Le 12 juin, votez POID !

Le 12 juin, votez POID !

Ce lundi 30 mai débute la campagne officielle des élections législatives. Dans les 115 circonscriptions où le Parti ouvrier indépendant démocratique présente des candidats, les militants et les comités utiliseront cette phase de campagne pour faire connaître largement les propositions de notre parti.

La profession de foi, « L’heure est venue d’un gouvernement au service de la majorité, un gouvernement du peuple travailleur », sera dans les prochains jours adressée à plus de 8 millions d’électeurs. Ils seront invités à voter pour les candidats du POID pour dire l’urgence qu’il y a à prendre les mesures de blocage des prix, d’augmentation générale des salaires, d’interdiction des licenciements, de recrutement en masse des personnels nécessaires dans les écoles, les hôpitaux, les services publics. Ils seront invités à voter pour les candidats du POID pour dire aussi l’urgence, pour financer ces mesures, à prendre l’argent là où il est : dans les 607 milliards d’euros de fonds publics offerts aux capitalistes depuis deux ans, dans les 160 milliards de profits réalisés en 2021, ou dans les dizaines de milliards consacrés à la guerre.
En votant pour les candidats du Parti ouvrier indépendant démocratique, ils diront leur exigence d’en finir avec la politique anti-ouvrière, antisociale, antidémocratique menée par Macron depuis cinq ans. Ils diront en conséquence qu’il faut établir un gouvernement au service du peuple travailleur. Ce qui veut dire un gouvernement sans Macron ni patrons, contrairement à ce que veulent faire croire ceux qui prônent une cohabitation avec Macron, c’est-à-dire un gouvernement avec Macron.

Comme l’affirme notre profession de foi, il faudra choisir : ou bien un gouvernement de cohabitation soumis aux institutions qui renonce à rompre avec les capitalistes ; ou bien un gouvernement de rupture qui n’hésite pas à remettre en cause la Ve République et l’Union européenne.

En appelant les travailleurs et les jeunes à voter pour les candidats du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous les appelons à nous rejoindre dans la construction d’un parti dont le seul objectif est de les aider à réaliser les conditions de leur propre mobilisation pour imposer la satisfaction des revendications. Car de ce mouvement surgira le gouvernement de la majorité qui vit de son travail, le gouvernement du peuple travailleur et de la démocratie.

N. B. : Dans les circonscriptions où le POID ne présente pas de candidats, nous appelons les travailleurs et les jeunes à porter leurs voix en faveur des partis et organisations issus historiquement du mouvement ouvrier (ce qui ne signifie aucunement un soutien à leur programme et à leur politique que nous combattons). Pas une voix en revanche pour les candidats des partis de la bourgeoisie, macroniste, droite, extrême droite ou partis pro- capitalistes se prétendant « de gauche ».
Le 30 mai 2022 Le bureau national du POID

Fermeture des services d’urgences dans les hôpitaux Halte au désastre !

Fermeture des services d’urgences dans les hôpitaux
Halte au désastre !

Chaque jour, la liste des services d’urgences « en crise » s’allonge.
Cent trente services d’urgences (environ un sur six) seraient déjà contraints, aujourd’hui, à une fermeture partielle ou totale. Combien cet été ?

Des médecins urgentistes alertent :
• « La situation est catastrophique. Je n’accuse pas les personnels, mais les pouvoirs publics
qui veulent créer une situation de chaos pour fermer des structures (…). Nous allons avoir des décès inopinés et involontaires dans les structures. Cela va être renforcé par l’afflux massif de touristes dans des zones balnéaires où les hôpitaux ne fonctionnent plus, ou seulement avec des médecins intérimaires » (Patrick Pelloux, président du Syndicat des médecins urgentistes hospitaliers de France, Ouest France, 18 mai).
• « Nous craignons que ce système de régulation (par les fermetures ponctuelles des services des urgences) qui sert à réduire le nombre d’entrées de patients chaque jour s’inscrive dans la durée.
Cela ne touche plus seulement les petits hôpitaux et les zones rurales, mais aussi les grosses structures, un tiers des CHU est concerné. » (Docteur François Braun, chef du service des urgences à l’hôpital de Mercy, en Moselle, président de Samu-Urgences de France, France 3 Lorraine, 18 mai).

