Accès aux soins Attal a trouvé des « solutions »

Le 6 avril, Attal a annoncé ses « solutions » pour régler le problème de plus en plus dramatique de l’accès aux soins.
Sans surprise, le gouvernement décide de réduire les services rendus à la population et de prendre dans la poche des assurés sociaux.
Parmi les mesures annoncées :
Plus besoin de médecin pour avoir des médicaments

Aujourd’hui, seul le médecin peut délivrer une ordonnance. À partir de juin, les pharmaciens pourront délivrer des antibiotiques en cas d’angine et de cystite simple. Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France, dénonce une « mesure qui se fera au détriment des patients » qui ne seront plus examinés.
Plus besoin de consultation médicale pour avoir des lunettes
Les opticiens pourront « adapter des verres sans faire repasser le patient par l’ophtalmologue ». Le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF) alerte sur le danger de cette mesure car, dans un tiers des cas, d’autres pathologies sont détectées, parfois graves, lors de l’examen des patients venus pour un renouvellement d’ordonnance de lunettes.
Pas assez de généralistes ? Allez voir directement le spécialiste !
Pour consulter un médecin spécialiste, il faut aujourd’hui d’abord passer par son médecin traitant. Une expérimentation va être lancée dans treize départements pour permettre aux patients de prendre directement rendez-vous chez un spécialiste. Mais il y a de moins en moins de médecins spécialistes !
Et en plus, la «taxe lapin»!
Le rendez-vous non honoré ou non annulé moins de vingt-quatre heures avant sera facturé 5 euros au patient à partir du 1er janvier 2025.
Cela au moment où six millions de Français n’ont pas de médecin référent en raison de la pénurie organisée par le gouvernement !
Il y aura plus de médecins… en 2035 !
8 150 places en médecine étaient disponibles à l’université en 2017. Il y en aura 12 000 en 2025. Une mesure qui ne peut pas régler le problème des déserts médicaux, puisqu’il faut dix ans pour former un médecin !
Pendant ce temps-là, le gouvernement Macron va-t-en-guerre continue d’engraisser les marchands de canons et les capitalistes.
Signez l’appel du Parti des travailleurs :
« Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! »

Ce qui coûte cher, c’est la guerre, pas les chômeurs !

Le 27 mars, Attal a annoncé une énième réforme de l’assurance chômage
Une nouvelle fois, le gouvernement envisage :
• La réduction de la durée maximale d’indemnisation « de plusieurs mois » (passer de 18 mois à 14,5 mois) ;
• l’augmentation du temps travaillé pour avoir droit aux allocations chômage ;
• la diminution du montant de l’allocation.
Cette nouvelle réforme va enfoncer encore un peu plus les chômeurs, considérés comme des « profiteurs », en les réduisant à la misère ou en les contraignant à accepter n’importe quel boulot.

« Profiteurs », les chômeurs ?

Plus de la moitié d’entre eux ne sont pas indemnisés par l’assurance chômage.
Plus de la moitié de ceux qui sont indemnisés travaillent en partie.
Le montant moyen de l’allocation mensuelle est de 1 033 euros.
75 % des demandeurs d’emploi sont au chômage depuis moins d’un an.

En réalité, le but du gouvernement est de mettre la main sur l’argent des travailleurs pour pré- parer et financer ses sales guerres.

Car dans le même temps, Macron multiplie les annonces sur l’envoi possible de troupes en Ukraine ; il veut généraliser le service national universel en 2026 ; sa loi de réquisition des per- sonnels et des outils de production a pour but d’accélérer les cadences de production d’armes et de munitions.

À l’économie de guerre décrétée par Macron, le Parti des travailleurs oppose :
Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre !
Réquisition des milliards détournés pour financer les guerres et affectation de ces sommes aux besoins de la population !

Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre !

Alors que Macron multiplie les déclarations sur l’engagement des troupes françaises en Ukraine, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, annonce que l’armée « se tient prête quelles que soient les évolutions de la situation internationale » et qu’elle « se prépare aux engagements les plus durs. »
Pendant ce temps, Macron continue de livrer des armes et des munitions à Netanyahou qui poursuit son génocide à Gaza.
Dans le même temps, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire coupe 10 milliards dans les services publics en 2024 et annonce 20 milliards supplémentaires de coupes en 2025.
Mais ce n’est pas tout : les retraites, l’assurance maladie (et notamment la prise en charge des affections de longue durée), et l’assurance chômage sont dans le collimateur du gouvernement.
Il faut ajouter à ces attaques celles contre l’école, en particulier les groupes de niveau contre lesquels se mobilisent massivement les enseignants avec leurs syndicats et les parents depuis plusieurs semaines, en particulier en Seine-Saint-Denis.

