Face à l’annonce de milliers de suppressions de postes dans l’Éducation nationale, Il faut l’action commune à tous les niveaux !

⦁ Le 29 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a fait tomber les chiffres : 1 891 postes supprimés dans les écoles maternelles et élémentaires, 1 365 dans les collèges et les lycées pour la prochaine rentrée. 3 256 postes d’enseignants supprimés : ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers, de fermetures de classes.
Cela alors que le budget d’austérité Lecornu-Faure 2026 n’est même pas encore officiellement imposé (par le recours au 49-3).
Avec ces 3 256 suppressions supplémentaires, le gouvernement veut faire payer à l’école publique, aux jeunes et aux personnels de l’Éducation nationale le coût de la marche à la guerre, en particulier la nouvelle augmentation de 6,7 milliards d’euros du budget de l’armée.

⦁ Si la traduction pratique de ces suppressions n’est pas encore connue dans les écoles (le ministère attend que passent les élections municipales), elle commence à devenir publique dans les collèges et les lycées, suscitant la colère. L’annonce par le ministre de milliers de suppressions de postes pousse à l’action commune.

Action commune au lycée Paul-Robert des Lilas (Seine-Saint-Denis). Le rectorat a annoncé la suppression d’une classe de première pour six élèves en moins ! Élèves et professeurs ont immédiatement réagi le 30 janvier : grève des enseignants dans l’unité de leurs sections syndicales SNES-FO-SUD et blocus des élèves, pour exiger le rétablissement des heures d’enseignement supprimées.

Action commune dans le Val-de- Marne : les syndicats FSU, CGT, FO et SUD de l’académie de Créteil dénoncent, le 28 janvier, « une attaque sans précédent contre l’école publique » et exigent « l’annulation des suppressions prévues dans le 1er degré et l’octroi d’une dotation dans le premier comme dans le second degré permettant de répondre aux revendications des écoles et établissements ». L’indignation est d’autant plus forte que les syndicats du Val-de-Marne ont établi qu’il faut recruter 3 000 AESH pour simplement répondre aux notifications de la MDPH de ce département et que, sur cette revendication, ils ont appelé à la grève le 15 janvier avec un rassemblement au ministère

Action commune en Ille-et-Vilaine : les syndicats FSU, CGT, FO, Unsa, CFDT ont organisé la grève le 27 janvier pour le recrutement d’AESH et d’enseignants spécialisés.

Action commune dans les Côtes-d’Armor : les syndicats CGT, FSU, FO, UNSA, SUD, dénonçant la dégradation des conditions de travail et la suppression de 86 postes dans l’académie, appellent dans l’unité à la grève le 5 février et à des rassemblements dans de nombreuses villes du département.

Le bon sens dicte en effet à qui veut combattre les plans destructeurs imposés par le gouvernement de chercher les voies de l’action commune. Les réactions des syndicats nationaux d’enseignants sont unanimes : « L’école primaire en état de choc », titre le SNUipp-FSU, appelant à « construire ensemble la mobilisation » ; « Des milliers de fermetures de classes à venir !
Inacceptable ! Préparons la mobilisation sans attendre ! », titre la Fédération FO de l’enseignement ; « L’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude », communique la CGT Éduc’action.

Si les mots ont un sens, le devoir de toutes les fédérations est d’appeler sans attendre à la préparation de la grève unie de toute la profession pour le retrait de toutes les suppressions de postes, pour les revendications.

Si les mots ont un sens, c’est le devoir des fédérations de préparer sans délai la montée à Paris de dizaines et de dizaines de milliers d’enseignants pour faire céder le gouvernement.

31 janvier 2026

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Budget 2026 : 4 000 postes en moins dans les écoles, collèges et lycées !

Le 26 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a présenté la répartition des moyens pour la prochaine rentrée. C’est bien pire que ce qui est prévu dans le budget 2026, alors même que celui-ci n’est pas encore définitivement adopté !

