« Intérêt général » ?

Des millions de travailleurs de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière en grève, unis dans la grève sur les revendications malgré les tentatives (déjouées) de division… 200 000 manifestants soudés sur les revendications… Des assemblées générales discutant de la poursuite du mouvement…

De tout cela, Macron n’a rien dit dans son allocution de jeudi soir. Mais il en appelle à un
« gouvernement d’intérêt général ».

Intérêt général, les 300 000 emplois menacés dans le privé ?
Intérêt général, les 150 000 emplois de la fonction publique menacés ?
Intérêt général, les attaques contre la Sécurité sociale ?

Toutes ces mesures du projet de budget Barnier se retrouveront, Macron l’a annoncé, dans le projet de budget soumis par le prochain gouvernement, quel qu’il soit.

Et pourtant… le Parti socialiste se dit prêt à participer à un gouvernement avec le centre et la droite. La France insoumise demande la démission de Macron et une élection présidentielle anticipée où son candidat pourrait l’emporter. Du côté des directions syndicales nationales, des initiatives prévues sont décommandées les unes après les autres au prétexte de l’absence de gouvernement. Les uns et les autres participent ainsi à la défense des institutions antidémocratiques de la Ve République.

Macron doit être chassé, bien sûr ! Mais il ne suffira pas de changer de président, il faut en finir avec la Ve République aussi ! Ce dont les travailleurs ont besoin, ce sont de nouvelles institutions conformes, non au prétendu intérêt général, mais aux intérêts de la majorité, celle qui n’a que son travail pour vivre.

Une seule voie peut conduire à cette rupture, celle empruntée le 5 décembre : la mobilisation unie des travailleurs qui décident eux-mêmes de leurs revendications et des moyens de la vraie grève, qui contraindra le gouvernement, quel qu’il soit, à reculer.

Seule la mobilisation arrachera les revendications !

La chute du gouvernement Barnier remet-elle en cause les raisons de la grève et des manifestations organisées ce 5 décembre par les organisations syndicales de fonctionnaires ? Non, bien au contraire !

Ce 5 décembre, enseignants, personnels hospitaliers, agents territoriaux font grève contre la politique des gouvernements successifs qui s’acharnent les uns après les autres contre les services publics et leurs agents.

En grève en particulier contre les coupes prévues dans le projet de budget 2025, avec les 4 000 suppressions de postes d’enseignants, des milliers dans les autres ministères et les menaces d’imposer trois jours de carence, de réduire l’indemnisation des jours d’arrêt maladie.

En grève pour l’abandon du projet de destruction de leur statut, concocté par l’ancien ministre Stanislas Guereni.

En grève pour les créations de postes nécessaires partout, pour l’augmentation du point d’indice, pour rattraper le pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années.

En grève pour défendre les services publics, locaux et nationaux, pour défendre l’hôpital, l’école, les crèches, les cantines, les logements HLM, les services sociaux.

Ce mouvement des fonctionnaires rejoint celui des travailleurs en grève à Arcelor, à Vencorex, à Auchan et dans bien d’autres entreprises contre les plans de licenciements.

Toutes ces revendications légitimes, personne ne peut croire qu’elles seront satisfaites comme par enchantement par le prochain gouvernement, quel qu’il soit.

Macron annonce qu’il veut nommer un clone de Barnier pour poursuivre la même politique et présenter un budget de même type. Le Pen promet que cette fois qu’elle ne renversera pas le prochain gouvernement. Olivier Faure, du Parti socialiste, propose un pacte d’unité ou de non-censure avec les partis macroniste et de droite, de manière à assurer que le futur gouvernement pourra mettre en place sa politique.

Soyons clairs : seule la mobilisation de millions et de millions dans l’unité permettra d’arracher la satisfaction des revendications.

Pour le Parti des travailleurs, une fois Barnier parti, la démocratie exige que Macron parte à son tour et que la Constitution de la Ve République parte avec lui. La parole doit être rendue au peuple qui doit décider des formes et du contenu d’une République réellement démocratique.

Le plus court chemin qui y conduit, c’est la satisfaction des revendications ouvrières.

