Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Le 12 novembre, Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, a déclaré : « On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l’hôpital. » Cri d’alarme d’autant plus significatif compte-tenu de sa fonction officielle.

Il dénonce « la conséquence d’une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l’hôpital uniquement sur des critères budgétaires. »

Il a également expliqué que des services d’urgences devaient fermer « faute de médecins » et quedes blocs opératoires ne tournent pas « parce qu’on manque d’anesthésistes-réanimateurs et d’infirmières-anesthésistes. »

Et il a conclu ainsi : « On entend des responsables qui nous disent qu’ils ont mis beaucoup d’argent, c’est vrai, mais on a pris tellement de retard qu’il faut mettre plus d’argent. »

Au bord de l’effondrement… c’est effectivement ce que constatent tous les jours les personnels qui témoignent, à nouveau cette semaine, dans La Tribune des travailleurs.

Oui, ça craque de toutes parts à l’hôpital. Et pas seulement depuis la pandémie. Cette situation est le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies.

De ce fait, aujourd’hui, les délais de rendez-vous à l’hôpital sont interminables, les malades attendent des heures sur des brancards alignés dans les couloirs des services d’urgence, les interventions chirurgicales sont reportées, les patients sont transférés, y compris les enfants.

Une fatalité ? Non ! Une politique contre laquelle se mobilisent les personnels hospitaliers avec leurs organisations syndicales, dans les hôpitaux de l’AP-HP comme dans tout le pays.

Pour sa part, le POID se prononce pour des mesures d’urgence pour l’hôpital, à commencer par :

  • L’abrogation de toutes les contre-réformes de l’hôpital, du numerus clausus imposé en 1971 à la loi Buzyn Ma santé 2022 (transformation de 300 hôpitaux de villes moyennes en hôpitaux de proximité et obligation de l’ambulatoire) en passant par la loi Touraine (création des groupements hospitaliers de territoire) et la loi Bachelot (mise en place des agences régionales de santé).
  • La réquisition des 600 milliards offerts aux capitalistes pour embaucher massivement dans les hôpitaux, rouvrir tous les lits et les services fermés, augmenter les salaires des personnels.

Encadré

La démocratie exige : les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022

Espace Charenton, 327, rue de Charenton, Paris (métro Porte-de-Charenton, ligne 8).

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

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« Toute l’hospitalisation pédiatrique est à genoux »

Cette semaine, La Tribune des travailleurs alerte sur la pénurie de soignants en pédiatrie, qui met en danger la santé des enfants.

Le journal publie également l’interview du Pr Stéphane Dauger, président du collectif interhôpitaux et chef de service de la réanimation pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré à Paris.

Extraits de cette interview (1)

Dans quel état est aujourd’hui la pédiatrie hospitalière en France ?

(…) La spécificité de la pédiatrie par rapport aux autres spécialités n’est plus prise en compte par le gouvernement. Or, la pédiatrie hospitalière en France, c’est à 85-90 % l’hôpital public. S’il est à genoux, c’est toute l’hospitalisation pédiatrique qui est à genoux.

(…) Des enfants et des adolescents ont dévissé durant les différents confinements. Ils ont besoin de l’hôpital public, sans aucune autre structure d’accueil. Et de lits surtout et de personnels compétents, pas de médecine ambulatoire (…)

Et pour les enfants que vous soignez ?

Les enfants aussi ont des maladies chroniques nécessitant des approches diagnostiques et thérapeutiques fréquentes. Ce sont eux qui souffrent le plus. On en est à décaler des bilans, des examens, des consultations d’évaluation ou de suivi, des actes médicaux ou chirurgicaux sur des enfants. Recevoir un nourrisson de 3 mois, ce n’est pas pareil qu’un adulte. Seuls des structures et des personnels spécialisés peuvent le faire en sécurité (…).

Un lit sur cinq est fermé dans les hôpitaux. Quelles en sont les conséquences ?

(…) En pédiatrie, il y a aussi des médecins qui s’en vont. Certains services ne peuvent plus donner des soins de qualité. Il y a un écart entre ce qu’on apprend à nos étudiants et ce qu’on peut faire en pratique. Si cette politique continue, les conséquences pour la santé publique vont être lourdes et durables. Les séquelles chez les adultes de tout ce que nous n’aurons pas pu bien faire chez les enfants seront majeures, tant individuellement que pour notre société.