Ainsi, le premier degré perd 2 229 postes (contre 1 891 dans les prévisions) et le second degré, plus de 1 800 (contre 1 365 dans les prévisions).
Dans les écoles maternelles et primaires, aucune des 30 académies, sauf Mayotte et la Guyane, n’échappe aux coupes du gouvernement. L’académie de Lille perd 265 postes ; celle de Nancy-Metz, 160 ; celle de Créteil,140.
Dans les collèges et lycées, l’académie de Toulouse en perd 103 et celle de Bordeaux, 140.
« Des chiffres affolants », « la douche froide »… C’est ce que disent les syndicats qui dénoncent des niveauxjamais atteints depuis quinze ans dans le premier degré.

Aujourd’hui déjà, ce sont des dizaines de milliers d’heures de cours qui ne sont pas assurées, faute de remplaçants.
Avec 4 000 postes en moins, la situation ne peut que devenir catastrophique pour les élèves.

Qui est responsable de. cette situation ?

Le gouvernement Macron-Lecornu, bien sûr, qui a concocté le budget. Mais pas seulement. Les responsables sont aussi les dirigeants du Parti socialiste qui, au nom de prétendues concessions, ont permis à ce budget d’être adopté.

Résultat : plus de 4 000 postes en moins dans l’Éducation nationale… et 6,7 milliards d’euros en plus pourle budget des Armées !

Les milliards de la guerre doivent être confisqués et affectés à l’école, aux hôpitaux et à la Sécurité sociale !

27 janvier 2026

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Lecornu fait passer son budget de guerre à l’Assemblée nationale

Le 20 janvier, c’est grâce à l’article 49-3 de la Constitution antidémocratique de la Ve République que Lecornu a fait adopter son budget pour 2026 à l’Assemblée nationale.

Un coup de force permis par l’accord de non-censure passé entre Lecornu et les responsables du Parti socialiste, au nom de prétendues « avancées ».

Parlons-en de ces « avancées » ! Elles se résument à une augmentation moyenne mensuelle de 50 euros de la prime d’activité, au repas à 1 euro pour tous les étudiants ou encore au maintien de l’abattement fiscal pour les retraités.

Des mesures qui seraient financées par le maintien de la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes et le report de la diminution de la cotisation sur la valeur ajoutée (impôt de production payé par les entreprises).

Pas de quoi effrayer les patrons – contrairement à ce qu’ils prétendent –, qui peuvent continuer à engranger tranquillement les exonérations de cotisations sociales (près de 80 milliards d’euros) et les centaines de milliards d’aides de l’État.

En échange de ces « avancées » minimes, le budget Lecornu coupe au moins 12 milliards dans les services publics, notamment pour financer le budget des Armées (+ 6,7 milliards).

C’est donc bien un budget anti-ouvrier !

 Les milliards pour la Sécu et les services publics, pas pour la guerre !

20 janvier 2026

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Solidarité avec la lutte des travailleurs, des femmes et des jeunes d’Iran pour le pain, la paix et la liberté !

Le Parti des travailleurs exprime sa solidarité avec la lutte des travailleurs, des femmes et des jeunes d’Iran pour le pain, la paix et la liberté.
Il exige l’arrêt immédiat de la répression brutale du régime des mollahs : les différentes sources, y compris le régime, font état de centaines, voire de milliers de morts et d’arrestations massives. Le Parti des travailleurs s’élève contre les menaces de condamnation à mort et d’exécution de manifestants.

La lutte des travailleurs et des masses populaires d’Iran, engagée le 28 décembre 2025, est légitime. Dans la continuité des mobilisations de septembre 2022 pour « Femme, Vie, Liberté », travailleurs et étudiants ont raison de se lever contre la vie chère et les privations et contre le régime d’oppression. Un régime qui, depuis quarante-sept ans, écrase les libertés démocratiques, les droits des femmes et des minorités nationales et persécute le mouvement ouvrier, livrant ses militants à la prison, la torture et la mort.
Le Parti des travailleurs rappelle que la situation des masses en Iran a été aggravée par les conséquences des sanctions internationales dictées par toutes les administrations américaines, démocrate et républicaine, ainsi que par l’agression militaire israélo-étatsunienne de l’été 2025.