Quels que soient les développements des prochains jours, le fil à plomb pour les travailleurs ne peut être que de faire aboutir les revendications par leurs propres moyens d’action : la grève.

Quel que soit le gouvernement qui remplacera celui-ci, c’est la grève, le rapport de force, la lutte de classe qui imposera la satisfaction des revendications.

Quant à la démission de Macron, elle est évidemment à l’ordre du jour. Mais les travailleurs savent d’expérience que, pour légitime qu’elle serait, la démission de Macron et son remplacement par un autre président ne suffirait pas à régler les problèmes. C’est par leur propre action qu’il leur revient d’imposer la satisfaction des revendications, de forger l’unité, d’écarter toutes les manœuvres de division et de dispersion.

Le fil à plomb, c’est la lutte de classe dans l’unité.

Toi aussi, pour combattre pour l’unité, pour un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, pour la grève générale qui permettra la satisfaction des revendications, rejoins le Parti des travailleurs.

Le 5 décembre, les travailleurs imposent l’unité

Les chiffres d’intentions de grève connus le 4 décembre sont sans appel : jeudi 5, les travailleurs de la fonction publique seront massivement en grève contre les trois jours de carence, pour arracher les moyens pour l’école, les hôpitaux, les services publics, pour bloquer les plans du gouvernement.

Pourtant, depuis plusieurs semaines, un petit groupe de responsables guidés par des consignes politiques ont tout fait pour diviser : ils se sont opposés à l’unité de tous les syndicats dans l’appel au 5, ils ont même publié des appels à ne pas faire grève ce jour-là !

La division a été mise en échec.

Les chiffres sont là : le 5 décembre, c’est à plus de 65 % que les enseignants du primaire seront en grève, 75 % à Paris, plus de 80 % dans le 93, plus de 90 % dans certaines communes du Val-de-Marne.

Avec un sûr instinct de leurs intérêts, les travailleurs ont déjoué la division.

Dans les collèges, les écoles, les lycées, dans la fonction publique territoriale, dans les administrations de l’État, la grève rassemble et unit les travailleurs de toutes sensibilités contre la politique de Macron- Barnier et dans l’exigence que toutes les revendications soient immédiatement satisfaites.

La division a été battue mais les diviseurs n’ont pas renoncé : ils appellent les travailleurs à décider de reconduire la grève … à partir du 10 décembre. Pourquoi le 10 décembre ?

Les travailleurs ont le droit de décider par eux-mêmes. Dans un certain nombre d’écoles, ils ont décidé de reconduire le 6. De quel droit les diviseurs cherchent-ils à le leur interdire ?

L’heure est à la grève, la vraie grève totale pour faire reculer le gouvernement. C’est aux travailleurs de décider où, quand, comment et sur quels mots d’ordre ils engagent l’action dans l’unité.

Assez de division, pour l’unité sans faille, c’est aux travailleurs de décider !

Une nouvelle fois, le 49-3 !

Une nouvelle fois, ce 2 décembre, un gouvernement de la Ve République a recours à l’article 49-3 de la Constitution. Cette fois il s’agit, sans adoption par l’Assemblée, d’imposer un budget destructeur de la Sécurité sociale.

Une motion de censure a été annoncée. Peut-être sera-t-elle adoptée dans les prochains jours. Ce qui est sûr, c’est que, pour l’immense majorité de la population, les raisons ne manquent pas d’en finir avec Macron, Barnier et leur politique.

Et après ?

Dans le mouvement vers la grève qui monte dans tout le pays surgissent les revendications.

Elles pointent la nécessité d’un plan d’urgence pour préserver les services publics et leur donner les moyens de fonctionner. Elles soulignent l’urgente nécessité d’un plan ouvrier pour augmenter les salaires, bloquer les licenciements et nationaliser sans indemnité ni rachat les industries qui refusent de préserver l’emploi des travailleurs. Elles appellent un plan ouvrier déterminé qui ne craint pas de prendre l’argent là où il est : dans la poche des spéculateurs, dans les dividendes versés aux actionnaires, dans les centaines de milliards consacrés à la guerre.

