travail des AESH dégrade les conditions d’accompagnement des élèves. La situation de ces élèves handicapés exige que chacun puisse bénéficier d’une accompagnante dédiée.

Que faudrait-il pour cela ?

Tripler leur nombre, ce qui entrainerait une dépense budgétaire supplémentaire de 6 milliards d’euros, soit un peu plus de 1 % des 560 milliards offerts aux patrons depuis le début de la pandémie.

Même si le salaire des AESH était doublé – ce qui serait loin d’être scandaleux au regard des services rendus –, le surcoût resterait très modeste.

Des dépenses nouvelles indispensables… mais inacceptables pour le gouvernement Macron-Castex

Le sort que le gouvernement réserve aux enfants handicapés concentre le sort réservé à toute la population. Il porte un nom : la barbarie.

Légitime est la mobilisation des AESH avec leurs organisations syndicales pour leurs revendications.

Une mobilisation qui met à l’ordre du jour l’urgence de la rupture avec ce gouvernement.

Dehors Macron et sa politique !

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(1) Difficulté à réaliser certains gestes et actions volontaires. 
(2) Difficultés de lecture

Hôpitaux Que se passe-t-il depuis le 15 septembre?

Hôpitaux
Que se passe-t-il depuis le 15 septembre ?

En application de la loi du 5 août 2021, depuis le 15 septembre, l’obligation vaccinale pour tous les personnels de santé s’applique, sous peine de suspension.

En application de cette loi, depuis le 15 septembre, des milliers de soignants sont suspendus et privés de salaire.

Pourquoi ?

Selon le gouvernement, ces personnels soignants seraient responsables de la propagation du virus, car non vaccinés.

Mais qui est responsable de la situation catastrophique des hôpitaux ?

Certainement pas les soignants qui sont mobilisés au péril de leur propre santé depuis dix-huit mois ! Les responsables sont ceux qui ont fermé des dizaines de milliers de lits, des dizaines d’hôpitaux et de maternités, ceux qui ont étranglé financièrement le système hospitalier.

Les responsables, ce sont les gouvernements successifs qui ont mis en œuvre cette politique.

Quelles sont les conséquences ?

100 000 lits fermés en vingt ans.

22 000 postes supprimés.

50 services d’urgence fermés entre 2015 et 2019.

Et ce n’est pas fini !

La loi Buzyn (juillet 2019) organise la fermeture de 300 hôpitaux de proximité encore dotés de services d’urgence et de chirurgie et les transforme en établissements réservés à la prise en charge des personnes âgées et à la rééducation.

Cette loi va priver des millions de patients de l’accès aux soins à l’hôpital public.

Contre la division

Dans de nombreux hôpitaux, se développe un mouvement d’unité dans lequel vaccinés ou non, hostiles ou favorables au pass sanitaire, les travailleurs et leurs syndicats s’opposent aux sanctions prises contre leurs collègues.

C’est la voie à suivre

Celle de l’unité ouvrière entre travailleurs et militants de toutes tendances qui veulent ouvrir la voie à une politique de rupture conforme aux intérêts de la majorité.

Tel est le sens de la conférence pour l’unité, pour chasser Macron et sa politique, du 16 octobre, préparée par des assemblées ouvrières locales réunissant des militants de toutes tendances.

Les militants du POID sont pleinement partie prenante de la préparation de ces assemblées.

3 000 classes fermées aujourd’hui… Et combien demain ?

3 000 classes fermées aujourd’hui… Et combien demain ?

Selon les chiffres officiels, le nombre de classes fermées dans les écoles maternelles et élémentaires a été multiplié par plus de cinq en dix jours (de 545 le 3 septembre à 3 000 le 13 septembre).

Pourquoi les classes ferment-elles ?

Dans les écoles primaires, la mise en œuvre du protocole « sanitaire » du ministre Blanquer entraîne la fermeture d’une classe pour une semaine dès le premier cas avéré de Covid-19.