C’est pourquoi, le Parti des travailleurs appelle travailleurs et jeunes en France à se tenir inconditionnellement aux côtés de leurs frères et sœurs d’Iran dans leur lutte légitime pour les droits ouvriers et démocratiques et pour se libérer du régime d’oppression.

Pour le Parti des travailleurs, ce qui doit l’emporter, en Iran comme dans tous les pays, c’est le droit démocratique imprescriptible des peuples à disposer d’eux-mêmes. Aucune illusion n’est possible sur les motivations de Trump et de l’impérialisme américain quand ils annoncent une intervention imminente, eux qui ont financé et appuyé le génocide d’Israël à Gaza et qui revendiquent d’accaparer le pétrole du Venezuela. Aucune illusion sur les misérables tentatives de remettre en selle Reza Pahlavi, le fils du shah dont les masses avaient abattu le régime sanguinaire et pro-impérialiste en 1979. Aucune illusion non plus sur le fait qu’une intervention étrangère serait plus acceptable parce que sous l’égide de l’ONU.

Le Parti des travailleurs affirme son soutien aux prises de position courageuses des organisations ouvrières indépendantes, tel le syndicat des conducteurs de la Compagnie de bus de Téhéran et sa banlieue qui affirme : « La libération des travailleurs et des masses laborieuses ne réside ni dans un leader autoproclamé au-dessus du peuple, ni dans la dépendance envers les puissances étrangères, ni dans les luttes intestines au sein du gouvernement. »

Vive la lutte des travailleurs, des femmes et des jeunes d’Iran pour le pain, la paix et la liberté !
Arrêt immédiat de la répression et des exécutions !
Libération des emprisonnés !
À bas le régime des mollahs !
À bas l’ingérence impérialiste des États-Unis, d’Israël et leur pantin Reza Pahlavi !

14 janvier 2026

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Macron veut envoyer 6 000 soldats français en Ukraine !

Le 6 janvier, Macron a annoncé que « plusieurs milliers » de soldats français pourraient être déployés incessamment en Ukraine.

Cette décision a été prise dans le cadre de la « coalition des volontaires », alliance de trente-cinq pays, fondée en mars dernier autour de Zelensky par le Premier ministre britannique « travailliste » Starmer et par Macron.

Cette coalition a été constituée sous l’égide de l’OTAN avec l’objectif d’assurer une présence militaire de « réassurance » en Ukraine. En bref, Trump a délégué aux États européens la surveillance du pillage du sous-sol ukrainien qu’il compte entreprendre.

Ce déploiement de soldats accompagne les négociations actuelles entre Trump et Poutine sur l’avenir de l’Ukraine, qu’ils convoitent tous les deux.

Ce déploiement amènerait les soldats français à faire la police de Trump « le pillard » et à contribuer à une dangereuse escalade.

Pendant ce temps-là, le gouvernement Macron-Lecornu entend bien faire voter son budget de guerre et de coupes budgétaires contre les services publics.

Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour leur sale guerre impérialiste !
Pas de troupes françaises en Ukraine !
Non au budget Macron-Lecornu !

13 janvier 2026

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Non à la guerre de Trump…soutenue par Macron !

Le 3 janvier, l’armée américaine a bombardé le Venezuela et kidnappé son président. Trump a placé le pays directement sous le contrôle des États-Unis !

Et maintenant, il menace la Colombie, Cuba, le Mexique, le Groenland, l’Iran…

La principale motivation de Trump au Venezuela est la même qu’en Ukraine, à Gaza, en République démocratique du Congo, ou contre la Chine : mettre la main sur le pétrole vénézuélien et faire régner la dictature de Wall Street par tous les moyens.

Il ne s’en cache même pas, déclarant : « Nous avions beaucoup de pétrole là-bas. Ils ont expulsé nosentreprises. Nous voulons le récupérer. »

Trump et les multinationales étatsuniennes veulent mettre fin à la nationalisation du pétrole que lepeuple vénézuélien avait arrachée en 1976.