Comment rétablir l’hôpital public ?

(…) Il faudrait que nous rapportions notre vécu à la population. Il faut informer et documenter, dresser l’état des lieux des lits ouverts et fermés. Il faut absolument que les citoyens se rendent compte des difficultés actuelles et surtout à venir. Il n’y aura bientôt plus personne pour s’occuper de leurs enfants « selon les règles de l’art ». Les mobilisations permettraient d’avancer (…). Il faut lancer l’alerte bien que tout cela soit extrêmement difficile dans ce contexte de difficultés économiques qui touchent une grande partie de notre population. Nous ne baisserons pas les bras.

(1) On peut lire l’intégralité de l’interview dans La Tribune des travailleurs n° 314 (10 novembre).


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

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20% des lits fermés dans les hôpitaux Un désastre organisé

20 % des lits fermés dans les hôpitaux

Un désastre organisé

Le 27 octobre, le « conseil scientifique » mis en place par Macron révèle que 20 % des lits sont actuellement fermés dans les hôpitaux publics, par manque de personnel.

Immédiatement, le ministre de la Santé, Olivier Véran, conteste ce chiffre : « Le chiffre de 20 %, j’aurais tendance, comme ça, à le contester. Et en tout cas, parce que j’aime profondément la science et qu’avant de m’exprimer je vérifie de ne pas raconter n’importe quoi »

Raconter n’importe quoi ? Véran ne s’en est pas privé au cours des derniers mois ! D’ailleurs, il continue : « La dernière donnée qui m’est remontée, c’est 5 % de lits de médecine temporairement fermés », tout en reconnaissant que « la situation est compliquée » et que « des unités sont contraintes de fermer temporairement. »

La Tribune des travailleurs a décidé de mener son enquête. Une enquête, certes non exhaustive, mais dont les résultats, transmis par nos correspondants, font froid dans le dos.

Par exemple :

  • 36 lits supplémentaires devraient être fermés à l’hôpital de Tours (Indre-et-Loire), qui s’ajoutent aux 130 déjà fermés depuis 2018.
  • 100 lits fermés à l’hôpital de Blois (Loir-et-Cher) : dont 10 à la maternité, 15 en chirurgie, 10 en psychiatrie, 5 en court séjour gériatrique…
  • 5 lits fermés en psychiatrie depuis le début de l’année à l’hôpital de Pontarlier (Doubs)
  • 63 lits fermés au centre hospitalier de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Quant aux hôpitaux de l’AP-HP, selon les propos mêmes de son directeur général, Martin Hirsh, « la situation est périlleuse »… Il manque en effet 127 lits à Cochin (15 %), 172 lits à Pompidou (24 %), 85 à Garches dans les Hauts-de-Seine (30 %), 225 à la Pitié-Salpêtrière (14 %) … Le total des lits fermés à l’AP-HP est de 3 566 sur 20 000.

Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies. Politique poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran, conduisant à un désastre sanitaire.

Il est urgent de rompre avec cette politique catastrophique. Il est urgent de redonner aux hôpitaux les moyens de soigner.

Confiscation des 594 milliards offerts aux patrons !

Affectation de ces milliards à l’embauche massive de personnels et à leur formation, à la réouverture de tous les lits fermés, à l’augmentation des salaires !

Augmentez les salaires !

Augmentez les salaires !

Salaires et pensions sont bloqués depuis des années, l’augmentation des prix, elle, se poursuit…

Résultat : une majorité de familles ouvrières ne parvient plus à joindre les deux bouts. « On ne s’en sort plus » :  cette remarque, on l’entend partout dans les cités populaires, les usines, les bureaux, « même en se privant de tout ».

A cela s’ajoutent les périodes de chômage partiel imposé et les pertes de salaire qui en découlent, les plans de licenciements et, en plus, la réforme de l’assurance chômage !