Dans les collèges et les lycées, dès qu’un élève est contaminé, les élèves non vaccinés doivent s’isoler chez eux et « poursuivre leurs apprentissages à distance » pendant sept jours.

Que va-t-il se passer au cours des semaines qui viennent ?

Blanquer se veut confiant : « Nous nous attendons à ce que cela augmente ces prochains jours puis se stabilise, avant de redescendre, si cela suit la courbe que nous avons eue à chaque retour de vacances. » affirme-t-il, tranquillement, le 13 septembre (Le Parisien).

Qui peut faire confiance à Blanquer ?

Rien ne permet de dire que la situation est en train de se stabiliser.

3 000 classes aujourd’hui, c’est l’équivalent de 80 000 élèves. Combien de dizaines de milliers d’élèves supplémentaires concernés par une fermeture si la situation se dégrade ?

Quand bien même la situation se stabiliserait (ce que, répétons-le, personne ne peut affirmer), les conséquences sont dramatiques :

  • Des dizaines de milliers d’élèves (et encore plus demain) à nouveau, en cette rentrée, privés de l’enseignement auquel ils ont droit.
  • Des dizaines de milliers de parents qui, du jour au lendemain, doivent trouver une solution pour la garde de leurs enfants.
  • Des milliers d’enseignants qui sont, une fois de plus, confrontés à la gestion des cours en hybride (présentiel et distanciel).

Alors que la troisième année scolaire consécutive s’engage sous le signe de l’épidémie, le gouvernement fait le choix de ne dégager aucun moyen supplémentaire pour protéger les élèves et les personnels, notamment en dédoublant les classes. Pire, il licencie des milliers de professeurs contractuels.

Il faut empêcher le massacre scolaire de toute une génération !

Il faut, pour cela, embaucher massivement et immédiatement des enseignants et des personnels, dédoubler les classes, réquisitionner les locaux !

Telle est la position du POID.

Quand un ministre de l’Éducation insulte les familles…

Quand un ministre de l’Éducation insulte les familles…

« On sait bien, si on regarde les choses en face, qu’il y a des achats d’écrans plats plus importants au mois de septembre qu’à d’autres moments », a osé déclarer Blanquer (France 3, 29 août), accusant les familles aux revenus modestes, qui bénéficient de l’allocation de rentrée scolaire, de l’utiliser pour acheter des téléviseurs (1).

Décidément, le ministre ose tout ! Non seulement il n’a pris aucune mesure concrète pour protéger les élèves et les enseignants de la pandémie, non seulement il a remis en cause le bac, mais, en plus, il insulte les familles ouvrières, qui subissent sa politique depuis des années.

Un ministre qui refuse de trouver des solutions de scolarisation aux élèves en situation de handicap.

Un ministre qui méprise les accompagnantes d’élèves en situation de handicap, payées entre 700 et 800 euros par mois et qui voient leurs conditions de travail se dégrader chaque année.

Un ministre qui ne propose pas un accompagnement à tous les enfants handicapés, malgré la notification de la maison départementale des personnes handicapées.

Un ministre qui licencie les enseignants contractuels de l’académie de Créteil alors que les besoins en professeurs sont criants.

Un ministre qui impose aux enseignants de gérer leur classe en présentiel et l’enseignement à distance en même temps.

Ils ont raison, ces enseignants de l’académie de Créteil qui se mobilisent, avec leurs syndicats, pour obtenir le réemploi de tous les enseignants licenciés.

Ils ont raison, ces parents et ces enseignants qui, partout, se mobilisent pour obtenir satisfaction de leurs revendications.

Oui, il est urgent d’en finir avec ce ministre, ce gouvernement et sa politique.

  • (1) Plusieurs études de la Caisse d’allocations familiales, chargée de verser cette aide financière, démentent ces propos. 95 % des familles utilisent cette aide pour les fournitures scolaires et les vêtements.