Le premier tour des élections municipales Rejet et exigence de rupture

Le premier enseignement du premier tour des élections municipales, c’est l’effondrement de la participation. L’abstention bat tous ses records pour des municipales (hors 2020 en plein Covid), particulièrement dans les bureaux de vote des quartiers ouvriers et populaires.
D’élection en élection, le peuple travailleur se détourne toujours plus du suffrage universel. Il constate que les gouvernements – qu’ils soient de droite ou de gauche – se soumettent tous aux institutions de la Ve République, c’est-à-dire aux exigences du capital financier. C’est pourquoi tous s’en prennent à la Sécurité sociale et aux droits ouvriers, tous suppriment ou accompagnent les suppressions massives d’emplois, privatisent les services publics, disloquent l’Éducation nationale et les hôpitaux, etc.

Ce qui est nouveau ce 15 mars, c’est que les électeurs se détournent d’un scrutin municipal qui était jusque-là, avec la présidentielle, celui qui connaissait la plus forte participation. Mais aujourd’hui, il leur apparaît vidé de tout enjeu. Car, face à Macron et à Lecornu qui asphyxient les communes pour financer la guerre, les travailleurs constatent que les majorités municipales de toutes couleurs politiques acceptent cette situation, et donc relaient les coupes imposées par ces réductions budgétaires.
Ce que la presse appelle « la percée de La France insoumise », c’est le fait que, sur fond d’abstention record, une partie de l’électorat populaire a saisi le bulletin de vote LFI pour exprimer son aspiration à une rupture prônée par le programme de ce mouvement. Dans ce vote, s’est exprimé aussi son rejet du soutien apporté par les dirigeants du Parti socialiste à Lecornu et à son budget anti-ouvrier.
L’extrême droite, pour sa part, résolument anti-ouvrière, raciste, démagogique et réactionnaire dans tous les domaines, a saisi l’occasion de cette désaffection massive pour se renforcer, gagnant dès le 15 mars un nombre important de municipalités et se disposant pour être en situation de l’emporter dimanche prochain dans nombre d’autres.
Au fait, dimanche soir et lundi matin, dans les échanges, commentaires et polémiques entre représentants des grands partis institutionnels, qui a prononcé le nom de Macron ? Personne ! Qui a parlé de la guerre dans laquelle Macron engage le pays ? Personne ! Qui a évoqué le budget de guerre qui étrangle les communes, asphyxie l’Éducation nationale, les hôpitaux et tous les services publics dont lepeuple a besoin ? Personne ! Au-delà des apparences, un solide consensus lie entre eux tous les partis institutionnels, un consensus pour protéger la Ve République, sa clé de voûte, le président, et sa politique de guerre. Ce consensus est contraire aux exigences de la démocratie et aux besoins de la classe ouvrière et de la jeunesse.

S’agissant du second tour et de la menace de voir l’extrême droite s’emparer d’un certain nombre de grandes villes, le Parti des travailleurs estime qu’un front unique sans faille des travailleurs, de la jeunesse et du mouvement ouvrier et démocratique doit s’y opposer. Et cela sans aucune condition ! Le bureau national du Parti des travailleurs reprend à son compte le vieux mot d’ordre du mouvement ouvrier : « Marcher séparément et frapper ensemble ».

• Frapper ensemble, cela signifie pour les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique de faire barrage d’un seul bloc, sans la moindre condition, à l’extrême droite.

• Marcher séparément, cela signifie que le Parti des travailleurs, qui sort renforcé de plusieurs centaines d’adhérents nouveaux de cette campagne municipale, est déterminé à redoubler d’efforts dans la campagne politique contre la guerre, pour le retrait de toutes les troupes françaises du Moyen-Orient, pour l’affectation des milliards de la guerre à l’école, aux hôpitaux, aux services publics.

Ces mots d’ordre politiques, pour les militants du Parti des travailleurs, se relient à leur implication dans la lutte de classe pour aider, à tous les niveaux, à réaliser l’action commune nécessaire, travailleurs et organisations unis, pour arracher leurs revendications. Car du rejet massif du régime bonapartiste de la Ve République, se dégage une conclusion : c’est sur le terrain de la lutte de classe que les travailleurs, entraînant avec eux la jeunesse, contraindront ce régime à l’agonie au recul.

