Halte au massacre à Gaza ! Liberté de manifester à Paris !

En France et dans le monde, travailleurs et jeunes sont horrifiés par le massacre en cours du peuple palestinien dans la bande de Gaza totalement coupée du monde depuis 24 heures.

« On assiste de manière assez claire à une mise à mort de milliers, voire de centaines de milliers de civils, y compris des acteurs humanitaires », dénonce le vice-président de Médecins du monde (France Info, 28 octobre).

Pour perpétrer le massacre, le gouvernement israélien a reçu le feu vert de l’administration Biden, dont le porte-parole du Conseil national de sécurité a déclaré : « Nous ne fixons pas de ligne rouge à Israël. »

Fort de ce soutien et de la complicité de l’Union européenne et de ses gouvernements, dont celui de Macron, le porte-parole de l’armée israélienne déclare aujourd’hui : « Nous continuons à poursuivre la guerre (…), nous n’en sommes qu’au début. »

C’est dans ces conditions que l’interdiction par le préfet de police de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, prévue ce 28 octobre à Paris, vient d’être confirmée. Une interdiction de nature politique que Macron en personne a revendiquée il y a 48 heures.

Une nouvelle fois est confirmée «l’exception française»: celle de Macron et des institutions antidémocratiques de la Vᵉ République qui s’obstinent à interdire toute manifestation de protestation contre le massacre à Gaza, alors qu’elles se multiplient, et sont autorisées, de New-York à Londres.

Il revient aux dirigeants des grandes organisations de gauche qui, à juste titre, dénoncent le massacre à Gaza (à commencer par ceux de La France insoumise et du Parti communiste français) de prendre leurs responsabilités. Qu’ils appellent à manifester pour l’arrêt immédiat des bombardements et de l’offensive terrestre, pour la levée immédiate du blocus de Gaza, imposant au gouvernement Macron le respect de la liberté d’expression.

Nul doute que s’ils le faisaient, travailleurs et jeunes y répondraient massivement.


Montreuil, le 28 octobre 2023, 14 heures

Gaza : halte au massacre !

À la date du 23 octobre, dix-sept jours de bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont ôté la vie à 5 087 de ses habitants, dont 2 055 enfants.

Des dizaines de milliers de blessés s’entassent dans des hôpitaux, du moins dans ceux qui n’ont pas été bombardés.
50 000 femmes enceintes sont privées de tout accès aux soins de base.

Plus d’un million d’habitants de la ville de Gaza (au nord de la bande de Gaza) ont fui vers le sud de ce minuscule territoire de 360 kilomètres carrés placé sous blocus total.

La population est privée d’eau, d’électricité, de vivres et de carburant.
Une intervention terrestre de l’armée israélienne peut avoir lieu à tout moment.
Et ce ne sont pas quelques camions d’aide humanitaire qui feront la différence : selon l’ONU, ils repré- sentent à peine 5 % des besoins quotidiens de plus de deux millions d’habitants de Gaza.
Il n’y a rien d’« humanitaire » là-dedans. Pendant ce temps… le massacre se poursuit à Gaza.

Celui perpétré le 7 octobre par le Hamas contre des centaines de civils israéliens est assurément condamnable. Mais en quoi peut-il justifier le massacre qui se poursuit chaque jour et chaque nuit à Gaza?

N’est-il pas scandaleux d’entendre Macron, le 24 octobre dans sa conférence de presse avec Netanyahou, en appeler à « bâtir une coalition régionale et internationale pour lutter contre les groupes terroristes qui nous menacent tous », c’est-à-dire à engager la France dans la guerre au Moyen-Orient ?
Et comment comprendre qu’à l’Assemblée nationale l’ensemble des députés de droite et de « gauche » applaudissent à tout rompre au discours du député macroniste Bourlanges qui appelle à « rendre hommage au courage du président Biden » et évoque la « contre-attaque légitime » du gouvernement israélien à Gaza ?