En bref, un véritable programme de guerre contre les travailleurs !

Alors que 140 milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires du CAC40 l’an dernier et que 413 milliards sont consacrés à la loi de programmation militaire 2024-2030, les chômeurs, les ma- lades, les retraités, les enseignants et les élèves coûteraient trop cher !

Parce qu’on ne peut lutter contre la marche à la guerre à l’extérieur sans lutter contre la guerre de classe menée à l’intérieur, le Parti des travailleurs se prononce pour :
La confiscation des milliards de la guerre pour les affecter aux besoins de la population !
Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre en Ukraine ! Arrêt des livraisons d’armes et de munitions à Israël !
L’argent pour les écoles, les hôpitaux, les services publics !

Pas un sou, pas une arme pour les fauteurs de guerre !

Macron l’a dit et répété à de nombreuses reprises : il veut faire basculer le pays dans l’économie de guerre.
Comment ? En détournant les budgets des services publics vers le budget de la guerre.
D’abord 10 milliards d’euros en 2024… et ce sera deux fois pire l’an prochain, soit 20 milliards d’euros en plus !
Dans le viseur du gouvernement, « les dispositifs en faveur de la jeunesse, les politiques de l’emploi, la formation professionnelle et l’apprentissage, les dispositifs médicaux, les affections de longue durée » (Les Échos, 7 mars).
Pour mettre en œuvre cette politique, le gouvernement cherche à s’assurer le soutien le plus large, y compris celui des partis « de gauche ». Force est de constater qu’il l’a obtenu.
En novembre 2022 déjà, aucun des chefs de groupe à l’Assemblée nationale n’avait voté contre la résolution qui se prononçait en faveur de la livraison d’armes à Zelenski.
Le 27 février 2024, la tête de liste LFI à l’élection européenne, Manon Aubry, ainsi que tous les députés « de gauche » français, ont voté au Parlement européen 50 milliards de crédits de guerre supplémentaires, après plusieurs autres votes en ce sens. Au total, ce sont 200 milliards d’euros qui ont été accordés par les institutions européennes et les États membres à Zelenski.
Le 12 mars 2024, lors du débat organisé à l’Assemblée nationale sur l’accord France-Ukraine, les macronistes, la droite, le PS, les Verts ont voté pour l’accord Macron-Zelenski (de 3 milliards supplémentaires de « soutien à l’Ukraine »). Le RN s’est abstenu, en désaccord avec certaines clauses. La France insoumise et le Parti communiste, hostiles à l’envoi de troupes en Ukraine, ont voté contre. Mais tous ont revendiqué d’être dans le même camp du « soutien à l’Ukraine ».
Dans le conflit en cours, les travailleurs devraient- ils se ranger dans l’un ou l’autre des camps en présence ?
Le seul camp dans lequel les travailleurs peuvent se ranger, c’est celui des femmes russes qui exigent le retour de leurs frères et maris du front où on les envoie de force, celui des jeunes Ukrainiens de plus en plus opposés à la boucherie en cours.

Nul ne peut prétendre s’opposer à la guerre en votant les crédits de guerre.

Pas un sou, pas une arme pour les fauteurs de guerre !
Ni Poutine ni Zelenski, indépendance du mouvement ouvrier !

Les centaines de milliards de la guerre pour l’école, les hôpitaux et les besoins de la population

10 milliards de coupes dans le budget de l’État Une politique au service de la classe capitaliste

