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On l’a tous entendu : la taxe d’habitation va être supprimée et cela va permettre un gain de pouvoir d’achat, notamment pour les foyers les plus modestes.
L’annonce est séduisante mais qu’y a-t-il derrière ?
Les faits
La taxe d’habitation devrait être progressivement supprimée entre 2018 et 2020 : elle baissera de 30 % en 2018 pour les foyers dont le revenu fiscal de référence n’excède pas 27 000 euros pour un célibataire et 43 000 euros pour un couple ; elle baissera de 65 % en 2019 et enfin de 100 % en 2020.
22 millions de foyers seraient concernés par cette suppression.
Les conséquences
Certains contribuables pourraient y voir une amélioration de leur situation : « ça va faire du bien », « on va pouvoir souffler », « on va gagner du pouvoir d’achat »… Pas si simple !
• D’abord parce que cette mesure va entraîner une véritable saignée pour les communes 1 qui vont être privées de recettes directes leur permettant de réaliser leurs projets locaux (rénovation d’écoles, construction de gymnases ou de crèches, etc.).
Ainsi, selon Villes de France, l’association d’élus locaux qui représente les villes de 15 000 à 100 000 habitants et leurs intercommunalités – présidée par Caroline Cayeux, sénatrice-maire de Beauvais (LR), cette réforme « remettrait en cause l’existence même de services publics locaux appréciés des citoyens comme le logement, les crèches, les écoles, les déchets… »
• Ensuite, parce que l’Etat s’étant engagé à compenser le manque à gagner, les communes deviendraient dépendantes du gouvernement concernant l’essentiel de leurs ressources. Elles seraient, de fait, placées sous la tutelle de l’Etat. C’est le principe même de la libre administration des communes qui est ainsi remis en cause
• Enfin, parce que si le gouvernement a promis la compensation « à l’euro près » de cette taxe, de nombreux maires pronostiquent, à juste titre, le rabotage du dispositif au fil des années. Gille Poux, le maire (PCF) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) alerte : « Admettons que le gouvernement tienne parole et nous reverse la taxe d’habitation. Il y a fort à parier que cette somme ne sera jamais revalorisée. Ce qui signifie qu’elle ne tiendra pas compte de l’inflation. Et donc, à terme, elle ne correspondra plus à grand-chose ».
C’est bien ce qui est en jeu : la disparition des services publics et de la libre administration des communes.
Les élus, la population et les personnels veulent conserver les services publics, et donc la taxe d’habitation. Derrière cette annonce très médiatique, il y a de nouveau une attaque qui remet les cause les services et les droits de la population. Et cela, après les ordonnances contre le Code du travail, la remise en cause du bac, la mise en place de la sélection dans les universités, etc.
Ce qui pose, dans ce domaine comme dans tous les autres, la nécessité de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Philippe et les institutions de la Ve République et de l’Union européenne.
1. Il faut ajouter à cette mesure l’exigence du gouvernement que les collectivités territoriales réalisent 30 milliards d’euros d’ « économies » d’ici à 2022.
Prenez connaissance du dossier sur le congrès des maires dans La Tribune des travailleurs n° 115 du 22 novembre 2017. Prenez contact avec le POID.
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Un communiqué du Bureau national du POID du 11 novembre 2017
Faut-il avoir peur de rompre avec les capitalistes et l’Union européenne
Travailleurs, militants, jeunes,
Vous le savez : le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour un gouvernement et une politique conformes aux besoins de l’immense majorité, celle qui a pour toute richesse sa force de travail. Est-ce possible sans s’engager sur la voie de la rupture avec la classe capitaliste et l’Union européenne ?
À cette question, les évènements de Catalogne apportent une première réponse.
Vous le savez : le 1er octobre, le peuple catalan s’est très majoritairement prononcé pour la République, donc pour rompre avec la monarchie installée par le dictateur Franco. Aussitôt, les partis institutionnels de l’État espagnol, de droite comme de gauche, ont, au mépris de la démocratie, appelé à étouffer la République naissante et à sauver les institutions de la monarchie.
En France aussi, les partis disposant de groupes parlementaires, à droite comme à gauche (dont La France insoumise, le PCF, le PS), se sont prononcés contre la République catalane aux côtés de Macron et de l’Union européenne.