Qu’à cela ne tienne ! Le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, ose affirmer : « Si les hausses salariales se généralisent, ce ne sera pas soutenable pour l’ensemble de l’économie. »

Pourtant aujourd’hui, les salariés, les chômeurs, les mères et pères de famille font tous le même constat : les prix flambent – ceux du carburant et du gaz, mais aussi ceux des produits alimentaires –, alors que les salaires sont bloqués !

Pourtant, selon les statistiques officielles, les profits n’ont cessé de croître depuis le début de la pandémie. Le CAC 40 – l’indice de valeur qui regroupe les 40 sociétés françaises les plus importantes cotées en Bourse – a progressé d’environ 20 % depuis le début de l’année.

Alors, l’alternative est la suivante : ou bien l’augmentation des salaires et la baisse des profits, ou bien l’augmentation des profits et la baisse des salaires.

C’est par leur lutte de classe que les travailleurs porteront un coup d’arrêt à la spirale de paupérisation et de misère produite par la politique de ce gouvernement.

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

L’augmentation du gaz de 60 % en dix mois : une agression intolérable contre les travailleurs et leurs familles !

Du 1er janvier au 1er octobre, les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 60 %, chiffre officiel établi par la Commission de régulation de l’énergie. Castex ose annoncer une « prime énergie » de 100 euros… de qui se moque-t-il ? 100 euros, c’est moins d’un mois de consommation moyenne de gaz pour une famille ouvrière. Et encore : la moitié des familles qui se chauffent au gaz seraient exclues de cette prime !

On nous dit : « On n’y peut rien, l’activité reprend, donc les prix augmentent. » On nous dit : « Il faut bien payer la taxe CO2 imposée par l’Union européenne pour lutter contre la pollution. » Mensonges !

En 2000, le gouvernement de Lionel Jospin a organisé ce qui a été appelé « la transposition de gauche » des directives européennes de privatisation du gaz et de l’électricité. Résultat : en quinze ans, Engie – produit de la fusion de Gaz de France privatisé et de Suez – a versé 20 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires.

20 milliards d’euros payés par les usagers sont allés directement dans les poches des actionnaires !

Et ce serait à nouveau aux travailleurs de payer ?

Ce scandale n’a que trop duré. La hausse des tarifs du gaz doit être annulée et les tarifs bloqués ! Le gaz et l’électricité sont des services vitaux pour la population. Ils doivent être renationalisés et les monopoles de service public rétablis.

Et il n’y a pas que le gaz : tous les prix flambent, en particulier ceux des produits alimentaires. Comme toujours, ce sont les familles populaires qui paient et paient sans cesse tandis que les riches, les spéculateurs, les capitalistes s’engraissent à coups de centaines de milliards. Et à partir du 1er octobre, la réforme de l’assurance chômage ampute de 17 % les allocations versées à des centaines de milliers de chômeurs ! 

Une urgence : en finir avec cette politique, chasser Macron et s’engager sur la voie de la rupture !

S’engager sur la voie de la rupture, cela signifie annuler la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, revenir aux monopoles de service public, créer les centaines de milliers d’emplois indispensables à l’école, aux hôpitaux, aux services publics et interdire les licenciements !

Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y a pas d’argent pour ces mesures : depuis le début de la pandémie, le gouvernement a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui ont principalement servi à spéculer et à licencier !

Et qu’on ne vienne pas nous dire que cette flambée des prix infligée au peuple travailleur est inévitable parce que l’Union européenne l’exige ou parce que la Constitution de la Ve République l’impose. Si l’Union européenne et la VRépublique n’ont rien d’autre à offrir que misère et pauvreté, alors ces institutions doivent être abrogées et une Assemblée constituante souveraine doit être élue pour permettre au peuple de définir lui-même ce que doit être une authentique démocratie. Et ainsi, ouvrir la voie au gouvernement des travailleurs, à la république ouvrière pour remplacer cette république capitaliste.

Pour cela, il faudra bien que toutes les colères de millions de travailleurs et de jeunes s’unissent dans l’action pour chasser cette politique anti-ouvrière et anti-démocratique !

Unité pour l’annulation de la hausse des tarifs du gaz

Unité pour la renationalisation et le retour aux monopoles de service public du gaz et de l’électricité !

Appel adopté à l’unanimité par le Conseil fédéral national
du POID, réuni les 2 et 3 octobre 2021.