Empêtré dans les scandales, rejeté par un nombre grandissant de travailleurs aux États-Unis, Trump a aussi besoin de la guerre pour réaliser « l’union nationale » autour de lui… Tout comme Macron invoque une « menace extérieure » pour justifier ses dépenses militaires en constante augmentation, au détriment de la Sécu et des services publics.

Faut-il s’étonner que Macron ait été le seul chef d’État en Europe à applaudir l’agression de Trump ?

Aux États-Unis comme en France, les travailleurs n’ont aucun intérêt à soutenir la guerre de Trump etMacron.

Le Parti des travailleurs exige l’arrêt de l’intervention impérialiste de Trump au Venezuela.
Il combat pour confisquer les dizaines de milliards du budget de guerre et les attribuer aux hôpitaux, aux écoles, à la Sécu, aux salaires…

6 janvier 2026

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Solidarité avec le peuple et les travailleurs d’Iran

Le Parti des travailleurs salue le peuple, les travailleurs et la jeunesse d’Iran qui, depuis plusieurs jours, manifestent dans de nombreuses villes contre la vie chère, conséquence de l’inflation et d’une sécheresse sans précédent.

Contraint de reconnaître les « revendications légitimes » des manifestants, le régime des mollahs n’a, comme à son habitude, répondu que par la répression, comme il l’avait fait en 2022 contre le mouvement « Femme, vie, liberté ». On dénombre six morts, des dizaines de blessés et des centaines d’arrestations.

Le Parti des travailleurs salue le combat des organisations ouvrières indépendantes qui, malgré la répression, expriment les intérêts propres des travailleurs. Comme le syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et sa banlieue qui, au nom de ses 17 000 membres, le 1er janvier, dénie toute représentativité au « Conseil islamique du travail » intégré au régime, et y oppose les revendications ouvrières, dont « la distribution de vêtements chauds aux chauffeurs, l’augmentation des salaires, le refus des licenciements et la réintégration des victimes de la répression antisyndicale ».

Le syndicat, affirmant que « la solution pour les travailleurs réside dans l’unité et l’organisation », rappelle également sa position lors des manifestations contre la vie chère de 2021 : « Tout en soutenant les manifestations légitimes de la population opprimée, en soulignant que cette dernière a pleinement le droit de descendre dans la rue pour protester contre les politiques oppressives du gouvernement, contre ses attaques systématiques contre les services publics, contre la corruption structurelle et les profondes inégalités de classe, contre l’inflation galopante et contre l’ensemble du système capitaliste dominant, le syndicat préserve son indépendance vis-à-vis de tout courant totalitaire et anti-ouvrier. »

Le Parti des travailleurs condamne les tentatives de manipulations et d’ingérence de Trump et de l’État génocidaire d’Israël dans ces processus. Rappelons que l’inflation galopante qui frappe le peuple iranien est d’abord le résultat des sanctions qui étranglent l’Iran depuis quarante ans, imposées par toutes les administrations américaines – démocrates et républicaines – , auxquelles s’ajoutent les conséquences de l’agression américano-israélienne de juin 2025.

Liberté totale de manifestation et d’organisation pour les travailleurs et la jeunesse d’Iran !
Halte à la répression du régime des mollahs !
Non à l’ingérence impérialiste de Trump et de Netanyahou !

2 janvier 2026

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Les milliards pour les services publics et la Sécu, pas pour les porte-avions !

Le 21 décembre, à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), Macron a annoncé la construction d’un nouveau porte-avions.

Le lendemain, le général Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, a estimé le coût de ce porte-avions : 10 milliards, c’est « le prix de départ », car « on sait qu’il y a toujours une dérive, donc on serait plutôt arrivé à 13 ou 14 milliards ». Et si on ajoute 30 Rafale Marine, c’est 20 milliards en plus, donc un total de 30 à 34 milliards.

« Des dépenses faramineuses qui semblent faire consensus », selon une journaliste (France Inter, 23décembre), sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Un consensus qui donne des ailes au général Desportes. Tranquillement, il déclare que le budget des Armées devrait être de l’ordre de 100 milliards d’euros, très rapidement.