L’heure est grave.
Rien ne peut justifier que se poursuive un jour de plus le massacre de Gaza.
Rien ne peut justifier que les véritables partisans de la paix ne s’unissent pas pour exiger :

Arrêt immédiat des bombardements ! Levée du blocus !
Non à l’intervention terrestre !

PALESTINE / L’intervention du POID à la manifestation du 22 octobre à Paris

/Urgent/ Arrêt des bombardements ! Levée du blocus ! Non à une deuxième Nakba ! Tous à Paris, dimanche 22 octobre à 15 heures, place de la République

Communiqué — Le Parti ouvrier indépendant démocratique a été informé de l’arrestation, ce matin à l’aube, de Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’Union départementale CGT du Nord, accusé « d’apologie du terrorisme ». Il est actuellement en garde-à-vue au commissariat central de Lille. En cause, selon l’UD CGT : « un communiqué de l’UD appelant à la paix en Palestine ».

Le POID s’élève contre cette atteinte grave aux libertés syndicales et démocratiques, et s’associe à toutes celles et tous ceux qui demandent la levée immédiate de la garde à vue et la libération de Jean-Paul Delescaut.

Le POID proteste plus généralement contre les innombrables atteintes au droit de manifester et à la liberté d’expression portées par le gouvernement Macron-Darmanin à l’encontre de tous ceux – syndicats, partis, associations, militants, élus, citoyens – qui expriment leur solidarité avec le peuple palestinien.

Informé qu’un rassemblement est convoqué par plusieurs organisations à Paris, dimanche 22 octobre à 15 heures, place de la République, en particulier pour « la levée immédiate du siège inhumain imposé à la population de Gaza » et pour « l’arrêt des opérations militaires contre la Bande de Gaza »,

le POID appelle l’ensemble de ses adhérents à y participer, sur les mots d’ordre :

« ARRÊT DES BOMBARDEMENTS ! LEVÉE DU BLOCUS !
NON À UNE DEUXIÈME NAKBA ! »

Montreuil, le 20 octobre 2023, 10h30

On lira ici l’éditorial de La Tribune des travailleurs n°411 (18 octobre).

Montreuil, le 17 octobre 2023

Et maintenant, le gouvernement s’en prend aux allocataires du RSA !

La loi « plein emploi », adoptée le 10 octobre à l’Assemblée nationale, et déjà votée par le Sénat en juillet, réforme le Revenu de solidarité active (RSA).

Au prétexte d’ « accompagner » les plus fragiles, la loi conditionne le versement du RSA à une « contre- partie » d’au moins 15 heures d’activité hebdomadaire.

Seule exception : les personnes qui ont « des problèmes de santé ou de handicap » ainsi que « les parents isolés sans solution de garde d’enfants ».

En cas de manquement – un rendez-vous raté par exemple –, l’allocation pourra être suspendue. Les sommes pourront être versées à nouveau si l’allocataire régularise sa situation, y compris de manière rétroactive, mais dans la limite de trois mois, même si la suspension a duré plus longtemps.

En réalité, cette loi impose le travail obligatoire, dans des conditions qui dérogent aux conventions collectives et au Code du travail.

Tous les syndicats ont affirmé leur opposition à cette conditionnalité d’accès au RSA, qualifiée de mesure « de régression sociale ».

La Défenseuse des droits, Claire Hédon, estime que « ces quinze heures ouvrent la porte à l’arbitraire et donc forcément à des abus, et aussi à la pression accrue sur les travailleurs sociaux. » Elle alerte également sur le taux de non-recours au RSA – le fait pour une personne de ne pas recevoir d’allocation alors qu’elle pourrait en bénéficier – qui pourrait s’envoler en raison du durcissement des conditions de versement et du renforcement des sanctions.

Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour le RSA !

De l’argent, il y en a ! Il faut reprendre les 413 milliards de la loi de programmation militaire et les 600 milliards distribués aux patrons !