À bas la guerre ! À bas l’exploitation ! Pour le gouvernement ouvrier, rendez-vous le 28 mars, 14 heures, au mur des Fédérés, pour, à l’occasion du 155e anniversaire de sa proclamation, rendre hommage à la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier de l’histoire.

Déclaration du Parti des travailleurs, 16 mars 2026, 19 heures


IRAN, LIBAN Où Trump et Netanyahou veulent-ils nous entraîner ?

Trump vient de déclarer froidement à propos de l’Iran : « Nous avons détruit un pays. » Immeubles bombardés, raffineries en flammes, usines de désalinisation de l’eau détruites : c’est bien le pays tout entier, donc sa population,qui est visé.

Cette guerre, comme les précédentes, ne sert que les intérêts de la classe capitaliste des États-Unis.

Quant à Netanyahou, après le génocide à Gaza, il en a besoin tandis que son gouvernement entre-prend d’expulser la population palestinienne de Cisjordanie.

Nous ne pouvons accepter que le gouvernement français s’y rallie, comme il vient de le faire en envoyant sonporte-avions en Méditerranée.

Cette guerre n’est pas la nôtre !

Dans le monde entier, travailleurs et peuples voient avec angoisse se profiler le spectre d’une guerre généralisée.

Nous en subissons déjà les conséquences avec la hausse des prix du carburant, qui entraînera demain celledes denrées alimentaires.

Les profiteurs de guerre, eux, se frottent les mains : l’industrie militaire bat des records en Bourse car de nouvelles commandes se profilent.

À nouveau, des centaines de milliards seront pillés dans les budgets des services publics pour financer la guerre !

Unis avec leurs organisations pour leurs revendications, les travailleurs peuvent bloquer la marche à la guerre.

Et aux dirigeants des partis qui se réclament de leurs intérêts, travailleurs, jeunes, mères de famille sont en droit de dire :

Convoquez ensemble et au plus vite la manifestation de centaines de milliers à Paris pour exiger :
« Aucune participation française ! Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la sale guerre de Trump et Netanyahou ! »

Montreuil, le 10 mars 2026


Cessez-le-feu immédiat, retour des troupes françaises !

  • Après avoir annoncé (1er mars) que la France entrait en guerre aux côtés de la coalition israélo-américaine contre l’Iran ;
  •  Après sa décision (2 mars) d’augmenter le nombre de têtes de missiles nucléaires de la France ;
  • Le 3 mars, Macron a franchi un nouveau cran en annonçant l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle et de la flotte qui l’accompagne dans la Méditerranée au prétexte « défensif » de l’aide à Chypre.

1er mars, 2 mars, 3 mars : quelle sera la prochaine étape ? Désormais, la France est sous le commandement militaire du tandem Trump-Netanyahou, ceux-là mêmes qui déclarent qu’il n’existe plus rien qui ressemble au droit international et que seul compte « l’usage de la force » (le ministre de la Guerre américain, Hegseth).

La France se place sous le commandement de Trump et de Netanyahou au moment où ce dernier, déjà coupable de la guerre génocidaire à Gaza, déclare que tout successeur de Khamenei sera assassiné, de même que le successeur du successeur, etc.

« Défensive », la guerre en cours ? La prochaine étape sera l’engagement terrestre. Macron lui-même, dans son intervention, évoque l’Irak, la Jordanie. De toutes façons, ce n’est pas lui qui décide. Les commandants en chef s’appellent Netanyahou et Trump.

Travailleurs, jeunes, cette guerre n’est pas la nôtre.

Cette guerre a pour objectif la prise de contrôle des ressources pétrolières par l’impérialisme au bénéfice des multinationales. Elle a pour objectif de préparer d’autres guerres : une fois l’Iran anéanti, ce sera l’ensemble des pays voisins. Trump ne s’en cache plus, la Chine sera visée. C’est une escalade sans fin vers une guerre mondialisée, vers un carnage sans précédent.

Il faut arrêter l’escalade. Pour nous, en France, il ne s’agit certainement pas, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, de reconnaître la légitimité de l’intervention au nom des « engagements internationaux de notre pays » (tweet du 3 mars). D’aucune manière ! L’exigence de la paix, c’est le retour du Charles-de-Gaulle à sa base de départ, le retrait de toutes les troupes françaises du Proche et du Moyen-Orient et l’exigence du cessez-le-feu immédiat.