Oui, Barnier doit être chassé ! Avec lui, doivent être chassés Macron et la Constitution de la Ve République ! La parole doit être rendue au peuple qui doit décider des formes et du contenu d’une République réellement démocratique.

Un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, un gouvernement de la satisfaction des revendications : cette perspective est mise à l’ordre du jour par le mouvement de grève et de mobilisation qui grandit dans tout le pays.

Non à la division, oui à la grève dans l’unité qui fera reculer le gouvernement !

Bloquer les plans de licenciement.
Bloquer les mesures annoncées contre la Sécurité sociale.
Bloquer la mise en place des trois jours de carence pour les fonctionnaires.
Arracher les moyens pour l’école, les hôpitaux, les services publics.
Imposer l’augmentation générale des salaires.
En un mot : bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement, c’est possible !

À une condition : l’unité des travailleurs et des organisations, l’unité dans la grève qui imposera au gouvernement de reculer.

Le 5 décembre, la très grande majorité des organisations syndicales de la fonction publique appelle à la grève pour les revendications communes à tous. Une poignée de responsables s’acharnent à se tenir à l’écart, opposant d’autres dates à celles qui rassemblent. L’éparpillement, c’est la division.

Avec un sûr instinct de leurs intérêts, les fonctionnaires territoriaux, les enseignants, les hospitaliers réalisent l’unité à tous les niveaux dans les écoles, les hôpitaux, les services publics pour préparer ensemble la grève le 5, avec tous les syndicats. Ils rejettent la division.

Oui, l’unité dans la grève le 5 et au-delà, dans la grève jusqu’au bout pour la satisfaction des revendications. L’unité pour chasser le gouvernement Macron-Barnier. L’unité pour un gouvernement des travailleurs et de la démocratie qui satisfasse enfin les revendications des travailleurs.

Pour cela, il ne suffira pas de changer de président. L’expérience nous apprend que les institutions de la Ve République, quel que soit le président, sont là pour défendre les intérêts capitalistes.

Chasser Macron et la Ve République anti-ouvrière, rendre la parole au peuple qui, seul, doit décider la forme et le contenu de la démocratie dans ce pays : le premier pas dans cette voie, l’unité dans la grève pour la satisfaction des revendications !

Alerte : Macron veut envoyer des troupes françaises en Ukraine !

Le Monde (26 novembre) révèle : « Guerre en Ukraine : l’envoi de militaires européens en
discussion. » Macron et son homologue britannique « n’excluent pas de prendre la tête d’une
coalition en Ukraine ».
Barrot, ministre des Affaires étrangères, a, lui, indiqué que « rien n’était exclu » sur ce plan.
Des milliers de soldats français stationnent déjà dans les bases de l’OTAN en Europe de
l’Est, et le ministre des Armées, Lecornu, avec le « groupe des 5 » (Allemagne, France,
Italie, Grande-Bretagne, Pologne), appelle à augmenter encore les livraisons d’armes en
Ukraine.
C’est la suite logique du « feu vert » de Biden pour l’utilisation, par le régime ukrainien, de
missiles à longue portée. Tirs auxquels le régime de Poutine a répondu par la menace
nucléaire.
Depuis 2022, le Parti des travailleurs affirme : cette guerre n’est pas la nôtre !
C’est une guerre impérialiste, opposant oligarques et capitalistes de Moscou, Washington,
Kiev, Londres, Paris et Berlin.
Elle a fait plus d’un million de victimes.
Elle coûte des centaines de milliards, pillés dans les budgets des services publics.
Crédits de guerre votés, à plus de trente reprises, au Parlement européen par les députés
français de « gauche » (PS, EELV et LFI).


Pour le Parti des travailleurs, il est urgent que se forge l’unité la plus large pour dire :
Non à l’envoi de troupes françaises en Ukraine !
Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour leur sale guerre !
Dehors le gouvernement fauteur de guerre !


Où va l’humanité ? Ou bien le trumpisme fascisant… ou bien le socialisme !

Où va l’humanité ? Ou bien le trumpisme fascisant… ou bien le socialisme !