Combien de drames se dérouleront cet été qui, pourtant, pourraient être évités ?
Brigitte Bourguignon, nouvelle ministre de la Santé, a déclaré, lors de sa passation de pouvoir avec Olivier Véran, : « Ma feuille de route est claire, c’est celle du président. »
La feuille de route de Macron, on la connait ! Fermeture de milliers de lits, même pendant l’épidémie de Covid, fermeture des services d’urgences dans tout le pays entraînant le tri des malades, la déprogrammation de nombreuses interventions… et l’épuisement des personnels.
La seule « feuille de route » acceptable pour les soignants et les patients est celle qui permettrait :
• L’embauche massive et immédiate de dizaines de milliers de personnels, avec un salaire attractif.
• La réouverture de tous les lits et services fermés permettant un véritable accès aux soins pour tous.
C’est la « feuille de route » exigée par tous ceux qui manifestent aujourd’hui – soignants, élus, population – pour sauver des vies.
C’est celle que déciderait un gouvernement au seul service du peuple travailleur.

RASSEMBLONS-NOUS AU MEETING du POID, le SAMEDI 21 MAI 2022, À 14H30, ESPACE CHARENTON

Pour un gouvernement au service de la majorité Pour un gouvernement du peuple travailleur sans Macron ni patrons

Pour un gouvernement au service de la majorité
Pour un gouvernement du peuple travailleur
sans Macron ni patrons

Chaque jour qui passe, la situation des travailleurs, des jeunes et des familles se dégrade.
L’inflation mange le pouvoir d’achat.
La situation des hôpitaux devient dramatique faute de personnels et de services (fermés).
Des millions d’enfants et de jeunes sont condamnés à une scolarité par intermittence du fait du non-remplacement des enseignants malades.
Le nombre de familles mal logées ne cesse de grandir.
Au nom de la récession, les patrons accélèrent les plans de licenciement et le chômage partiel imposé.
Il faut prendre des mesures d’urgence ! Quel gouvernement osera les imposer ?
Quel gouvernement osera pour cela prendre l’argent là où il est : dans les 607 milliards d’euros de fonds publics offerts aux capitalistes (qui s’en servent pour licencier et spéculer) ; et dans les 160 milliards de profits des entreprises du CAC 40 en 2021 ?
Prenant les moyens là où ils sont, un gouvernement du peuple travailleur :
• imposera l’augmentation générale des salaires, des minima sociaux et des pensions
de 10 % pour rattraper l’inflation ;
• bloquera le prix des produits de première nécessité ;
• recrutera les 100 000 enseignants remplaçants nécessaires pour répondre aux besoins urgents ; il mettra en place les structures et les personnels spécialisés adaptés à la prise en charge des 400 000 enfants en situation de handicap ;
• recrutera les 200 000 personnels du secteur hospitalier et médico-social qui font défaut ;
• prendra toutes les mesures nécessaires pour le logement, les services publics…
Le coût de ces mesures ? 56 milliards d’euros pour les salaires du privé, 21 milliards pour les salaires du public, 20 milliards pour l’école, 10 milliards pour les hôpitaux. Soit un total de 107 mil- liards d’euros qu’un gouvernement décidé à sauver le peuple du désastre saura financer en confisquant les sommes nécessaires dans les 607 milliards offerts par l’État aux patrons, dans le budget de la guerre (50 milliards), dans les intérêts versés aux banques pour la dette (45 milliards) ou dans les 160 milliards de profits du CAC 40.
Ces revendications ne sortent pas de nulle part. Salaires, emplois, conditions de travail, école, santé, logement… ce sont les revendications pour lesquelles les travailleurs se mobilisent et font grève avec leurs syndicats depuis des mois.

L’heure est venue d’y répondre !