Au même moment, le gouvernement Macron- Philippe soumet un projet de budget qui, dans le respect des exigences de l’Union européenne :
- consacre 41 milliards d’euros aux intérêts de la dette publique, versés aux banquiers et aux spéculateurs, 32 milliards au budget des armées (donc de la guerre contre les peuples), et 21 milliards pour le CICE (cadeau aux patrons) ;
- étrangle les services publics, privatise à tour de bras, asphyxie les communes.Face à ce budget :
- le Parti socialiste publie un contre-projet au budget intitulé « Respecter nos engagements européens » ;
- les députés du Parti communiste présentent un « contre-budget » dans lequel ils « se sont même astreints à respecter la règle européenne d’un déficit à 3% du PIB au maximum » (L’Humanité) ;
- le député Cocquerel présente un « contre- budget » pour lequel La France insoumise a « décidé de respecter les règles de l’adversaire », précisant que ce budget intègre le paiement intégral des intérêts de la dette (bien que La France insoumise se dise partisane d’une renégociation).
Un budget conforme aux besoins de la population, des travailleurs, des pauvres, des jeunes peut-il respecter les critères de Maastricht et « les règles de nos adversaires » ?
Il y a dans ce pays officiellement 9millions de pauvres, 4 millions de chômeurs, des millions de travailleurs précaires.
20 milliards d’évasion fiscale, c’est l’équivalent du salaire de 400 000 à 500 000 instituteurs, postiers, infirmières dont le pays a tant besoin.
62 milliards de service de la dette et de CICE, c’est l’équivalent d’un salaire au SMIC, toutes charges payées, pour trois millions de chômeurs.
Alors oui, il y a urgence à rompre avec les capitalistes, les banquiers et l’Union européenne. Oui, il y a urgence à confisquer les avoirs des banques et à les affecter aux besoins de la population.
C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique soutient la conférence de délégués du 2 décembre « pour l’unité pour chasser Macron-Philippe et leur politique et rompre avec la Ve République et l’Union européenne ».
Il vous invite à débattre de ces questions dans les colonnes de La Tribune des travailleurs.
Ensemble, construisons un authentique parti ouvrier indépendant démocratique fidèle aux intérêts des travailleurs des villes et des campagnes et des jeunes.
Qui a peur de rompre avec la minorité d’exploiteurs et de banquiers qui dictent leur loi ne fera jamais une politique conforme aux besoins de l’immense majorité !
Adoptée à l’unanimité du bureau national
20 milliards d’euros d’évasion fiscale !
Qu’on les confisque pour les besoins des travailleurs et de la jeunesse !20 milliards d’évasion fiscale rien que pour la France ! Tous font mine de découvrir l’ampleur du phénomène.
Comme si cela n’avait pas été préparé soigneusement. Comme si, depuis trente ans, toutes les mesures de déréglementation – du FMI, de l’Union européenne, des gouvernements les plus puissants – n’avaient pas instauré « la libre circulation des capitaux», autrement dit: la libre évasion !
20 milliards d’euros en France (la réalité est sans doute supérieure), c’est l’équivalent du salaire brut annuel de 400 000 à 500 000 instituteurs, infirmières, postiers. Les besoins sont pourtant criants mais rien ne doit s’opposer au sacro-saint droit à la spéculation, donc… à l’évasion fiscale !
Pendant ce temps, le gouvernement a décidé, en accord avec les principaux actionnaires d’Alstom, dont Bouygues, de donner son aval à la cession d’Alstom à Siemens. De 2015 à 2018, les actionnaires d’Alstom auront perçu 5 milliards d’euros !
Le journal allemand Der Spiegel annonce déjà la suppression prévue de 3 000 postes dans la nouvelle entité Siemens-Alstom de construction ferroviaire au niveau mondial.
Ne sont-ils pas dans leurs droits les syndicats qui ont lancé un appel, au niveau national, à la grève et au rassemblement national à Bercy le 30 novembre pour « exiger du gouvernement qu’il prenne les mesures qui s’imposent pour préserver tous les sites Alstom en France, toutes les activités et tous les emplois sur chaque site » ?