Cent milliards pillés dans les budgets des services publics et de la Sécurité sociale pour alimenter le budget de guerre !

Ce budget de guerre, ce vent de chauvinisme qui souffle sur tous les bancs de l’Assemblée nationale s’opposent à la défense des intérêts des travailleurs et de leurs familles.

Les milliards pour la Sécu et les services publics, pas pour la guerre !

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Retrait du budget de la Sécurité sociale Lecornu-Faure !

⦁ Le 9 décembre, le budget de la Sécurité sociale a été adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale(et définitivement adopté le 16 décembre, par 247 pour, 232 contre et 90 abstentions).
Un budget de pillage qui reconduit les 80 milliards d’euros d’exonérations patronales.
Un budget qui impose six milliards de coupes supplémentaires dans les dépenses de santé.
Cela au moment où, pour le financement de la politique de guerre, tout est à guichet ouvert, avec les 6,7 milliards supplémentaires votés pour les dépenses militaires (auxquels s’ajoutent les 2 milliards annoncés par Macron pour le service militaire volontaire).

⦁ Ce budget anti-ouvrier a été présenté en commun par Lecornu, le Premier ministre de Macron, et Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. Les écologistes et une partie des députés communistes se sont abstenus.

Dans toute assemblée représentative la délimitation entre majorité et opposition s’exprime dans le vote pour ou contre d’un budget. Faut-il donc en conclure que le PS a rejoint la majorité gouvernementale ?

⦁ Une nouvelle fois, l’expérience montre que les institutions de la Ve République ont pour seul objectif de permettre à la classe capitaliste de faire passer ses coups contre la classe ouvrière et la jeunesse.
Une nouvelle fois, la preuve est faite : il n’y a rien à attendre de cette Assemblée nationale croupion. Il n’y a rien à attendre des confrontations en son sein.
Ce n’est pas à l’Assemblée nationale que les mesures anti-ouvrières et la politique de militarisation de la société peuvent être bloquées.

⦁ Et pourtant, il faut une issue. Il faut bloquer le budget Lecornu de pillage de la Sécu qui ne saurait être amélioré ou amendé et imposer l’abrogation de la réforme des retraites.

Les solutions conformes aux intérêts de l’immense majorité du peuple se dégageront sur un autre terrain, celui de la lutte de classe, celui de la mobilisation de millions de travailleurs unis avec leurs organisations pour les revendications, pour la défense des retraites par répartition.

À l’unanimité du bureau national du Parti des travailleurs

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Non au budget Lecornu-Faure !

Le 9 décembre, le budget de la Sécurité sociale a été adopté grâce à une coalition de macronistes et de socialistes et à l’abstention des écologistes et d’une partie du groupe « communiste ».

Que contient ce budget ?

Contrairement à ce que qu’affirment les dirigeants du Parti socialiste qui parlent d’un « compromis », la vérité oblige à dire que c’est un budget anti-ouvrier.

Dans ce budget, il y a :

  • Une prétendue suspension de la réforme des retraites de 2023, qui n’est en réalité qu’un report de quelques mois, suivi de l’application pleine et entière de la réforme.
  • Une limitation des arrêts maladie (15 jours en ville et un mois à l’hôpital).
  • Une taxe sur les complémentaires santé qui sera inévitablement répercutée sur les assurés.
  • La suppression des affections de longue durée (ALD) non exonérantes.
  • Le report de 14 à 18 ans de « la majoration pour âge des allocations familiales », un report quiva pénaliser particulièrement les familles nombreuses et modestes.
  • 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales, donc autant de recettes en moins pour laSécu, donc pour les malades, les retraités et les familles.

Quant à l’abandon de la hausse du reste à charge pour les malades, il s’agit d’une arnaque puisque le gouvernement peut à tout moment faire passer par décrets – qui sont déjà rédigés ! – le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires.

Autant de mesures qui permettent d’augmenter de près de 9 milliards le budget consacré aux armées.

Les milliards pour la Sécu et les services publics, pas pour la guerre ! 
Non au budgetLecornu-Faure !

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