Cliquer ici pour signer en ligne ou télécharger l’appel « Unité pour l’annulation de la hausse du gaz, pour la renationalisation et le retour aux monopoles de service public du gaz et de l’électricité ! ».

RASSEMBLEMENT VENDREDI 1ER OCTOBRE 18 HEURES PRES L’AMBASSADE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE

Rendez-vous : Métro Saint-François Xavier (ligne13) – Place André Tardieu

Le socialisme, ce sont les travailleurs !
Libérez les dirigeants de la HKCTU !
Droit à l’organisation ouvrière indépendante !

La HKCTU, centrale syndicale indépendante de Hong-Kong, vient d’être contrainte à la dissolution par les autorités de Pékin. Ses dirigeants Lee Cheuk-yan et Carol Ng sont emprisonnés.

Leur « crime » ? Organiser indépendamment de l’État 140 000 travailleurs, avoir appuyé, au cours des deux dernières années, le mouvement de constitution de dizaines de syndicats, parmi lesquels la HAEA regroupant 25 000 travailleurs hospitaliers.

Leur « crime » ? Affirmer que le combat des travailleurs chinois ne fait qu’un dans toute la Chine et de le rappeler en organisant chaque année des rassemblements de masse en commémoration des manifestations ouvrières et de jeunes de 1989 aux cris de « Tremblez corrompus, le peuple se réveille ! ».

Au moment d’annoncer sa dissolution, les responsables de la confédération syndicale ont déclaré : « On peut faire disparaitre une organisation, on ne peut pas faire disparaitre la lutte des travailleurs » . Ils ont raison ! Au même moment, comme en écho, on apprenait que des ouvriers d’un chantier naval du port de Ningbo en Chine continentale s‘étaient mis en grève pour manifester.

Le POID, membre du Comité ouvrier international pour l’Internationale ouvrière, affirme : le droit à l’organisation ouvrière indépendante ne connaît pas de frontière. La lutte de la classe ouvrière pour ses droits est facteur de paix. Le régime capitaliste en crise à l’échelle internationale voudrait s’ouvrir complètement le marché chinois.

Biden et l’impérialisme américain menacent la Chine avec la constitution de la coalition militaire avec l’Australie et la Grande-Bretagne.

Ce sont les travailleurs et les jeunes chinois librement organisés qui sont à même de défendre la souveraineté de la Chine et, ainsi avec les travailleurs et les jeunes du monde entier, de faire reculer les menaces de guerre.

Il est de la responsabilité de toutes les organisations ouvrières à l’échelle internationale de se dresser aux côtés de leurs frères et sœurs chinois pour qu’ils puissent s’organiser librement.

Le POID appelle travailleurs et jeunes à manifester pour exprimer leur solidarité avec les travailleurs chinois.

Rassemblement vendredi 1er octobre à 18H près de l’ambassade de la République populaire de Chine

Rendez-vous : Métro Saint-François Xavier (ligne13) – Place André Tardieu

Tous le 5 juin à Paris

Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux ! Proposition d’une rencontre nationale le 13 mars 2021

Lazare Razkallah, syndicaliste CGT, secrétaire du CSE de TUI France, et Fabrice Criquet, syndicaliste FO, Aéroports de Paris, confrontés à des plans de licenciements, sont tous les deux signataires de l’appel intitulé « Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux ».

Dans une interview croisée publiée dans La Tribune des travailleurs n° 275 (3 février), ils reviennent sur la bataille contre ces plans de licenciements et disent pourquoi ils ont signé cet appel.

Lazare Razkallah : le plan de licenciements concerne 600 salariés sur les 900. Nous venons de recevoir nos lettres de licenciement (…) Notre objectif reste l’interdiction des licenciements chez TUI France. On n’en veut pas du plan social qui n’est pas justifié (…)

Et au niveau des syndicats CGT, FO ou autres… il n’y a aucune directive ni proposition. Le mouvement doit partir de la base. C’est la base qui imposera les choses. Ce n’est pas normal qu’ils restent passifs, qu’ils attendent. Ils devraient être méga présents (…)

Je ne me suis jamais fait d’illusions sur Macron. Il ne fait que poursuivre ce qu’avait initié Hollande. Normalement, Macron devrait recevoir sa lettre de licenciement en mai 2022 de la part des Français. Mais bon, il faut amplifier notre mouvement, car plus tôt il partira, mieux cela sera.