Deux mois après son adoption, le budget 2024 a été amputé de 10 milliards d’euros au nom du «remboursement de la dette».
Les coupes annoncées par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire le 18 février ont été validées par un décret publié le 22 février.
Contrairement à ce que prétend Le Maire, toute la population est concernée : parents, enseignants, malades, personnes en situation de handicap, chômeurs, jeunes, artistes… Qu’on en juge au vu des principales coupes décidées :
700 millions en moins pour l’Éducation nationale. Dès le mois de septembre 2024, 2 620 postes d’enseignant devraient disparaitre dans les écoles
et 1 740 dans les collèges et les lycées. Il faut ajouter la suppression de 4 600 postes d’AED et d’AESH en raison de la suppression de 262 millions à la mission « vie de l’élève ». Une saignée sans précédent qui s’ajoute aux suppressions de postes déjà votées
au budget 2024.
900 millions en moins pour l’enseignement supérieur et la recherche, soit en moyenne 1 million de budget en moins pour chacune des universités (c’est l’équivalent de 1 300 postes).
Dans cet ensemble, le budget « vie étudiante » – bourses et logements du CROUS – perd 125 millions, quand 19 % des étudiants ne mangent pas à leur faim et 41 % d’entre eux doivent travailler pour payer leurs études.
300 millions en moins pour l’aide à l’accès au logement.
• 204 millions en moins pour la culture.
• 341 millions en moins pour les infrastructures
et services de transport.
• 230 millions en moins pour la dépendance et le handicap.
• 130 millions en moins pour la jeunesse et la vie associative.
• 228 millions en moins pour l’accès et le retour à l’emploi.

D’autres postes de dépenses sont épargnés par ces coupes massives. C’est par exemple le cas du poste « Sécurités » qui regroupe notamment la police et la gendarmerie, ainsi que celui des armées, avec 3 milliards d’aides supplémentaires à l’Ukraine.
Quant aux patrons, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Patrick Martin, le président du Medef avait prévenu : « Remettre en cause les aides aux entreprises, c’est une ligne rouge » (Les Échos, 23 février). Et il a été entendu par le gouvernement qui s’est engagé à ne pas remettre en cause ces aides, et notamment le fameux Crédit impôt recherche (CIR) – soit 6 milliards d’euros –, devenu une véritable niche fiscale.

  • Toutes ces coupes doivent être annulées.
  • Tous les moyens doivent être dégagés – en commençant par la confiscation des profits gigantesques des entreprises et des milliards de la loi de programmation militaire – pour répondre aux besoins de la population.

Budget 2024 – 10 milliards d’euros supplémentaires pris dans la poche des travailleurs

Le 18 février, au prétexte d’une prévision de croissance revue à la baisse, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé 10 milliards de coupes supplémentaires dans le budget de l’État pour 2024 (deux mois après son adoption).

10 milliards pour rembourser la dette et ainsi obtenir une bonne note auprès des agences de notation financière Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s qui doivent rendre leur verdict en avril et mai.

Qui va payer ? Les travailleurs qui vont devoir encore un peu plus se serrer la ceinture.

Sur les 10 milliards, 5 sont pris sur la gestion des ministères, et notamment :

  • L’instauration d’un reste à charge sur le compte personnel de formation, qui devrait dégager 200 millions.
  • Le décalage dans le temps de recrutement d’agents permettant d’économiser 700 millions.

5 autres milliards sont « économisés » grâce à l’annulation de politiques publiques, et notamment :

La suppression du « chèque carburant » de 100 euros versé aux salariés aux revenus modestes qui utilisent leur véhicule pour aller travailler, à partir du moment où les prix des carburants atteignaient 2 euros le litre.

La diminution de 1 milliard pour le dispositif MaPrimeRénov’.

La réduction du budget de France compétences chargée de la formation professionnelle.

Le Maire ose parler d’un « effort [qui] sera équitablement réparti » entre « l’État » et les « Français ». Mensonge !

Car quand on coupe dans le budget des ministères, quand on réduit les moyens accordés aux services publics (école, hôpitaux, transports…), ce sont les travailleurs qui en paient le prix ! En réalité, ces 10 milliards vont être volés à la population.

Et ce n’est pas fini. Le Maire n’exclut pas d’imposer de nouvelles coupes avant l’été et envisage des coupes budgétaires encore plus importantes en 2025.

Tout cela au nom de la dette. Mais quelle dette ? Pas celle des travailleurs, mais celle des capitalistes et des marchands d’armes.

En revanche, quand il s’agit du financement de la guerre en Ukraine, c’est à guichet ouvert. Zelensky et Macron ont signé, le 16 février à Paris, un accord bilatéral de sécurité par lequel la France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire « supplémentaire » à Kiev.

Ni pour la dette, ni pour la guerre, ce n’est pas aux travailleurs de payer !

