Confiscation des milliards de la guerre !

Le 27 avril, l’Institut international de Stockholm de recherche sur la paix (SIPRI), a révélé le montant des dépenses militaires mondiales : 2 887 milliards de dollars en 2025, onzième année de hausse consécutive. Rapportées au produit intérieur brut, ces dépenses sont au niveau le plus élevé depuis 2009.

Le même jour, en France, le Medef appelle à « rationaliser la procédure législative budgétaire ». Il exige notamment que soit inscrite dans la Constitution l’interdiction de dépasser un certain niveau de déficit, de manière à instaurer l’obligation constitutionnelle de couper toujours plus dans les budgets des services publics etde la Sécurité sociale.

Ce qui permettrait de dégager toujours plus d’argent pour le budget des Armées et donc pour les industriels de l’armement.

Une industrie d’armement qui vend ses armes aux États et qui joue le rôle de volant d’entraînement artificiel de l’économie capitaliste, puisant dans les fonds publics (6 milliards d’euros de coupes supplémentaires ont été annoncées par le gouvernement Macron-Lecornu) pour satisfaire la soif de profit des marchands de canons.

Le Parti des travailleurs se prononce pour la mobilisation, dans l’unité, à l’appel de toutes les organisations ouvrières, et pour que soient confisqués les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, àla Sécurité sociale, au logement, aux salaires et aux pensions.

L’argent pour les services publics et la Sécu, pas pour la guerre ! 
À bas la guerre, à bas l’exploitation !
Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! 
Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !

ESPACE CHARENTON, PARIS
327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton

28 avril 2026


Six milliards de coupes nouvelles dans les budgets des services publics et la Sécu… pour financer celui de la guerre !

Un « comité d’alerte » – composé de ministres, de parlementaires, des représentants de la Sécurité so-ciale, des syndicatset des collectivités territoriales – s’est réuni le 21 avril.

À son ordre du jour, « des mesures supplémentaires de freinage de la dépense publique » en raison des répercussionsde la guerre américano-israélienne en Iran.

Quelles sont ces répercussions en France selon le gouvernement ?

  • L’augmentation des intérêts de la dette de l’État.
  • Le rebond de l’inflation.
  • Des dépenses « imprévues », notamment les aides pour les agriculteurs, les transporteurs rou-tiers et lespêcheurs.
  • Les « surcoûts liés à l’engagement de nos forces » armées, selon le ministre des Comptes pu-blics, DavidAmiel.

Et c’est pourquoi, toujours selon le gouvernement, il faudrait couper dans les dépenses publiques : 4 milliards dans le budget de l’État (c’est-à-dire dans les services publics) et 2 milliards dans le budget de la Sécurité sociale !

Mais qui est responsable de l’engagement de l’armée française dans le Golfe ?

Le gouvernement Macron-Lecornu, à la traîne de Trump et de Netanyahou, et lui seul.

Pourtant, il veut faire payer cet engagement aux travailleurs et à leurs familles qui devraient supporter une baisse de leur pouvoir d’achat, un démantèlement des services publics… et vivre sous la menace de voir leurs enfants partir à laguerre.

Une situation insupportable pour des millions de travailleurs. C’est pourquoi le Parti des travailleurs se prononce pour la mobilisation, dans l’unité, à l’appel de toutes les organisations ouvrières, et pour que soient confisqués les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, à la Sécurité sociale.

Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! 
Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !

ESPACE CHARENTON, PARIS
327, rue de Charenton Paris 12e • Métro Porte de Charenton

21 avril 2026


36 milliards de plus pour le budget de la guerre !

Le 8 avril, un projet de loi visant à « accélérer le réarmement de la France » a été déposé par le gouvernement. Il prévoit 36 milliards de plus pour le budget des Armées, dont 10 d’ici à 2027 ! 36 milliards pour des munitions, de la dissuasion nucléaire, des drones, le nouveau service militaire volontaire…

Les dépenses de défense s’élèveront ainsi à 2,5 % du PIB d’ici à la fin de la décennie… pour atteindre en 2035 les 5 % promis à l’OTAN, sur exigence de Trump.

Qui va payer ?