L’heure est venue d’un gouvernement qui prenne les mesures qui s’imposent !
La « Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) » constituée le 7 mai se fixe de gagner les élections législatives pour former un gouvernement qui mènera, affirme-t-elle, « une politique de rupture ». Très bien !
Mais en même temps, Jean-Luc Mélenchon s’engage à respecter les institutions de la Ve République en cohabitant avec Macron (ce qui revient à « gouverner » sous son contrôle).
Ces deux affirmations sont contradictoires.
Si un gouvernement, demain, décide de prendre tous les moyens pour répondre aux besoins urgents du peuple, nul doute que Macron ne le voudra pas, et que lui et les patrons s’y opposeront.
L’alternative est posée :
• ou bien gouverner pour la majorité qui vit de son travail, et alors il faut rompre avec Macron et les patrons ;
• ou bien se soumettre aux institutions et au président Macron, et donc à la minorité capitaliste qui vit de l’exploitation, et dont Macron est le porte-parole.
D’une manière ou d’une autre, par les élections, par l’action directe de millions et de millions, ou dans une combinaison des deux, les revendications devront être satisfaites.
Tel est le programme sur lequel se présentent les candidats du Parti ouvrier indépendant démocratique.
Pour un gouvernement du peuple travailleur sans Macron ni patrons, le POID appelle les travailleurs et les jeunes décidés à agir en ce sens à s’organiser avec lui.
Le bureau national, le 10 mai 2022

Ne touchez pas à nos retraites !

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Ne touchez pas à nos retraites !

Macron le martèle depuis des mois : il faudra travailler plus longtemps.
Il prévoit donc de repousser de 62 à 64 ans, puis à 65 ans, l’âge de départ à la retraite, avec ajout de 4 mois par an dès 2023 et jusqu’en 2032.
L’argument ?
Ce serait la seule manière de financer le système de retraite. C’est un mensonge : selon le Comité d’orientation des retraites lui-même (services du Premier ministre), l’équilibre financier du système n’est pas du tout menacé et son financement est assuré jusqu’en 2070 !
Quelles conséquences pour les travailleurs ?
Déjà aujourd’hui, quand les travailleurs qui atteignent l’âge de 62 ans n’ont pas la durée de cotisation pour partir (43 annuités), ils subissent une décote (diminution du montant de la pension).
Si on augmente le nombre d’annuités pour avoir droit à une retraite à taux plein, cela entraînera nécessairement une baisse très importante du nombre de travailleurs en capacité d’atteindre une retraite complète.
Ajoutons que le report de l’âge légal de départ à la retraite pénaliserait d’abord les travailleuses et les travailleurs les plus précaires.
« Une place importante pour la consultation »
Les « discussions » devraient débuter à l’automne prochain pour une adoption prévue début 2023. La ministre du Travail, Élisabeth Borne, a indiqué qu’il y aura « une place importante pour de la concertation »…
Une « concertation » dont le seul but serait d’associer les syndicats à un bouleversement général qui ferait disparaître tous les régimes existants, le régime général et les régimes spéciaux.
Que disent les syndicats ?
Hors de question de laisser le gouvernement repousser l’âge de départ à la retraite, déclarent les responsables de FO et de la CGT, qui évoquent des moyens de mobilisation pour empêcher cette nouvelle contre- réforme, y compris par la grève.
Conquis en 1945, le système des retraites n’a cessé, depuis sa création, de faire l’objet de nombreuses attaques, de la part du patronat et des gouvernements successifs : augmentation de la durée de cotisation, augmentation de l’âge légal de départ à la retraite, exonérations patronales, remise en cause des régimes spéciaux (qui améliorent le régime général), fiscalisation (passage de la cotisation sociale relevant de la Sécurité sociale à l’impôt relevant du budget de l’État) …
Des coups ont été portés. Mais grâce aux puissantes mobilisations des travailleurs contre toutes les contre- réformes, avec leurs organisations syndicales, le « système universel », liquidant de fait le régime général
et les régimes spéciaux et particuliers, n’a pas pu voir le jour.
Aujourd’hui, Macron s’y attelle à nouveau. Mais la lutte de classe n’a pas dit son dernier mot.