Réunis en Conseil européen extraordinaire le 6 mars à Bruxelles, les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ont approuvé le plan « Réarmer l’Europe » d’un montant de 800 milliards d’euros.
Ces 800 milliards s’ajoutent aux augmentations faramineuses des budgets militaires dans chacun des 27 États.
En France, le 5 mars, lors de son allocution télévisée, Macron a prévenu : « Face à ce monde de dangers […], il nous faut nous équiper davantage » et « faire de nouveaux choix budgétaires ».
Le 9 mars, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a indiqué qu’un montant de 100 milliards d’euros par an de dépenses militaires (soit le double de ce qui existe aujourd’hui)constituerait « le poids de forme idéal pour les armées françaises. »
Passer de 50 à 100 milliards signifierait couper à la hache dans les autres dépenses. En commençant par les dépenses consacrées au système de retraite.
Tout le monde y va de son couplet pour expliquer qu’il faut travailler plus longtemps.
Le directeur de Bpifrance, Nicolas Dufourq, dénonce la retraite « des faux vieux qui sont en fait de vrais jeunes ».
Autant d’argent gaspillé, selon lui, qui devrait être affecté aux canons.
Le président du COR, Gilbert Cette, condamne les débats actuels « dérisoires » sur l’abrogation de la réforme des retraites en raison de « l’entrée progressive, plus ou moins explicite, dans une économie de guerre. »
Antoine Foucher, ancien directeur de cabinet de l’ex-ministre du Travail Muriel Pénicaud, pointe « le contraste entre la gravité historique de la situation des Européens […] et l’actualité française, rabougrie à un colloque hebdomadaire sur l’allongement des retraites [qui] a quelque chose d’indécent et d’irresponsable »…
En période d’économie de guerre, à en croire les ministres et leurs conseillers, il faudrait que, sans broncher, nous acceptions que nos salaires, nos pensions, nos services publics financent le budget des Armées.
Mais, « en bas », on ne se résigne pas. Ce 11 mars, les enseignants de Paris se sont mis en grève et ont manifesté massivement à l’appel de leurs syndicats unis pour leurs revendications. Ils ont contraint la ministre Borne à les recevoir. N’est-ce pas la voie à suivre ?
Non à l’union nationale pour la guerre, oui à l’unité ouvrière pour les revendications !
MEETING INTERNATIONAL CONTRE LA GUERRE ET L’EXPLOITATION
Le 21 mars 2025, 19 heures
Espace Charenton, Paris 12e