Les travailleurs, évidemment ! « L’effort de réarmement voulu par le gouvernement ne sera pas indolore, loin de là », indique le quotidien capitaliste Les Échos (8 avril). Les coupes dans les ser-vices publics et la protection sociale s’annoncent donc d’une violence inédite.
Par ailleurs, le projet de loi veut instaurer un « nouveau régime juridique » d’exception : « L’état d’alerte de sécurité nationale » décrété « en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle ».
Il faut bloquer cette marche à la militarisation générale de la société et pour commencer, confisquer les milliards du budget de guerre pour les affecter à l’école, à la santé, à la Sécurité sociale.

Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient ! 
Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !Montreuil, le 7 avril 2026

14 avril 2026


L’argent pour la Sécu, pas pour la guerre !

Le savez-vous ? Le gouvernement veut remettre en cause les arrêts maladie.

A l’occasion de l’examen du projet de loi « contre les fraudes fiscales et sociales », Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, a prévenu : « Presque 20 milliards d’euros par an, ce n’est pas tenable »… et indiqué que le gouvernement proposera des mesures à la mi-avril.

Soulignons que :

• Les caisses de la Sécurité sociale sont alimentées par l’argent des travailleurs qui cotisent pour pouvoir se soigner.

• Les exonérations de cotisations patronales représentent chaque année un manque à gagner de 80 milliards d’euros pour la Sécu.

• On parle souvent des pressions sur les médecins pour leur faire prescrire des arrêts de travail qui seraient « injustifiés », cela n’est rien aujourd’hui par rapport aux arrêts de travail justifiés qui ne sont pas pris.

• La souffrance au travail prend une part croissante dans les arrêts de travail prolongés : troubles musculo-squelettiques, troubles anxieux, « burn out », etc.

Et pendant ce temps-là, Lecornu annonce 8,5 milliards supplémentaires pour le budget militaire uniquement pour des munitions et plus de 12 milliards pour un nouveau porte-avions !

Non, les médecins qui veulent protéger leurs patients et éviter une aggravation de leur état en leur prescrivant un repos nécessaire, et les patients qui souffrent et se rangent à l’avis de leur médecin, ne sont pas des fraudeurs !

Oui, il faut confisquer les milliards du budget de guerre pour les affecter à la santé et à la Sécurité sociale.

L’argent pour les hôpitaux et la santé, pas pour la guerre !
Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises du Moyen-Orient !
Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !

Montreuil, le 7 avril 2026


8,5 milliards d’euros supplémentaires pour le budget de guerre… …et des milliers de classes fermées dans l’Éducation nationale !

Le 25 mars, le Premier ministre Lecornu a annoncé inscrire 8,5 milliards d’euros supplémen-taires au budget militaire d’ici à 2030, pour des munitions. Il a également annoncé la construction d’une usine de fabrication de drones et la reconversion d’industries automobiles et de fonderies en industries d’armement.

Derrière ces annonces, il y a aussi l’obligation « d’adapter un État conçu pour un temps de paix à un monde qui ne l’est plus tout à fait ». En clair, un État capitaliste-militaire… avec des coupes toujours plus importantes dans les budgets des services publics.

Quelques jours plus tôt, ont été annoncées les mesures de carte scolaire. En conséquence du budget anti-ouvrier du gouvernement Macron-Lecornu, des milliers de classes devraient être fermées. Des responsables syndicaux parlent de « saignée sans précédent».

C’est contre ces mesures que, par dizaines de milliers, les enseignants et les parents, souvent dans l’unité avec les syndicats, se sont mobilisés le 31 mars. Des manifestations et rassem-blements devant les inspectionsacadémiques ont eu lieu dans la plupart des départements.

La seule solution conforme aux intérêts des enseignants et des familles, c’est l’annulation de toutes les fermetures de classes et l’ouverture de toutes les classes nécessaires.

Pour ce faire, il faut confisquer les dizaines de milliards d’euros du budget de la guerre, il faut confisquer les gigantesques profits réalisés par les capitalistes et les milliards de dividendes versés chaque année aux actionnaires.

L’argent pour l’école, pas pour la guerre !
Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises au Moyen-Orient ! Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !

31 mars 2026

LIBAN Arrêt de l’invasion israélienne !

