Qui va payer l’effort de guerre ? Les travailleurs et leurs familles !

Jour après jour, le gouvernement dévoile de nouvelles informations sur les conséquences du passage en «économie de guerre » pour les travailleurs.

Le 19 mars, le Premier ministre a fait geler plus de 9 milliards d’euros : 8 milliards visent les services publics et 1,1 milliard sera prélevé sur l’assurance maladie.

Le 24 mars, en quelques heures, des dizaines de commissions et de comités consultatifs ont été supprimés. Ainsi, la Commission nationale du débat public se voit retirer la moitié de ses compétences : usines, exploitations pétrolières ou mines pourront s’établir hors de toute information de la population, en dépit des lois en la matière.

Dans le collimateur du gouvernement, il y a aussi la Sécurité sociale, et en particulier les retraites et l’assurance maladie.

Le Medef exige que l’assurance maladie et la branche Famille soient intégralement prises en charge par l’impôt, ce qui permettrait de diminuer considérablement les cotisations patronales.

Concrètement, la Sécu, qui collecte les cotisations et prend en charge les soins, serait remplacée par une ligne budgétaire. À l’heure de l’économie de guerre, on imagine à quoi pourrait être réduite cette ligne…

Aujourd’hui, la CFDT se dit prête à discuter de ces questions avec le Medef.

Face à une telle offensive, la seule voie, c’est la préparation de la mobilisation dans l’unité des travailleurs et de leurs organisations, la préparation de la grève unie pour faire reculer le gouvernement sur sa politique anti-ouvrière.