Fabrice Criquet : la semaine dernière, la direction d’ADP a annoncé un plan de « sauvegarde de l’emploi ». Elle menace de licenciement les 6 448 salariés s’ils n’acceptent pas de signer de nouveaux contrats de travail avec des baisses de salaire et la remise en cause de tous les acquis sociaux (…)

Si le mouvement ouvrier, en particulier les confédérations syndicales, appelait dans l’unité, au même moment, au même endroit, sur un seul mot d’ordre qui permette de rassembler tous les travailleurs, l’interdiction des licenciements, non seulement cette proposition serait saisie par des milliers et des milliers de travailleurs, mais cela serait la meilleure réponse à apporter à l’éparpillement.

Oui, il faut que Macron parte… lui et sa politique. Les travailleurs ne peuvent pas attendre 2022. La force de cet appel, c’est qu’il est signé par des travailleurs de toutes origines, des militants syndicalistes et politiques de toutes origines. Pour moi, c’est un appel au combat dès maintenant (…)

Lazare Razkallah et Fabrice Criquet proposent
qu’une rencontre nationale se tienne,
le 13 mars prochain,
pour regrouper l’ensemble des forces
qui veulent en finir avec Macron et sa politique.

Signez l’appel « Dehors Macron et sa politique,
le plus tôt possible sera le mieux » !


Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID.

MANIFESTATION SAMEDI 15 HEURES À BARBÈS À bas l’annexion !       Trump, Netanyahou : bas les pattes devant la Palestine ! Droit au retour de tous les réfugiés !

En janvier 2020, l’administration Trump a rendu public à Washington son « Accord du siècle », qui dans la continuité des précédents, est fondé sur la négation des droits nationaux du peuple palestinien.

Cet « Accord du siècle » soutenu par les régimes arabes et les monarchies du Golfe, va entrer en application à partir du 1er juillet sous la forme de l’annexion par l’Etat d’Israël de 30% de la Cisjordanie « autonome », et en particulier de la Vallée du Jourdain.

Cela signifie pour le peuple palestinien encore plus de souffrance, plus d’expulsion de ses terres, plus de répression, plus de colonisation, tandis que se poursuit, depuis plus de 13 ans, le blocus meurtrier de la Bande de Gaza.

Des manifestations populaires en Cisjordanie, et une manifestation de plusieurs milliers de Juifs et d’Arabes à Tel Aviv le 6 juin se sont opposées à ce projet d’annexion. 400 universitaires juifs israéliens viennent dans un appel de qualifier ce projet de « crime contre l’humanité », affirmant qu’il crée « officiellement des conditions d’apartheid ».

Le Parti ouvrier indépendant démocratique combat, depuis sa fondation, pour l’Internationale ouvrière, et pour la démocratie, qui suppose la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Ce principe démocratique élémentaire suppose le respect du droit du peuple palestinien à la terre, à la nation, et du droit au retour des réfugiés chassés de leurs villes et villages depuis 1948.

Informé que des organisations et associations ont convoqué samedi 27 juin à Paris* une manifestation contre ce projet d’annexion, le Parti ouvrier indépendant démocratique décide d’appeler ses comités de la région parisienne à y participer sur ses propres mots d’ordre :

A bas l’annexion !
Trump, Netanyahou : bas les pattes devant la Palestine ! Droit au retour de tous les réfugiés !

*Les organisateurs ont déposé une demande de parcours, samedi 27 juin de Barbès (15 heures) à Châtelet. Les comités de la région parisienne seront informés du point de rendez-vous dès que nous aurons plus d’informations.

Unité pour l’interdiction des licenciements !

6 juin – Manifestation à Renault Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires… 

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois »

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé. 

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu. 

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut. 

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois. 

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre. 

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi. 

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID. 


Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous. 

Unité pour l’interdiction des licenciements !

Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements ! 

Signez l’appel-pétition en cliquant
ici