Rafah : empêcher le carnage

Un bain de sang se prépare à Rafah, ville la plus au sud de la bande de Gaza où ont trouvé refuge 1,5 million de réfugiés chassés par quatre mois de bombardements israéliens. Netanyahou a ordonné à son armée de donner l’assaut, menaçant la vie de ces enfants, femmes et hommes entassés sous des tentes de fortune, affamés, livrés aux épidémies et privés de soins.

Comment ne pas partager le cri d’alarme lancé par le journaliste israélien Gideon Levy dans Haaretz (11 février) : « Il est impossible d’envahir Rafah aujourd’hui sans commettre de crimes de guerre. Si les forces de défense israéliennes envahissent Rafah, la ville deviendra un charnier. »

Comment ne pas partager l’indignation de Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, contre « la complicité des pays qui se réclament du droit international (…) au premier rang desquels les États-Unis. Mais avec le concours actif de pays européens dont l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France » (France Info, 8 février).

Car il est un fait que dénonce Rony Brauman : « Tous les jours, il y a une sorte de pont aérien entre les États-Unis notamment, mais aussi l’Europe vers Israël, qui permet de tirer des milliers, des milliers et des milliers de missiles, de munitions diverses. »

Le mercredi 14 février, à 17 h 30 au métro Invalides à Paris, le Collectif pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle à se rassembler. Il « interpelle les autorités françaises (…). Il faut passer aux actes, suspendre toute coopération militaire avec Israël et prendre des sanctions diplomatiques et économiques contre l’État d’Israël tant qu’il ne se conforme pas aux ordonnances de la Cour internationale de justice. »

Compte tenu de l’urgence de la situation, la moindre des choses que les travailleurs et les jeunes de notre pays sont en droit d’attendre des partis et organisations de « gauche » qui parlent en leur nom, c’est qu’elles mobilisent en masse maintenant pour imposer au gouvernement Macron :

– l’arrêt immédiat de toute aide militaire et financière à Israël ;
– la rupture des relations diplomatiques, économiques et militaires avec Israël.

C’est ce que dira dans ce rassemblement la délégation du Parti des travailleurs.


Montreuil, le 13 février 2024

Le gouvernement s’en prend à nouveau aux chômeurs

Le 30 janvier, le Premier ministre Attal a dévoilé sa « feuille de route » pour les mois à venir.

À nouveau, les chômeurs sont montrés du doigt comme des fainéants. À nouveau, ils sont dans le collimateur du gouvernement.

Déjà en 2021, le gouvernement Macron-Castex a mis en œuvre la dégressivité des allocations pour les cadres et diminué le montant de l’allocation pour tous. Puis il a durci les conditions d’accès à l’indemnisation.
En 2023, le gouvernement Macron-Borne a réduit de 25 % la durée maximale d’indemnisation pour les nouveaux chômeurs, pour les contraindre à accepter n’importe quel boulot.
Et aujourd’hui, Attal franchit un cran : il fait basculer les chômeurs en fin de droits, qui touchent l’al- location spécifique de solidarité (ASS), vers le RSA.

Pour les chômeurs en fin de droits, c’est la double peine !

Avec l’ASS, le travailleur continuait à valider des trimestres pour sa retraite (contrairement au RSA). Plus de 320 000 chômeurs en bénéficiant actuellement ne pourront pas atteindre le nombre de trimestres nécessaire pour une pension à taux plein. La décote sera augmentée… et la pension amputée.
Les allocataires du RSA auront l’obligation de travailler 15 heures par semaine, sans que cela compte pour leur retraite.

Ajoutons que l’ASS est financée par l’État alors que le RSA est financé par les départements.
Le gouvernement se défausse donc une nouvelle fois sur les départements qui vont devoir trouver les financements nécessaires.

Et comme si ça ne suffisait pas, Attal annonce qu’il faudra « aller plus loin dans la réforme de l’assurance chômage », afin de réaliser 440 millions d’euros d’économies pour la période 2024-2027,
Comment ? En relevant l’âge à partir duquel les chômeurs ont droit à une indemnisation plus longue (actuellement, c’est à partir de 55 ans) et en réduisant la durée de cette indemnisation.
Attal a également annoncé une nouvelle réforme du Code du travail, engagée avant l’été, comme une « nouvelle étape » des ordonnances de 2017 qui avaient déjà considérablement remis en cause les droits des salariés.

Il s’agit bien d’un véritable programme de guerre contre les travailleurs.

Non à la suppression de l’ASS !
Retrait de toutes les contre-réformes de l’assurance chômage !
Dehors ce gouvernement qui s’en prend aux plus fragiles et aux plus pauvres !