Peut-on faire confiance aux gouvernements, dont la politique est entièrement en faveur des capita- listes, pour prendre des mesures contre l’évasion fiscale ? Evidemment non !
Seul un gouvernement ouvrier sera capable de confisquer les avoirs des banques, de bloquer les capitaux, d’interdire leur libre circulation et d’affecter ces sommes à la satisfaction des besoins de la classe ouvrière, et notamment :
• La création de logements sociaux indispensables pour des millions de mal-logés.
• Le rétablissement de la Sécurité sociale fondée sur le salaire différé.
• La réouverture des 700 maternités fermées dans ce pays depuis quinze ans, des classes dans les écoles et des lits et services dans les hôpitaux.
Confisquer les milliards de l’évasion fiscale pour les besoins du peuple travailleur et de la jeunesse : c’est possible, à condition que s’établisse une démocratie pour les pauvres et non pour les riches, à condition de rompre avec la dictature de la classe capitaliste et ses instruments, l’Union européenne et la Ve République.
Tel est le combat du POID.
ADHÉREZ AU POID !
JE PRENDS CONTACT
Aujourd’hui, 7 novembre 2017, vingt-quatre heures après mon audition par la brigade financière de la police judiciaire, je viens d’être informé que le parquet a décidé le classement sans suite de la dénonciation dont j’ai été l’objet à l’initiative des dirigeants du POI (antidémocratique) auprès de la justice et de la police.
Tous les militants ouvriers de toutes tendances, les jeunes, les démocrates qui m’ont témoigné leur soutien et leur solidarité se réjouiront d’apprendre que la justice a ainsi refusé d’être instrumentalisée pour trancher un différend politique au sein du mouvement ouvrier.
Tous se féliciteront de voir ainsi disqualifiée la méthode qui consiste à dénoncer un militant ouvrier pour tenter d’esquiver un débat politique légitime.
Encore une fois, j’adresse à toutes celles et tous ceux, nombreux, qui m’ont apporté soutien et solidarité sans nécessairement partager mes positions politiques, un chaleureux remerciement.
Que vivent la démocratie ouvrière et la libre discussion entre courants, travailleurs, militants, organisations au sein du mouvement ouvrier !
7 novembre 2017, 17 heures
Paris, le 6 novembre, 17 h 30 – Comme je l’avais annoncé (1), je me suis rendu ce 6 novembre, à 10 heures, à la convocation de la brigade financière de la police judiciaire.
Durant près de quatre heures, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées en m’appuyant sur les nombreux documents que le POID a rendu publics et que chacun peut consulter depuis plus d’un an sur le site de La Tribune des travailleurs.
Il m’a été confirmé que j’étais « suspecté d’abus de confiance » en conséquence du refus obstiné et délibéré de la direction du POI (antidémocratique) de régler à l’amiable les différends financiers résultant de la rupture.
Reprenant le déroulement chronologique des événements, j’ai montré qu’à chaque étape les secrétaires nationaux du POI (devenus en novembre 2015 secrétaires nationaux du POID) ont agi pour préserver les intérêts de tous les militants, de quelque côté qu’ils se soient rangés après l’éclatement du parti.
J’ai montré également, documents et faits à l’appui, que, de manière systématique, nous avions cherché à régler à l’amiable les contentieux existants, nous heurtant à une fin de non-recevoir de la partie adverse.
Il se confirme donc que c’est délibérément que ces dirigeants sans scrupules ont préparé le recours à la police et à la justice contre le POID.
Cette volonté de judiciarisation d’un conflit politique entre organisations ouvrières est étrangère au mouvement ouvrier.
À présent, sur la base de l’enquête de police, le parquet sera amené à prendre sa décision :
- ou bien il estimera qu’intervenir pour trancher sur un plan juridique un différend politique ne relève pas de sa compétence ;
- ou bien il donnera suite à l’accusation d’abus de confiance (qui, je le rappelle, est passible de trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende).
Lorsque la réponse du parquet sera connue, j’en informerai, comme je l’ai toujours fait, l’opinion publique ouvrière et démocratique.
Sans attendre, étant dans l’impossibilité de répondre personnellement aux innombrables messages de soutien et de solidarité qui me sont parvenus venant de militants appartenant à tous les horizons du mouvement ouvrier et démocratique, je veux, par l’intermédiaire de La Tribune des travailleurs, adresser à tous mes chaleureux remerciements.