Halte à l’intervention !
Les milliards pour l’école, pour les hôpitaux, pour les services publics,
pas pour la guerre de Trump !

Toutes et tous le 7 mars à l’assemblée organisée par le Parti des travailleurs à l’occasion de la Journée internationale de défense des droits des femmes et de combat contre la guerre.

Montreuil, le 4 mars 2026


Et maintenant, le gouvernement augmente de 20% le forfait hospitalier !

Le forfait hospitalier vient, subrepticement, de passer de 20 à 24 euros par jour, soit une augmentation de 20 % !

Un travailleur contraint de passer un mois à l’hôpital pour une maladie grave ou un accident devra donc débourser 720 euros, contre 600 euros jusque-là !

Rappelons que le forfait hospitalier a été instauré en 1983 par un gouvernement de « gauche ». Il faisait alors partie d’un arsenal de mesures remettant en cause l’existence d’une Sécurité sociale fondée sur le salaire différé, l’objectif étant d’y substituer une enveloppe fermée, soumise aux contraintes du budget de l’État.

Quand il a été instauré, le forfait hospitalier était de 20 francs par jour, c’est-à-dire un peu moins que le SMIC horaire brut (à l’époque 21,02 francs). 24 euros aujourd’hui, c’est deux fois le SMIC horaire brut (12,02 euros). Par conséquent, l’hospitalisation reviendra deux fois plus cher au travailleur hospitalisé aujourd’hui que lors de son instauration.

Qui va d’abord faire les frais de cette mesure ? Les catégories les plus fragiles et notamment celles qui, pour des raisons financières, renoncent à prendre une mutuelle.

Pendant ce temps là, le gouvernement débloque près de 7 milliards supplémentaires pour le budget des Armées !

L’argent pour la Sécu et les hôpitaux, pas pour m la guerre !

14 février 2026

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Il faut bloquer les 3 256 suppressions de postes d’enseignant ! La division est un poison ! Il faut l’action commune à tous les niveaux pour préparer la grève totale !

Le rejet des conséquences concrètes du budget 2026 s’exprime en profondeur dans les écoles, collèges, lycées où il manque déjà de tout. Partout, les enseignants, parfois avec les parents ou les lycéens, expriment leur refus des suppressions de classes et des heures d’enseignement. Partout, ils exigent que les remplaçants soient affectés, que les AESH nécessaires à l’accompagnement des enfants en situation de handicap soient recrutées, que les conditions de travail et d’apprentissage ne soient pas dégradées par l’alourdissement des effectifs dans les classes.

Les initiatives prises par les personnels peuvent aller d’assemblées générales définissant les revendications à des délégations auprès des directions académiques ou des rectorats, ou à des grèves souvent massives. Elles sont diverses, mais dans l’immense majorité prises dans l’unité des sections syndicales, parfois au niveau départemental.

Comment est-il possible que, contradictoirement à ce mouvement en profondeur engagé au niveau des établissements scolaires, nous assistions au niveau des directions des organisations syndicales à un festival d’initiatives de dispersion et de division ?

Comment se fait-il, par exemple dans l’académie de Paris, où le ministère annonce 207 suppressions de postes dans les écoles, collèges et lycées, provoquant la colère et la mobilisation légitimes des enseignants et des parents, qu’un collectif appuyé par une fédération syndicale nationale appelle à manifester au rectorat à 10 heures, alors que d’autres syndicats appellent à un rassemblement à la Sorbonne à 15 heures sur la même revendication d’annulation des suppressions de postes ?

Comment peut-on opposer le moindre préalable à toute expression syndicale nationale commune sur les revendications essentielles que sont l’annulation de toutes les suppressions de postes et de classes, le recrutement de tous les enseignants, surveillants, AESH, infirmières, assistantes sociales, etc. nécessaires ?

Qu’est-ce qui empêche les fédérations nationales d’appeler ensemble à la préparation de la grève totale dans l’Éducation nationale, à la montée à Paris pour exiger du ministère la satisfaction de ces revendications ? Qu’est-ce qui empêche que l’unité réalisée en bas, dans les établissements, pour qualifier les revendications et décider des voies de la mobilisation, se réalise aussi en haut, au niveau des syndicats et des fédérations au plan national ?

