Budget Macron-Barnier-Genetet contre l’école publique Unité pour l’annulation des 4000 suppressions des postes !

Le 10 octobre, Barnier a présenté son projet de budget pour 2025 au Conseil des ministres : 40 milliards d’euros de coupes dans les services publics, la santé, la Sécurité sociale…

Pour l’école publique qui manque déjà cruellement de tout (enseignants, remplaçants, infirmières et médecins scolaires, psychologues, AESH, …), il a programmé une véritable saignée de 4 000 suppressions de postes, dont 3 155 dans les écoles maternelles et élémentaires.
Alors que des milliers de classes ont été fermées à cette rentrée (190 à Paris, 300 dans le 93, 130 dans le 94, 104 dans le 13,…), le gouvernement veut en fermer cinq fois plus à la rentrée prochaine, c’est-à-dire fermer de l’ordre de 950 classes à Paris, 1 500 en Seine-Saint-Denis ou encore 650 dans le Val-de-Marne…

Déjà cette année, dans de nombreuses écoles, les jeunes sont privés de cours faute de remplaçants. Il devient monnaie courante maintenant que les parents soient sollicités pour garder leur enfant à la maison faute de remplaçants. Dans une école du Val-de-Marne, les enseignants, qui ont décidé la grève pour obtenir des remplacements, ont ainsi compté que sur les vingt-et-un premiers jours de classe, il n’y avait eu que cinq jours avec cinq professeurs pour cinq classes, alors qu’il y en a eu dix avec une classe sans professeur, cinq avec deux classes sans professeur et même un jour avec trois classes sans professeur ! Et qu’a répondu la représentante de la ministre ? Que, comme elle n’avait pas fermé autant de classes qu’il aurait fallu dans ce département, elle n’avait plus de remplaçants disponibles !

Jusqu’où le droit pour les jeunes d’accéder à l’école, de suivre des enseignements pour préparer leurs diplômes, sera-t-il ainsi piétiné au nom du remboursement d’une dette qui n’est pas celle des travailleurs, car fabriquée de toutes pièces dans l’intérêt des capitalistes ?

Les besoins pour l’école, tout le monde les connaît : il faut ouvrir des postes par milliers pour alléger les effectifs dans les classes et assurer tous les remplacements ! Il faut ouvrir toutes les places dans les instituts et classes spécialisés, avec des personnels qualifiés pour prendre en charge à hauteur de leurs besoins les enfants en situation de handicap ! Il faut abroger les groupes de niveau instaurant le chaos dans les collèges sur la base du tri social des élèves !

Personne ne peut accepter une telle mesure de destruction de l’école. C’est l’avenir de la jeunesse qui est en jeu. Le droit à l’instruction est un acquis de civilisation. Il n’est ni négociable ni discutable. Il doit être respecté et le plan de 4 000 suppressions de postes annulé.

De l’argent, il y en a suffisamment pour répondre à tous les besoins. Car ce budget Macron-Barnier qui s’en prend à l’école, à la Sécurité sociale, à la santé, à tous les services publics prévoit 50,5 milliards d’euros pour l’armée (soit + 3,3 milliards par rapport à l’exercice 2024).

Il y a urgence
Les milliards de la guerre et des profits capitalistes doivent être réquisitionnés pour être affectés aux écoles, aux hôpitaux, aux services publics.

Ce lundi 14 octobre, toutes les organisations syndicales « représentatives » de l’Éducation nationale ont adressé à la ministre Genetet une alerte sociale, avec menace de préavis de grève à compter du 4 novembre si les négociations ne sont pas ouvertes dans les plus brefs délais, car, selon elles, « une ligne rouge a été franchie ».

Face au budget Macron-Barnier-Genetet de destruction de l’école, il y a en effet urgence à forger l’unité à tous les niveaux ; l’unité des parents, des enseignants et des organisations syndicales, l’unité dans les mobilisations et dans la grève pour imposer le rapport de force pour exiger la satisfaction de l’ensemble des revendications définies par les enseignants eux-mêmes, à commencer par l’annulation de toutes les coupes budgétaires et du plan des 4 000 suppressions de postes, par l’exigence d’aucune fermeture d’école et d’ aucune fermeture de classe, par le recrutement en masse d’enseignants pour assurer tous les remplacements, par l’abrogation des contre-réformes, dont celle du choc des savoirs et des groupes de niveau.

C’est à cette unité qu’œuvreront les militants du Parti des travailleurs.