Paris, le 6 novembre, 17 h 30
(1) Voir les communiqués précédents dans les deux derniers numéros de La Tribune des travailleurs.

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Communiqué / Le peuple catalan est en danger
Paris le 3 novembre 2017 – Le 28 octobre, piétinant le vote souverain du peuple catalan pour la République, le gouvernement Rajoy a mis en branle l’application de l’article 155 des institutions franquistes.
Depuis, la répression frappe. La Guardia civil s’est déployée dans les rues de Barcelone. Des militants sont emprisonnés. Le président de la Généralité de Catalogne fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen.
Le peuple catalan n’accepte pas. Un des Comité de défense du référendum et de la République affirme : « Le 1er octobre dernier, le peuple de Catalogne a décidé, lors d’un référendum, d’exprimer sa volonté de se constituer en une République indépendante et il l’a fait dans des conditions de répression brutale de la part de la police nationale espagnole et de la Garde civile (…). Deux jours après, le 3 octobre, une grève générale contre la répression et pour les libertés paralysait le pays et mobilisait massivement la société catalane, une grève générale dans laquelle – car il ne peut pas en être autrement – la classe travailleuse est devenue la force sociale la plus active et la plus décisive. »
Cela vient de s’exprimer à nouveau avec force ce 2 novembre.
A Barcelone, dans toutes les villes de Catalogne, des dizaines de milliers de travailleurs, de jeunes sont descendus spontanément dans la rue aux cris de « Honte à l’Union européenne ! Libérez les emprisonnés ! Grève générale ! » Le voilà, le véritable visage de l’Union européenne. La répression à Barcelone, la répression dans toute l’Europe.
Les travailleurs et le peuple catalan sont en danger. Ils ne doivent pas rester isolés.
La responsabilité des organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie est totalement engagée. Ou bien avec le peuple de Catalogne et la République ou bien avec l’Union européenne et la monarchie franquiste. Se taire, c’est se rendre complice de la répression, c’est appuyer l’offensive antidémocratique contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le 1er octobre, le peuple a voté « oui » à la République, « oui » à l’indépendance. Son action ouvre la voie pour en finir avec la monarchie héritière du franquisme. De toutes parts, on cherche à faire disparaître le vote du peuple. Seules seraient légitimes les élections ayant reçu l’aval préalable de Rajoy et du Roi.
Le POID qui, dès le départ, s’est rangé aux côtés du peuple catalan, appelle à la réalisation de l’unité la plus large pour barrer la route à la répression.
Solidarité avec le peuple catalan !
Libération de tous les emprisonnés !
Levée de toutes les poursuites judiciaires !
République catalane !
République dans toute l’Espagne !
[Témoignages publiés dans la Tribune des travailleurs n°112 du 2 novembre 2017]
Déclaration de Gérard Schivardi
« J’apporte mon soutien total à Daniel Gluckstein »*
Daniel Gluckstein m’a informé de la convocation qu’il avait reçue de la brigade financière de la police judiciaire « dans le cadre d’une enquête judiciaire diligentée à la demande du Parquet de Paris sur des faits d’abus de confiance commis en 2015 sur la commune de Paris, en tout cas sur le territoire national, au préjudice du Parti ouvrier indépendant » (1).
Je suis très surpris de cette convocation de Daniel car les décisions concernant les comptes du parti ont été prises par les trois secrétaires nationaux en application des décisions du Ve congrès du POI fidèle à ses origines, premier congrès du POID, les 21 et 22 novembre 2015, dans l’optique de préserver les cotisations des militants. Tout le monde sait cela puisque ces décisions, et la discussion qui s’ensuivit avec le représentant du POI (non démocratique) à qui a été faite une proposition de règlement à l’amiable, ont été rendues publiques.
Il est extraordinaire que les responsables du POI (non démocratique) qui ont fait le coup de force d’exclure les trois secrétaires nationaux et refusé tout accord à l’amiable aient recours à la police et à la justice.