Le ministère compte sur la division des syndicats pour pouvoir imposer ses plans destructeurs et faire ainsi passer l’explosion du budget militaire.

Avec des syndicats unis préparant les conditions de la grève totale, avec l’unité parents-enseignants réalisée, il est possible de le faire reculer et d’imposer l’annulation des 3 256 suppressions de postes programmées et la création de tous les postes nécessaires.

C’est la question urgente à laquelle parents et enseignants sont aujourd’hui confrontés dans leur combat pour la défense de l’école publique et du droit à l’instruction.

Pour gagner sur les revendications, non à la division, oui à l’unité !

14 février 2026

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Après les événements de Lyon Plus que jamais défendre la démocratie politique

Au cours de deux siècles de lutte de classe, la classe ouvrière a bâti au sein de la démocratie bourgeoise (tout en luttant contre la domination capitaliste dont elle est l’enveloppe) ses propres institutions, bastions de la démocratie ouvrière insérés dans les interstices de la société bourgeoise.

En ce début du XXIe siècle, la classe capitaliste aux abois se tourne de plus en plus vers l’instauration de régimes autoritaires qui grignotent petit à petit les libertés, notamment les libertés ouvrières au premier rang desquelles : le droit de grève. L’existence de syndicats indépendants est constamment menacée par les tentatives des gouvernements de les intégrer à l’État. A quoi s’ajoute le déchaînement de la répression contre les protestations ouvrières. De cette tendance ultra réactionnaire, Trump est le symbole.

Dans ce contexte, un parti ouvrier digne de ce nom ne doit rien négliger pour aider les travailleurs à défendre les segments de démocratie politique qui n’ont pas été détruits, à commencer par leurs propres organisations. Pour cela, il usera au grand jour, des moyens et des droits que lui garantit un régime de démocratie politique certes bâtard et rabougri, mais qui n’a pas été totalement démantelé.

De tout temps, la classe dominante a eu recours à la violence pour imposer l’oppression et l’exploitation. C’est le cas aujourd’hui et les exemples ne manquent pas de guerres, de génocides, de répression anti-ouvrière que la classe capitaliste déchaîne pour préserver son pouvoir.
Mais aussi longtemps qu’il peut librement s’organiser, et librement exprimer son objectif – aider la classe ouvrière à réorganiser la société en prenant le pouvoir pour socialiser les moyens de production – le parti ouvrier n’a nul besoin de recourir à la violence. En démocratie, rien ne peut justifier que la confrontation des positions politiques, aussi opposées soient-elles, débouche sur la mort d’un homme, quel que soit son engagement. Telle est la position du Parti des travailleurs.

17 février 2026

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La présomption d’innocence vaut aussi en politique

Cela n’est un secret pour personne, nous avons de nombreux désaccords avec la France insoumise. Nous ne partageons ni son double langage sur la guerre – qu’elle dénonce tandis qu’elle vote dans le même temps pour les crédits de guerre au Parlement européen – ni sa conception d’un mouvement gazeux étranger à l’existence du mouvement ouvrier, cherchant à intégrer les syndicats dans l’écurie présidentielle de Mélenchon. Pas davantage ne partageons-nous sa vision d’une société divisée entre « racisés » et « non-racisés », ou le concept de la nouvelle France opposée à l’ancienne.

Pour autant, nous nous devons de dénoncer la campagne engagée par le sommet de l’État contre la France insoumise, comme un scandaleux déni de démocratie. La mort d’un membre d’une organisation d’extrême droite, jeudi dernier à Lyon, est utilisée comme un prétexte pour faire de la France insoumise la responsable de ce tragique événement.

Il y a un principe dans ce que la classe bourgeoise appelle elle-même « l’État de droit ». Ce principe, c’est la présomption d’innocence. La présomption d’innocence vaut évidemment lorsque l’on parle d’événements ayant abouti à la mort d’un jeune homme. Mais la présomption d’innocence vaut aussi en politique. Avant d’affirmer que la France insoumise est responsable de ces événements, encore faudrait-il établir les faits.

