À l’Assemblée nationale, le 1er octobre, Barnier présente sa politique de guerre contre les travailleurs

Barnier a été très clair : « Mon premier engagement sera de ramener le déficit à 5 % du PIB en 2025 et à remettre le pays sur la bonne trajectoire pour revenir à 3 % en 2029, dans le respect de nos engagements européens. »
Conclusion : il faut couper massivement dans les dépenses publiques. « En 2025, les deux tiers de l’effort de redressement viendront de là. Réduire les dépenses, c’est renoncer à l’argent magique, à l’illusion du tout-gratuit, à la tentation de tout subventionner », a déclaré Barnier. « L’argent magique », « le tout-gratuit », il fallait oser !
Couper dans les dépenses, c’est aussi réduire le nombre d’agents de la fonction publique au nom de « l’efficacité de la dépense publique » en faisant « la chasse aux doublons » et « aux inefficacités».

Quant aux plus riches et aux capitalistes, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles : leur contribution correspondra à un tiers de l’effort total. Il s’agira « d’une participation au redressement collectif des grandes entreprises qui réalisent des profits importants » (8 milliards) et « d’une contribution exceptionnelle aux Français les plus fortunés » (3 milliards).
Mais de qui se moque Barnier ? Non seulement, en 2023, les bénéfices nets cumulés des plus grandes entreprises françaises du CAC 40 ont atteint 123,9 milliards d’euros, mais en plus, il n’est pas ques- tion pour le gouvernement de revenir au taux d’imposition des entreprises d’avant 2022, soit 33,3 %.
Même ces timides mesures de taxation des plus riches, c’est encore trop ! Dans le camp macroniste, certains font planer le risque d’une censure du gouvernement Barnier s’il osait proposer une aug- mentation des impôts.
Le patron du Medef ne dit pas autre chose en exigeant du gouvernement qu’il s’oriente vers « des économies massives, structurelles et immédiates sur ses dépenses courantes avant de céder à la facilité d’augmenter ses recettes par la pression fiscale. »
« Des économies massives », sauf bien sûr dans le budget de la guerre. Rappelons que 413 milliards d’euros ont été votés en 2023 pour la loi de programmation militaire, soit une augmentation de 40 % par rapport à la précédente (sans compter les crédits exceptionnels pour la guerre en Ukraine).

Dehors Macron et son gouvernement !
Les milliards pour les services publics, pas pour la guerre !

Le gouvernement Macron-Barnier prépare son plan de guerre anti-ouvrier

La composition du gouvernement Macron-Barnier est maintenant connue.
Sans surprise, ce gouvernement est celui de la pire réaction, anti-ouvrière et antidémocratique.
D’ailleurs, les patrons sont rassurés car les « engagements [du gouvernement] ne sont pas passés ina- perçus du côté du MEDEF ! » (Les Échos, 23 septembre).
Et pour cause… puisque ces engagements consistent à « réduire les dépenses » et « afficher des pers- pectives ambitieuses de réforme à Bruxelles » !
Un plan de guerre anti-ouvrier se prépare : réduction des dépenses de santé, de services publics, de logement social, élaboration de nouvelles réformes anti-ouvrières dans la continuité des précédentes.
Concernant de possibles impôts pour « les plus aisés » et « les grandes entreprises » évoqués par Barnier, rien de concret, en fait. Quand bien même quelques milliards seraient pris sur les centaines de mil- liards de cadeaux aux riches et aux entreprises, ce qui dominera le prochain budget a été résumé par le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, Antoine Armand : « baisser la dépense publique .
Une seule question est désormais posée : combien de temps ce gouvernement aura-t-il les mains libres pour porter les coups qu’il annonce contre le pouvoir d’achat, les services publics, les retraites, les travailleurs immigrés ?
Combien de temps ? Jusqu’en 2027, date de la présidentielle ? Jusqu’à une hypothétique adoption d’une motion de censure à l’Assemblée nationale, qui donnerait à nouveau à Macron le pouvoir de désigner un Premier ministre de son choix ?

Les institutions de la Ve République ont été taillées sur mesure pour les besoins des capitalistes. Toute promesse de rupture dans le cadre de ces institutions est vouée à l’échec.
Pourtant, les travailleurs et les jeunes aspirent à une politique de rupture ouvrière qui commence par l’abrogation de la réforme des retraites et par la confiscation des milliards de la guerre et des profits capitalistes et leur affectation au pouvoir d’achat, à l’école, aux hôpitaux, aux services publics et au logement social.