Signez et faites signer la pétition « La vie chère… ça ne peut plus durer ! », lancée par 104 travailleurs, militants et étudiants, représentant 67 délégations d’entreprise et de localité, réunis le 30 septembre 2023 dans une Rencontre nationale pour l’unité, pour en finir avec Macron et sa politique, à l’initiative de travailleurs hospitaliers de Marseille.

Non à l’expulsion de Mariam Abu Daqqa !

Après avoir donné l’ordre aux préfets d’interdire toutes les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien et procédé à des dizaines d’interpellations, le ministre de l’Intérieur, Darmanin, a fait arrêter le 16 octobre à Marseille la militante palestinienne Mariam Abu Daqqa, l’a assigné à résidence et a ordonné une procédure d’expulsion « en urgence absolue ».

Quel « crime » aurait donc commis cette militante palestinienne, âgée de 72 ans, originaire de Gaza, qui participait à une tournée de conférences, avec un visa parfaitement en règle ?

Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur (12 octobre), Mariam Abu Daqqa « est l’une des leaders de la cause féministe dans la bande de Gaza. Elle est présidente du conseil d’administration de la “Palestinian Development Woman Studies Association”. »

Darmanin justifie cette mesure de répression par l’explication donnée le 9 octobre par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet : « Mme Abu Daqqa est membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation classée terroriste par l’Union européenne. »

Pure hypocrisie : l’appartenance politique de Mariam Abu Daqqa est publique et connue. C’est donc en toute connaissance de cause que le ministère des Affaires étrangères, via les services consulaires français à Jérusalem, lui a délivré un visa pour sa tournée en France.

La décision d’expulsion de Mariam Abu Daqqa est inadmissible. En outre, elle pose un problème majeur : vers où sera-t-elle expulsée, alors que la bande de Gaza est placée depuis sous blocus total ?

Il y a urgence ! Cette mesure d’expulsion doit être annulée et Mariam Abu Daqqa remise en liberté immédiatement.

Montreuil, le 17 octobre 2023

Après l’assassinat d’un enseignant à Arras

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne l’assassinat d’un enseignant du lycée Gambetta d’Arras et l’agression dont ont été victimes d’autres personnels du lycée.

Aucune cause ne peut justifier ce nouvel attentat contre l’école publique et ceux qui la servent. Un tel attentat ne peut servir que les ennemis de l’instruction, de la démocratie et de la civilisation humaine.

Cet attentat met en évidence une nouvelle fois l’extrême vulnérabilité des institutions scolaires, privées depuis des années par les ministres de l’Éducation nationale des gouvernements successifs des moyens humains et matériels permettant d’assurer la protection des élèves et du personnel.

En outre, le bureau national du POID met en garde contre les discours des ministres du gouvernement qui, à l’occasion des événements au Moyen-Orient, alimentent de fait – tout en prétendant le contraire – une transposition « communautariste » de ce conflit en France.

Pour le POID, il n’y a qu’une seule classe ouvrière unie dans la défense de ses revendications et de ses intérêts, indépendamment de l’origine, de la culture, voire de la religion.

Travailleurs et jeunes qui partagez cette position, rejoignez-nous.

Le bureau national, le 14 octobre 2023

La vie chère… ça ne peut plus durer ! Déjà 20 449 signataires. SIGNEZ MASSIVEMENT LA PÉTITION


Je signe la pétition

De l’argent ? Il y en a !
Il faut reprendre les 413 milliards de la loi de programmation militaire
et les 600 milliards distribués aux patrons !

Alors, maintenant, tout de suite :

AUGMENTATION GÉNÉRALE DES SALAIRES ET DES PENSIONS !
BLOCAGE DES PRIX !
L’ARGENT POUR L’ÉCOLE ET LES HÔPITAUX !
NE TOUCHEZ PAS À LA SÉCU !

Signez, faites signer ! Prenons nos affaires en main ! Constituons dans nos entreprises et nos localités des comités pour l’unité, pour arracher toutes nos revendications.