Le 22 mars, sur ordre du ministre de la Défense, l’armée israélienne a détruit les ponts sur le fleuve Litani au sud du Liban, après avoir bombardé le peuple libanais pendant vingt-trois jours, faisant plus de 1 000 morts.
Cet acte annonce l’invasion terrestre du Sud-Liban, qu’une grande partie du million de Libanais (sur moins de six millions d’habitants), chassés de leurs villes et de leurs villages et qui errent sur les routes de l’exode, ont déjà dû fuir. Disant tout haut ce que d’autres pensent tout bas, Smotrich, ministre fasciste des Finances etdes Colonies, en profite et appelle à « l’annexion » de Gaza et du Sud-Liban.

Honte au gouvernement Macron qui, ne s’inquiétant que de la préservation des intérêts historiques de la bourgeoisie française au Liban, n’ose même pas lever le petit doigt pour condamner Israël et rompre toutes ses relations avec cet État génocidaire.

Non à l’invasion israélienne !
Arrêt des bombardements ! Droit au retour de tous les Libanais ! 
Retour immédiat du porte-avions Charles-de-Gaulle !
Retrait de toutes les troupes et bases militaires françaises au Moyen-Orient !

Montreuil, le 24 mars 2026


IRAN, LIBAN Où Trump et Netanyahou veulent-ils nous entraîner ?

Trump vient de déclarer froidement à propos de l’Iran : « Nous avons détruit un pays. » Immeubles bombardés, raffineries en flammes, usines de désalinisation de l’eau détruites : c’est bien le pays tout entier, donc sa population,qui est visé.

Cette guerre, comme les précédentes, ne sert que les intérêts de la classe capitaliste des États-Unis.

Quant à Netanyahou, après le génocide à Gaza, il en a besoin tandis que son gouvernement entre-prend d’expulser la population palestinienne de Cisjordanie.

Nous ne pouvons accepter que le gouvernement français s’y rallie, comme il vient de le faire en envoyant sonporte-avions en Méditerranée.

Cette guerre n’est pas la nôtre !

Dans le monde entier, travailleurs et peuples voient avec angoisse se profiler le spectre d’une guerre généralisée.

Nous en subissons déjà les conséquences avec la hausse des prix du carburant, qui entraînera demain celledes denrées alimentaires.

Les profiteurs de guerre, eux, se frottent les mains : l’industrie militaire bat des records en Bourse car de nouvelles commandes se profilent.

À nouveau, des centaines de milliards seront pillés dans les budgets des services publics pour financer la guerre !

Unis avec leurs organisations pour leurs revendications, les travailleurs peuvent bloquer la marche à la guerre.

Et aux dirigeants des partis qui se réclament de leurs intérêts, travailleurs, jeunes, mères de famille sont en droit de dire :

Convoquez ensemble et au plus vite la manifestation de centaines de milliers à Paris pour exiger :
« Aucune participation française ! Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la sale guerre de Trump et Netanyahou ! »

Montreuil, le 10 mars 2026


Femmes contre la guerre et l’exploitation : regroupons-nous !

À l’occasion de la Journée internationale du 8-Mars, ministres et représentantes autoproclamées vont, comme chaque année, tenter de nous endormir avec leurs discours convenus.
Et comme d’habitude, elles ne parleront pas :
•  des centaines de milliers de jeunes mères contraintes d’arrêter de travailler faute de place en crèche, dans les municipalités de droite comme de « gauche »…
• des féminicides qui se multiplient et de l’absence de places d’hébergement d’urgence pour protéger les femmes victimes de violences…
• des salaires des femmes inférieurs de 22 % à ceux des hommes ; des pensions des femmes inférieures de près de 40 % à celles des hommes…
•  de la politique de guerre de Macron qui augmente de 7 milliards le budget militaire, et contraint nos enfants à choisir entre le chômage ou s’engager dans l’armée.

À l’inverse, nous affirmons que le 8-Mars, c’est la lutte indissociable contre le patriarcat et l’exploitation capitaliste. C’est la lutte contre la double oppression – qui continue à faire retomber sur les femmes l’essentiel des charges domestiques – et contre la double exploi-tation. C’est la lutte du mouvement ouvrier contre la guerre et pour le socialisme.
C’est ce que nous dirons ensemble, en nous rassemblant dans l’assemblée de femmes travailleuses le samedi 7 mars àParis, à l’initiative de la commission femmes travailleuses du Parti des travailleurs.