Au front des capitalistes, il est impératif d’opposer le front des travailleurs unis
avec leurs organisations, le front des travailleurs qui ne se laissent pas entraver par ceux qui refusent de rompre avec les institutions et avec Macron. Le front des travailleurs qui se dressent soudés sur leurs revendications légitimes.

Toujours plus d’argent pour la guerre, toujours plus de coupes dans les services publics

Le 17 septembre, le Parlement européen a été saisi d’une énième déclaration de la Commission européenne intitulée : « Pérennité du soutien financier et militaire des États membres de l’Union à l’Ukraine »
Depuis mars 2022, à plus de trente reprises, tous les eurodéputés français dont ceux de « gauche », membres des partis du Nouveau Front populaire (PS, EELV et LFI) ont voté pour ces crédits de guerre… au détriment du budget des services publics des États membres.

Déjà, de mars 2022 à juin 2024, les sommes cumulées versées par les institutions de l’Union européenne, les gouvernements des États membres et ceux de quatre autres États (Royaume-Uni, Norvège, Islande et Suisse) s’élèvent à 110,2 milliards d’euros (hors budgets militaires des États). 
La moitié constitue une « aide militaire directe », l’autre moitié, des subventions au gouvernement Zelensky (dont 60 % des dépenses sont mobilisées pour la guerre). 

Où les gouvernements trouvent-ils ces milliards ? En réalisant des « économies » dans les dépenses de l’État.
En France, une note du Trésor public publiée en juillet dernier, estime à 110 milliards le montant des coupes budgétaires que le gouvernement doit réaliser d’ici à 2027 – soit près de 30 milliards par an – pour respecter les règles budgétaires imposées par Bruxelles : réduction du déficit public (à 3 % du PIB) et de la dette publique (inférieure à 60 % du PIB).

Les coupes budgétaires pourtant massives opérées par le ministre démissionnaire de l’Économie Bruno Le Maire sont encore insuffisantes à leurs yeux. Il faut couper davantage, exige la Commission européenne, qui a engagé une procédure de « déficit excessif » contre la France. 
C’est pour répondre à ces exigences que le nouveau Premier ministre Barnier prépare un budget de guerre contre les travailleurs.

Le Parti des travailleurs, conformément aux principes du mouvement ouvrier, se prononce pour l’arrêt immédiat des livraisons d’armes et de munitions à l’Ukraine, pour le retrait des troupes russes d’Ukraine et des troupes de l’OTAN de la région.

Confiscation des milliards utilisés pour soutenir la guerre en Ukraine et réaffectation de ces milliards aux besoins urgents de la population !

Imposer l’unité pour bloquer la politique de Macron-Barnier

Le 5 septembre, Macron a nommé Michel Barnier Premier ministre.
Qui est Barnier ?
Il est un homme résolument de droite. Son parcours est celui d’un homme d’État, fidèle aux institutions de la Ve République et de l’Union européenne, garantes des intérêts des patrons.
Ainsi, lors de la primaire des Républicains de 2021, il a défendu, entre autres :
– L’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans.
– L’augmentation de la durée hebdomadaire du temps de travail, la baisse et la suppression de certaines charges patronales.
– Sur l’immigration, il appelle à stopper les régularisations, à empêcher le regroupement familial, à supprimer l’aide médicale d’État, et à réduire l’accueil des étudiants étrangers.
– Député, il a voté contre la loi prévoyant le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) par la Sécurité sociale et contre la suppression du « délit d’homosexualité ».
Et aujourd’hui ?
À peine nommé, Barnier s’est rendu à l’hôpital Necker, à Paris.
Alors que les personnels hospitaliers avec leurs syndicats alertent depuis des années sur le manque criant de moyens humains et financiers, Barnier a déclaré : « On peut faire des progrès dans l’efficacité de la dépense publique (…). Il y a des économies à faire » !
Des économies à faire ? Alors que déjà les services d’urgences ferment les uns après les autres, qu’il faut attendre des heures pour une prise en charge, que des patients meurent sur des brancards ?
Des économies à faire, alors qu’il faudrait injecter des milliards dans les hôpitaux publics pour donner aux personnels les moyens de soigner et de sauver des vies ?
C’est donc bien une politique de guerre contre les travailleurs et la jeunesse que Barnier s’engage à poursuivre et à imposer à la classe ouvrière.
Nul doute que les travailleurs et la jeunesse, qui se sont mobilisés par millions en 2023 contre la réforme des retraites, qui ont rejeté Macron à trois reprises lors des élections de juin et de juillet, sauront trouver les moyens d’imposer l’unité dans et par la lutte de classe pour bloquer cette politique.