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Votre signature a été enregistrée.

N’hésitez pas à faire connaître cet appel autour de vous, à faire signer, à prendre contact avec le comité pour l’unité le plus proche de chez vous. u003cbru003eContact : confnatpourlunite@gmail.com

Le POID dénonce les nouvelles remises en cause de la démocratie, de la liberté d’expression, du droit de manifester et de l’existence même des organisations – Communiqué du bureau national

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) a pris connaissance des arrêtés d’interdiction pris par les préfets, représentants du gouvernement Macron, à Lyon, Marseille, Paris et dans de nombreuses villes, à l’encontre des manifestations, rassemblements et initiatives de solidarité avec le peuple palestinien. La France est la seule de toutes les grandes puissances d’Europe et d’Amérique du Nord où ces manifestations ne seront pas autorisées.

En outre, les déclarations se multiplient pour revendiquer la dissolution d’organisations politiques en raison de leurs prises de position sur les évènements tragiques en cours au Moyen-Orient, le ministre de l’Intérieur annonçant l’ouverture d’une enquête pour « apologie du terrorisme » à l’encontre d’une organisation politique.

Le POID dénonce ces nouvelles remises en cause la démocratie, de la liberté d’expression, du droit de manifester et de l’existence même des organisations. Un nouveau cran est franchi par le gouvernement Macron qui utilise une nouvelle fois tout l’arsenal policier des institutions antidémocratiques de la Vᵉ République.

Montreuil, le 11 octobre 2023

Le programme des séances, leur enregistrement vidéo et les inscriptions

1) Le développement du capitalisme, la formation du prolétariat et de la conscience de classe
Vendredi 29 septembre 2023 ‒ 19h
2) 1848 : la rupture définitive entre la classe ouvrière et la bourgeoisie
Vendredi 27 octobre 2023 ‒ 19h
3) La Commune de Paris : premier gouvernement ouvrier de l’histoire
Vendredi 24 novembre 2023 ‒ 19h
4) La construction de la IIe Internationale Vendredi 22 décembre 2023 ‒ 19h
5) La révolution russe et la IIIe Internationale Vendredi 26 janvier 2024 ‒ 19h
6) Le stalinisme, la division du mouvement ouvrier allemand et l’arrivée d’Hitler au pouvoir
Vendredi 23 février 2024 ‒ 19h
7) Les années 1930 : fronts uniques contre fronts populaires Vendredi 29 mars 2024 ‒ 19h
8) Quelques moments entre la Seconde guerre mondiale et la fin du XXe siècle
Vendredi 26 avril 2024 ‒ 19h
9) La crise de décomposition du mouvement ouvrier et le combat pour la reconstruction du mouvement ouvrier sur un nouvel axe
Vendredi 31 mai 2024 ‒ 19h


Le Parti des travailleurs est un parti politique du mouvement ouvrier. Il s’inscrit dans la lutte des classes en France et à l’internationale. Depuis des décennies, la crise du mouvement ouvrier a entraîné, entre autres, l’abandon de la formation politique et historique des militants. De plus, les attaques successives contre l’école par les gouvernements capitalistes ont largement dégradé l’apprentissage de l’histoire, et en particulier celle du mouvement ouvrier.

Souvent, des militants du Parti et de la Fédération des jeunes révolutionnaires sont demandeurs de bases historiques, pour comprendre davantage le présent et préparer l’avenir. C’est pourquoi il est de la responsabilité du parti de fournir des éléments et des repères fondamentaux sur l’histoire du mouvement ouvrier, des origines à nos jours.

Dans ce cadre, il est proposé à tous les militants du Parti et de la FJR qui le souhaitent, à participer à un cycle de formation mensuel accessible à tous sur l’histoire du mouvement ouvrier, réparties sur neuf séances, dont le programme est donné ci-dessous. Elles se dérouleront en présence physique des camarades, à Montreuil, et seront disponibles en vidéo par la suite sur le site de la TT et du Parti des travailleurs.


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