Nous y rendrons compte des mille et un combats pour nos droits démocratiques et sociaux.

Nous y entendrons des militantes du monde entier qui, comme nous, refusent l’avenir de guerre que les gouvernements capitalistes veulent nous imposer.

Nous y rendrons hommage à Renee Good, 37 ans, assas-sinée à Minneapolis par les flics de Trump. Nous saluerons les femmes de Gaza, de République démocratique du Congo, de Russie et d’Ukraine qui résistent à la guerre.

Femmes travailleuses, militantes, jeunes qui refusez la guerre et l’exploitation, engagées dans tous les combats pour nos droits, aux côtés des travailleurs :

 retrouvons-nous le samedi 7 mars à 14 h 30
au Palais des Glaces à Paris

 37, rue du Faubourg-du-Temple, métro République ou Goncourt

Une garderie sera assurée par des camarades compétents dans le secteur de la petite enfance.

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Budget 2026 : 4 000 postes en moins dans les écoles, collèges et lycées !

Le 26 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a présenté la répartition des moyens pour la prochaine rentrée. C’est bien pire que ce qui est prévu dans le budget 2026, alors même que celui-ci n’est pas encore définitivement adopté !

Ainsi, le premier degré perd 2 229 postes (contre 1 891 dans les prévisions) et le second degré, plus de 1 800 (contre 1 365 dans les prévisions).
Dans les écoles maternelles et primaires, aucune des 30 académies, sauf Mayotte et la Guyane, n’échappe aux coupes du gouvernement. L’académie de Lille perd 265 postes ; celle de Nancy-Metz, 160 ; celle de Créteil,140.
Dans les collèges et lycées, l’académie de Toulouse en perd 103 et celle de Bordeaux, 140.
« Des chiffres affolants », « la douche froide »… C’est ce que disent les syndicats qui dénoncent des niveauxjamais atteints depuis quinze ans dans le premier degré.

Aujourd’hui déjà, ce sont des dizaines de milliers d’heures de cours qui ne sont pas assurées, faute de remplaçants.
Avec 4 000 postes en moins, la situation ne peut que devenir catastrophique pour les élèves.

Qui est responsable de. cette situation ?

Le gouvernement Macron-Lecornu, bien sûr, qui a concocté le budget. Mais pas seulement. Les responsables sont aussi les dirigeants du Parti socialiste qui, au nom de prétendues concessions, ont permis à ce budget d’être adopté.

Résultat : plus de 4 000 postes en moins dans l’Éducation nationale… et 6,7 milliards d’euros en plus pourle budget des Armées !

Les milliards de la guerre doivent être confisqués et affectés à l’école, aux hôpitaux et à la Sécurité sociale !

27 janvier 2026

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Lecornu fait passer son budget de guerre à l’Assemblée nationale

Le 20 janvier, c’est grâce à l’article 49-3 de la Constitution antidémocratique de la Ve République que Lecornu a fait adopter son budget pour 2026 à l’Assemblée nationale.

Un coup de force permis par l’accord de non-censure passé entre Lecornu et les responsables du Parti socialiste, au nom de prétendues « avancées ».

Parlons-en de ces « avancées » ! Elles se résument à une augmentation moyenne mensuelle de 50 euros de la prime d’activité, au repas à 1 euro pour tous les étudiants ou encore au maintien de l’abattement fiscal pour les retraités.

Des mesures qui seraient financées par le maintien de la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes et le report de la diminution de la cotisation sur la valeur ajoutée (impôt de production payé par les entreprises).

Pas de quoi effrayer les patrons – contrairement à ce qu’ils prétendent –, qui peuvent continuer à engranger tranquillement les exonérations de cotisations sociales (près de 80 milliards d’euros) et les centaines de milliards d’aides de l’État.

En échange de ces « avancées » minimes, le budget Lecornu coupe au moins 12 milliards dans les services publics, notamment pour financer le budget des Armées (+ 6,7 milliards).

C’est donc bien un budget anti-ouvrier !

 Les milliards pour la Sécu et les services publics, pas pour la guerre !

20 janvier 2026

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