Dehors Macron, Barnier et la Ve République !

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Rentrée scolaire

Non, madame Belloubet, il n’y a pas « un enseignant devant chaque classe » !

La ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, ose déclarer le 2 septembre à propos des postes non pourvus à la rentrée : « Je n’exclus pas qu’ici et là, il y ait quelques professeurs absents (…). Mais dans l’immense majorité des situations, les professeurs sont là. »
Mensonge !
Réponse de Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES : « On peut aujourd’hui affirmer qu’il n’y aura pas un professeur devant chaque classe et que les remplacements seront également très difficiles tout au long de l’année. » Elle estime à 1 500 le nombre de postes non pourvus. 
La réalité, c’est une rentrée désastreuse préparée par Belloubet. 
La ministre peut toujours essayer de cacher cette réalité. Les faits sont là : des milliers de fermetures de classes et par conséquent, des classes surchargées, des postes d’enseignant vacants, des remplacements impossibles, des milliers d’élèves en situation de handicap sans accompagnement…

Pendant ce temps-là, l’argent coule à flots pour la guerre (Cf. encadré). Il est urgent de confisquer ces sommes astronomiques pour sauver l’école publique et pour assurer à la jeune génération l’instruction à laquelle elle a droit.
Un obus de 155 mm coûte 6 000 euros, un obus guidé coûte 60 000 euros.
Sachant que le ministre démissionnaire des Armées, Sébastien Lecornu, a indiqué que la France livrera de janvier à décembre 2024 « 3 000 obus par mois » à l’Ukraine, sans préciser si l’obus sera simple ou guidé, quelle a été la dépense pour ce seul matériel ?
Réponse : entre 216 millions et 2,160 milliards d’euros.
Sachant que le coût moyen de recrutement d’un enseignant est d’environ 40 000 euros, cela entre 5 400 et 54 000 postes d’enseignant !

Face à la rentrée scolaire désastreuse préparée par Macron-Belloubet

Unité pour défendre
le droit à l’instruction
et l’école publique !

Le 27 août, la ministre Belloubet du gouvernement Macron-Attal – ce même gouvernement qui a été massivement rejeté dans les urnes – a osé convoquer une conférence de presse dans laquelle elle a de fait confirmé la mise en place de toutes les mesures d’austérité et de régression scolaire qu’elle avait programmées avant les congés :

Des milliers de classes supprimées dans les écoles maternelles et élémentaires (300 en Seine-Saint-Denis, 131 dans le Val-de-Marne, 185 à Paris, 107 dans les Bouches-du-Rhône, etc.).

Des centaines de postes non pourvus aux concours, ce qui entraînera un manque généralisé de remplacements et qui privera les enfants des cours auxquels ils ont droit.

Des conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap de plus en plus barbares, du fait du manque de places dans les structures spécialisées et du manque de recrutement de personnels qualifiés… Dans quatre départements, une expérimentation des PAS (pôle d’appui à la scolarité) prévoit même d’empêcher les professionnels de santé, dans les MDPH, de notifier des accompagnements par des AESH !

L’organisation du tri social dans les collèges à travers la mise en place, en 6e et en 5e, de groupes de niveau (requalifiés « groupes de besoins ») en mathématiques et en français.

– La poursuite de la mise en œuvre de la contre-réforme des lycées professionnels, de plus en plus livrés aux entreprises locales.

L’utilisation de l’école pour militariser la jeunesse, avec la généralisation du SNU et du dispositif des « classes et lycées engagés »…

Impossible d’accepter ce coup de force contre la démocratie !

Pour le Parti des travailleurs, respecter la démocratie, respecter le vote de rejet des dernières élections, c’est rompre avec la politique de Macron-Attal-Belloubet. C’est dire nettement : l’argent pour l’école, les hôpitaux, les services publics, pas pour la guerre ni pour les cadeaux aux capitalistes ! C’est dire clairement : abrogation, maintenant, tout de suite, des contre-réformes !

