Pass « sanitaire » de Macron : Antisanitaire, antisocial, anti-ouvrier !

Pass « sanitaire » de Macron :

Antisanitaire, antisocial, anti-ouvrier !

Le 5 août, le gouvernement a promulgué la loi mettant en place le pass « sanitaire ».

Y a-t-il la moindre justification « sani­taire » à ce pass ? Permet-il de mieux proté­ger ?

Chaque travailleur peut le constater : ce pass est une absurdité ! Il est exigé dans les TGV… mais pas dans les transports en commun où les travailleurs s’entassent aux heures de pointe ! Il est exigé pour les pom­piers… mais pas pour les policiers ni pour les gendarmes !

Un pass antisanitaire !

Comment croire une seconde ce gouvernement quand il prétend que son pass a un objectif sanitaire ?

Ce gouvernement est responsable de la pénurie de masques, puis de tests, puis de vaccins. Il continue à fermer des lits et des services entiers dans les hôpitaux…

Et le gouvernement voudrait nous faire croire qu’il se préoccupe de la santé de la population face au Covid ?

Cette situation sanitaire catastrophique va empirer avec le pass. Médecins, syndicats, associations médicales dénoncent l’hémorragie de personnel soignant que la mise en œuvre du pass va provoquer dans les hôpitaux, les Ehpad, les maternités.

Un pass antisocial et anti-ouvrier !

Cette loi menace les salariés des hôpitaux et d’autres secteurs. Si, le 15 septembre, ils ne présentent pas leur pass, leur contrat de travail et leur rémunération seront suspendus. Qui peut vivre sans salaire ? Il s’agit de pousser les salariés à la démission ou à se faire licencier ultérieurement au prétexte de la « désorganisation de l’entreprise. »

Et quand les travailleurs, de plus en plus nombreux avec leurs organisations syndicales, se mobilisent contre ce « pass licenciement » dans les hôpitaux, les bibliothèques, les casernes de pompiers… le ministre de la Santé, Véran, profère des menaces contre le droit de grève !

Ce pass est antisocial et anti-ouvrier. Il s’inscrit dans toute la politique de Macron : contre-réforme de l’assurance chômage, contre-réforme des retraites, d’un côté. 560 milliards d’euros versés aux capitalistes, de l’autre.

Pass « sanitaire », menaces contre le droit de grève, contre-réformes de l’assurance chômage et des retraites, fermetures de lits et de services dans les hôpitaux… Macron se déchaîne contre les travailleurs.

Les travailleurs sont en état de légitime défense !

Non au « pass licenciement » ! Retrait de la loi Macron-Véran et des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage !

Le 25 juillet, Macron et Véran ont fait voter leur « pass sanitaire ».
En réalité, c’est un « pass licenciement ».
Contrairement à ce qui a été dit, le salarié exerçant dans un secteur où le pass est obligatoire et qui ne le présentera pas :

• sera dans un premier temps suspendu et privé de traitement,
• mais dans un second temps, son patron pourra décider que cette situation constitue un facteur de désorganisation de l’entreprise, et alors il pourra être licencié !

Quant aux travailleurs en contrat à durée déterminée, leur contrat pourra être immédiatement interrompu !

La loi Macron-Véran n’est pas une loi de protection de la santé.

Une loi de protection de la santé commencerait par permettre l’accès de tous ceux qui le souhaitent à une vaccination.

Une loi de protection de la santé rétablirait au moins quelques-uns des 100 000 lits d’hôpitaux fermés depuis quinze ans.

Une loi de protection de la santé recruterait massivement des soignants.

Non, cette loi est une loi contre les travailleurs, c’est un « pass licenciement » ! C’est pour cela que Macron la met à l’ordre du jour en même temps que la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

C’est la responsabilité des organisations ouvrières d’organiser la riposte parce que cette attaque c’est une attaque contre la classe ouvrière et la démocratie.

L’unité dans des manifestations organisées par les syndicats,
comme cela a été le cas la semaine dernière à Chartres et dans d’autres villes.

La prise en charge par les organisations syndicales de la mobilisation
contre le pass sanitaire et les réformes des retraites et de l’assurance chômage.

