- Après avoir annoncé (1er mars) que la France entrait en guerre aux côtés de la coalition israélo-américaine contre l’Iran ;
- Après sa décision (2 mars) d’augmenter le nombre de têtes de missiles nucléaires de la France ;
- Le 3 mars, Macron a franchi un nouveau cran en annonçant l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle et de la flotte qui l’accompagne dans la Méditerranée au prétexte « défensif » de l’aide à Chypre.
1er mars, 2 mars, 3 mars : quelle sera la prochaine étape ? Désormais, la France est sous le commandement militaire du tandem Trump-Netanyahou, ceux-là mêmes qui déclarent qu’il n’existe plus rien qui ressemble au droit international et que seul compte « l’usage de la force » (le ministre de la Guerre américain, Hegseth).
La France se place sous le commandement de Trump et de Netanyahou au moment où ce dernier, déjà coupable de la guerre génocidaire à Gaza, déclare que tout successeur de Khamenei sera assassiné, de même que le successeur du successeur, etc.
« Défensive », la guerre en cours ? La prochaine étape sera l’engagement terrestre. Macron lui-même, dans son intervention, évoque l’Irak, la Jordanie. De toutes façons, ce n’est pas lui qui décide. Les commandants en chef s’appellent Netanyahou et Trump.
Travailleurs, jeunes, cette guerre n’est pas la nôtre.
Cette guerre a pour objectif la prise de contrôle des ressources pétrolières par l’impérialisme au bénéfice des multinationales. Elle a pour objectif de préparer d’autres guerres : une fois l’Iran anéanti, ce sera l’ensemble des pays voisins. Trump ne s’en cache plus, la Chine sera visée. C’est une escalade sans fin vers une guerre mondialisée, vers un carnage sans précédent.
Il faut arrêter l’escalade. Pour nous, en France, il ne s’agit certainement pas, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, de reconnaître la légitimité de l’intervention au nom des « engagements internationaux de notre pays » (tweet du 3 mars). D’aucune manière ! L’exigence de la paix, c’est le retour du Charles-de-Gaulle à sa base de départ, le retrait de toutes les troupes françaises du Proche et du Moyen-Orient et l’exigence du cessez-le-feu immédiat.
Halte à l’intervention !
Les milliards pour l’école, pour les hôpitaux, pour les services publics,
pas pour la guerre de Trump !
Toutes et tous le 7 mars à l’assemblée organisée par le Parti des travailleurs à l’occasion de la Journée internationale de défense des droits des femmes et de combat contre la guerre.
Montreuil, le 4 mars 2026