Les travailleurs et les jeunes le constatent : cette rupture ne viendra pas de tous ceux qui acceptent de se situer dans le cadre institutionnel de la Ve République et qui jouent aujourd’hui un vaudeville dont le titre pourrait être : « Qui gouvernera avec Macron ? »

C’est en se regroupant, avec leurs syndicats, sur leur terrain de classe, qu’ils feront valoir leurs revendications, leurs besoins.

Parents, enseignants, dès les premiers jours de la rentrée, tous unis avec nos organisations pour imposer la défense de l’école publique, le retrait du « choc des savoirs » et des groupes de niveau, la réouverture de toutes les classes fermées, le recrutement en masse d’enseignants pour pourvoir tous les postes et assurer tous les remplacements !

Alors que les services d’urgences ferment les uns après les autres, le gouvernement supprime 1500 postes de médecin !

En plein été, le gouvernement a supprimé 1 500 postes d’interne en médecine pour la prochaine promotion. Ce qui signifie 1 500 médecins en moins !
Cette honteuse décision découle d’une réforme des études médicales imposée par le ministère de la Santé. Il faut maintenant avoir 14/20 de moyenne à l’examen classant national (ECN) qui a lieu à la fin de la 6e année. Trois cents étudiants, bien qu’ayant déjà fait six années d’études de médecine très exigeantes, ont donc été obligés de redoubler leur 6e année. À ces 300 redoublants s’ajoutent les étudiants de 5e année qui ont choisi, par prudence, de redoubler leur 5e année pour avoir le temps de se préparer aux nouvelles modalités d’examen.

Une réforme aux conséquences désastreuses…

Pour les internes déjà en poste, la relève des nouveaux collègues va être moins nombreuse. Donc il va y avoir plus de gardes, plus de charge de travail, de moins bonnes conditions de travail.
Pour les services, cela signifie un risque accru de fermeture de lits, voire de services entiers qui ne peuvent tourner que grâce au travail des internes car ces derniers travaillent aux côtés de leurs médecins « seniors » en même temps qu’ils apprennent.
Pour les patients, cela veut dire plus d’attente aux urgences, des délais d’attente encore plus importants pour les consultations, avec toutes les conséquences…
Pour les étudiants en médecine, cela signifie soit qu’on leur impose une spécialité qu’ils n’ont pas souhaitée, soit faire une année de plus d’études déjà longues et difficiles en raison de la masse de connaissances à intégrer, mais également du travail réalisé à l’hôpital.

Et tout ça pour quoi ? Pour réaliser toujours plus d’économie !
Pour le gouvernement, il s’agit en effet de réaliser des économies sur le dos des patients et des soignants.

Les étudiants en médecine ont lancé une pétition qui exige la réouverture immédiate des postes nécessaires pour que TOUS les étudiants en 6e année puissent obtenir le poste qu’ils veulent. Ils ont raison !

Le Parti des travailleurs se prononce pour :
la réouverture immédiate des 1500 postes supprimés par le gouvernement !
un plan d’urgence pour remettre sur pied l’hôpital public et, au-delà, la création de tous les postes de médecin et de personnel hospitalier nécessaires !
l’affectation de tous les moyens nécessaires aux hôpitaux et, pour ce faire, la confiscation des milliards de la guerre et de ceux offerts aux capitalistes !

Catastrophe dans les services des urgences des hôpitaux…

Les travailleurs hospitaliers et leurs organisations syndicales, comme la presse régionale, alertent sur la catastrophe en cours dans les services des urgences des hôpitaux. 
À Chartres (Eure-et-Loir), certains patients attendent « sur des brancards plus de vingt-quatre heures » (La Nouvelle République, 6 août).
À Nantes (Loire-Atlantique), selon un syndicat, « quatre patients sont décédés en trois semaines aux urgences », rapporte France Bleu (10 août).
À Landerneau (Finistère), les syndicats ont appelé à la grève contre les sous-effectifs : le 28 juillet, trois soignants ont été violemment agressés. Ailleurs, les services des urgences sont fermés le jour, la nuit… 

Depuis des années, les gouvernements successifs ont imposé des restrictions budgétaires aux hôpitaux, fermé des centaines de milliers de lits, des services, des maternités, dégradant les conditions de travail

La vie des patients est en danger !