Tel était de le thème de ce « Vendredi marxiste » organisé par la Tendance communiste internationaliste (section française de la IVᵉ Internationale), le 22 novembre 2024 à Paris, dans le 20ᵉ arrondissement.

Pour la satisfaction des revendications : dehors ce gouvernement de la réaction anti-ouvrière !

300 000 travailleurs menacés de licenciement dans le privé, 150 000 emplois menacés dans la
fonction publique, tout cela dans les prochaines semaines : qui est responsable ? Le gouvernement
Macron-Barnier au service des capitalistes. Son ministre de la Fonction publique, Kasbarian, a félicité
le milliardaire Elon Musk (nommé ministre par Trump) qui venait d’annoncer la liquidation des
services publics aux États-Unis : « Félicitations ! J’ai hâte de partager avec vous les meilleures
pratiques pour lutter contre l’excès de bureaucratie »…
Le gouvernement Macron-Barnier-Kasbarian veut faire « du Trump à la française ». Il est engagé dans
une offensive sans précédent pour liquider les écoles, les crèches, les hôpitaux, la Sécurité sociale. Il
laisse les mains libres aux fonds de pension qui exigent et imposent les suppressions massives
d’emplois pour garantir les dividendes les plus juteux servis aux actionnaires.
Il faut les bloquer !
Plus de 50 000 travailleurs et jeunes ont signé l’appel du Parti des travailleurs : « Pas un sou, pas une
arme, pas un homme pour la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient ! Plus que jamais : confiscation
des milliards de la guerre pour les affecter à l’école, aux hôpitaux, à l’emploi ! Contre le plan de guerre
anti-ouvrier Macron-Barnier : unité ! »
En application de ce mandat, le Parti des travailleurs s’adresse aux travailleurs et aux jeunes, et aux
organisations et partis qui disent vouloir défendre les intérêts des travailleurs et de la démocratie : à
tous les niveaux, forgeons l’unité !

  • L’unité pour l’interdiction des licenciements !
  • L’unité pour la confiscation des centaines de milliards consacrés à la guerre et aux dividendes
    des actionnaires, et leur affectation à l’école, aux hôpitaux, aux besoins de la population !
  • L’unité pour le retrait des plans destructeurs des services publics, de la réforme des retraites
    et des circulaires Retailleau contre les travailleurs immigrés !
  • L’unité pour l’augmentation générale des salaires et des traitements !
  • L’unité pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique, pour un gouvernement de
    satisfaction des revendications des travailleurs et de la jeunesse !

Le bureau national du Parti des travailleurs,
16 novembre 2024

Violences conjugales – Des mesures concrètes… Vraiment ?

Pour retrouver le communiqué :

Information aux camarades des comités du Parti des travailleurs de la région parisienne, 

La Tribune des travailleurs revient dans ses pages internationales sur la véritable provocation de la venue à Paris du ministre génocidaire Smotrich du gouvernement Netanyahou. Netanyahou vient de féliciter Trump :  « Félicitations pour le plus grand retour de l’Histoire. Votre retour historique à La Maison Blanche offre un nouveau commencement pour l’Amérique et un réengagement puissant dans la grande alliance entre Israël et l’Amérique. C’est une énorme victoire! ».

La « grande alliance entre Israël et l’Amérique  » elle est scellée dans le sang du massacre continu à Gaza, dans la marche à la guerre généralisée qui, au nom des intérêts capitalistes s’étend toujours plus loin, du Liban à la Syrie, de l’Iran à Taïwan et demain à la Chine. 

Nous serons présents au rassemblement de jeudi à Paris pour dire : Halte aux massacres ! Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre génocidaire ! Macron-Biden-Trump, complices ! A bas les gouvernements fauteurs de guerre ! Pour le droit du peuple palestinien à décider de son avenir !

Tous les camarades du Parti des travailleurs, tous les sympathisants, tous les lecteurs de La TT sont appelés à se mobiliser et à venir sous les drapeaux du parti, si leur emploi du temps le leur permet (jeudi 7 novembre à 19 heures place du Trocadéro (rdv devant le restaurant Le Coq, au début de l’avenue Kléber).