Chacun peut avoir sur ces questions le jugement qu’il entend. Mais ce n’est pas le rôle de l’État, du ministre de l’Intérieur, du ministre de la Justice, du président de la République Macron, de décréter qui est coupable et qui ne l’est pas.

Sur ce point précis, et indépendamment des désaccords politiques qui nous opposent, nous tenons à affirmer notre solidarité avec la France insoumise face à la honteuse campagne déchaînée contre elle.

Daniel Gluckstein

La Tribune des travailleurs, tribune libre de la lutte des classes, est ouverte à tous les débats dans le mouvement ouvrier, et notamment sur les questions soulevées dans cet article.
N’hésitez pas à nous faire parvenir vos réflexions et contributions.

Contact : redaction@latribunedestravailleurs.fr

17 février 2026

Femmes contre la guerre et l’exploitation : regroupons-nous !

À l’occasion de la Journée internationale du 8-Mars, ministres et représentantes autoproclamées vont, comme chaque année, tenter de nous endormir avec leurs discours convenus.
Et comme d’habitude, elles ne parleront pas :
•  des centaines de milliers de jeunes mères contraintes d’arrêter de travailler faute de place en crèche, dans les municipalités de droite comme de « gauche »…
• des féminicides qui se multiplient et de l’absence de places d’hébergement d’urgence pour protéger les femmes victimes de violences…
• des salaires des femmes inférieurs de 22 % à ceux des hommes ; des pensions des femmes inférieures de près de 40 % à celles des hommes…
•  de la politique de guerre de Macron qui augmente de 7 milliards le budget militaire, et contraint nos enfants à choisir entre le chômage ou s’engager dans l’armée.

À l’inverse, nous affirmons que le 8-Mars, c’est la lutte indissociable contre le patriarcat et l’exploitation capitaliste. C’est la lutte contre la double oppression – qui continue à faire retomber sur les femmes l’essentiel des charges domestiques – et contre la double exploi-tation. C’est la lutte du mouvement ouvrier contre la guerre et pour le socialisme.
C’est ce que nous dirons ensemble, en nous rassemblant dans l’assemblée de femmes travailleuses le samedi 7 mars àParis, à l’initiative de la commission femmes travailleuses du Parti des travailleurs.

Nous y rendrons compte des mille et un combats pour nos droits démocratiques et sociaux.

Nous y entendrons des militantes du monde entier qui, comme nous, refusent l’avenir de guerre que les gouvernements capitalistes veulent nous imposer.

Nous y rendrons hommage à Renee Good, 37 ans, assas-sinée à Minneapolis par les flics de Trump. Nous saluerons les femmes de Gaza, de République démocratique du Congo, de Russie et d’Ukraine qui résistent à la guerre.

Femmes travailleuses, militantes, jeunes qui refusez la guerre et l’exploitation, engagées dans tous les combats pour nos droits, aux côtés des travailleurs :

 retrouvons-nous le samedi 7 mars à 14 h 30
au Palais des Glaces à Paris

 37, rue du Faubourg-du-Temple, métro République ou Goncourt

Une garderie sera assurée par des camarades compétents dans le secteur de la petite enfance.

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Face à l’annonce de milliers de suppressions de postes dans l’Éducation nationale, Il faut l’action commune à tous les niveaux !

⦁ Le 29 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a fait tomber les chiffres : 1 891 postes supprimés dans les écoles maternelles et élémentaires, 1 365 dans les collèges et les lycées pour la prochaine rentrée. 3 256 postes d’enseignants supprimés : ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers, de fermetures de classes.
Cela alors que le budget d’austérité Lecornu-Faure 2026 n’est même pas encore officiellement imposé (par le recours au 49-3).
Avec ces 3 256 suppressions supplémentaires, le gouvernement veut faire payer à l’école publique, aux jeunes et aux personnels de l’Éducation nationale le coût de la marche à la guerre, en particulier la nouvelle augmentation de 6,7 milliards d’euros du budget de l’armée.

⦁ Si la traduction pratique de ces suppressions n’est pas encore connue dans les écoles (le ministère attend que passent les élections municipales), elle commence à devenir publique dans les collèges et les lycées, suscitant la colère. L’annonce par le ministre de milliers de suppressions de postes pousse à l’action commune.

