Fonction publique
On ne peut plus joindre les deux bouts…
Augmentation immédiate des salaires !
⦁ L’inflation galopante à plus de 12 % du fait de la spéculation frappe le budget de toutes les familles ouvrières.
Dans la fonction publique, la perte de pouvoir d’achat est évaluée par les fédérations syndicales à 27,5 % depuis l’an 2000.
Aujourd’hui, un fonctionnaire catégorie C gagne autour de 1 400 euros en début de carrière. Intolérable, quand on sait que les milliards coulent à flots pour la guerre. Comment vivre avec 1 400 euros ? Comment nourrir, vêtir ses enfants au quotidien, leur permettre d’accéder aux loisirs, à la culture tout en payant le loyer, le gaz, l’électricité, la nourriture, l’essence pour aller travailler ?
⦁ La réponse du gouvernement vient de tomber : 1,5 % d’augmentation du point d’indice des fonctionnaires au 1er juillet (accompagnée de quelques miettes pour les plus bas salaires à peine au Smic).
Au vu de la hausse du prix gaz, de l’essence, des produits alimentaires de première nécessité, prix qui se sont envolés depuis des mois, c’est une provocation !
⦁ Au moment où les grèves se multiplient dans le privé pour les augmentations de salaire, le gouvernement Macron prétend imprimer une orientation : la baisse du pouvoir d’achat doit se poursuivre, c’est aux travailleurs du public et du privé de payer la guerre.
Et on viendra nous parler de la crise du recrutement des enseignants, des personnels hospitaliers ! Le blocage des salaires des fonctionnaires, c’est tout à la fois leur appauvrissement et une arme pour démanteler les services publics en expulsant les potentiels candidats.
Pour augmenter de 27,5 % les salaires de tous les enseignants, il suffit de 53 milliards. Qu’est-ce que cela représente au regard des 413 milliards de la loi de programmation militaire ?
⦁ Le refus d’augmenter les salaires, c’est le choix politique de privilégier la guerre, l’industrie d’armement, les intérêts capitalistes contre les conditions d’existence de millions de familles ouvrières qui plongent dans la misère.
À juste titre, les fédérations syndicales de fonctionnaires, quittant une réunion avec le ministre le 13 juin, « dénoncent » son annonce sur le 1,5 % d’augmentation et demandent un « mécanisme d’indexation de la rémunération indiciaire sur les prix». Fort bien. Il faut faire bloc à tous les niveaux, forger l’unité des fonctionnaires et des organisations pour revendiquer nettement 27,5 % d’augmentation du point d’indice immédiatement.
Les milliards pour nos salaires, pour l’école, les hôpitaux, les logements sociaux…
Pas pour la guerre et les actionnaires !