C’est ce que j’ai dit au représentant du POI (non démocratique) du département de l’Aude, qui est venu à Mailhac le vendredi 27 octobre et que je n’avais pas revu depuis la scission, et à qui j’ai demandé des comptes sur le procédé que je trouve inqualifiable, d’autant plus inqualifiable que le POI (non démocratique) a accepté le chèque qui lui a été proposé. Comprenne qui pourra !
Je ne peux accepter la réponse qu’il m’a faite selon laquelle la convocation de Daniel par la brigade financière ne serait pas le résultat de l’action des responsables du POI (non démocratique) contre le POID, mais celle des « commissaires aux comptes ». C’est là faire preuve d’une grande lâcheté de ne pas assumer les conséquences de ses actes.
En tant qu’ancien secrétaire national, j’apporte mon soutien total à Daniel Gluckstein dans une affaire où tout a été clair et surtout honnête. Mailhac, le 30 octobre 2017
(1) Voir notre dernier numéro.
* Les titres sont de la rédaction.
Une précision
Je tiens à remercier les nombreux militants et responsables de toutes origines du mouvement ouvrier et démocratique qui, sans nécessairement partager les positions qui sont les miennes, m’ont fait connaître leur indignation devant la décision des dirigeants du POI non démocratique de recourir ainsi à la justice contre moi et, à travers moi, contre le POID.
Ayant appris par le camarade Gérard Schivardi la manière dont les dirigeants du POI non démocratique tentent de dégager leurs responsabilités et de la faire reporter sur les commissaires aux comptes (voir ci-contre), je me dois de préciser les faits.
Le rôle des commissaires aux comptes est de certifier les comptes d’un parti et de transmettre leur rapport à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), laquelle le publie dans le Journal officiel.
Le Journal officiel de la République du 7 février 2017 publie (page 508) le rapport des commissaires aux comptes pour l’année 2015. On y trouve un très long passage formulant à l’encontre des secrétaires nationaux du POI de l’époque (Jean Markun, Gérard Schivardi et moi-même) les accusations les plus infâmantes basées sur une addition de mensonges que nous avons déjà eu l’occasion de démonter*.
Il s’agit là, je le suppose, de la fameuse « dénonciation » (c’est le terme officiel) qui me conduit dans les locaux de la police judiciaire le 6 novembre prochain.
On notera que ce passage publié dans le Journal officiel est pré- cédé de la mention suivante : « Précisions apportées par la formation politique » (en gras et souligné dans le Journal officiel). Les commissaires aux comptes n’ont donc fait que transmettre ce que les dirigeants du POI non démocratique avaient dicté. Ces derniers ont donc bien délibérément choisi (ils n’avaient aucune obligation de procéder de la sorte) de me traîner devant la justice.
Messieurs les dénonciateurs, ayez au moins le courage d’assumer vos actes !
Daniel Gluckstein, Paris, le 30 octobre 2017
* On peut lire le dossier sur le site de La Tribune des travailleurs.
Stéphane Knapp,
militant syndicaliste, membre du bureau national,
trésorier du POID (extraits)« Je suis révolté par cette plainte… »*
Cher Daniel,
Je me doutais bien qu’ils n’allaient pas en rester là, sachant de quoi ils sont capables, après avoir vécu leurs tentatives maladroites de l’été 2015.
Mais je suis quand même révolté par cette plainte contre toi, contre nous, contre le POID (…). On sent bien la veulerie derrière cette plainte, car c’est bien toi, Daniel, qu’ils essaient de « déboulonner », faisant suite au pamphlet calomnieux d’août 2015 que tu ne connais que trop bien.
La raison de leur cabale est politique et non financière, et ils le savent bien ! (…)
Allons… un peu de bon sens : nous sommes pour une Assemblée constituante avec des délégués révocables par le peuple à la moindre incartade ! Si tu avais fait le centième de ce dont ils t’accusent, nous ne t’aurions pas reconduit dans ton mandat, point final ! (…)
Bref, nous faisons de la politique, au sens noble, humain du terme, quand eux se vautrent dans la conspiration politicarde, inquisitrice et fangeuse la plus débridée.
Ils sont l’ombre, et nous sommes la lumière, grand bien leur fasse, mais nous ne jouons pas dans la même basse-cour !
Tu peux compter sur moi et sur mon témoignage personnel le cas échéant.
Fraternellement.
* Les titres sont de la rédaction.