Les travailleurs hospitaliers avec leurs syndicats affirment que, pour sauver la vie des patients, il faut satisfaire immédiatement toutes leurs revendications.
Pour le Parti des travailleurs, il est urgent de former et d’embaucher les dizaines de milliers de soignants nécessaires, d’augmenter leurs salaires, de rouvrir tous les services et lits fermés pour assurer un accueil digne à tous les patients. 

Pour cela, il faut chasser Macron et son gouvernement, rejetés par l’immense majorité. 
Il faut un gouvernement des travailleurs qui rompe avec cette politique. 
Un gouvernement qui réquisitionne les 413 milliards de la loi de programmation militaire et les milliards distribués aux capitalistes, pour les affecter aux hôpitaux, à l’école, aux services publics !

Hôpitaux : les services des urgences au bord de l’explosion !

Le Havre, Aix-en-Provence, Landernau… Partout dans les services des urgences des hôpitaux, les grèves se multiplient. Patients qui attendent jusqu’à dix heures sur les brancards, parfois au péril de leur vie, services en sous-effectif, manque de moyens, soignants poussés à bout… Les organisations syndicales appellent à débrayer : « Les revendications principales, ce sont des moyens humains, des moyens matériels », dit une syndicaliste aux urgences de Landerneau.

Cela fait des années que le problème se répète chaque été.

Il y a eu l’avertissement du Covid. Mais rien n’a été fait. Pire, la situation se dégrade, car, pour le gouvernement Macron – comme pour ses prédécesseurs –, il faut « réduire les déficits publics », faire des économies sur le dos des travailleurs et des patients.

Il ne faudrait pourtant pas grand-chose pour que cela change : attribuer, tout de suite, quelques milliards d’euros, embaucher massivement, former, soigner, accueillir dignement. Une infime partie des sommes englouties dans la guerre et les cadeaux aux entreprises suffirait !

Mais pour Macron, il faut trouver une combinaison gouvernementale pour continuer à mettre sa politique anti-ouvrière qui a été pourtant largement rejetée dans les urnes le 7 juillet.

Alors, un nouveau gouvernement ?

Plus que jamais, les travailleurs ont besoin d’un gouvernement de rupture ouvrière !

Plus que jamais, les travailleurs ont besoin d’un gouvernement de rupture ouvrière, qui n’hésitera pas à prendre l’argent là où il est, à rompre avec les institutions du capital – Ve République et Union européenne – qui interdisent de le faire.

Comme 36 240 travailleurs et jeunes l’ont déjà fait, signez l’appel du Parti des travailleurs : « Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! Les milliards pour l’école et les hôpitaux, pas pour la guerre ! »

A peine élu, le nouveau Parlement européen vote encore plus de milliards pour la guerre Stop ! L’argent doit servir à nos écoles, nos hôpitaux, nos logements, nos salaires !

Le savez-vous ? Tout juste élus au Parlement européen, les nouveaux eurodéputés ont adopté le 17 juillet une résolution qui engage encore plus les pays de l’Union européenne dans la guerre et son financement. Cette résolution appelle à un engagement militaire et financier derrière l’armée de Zelensky « aussi longtemps qu’il le faudra », à hauteur pour chaque pays membre « d’au moins 0,25 % de leur produit intérieur brut par an »Des dizaines de milliards ont déjà financé un bain de sang au profit des vendeurs d’armes, et il faudrait que cela se poursuive ?

Le savez-vous ? Cette résolution, qui met les pays de l’Union européenne au service de l’OTAN, a été adoptée avec les voix de la droite, des libéraux, des conservateurs, mais aussi des groupes socialistes, Verts et d’une partie du groupe La Gauche. Tous les eurodéputés de gauche français (PS, EELV, LFI) ont voté pour.

Des milliards pour la guerre, et autant de milliards pris sur les besoins de la population ! 
Des milliards détournés pour la guerre, alors qu’il manque des centaines de professeurs dans les classes, que des classes sont supprimés par centaines pour la rentrée prochaine, que les hospitaliers manquent de lits pour soigner, que la pauvreté s’étend…

À ce jour, 35 559 travailleurs et jeunes sont rassemblés autour d’une exigence : « Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! »

Plus que jamais, les milliards de la guerre doivent être confisqués
pour être mis au service de la rentrée scolaire, des hôpitaux, des logements
et des salaires !
Plus que jamais, l’heure est à rompre avec la politique de guerre et de misère de Macron, désavoué aux élections européennes, désavoué aux élections législatives.