« Qu’ils augmentent les salaires de tous les travailleurs, ça augmentera les revenus des agriculteurs ! » (Une agricultrice sur un barrage dans le Gers, 28 janvier)

Depuis la mi-janvier, les paysans multiplient les barrages pour faire prévaloir leurs revendications.

Ils n’acceptent plus que leurs exploitations soient étranglées par la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne et les patrons de l’industrie agroalimentaire.
Ils n’acceptent plus de revendre à perte leur production aux grands groupes et de vivre dans la misère ou bien de devoir se séparer de leurs terres ou de leurs élevages au profit des géants de l’agroalimentaire.
Ils savent que cette situation n’est pas la faute des consommateurs, mais celle de tous ceux qui – gros patrons du secteur, gouvernement et Union européenne – non seulement bloquent les salaires des travailleurs, ne leur permettant pas de consommer des produits alimentaires de qualité, mais, en plus, les étranglent.

Pendant ce temps-là, le gouvernement multiple les rencontres avec les seuls représentants des « gros » agriculteurs.
Pourtant, ce sont ceux-là mêmes qui sont responsables de la crise actuelle, en se gavant sur le dos des agriculteurs et des consommateurs.
Cette politique pour les « gros » est organisée par le gouvernement Macron-Attal.

Face à cette politique, une seule solution : l’alliance ouvrière et paysanne qui imposera :
que les prix soient garantis à la production à un niveau qui permette aux paysans de vivre de leur travail
une augmentation générale des salaires pour tous les travailleurs qui permette d’augmenter leur pouvoir d’achat
la confiscation des gigantesques profits des « gros » pour permettre à chacun de vivre de son travail et de se nourrir autant que de besoin.

Non à la décision honteuse du gouvernement Macron de suspendre sa contribution à l’UNRWA!

Le 28 janvier, le ministère des Affaires étrangères du gouvernement français a annoncé qu’il suspendait tout versement de la France à l’Office de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Le 26 janvier, le commissaire général de l’UNRWA avait indiqué avoir été saisi par Israël « sur l’implication présumée de plusieurs employés de l’UNRWA » dans l’attaque du 7 octobre. Douze employés de l’UNRWA, sur les 13000 qui travaillent à Gaza (dont 151 tués dans les bombardements), seraient « suspectés » par Israël d’être « impliqués » dans les attaques du 7 octobre.

Immédiatement, l’administration américaine a annoncé la punition collective de l’organisme, «suspendant» sa contribution financière à l’UNRWA*. Elle a été suivie par les gouvernements d’Allemagne, du Canada, du Royaume-Uni, d’Italie, d’Australie, de Finlande, des Pays-Bas et de France.

Rappelons que « l’UNRWA est née en 1949 dans la foulée du nettoyage ethnique massif de la population palestinienne, connue sous le nom de Nakba (…). À l’époque, 700 000 personnes avaient été déplacées – soit la moi é de la population de la Palestine historique » (le quotidien belge Le Soir, 28 janvier).

Depuis 1949, l’UNRWA fournit aide alimentaire, dispensaires médicaux de base et écoles à 5,9 millions de Palestiniens entassés dans cinquante-huit camps de réfugiés à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie.

Dans la bande de Gaza, 80 % des 2,5 millions d’habitants sont des réfugiés de 1948 et leurs descendants. Plus de deux millions de survivants de quatre mois de massacres israéliens commencent à mourir de la faim et des épidémies. L’arrêt du financement de l’UNRWA par les grandes puissances impérialistes sera-t-il le coup de grâce porté au peuple palestinien bombardé, affamé et enfermé dans le ghetto de Gaza ?

Le Parti des travailleurs condamne la décision honteuse du gouvernement Macron.
Il appelle toutes les organisations ouvrières et démocratiques en France à exiger du gouvernement Macron qu’il rétablisse immédiatement son financement à l’UNRWA et qu’il rompe toute relation diplomatique, économique, politique et militaire avec Israël.

Montreuil, le 29 janvier 2024

* Les États-Unis versent en moyenne 350 millions de dollars par an à l’UNRWA. Soit environ un dixième de leur aide financière et militaire annuelle à l’État d’Israël, d’un montant de 3,5 milliards de dollars, auxquels Biden veut ajouter 14 milliards supplémentaires cette année.