Action commune au lycée Paul-Robert des Lilas (Seine-Saint-Denis). Le rectorat a annoncé la suppression d’une classe de première pour six élèves en moins ! Élèves et professeurs ont immédiatement réagi le 30 janvier : grève des enseignants dans l’unité de leurs sections syndicales SNES-FO-SUD et blocus des élèves, pour exiger le rétablissement des heures d’enseignement supprimées.

Action commune dans le Val-de- Marne : les syndicats FSU, CGT, FO et SUD de l’académie de Créteil dénoncent, le 28 janvier, « une attaque sans précédent contre l’école publique » et exigent « l’annulation des suppressions prévues dans le 1er degré et l’octroi d’une dotation dans le premier comme dans le second degré permettant de répondre aux revendications des écoles et établissements ». L’indignation est d’autant plus forte que les syndicats du Val-de-Marne ont établi qu’il faut recruter 3 000 AESH pour simplement répondre aux notifications de la MDPH de ce département et que, sur cette revendication, ils ont appelé à la grève le 15 janvier avec un rassemblement au ministère

Action commune en Ille-et-Vilaine : les syndicats FSU, CGT, FO, Unsa, CFDT ont organisé la grève le 27 janvier pour le recrutement d’AESH et d’enseignants spécialisés.

Action commune dans les Côtes-d’Armor : les syndicats CGT, FSU, FO, UNSA, SUD, dénonçant la dégradation des conditions de travail et la suppression de 86 postes dans l’académie, appellent dans l’unité à la grève le 5 février et à des rassemblements dans de nombreuses villes du département.

Le bon sens dicte en effet à qui veut combattre les plans destructeurs imposés par le gouvernement de chercher les voies de l’action commune. Les réactions des syndicats nationaux d’enseignants sont unanimes : « L’école primaire en état de choc », titre le SNUipp-FSU, appelant à « construire ensemble la mobilisation » ; « Des milliers de fermetures de classes à venir !
Inacceptable ! Préparons la mobilisation sans attendre ! », titre la Fédération FO de l’enseignement ; « L’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude », communique la CGT Éduc’action.

Si les mots ont un sens, le devoir de toutes les fédérations est d’appeler sans attendre à la préparation de la grève unie de toute la profession pour le retrait de toutes les suppressions de postes, pour les revendications.

Si les mots ont un sens, c’est le devoir des fédérations de préparer sans délai la montée à Paris de dizaines et de dizaines de milliers d’enseignants pour faire céder le gouvernement.

31 janvier 2026

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Budget 2026 : 4 000 postes en moins dans les écoles, collèges et lycées !

Le 26 janvier, le ministère de l’Éducation nationale a présenté la répartition des moyens pour la prochaine rentrée. C’est bien pire que ce qui est prévu dans le budget 2026, alors même que celui-ci n’est pas encore définitivement adopté !

Ainsi, le premier degré perd 2 229 postes (contre 1 891 dans les prévisions) et le second degré, plus de 1 800 (contre 1 365 dans les prévisions).
Dans les écoles maternelles et primaires, aucune des 30 académies, sauf Mayotte et la Guyane, n’échappe aux coupes du gouvernement. L’académie de Lille perd 265 postes ; celle de Nancy-Metz, 160 ; celle de Créteil,140.
Dans les collèges et lycées, l’académie de Toulouse en perd 103 et celle de Bordeaux, 140.
« Des chiffres affolants », « la douche froide »… C’est ce que disent les syndicats qui dénoncent des niveauxjamais atteints depuis quinze ans dans le premier degré.

Aujourd’hui déjà, ce sont des dizaines de milliers d’heures de cours qui ne sont pas assurées, faute de remplaçants.
Avec 4 000 postes en moins, la situation ne peut que devenir catastrophique pour les élèves.

Qui est responsable de. cette situation ?

Le gouvernement Macron-Lecornu, bien sûr, qui a concocté le budget. Mais pas seulement. Les responsables sont aussi les dirigeants du Parti socialiste qui, au nom de prétendues concessions, ont permis à ce budget d’être adopté.

Résultat : plus de 4 000 postes en moins dans l’Éducation nationale… et 6,7 milliards d’euros en plus pourle budget des Armées !

Les milliards de la guerre doivent être confisqués et affectés à l’école, aux hôpitaux et à la Sécurité sociale !

27 janvier 2026

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