Face à la rentrée scolaire désastreuse préparée par Macron-Belloubet

Unité pour défendre
le droit à l’instruction
et l’école publique !

Le 27 août, la ministre Belloubet du gouvernement Macron-Attal – ce même gouvernement qui a été massivement rejeté dans les urnes – a osé convoquer une conférence de presse dans laquelle elle a de fait confirmé la mise en place de toutes les mesures d’austérité et de régression scolaire qu’elle avait programmées avant les congés :

Des milliers de classes supprimées dans les écoles maternelles et élémentaires (300 en Seine-Saint-Denis, 131 dans le Val-de-Marne, 185 à Paris, 107 dans les Bouches-du-Rhône, etc.).

Des centaines de postes non pourvus aux concours, ce qui entraînera un manque généralisé de remplacements et qui privera les enfants des cours auxquels ils ont droit.

Des conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap de plus en plus barbares, du fait du manque de places dans les structures spécialisées et du manque de recrutement de personnels qualifiés… Dans quatre départements, une expérimentation des PAS (pôle d’appui à la scolarité) prévoit même d’empêcher les professionnels de santé, dans les MDPH, de notifier des accompagnements par des AESH !

L’organisation du tri social dans les collèges à travers la mise en place, en 6e et en 5e, de groupes de niveau (requalifiés « groupes de besoins ») en mathématiques et en français.

– La poursuite de la mise en œuvre de la contre-réforme des lycées professionnels, de plus en plus livrés aux entreprises locales.

L’utilisation de l’école pour militariser la jeunesse, avec la généralisation du SNU et du dispositif des « classes et lycées engagés »…

Impossible d’accepter ce coup de force contre la démocratie !

Pour le Parti des travailleurs, respecter la démocratie, respecter le vote de rejet des dernières élections, c’est rompre avec la politique de Macron-Attal-Belloubet. C’est dire nettement : l’argent pour l’école, les hôpitaux, les services publics, pas pour la guerre ni pour les cadeaux aux capitalistes ! C’est dire clairement : abrogation, maintenant, tout de suite, des contre-réformes !

Les travailleurs et les jeunes le constatent : cette rupture ne viendra pas de tous ceux qui acceptent de se situer dans le cadre institutionnel de la Ve République et qui jouent aujourd’hui un vaudeville dont le titre pourrait être : « Qui gouvernera avec Macron ? »

C’est en se regroupant, avec leurs syndicats, sur leur terrain de classe, qu’ils feront valoir leurs revendications, leurs besoins.

Parents, enseignants, dès les premiers jours de la rentrée, tous unis avec nos organisations pour imposer la défense de l’école publique, le retrait du « choc des savoirs » et des groupes de niveau, la réouverture de toutes les classes fermées, le recrutement en masse d’enseignants pour pourvoir tous les postes et assurer tous les remplacements !