Alors que les services d’urgences ferment les uns après les autres, le gouvernement supprime 1500 postes de médecin !

En plein été, le gouvernement a supprimé 1 500 postes d’interne en médecine pour la prochaine promotion. Ce qui signifie 1 500 médecins en moins !
Cette honteuse décision découle d’une réforme des études médicales imposée par le ministère de la Santé. Il faut maintenant avoir 14/20 de moyenne à l’examen classant national (ECN) qui a lieu à la fin de la 6e année. Trois cents étudiants, bien qu’ayant déjà fait six années d’études de médecine très exigeantes, ont donc été obligés de redoubler leur 6e année. À ces 300 redoublants s’ajoutent les étudiants de 5e année qui ont choisi, par prudence, de redoubler leur 5e année pour avoir le temps de se préparer aux nouvelles modalités d’examen.

Une réforme aux conséquences désastreuses…

Pour les internes déjà en poste, la relève des nouveaux collègues va être moins nombreuse. Donc il va y avoir plus de gardes, plus de charge de travail, de moins bonnes conditions de travail.
Pour les services, cela signifie un risque accru de fermeture de lits, voire de services entiers qui ne peuvent tourner que grâce au travail des internes car ces derniers travaillent aux côtés de leurs médecins « seniors » en même temps qu’ils apprennent.
Pour les patients, cela veut dire plus d’attente aux urgences, des délais d’attente encore plus importants pour les consultations, avec toutes les conséquences…
Pour les étudiants en médecine, cela signifie soit qu’on leur impose une spécialité qu’ils n’ont pas souhaitée, soit faire une année de plus d’études déjà longues et difficiles en raison de la masse de connaissances à intégrer, mais également du travail réalisé à l’hôpital.

Et tout ça pour quoi ? Pour réaliser toujours plus d’économie !
Pour le gouvernement, il s’agit en effet de réaliser des économies sur le dos des patients et des soignants.

Les étudiants en médecine ont lancé une pétition qui exige la réouverture immédiate des postes nécessaires pour que TOUS les étudiants en 6e année puissent obtenir le poste qu’ils veulent. Ils ont raison !

Le Parti des travailleurs se prononce pour :
la réouverture immédiate des 1500 postes supprimés par le gouvernement !
un plan d’urgence pour remettre sur pied l’hôpital public et, au-delà, la création de tous les postes de médecin et de personnel hospitalier nécessaires !
l’affectation de tous les moyens nécessaires aux hôpitaux et, pour ce faire, la confiscation des milliards de la guerre et de ceux offerts aux capitalistes !