L’unité ouvrière pour en finir avec Macron et sa politique de réaction.
Voilà ce que propose le Parti ouvrier indépendant démocratique.

/ Déclaration du BN du POID / Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes

Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Les mesures annoncées par Macron le 12 juillet constituent une véritable déclaration de guerre de classe.

• Remise en route de la contre-réforme des retraites, visant à la disparition des régimes particuliers et à repousser de deux ans l’âge moyen de départ ;

• Application au 1er octobre de la contre-réforme de l’assurance chômage
privant des centaines de milliers de chômeurs d’une grande partie de leur indemnisation ;

• Interdiction d’exercer leur métier et perte de salaire pour tous les personnels de santé, soignants ou non, non vaccinés à la date du 15 septembre et quel que soit leur établissement ;

• Interdiction d’accès à la plupart des espaces publics et de voyages longues distances en avion et en train pour qui ne disposera pas d’un « pass » en règle…

Ces annonces provoquent colère et indignation parmi les travailleurs et les jeunes. Particulièrement révoltante est l’attaque contre les personnels soignants : hier acclamés en héros, ils sont aujourd’hui désignés comme responsables de la situation sanitaire et menacés d’être jetés comme des chiens !

Faut-il s’en étonner ?

Un gouvernement qui ment sur les masques, les tests et la vaccination ; un gouvernement qui a continué, depuis le début de la pandémie, à fermer les lits, les services et des hôpitaux entiers et à supprimer les postes par milliers au lieu de procéder au recrutement indis- pensable ; un tel gouvernement porte seul la responsabilité de la situation sanitaire et ne peut susciter la moindre confiance dans les mesures qu’il annonce.

Un gouvernement qui, en pleine pandémie, encourage les licenciements par centaines de milliers dans le privé et supprime en masse les emplois dans le public ; un gouvernement qui réprime les grévistes d’Aéroports de Paris qui refusent les baisses de salaire et exige de leurs syndicats qu’ils renoncent à toute grève pendant trois ans ; un gouvernement qui veut imposer à des centaines de milliers d’agents territoriaux de travailler gratuitement plusieurs jours par an ; un tel gouvernement ne fera croire à personne qu’il est préoccupé du bien-être de la population laborieuse.

Un gouvernement qui prive des millions d’étudiants et de lycéens, en totalité ou en large partie, de cours en présence physique ; un gouvernement qui refuse de recruter les enseignants nécessaires au dédoublement des classes, amphis et TD et qui, en plein mois de juillet, licencie des milliers d’enseignants contractuels ; un gouvernement qui pousse ainsi des centaines de milliers de jeunes à abandonner leurs études, principalement dans les milieux ouvriers et populaires ; un tel gouvernement ne peut prétendre se préoccuper du sort de la jeunesse.

D’autant plus que ce gouvernement, durant la même période a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui spéculent à outrance et font grimper leurs profits tout en licenciant en masse ! Un tel gouvernement ne peut prétendre qu’il défend d’autres intérêts que ceux des capitalistes.

Rejeté massivement – le 20 juin, son parti a recueilli 3 % des suffrages des électeurs inscrits –, Macron a de plus en plus recours aux armes de la contrainte, de l’interdiction, de la violence et de la répression (rappelons l’interdiction, le 5 juin, de la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique au motif qu’elle était appelée pour en finir avec Macron et sa politique !).

Macron prétend que son objectif est la vaccination massive des soignants et de la population : c’est un mensonge. Les soignants ? Sa propre administration évalue à 91,7 % la proportion des professionnels de santé ayant reçu au moins une dose et à 63,4 % ceux qui ont reçu deux doses. Ces chiffres ont été publiés par Santé publique France (communiqué n° 64) au mois de mai, en précisant qu’ils sont « sous-estimés ».

Quant à la population en général… les données offi- cielles de la Sécurité sociale montrent que la carte de la non-vaccination recoupe celle des revenus les plus pauvres : on est deux fois plus vaccinés dans les riches arrondissements de l’ouest parisien et les riches com- munes des Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis !

Dans ces conditions, quel effet les mesures annoncées peuvent-elles avoir sur les millions de travailleurs et de jeunes qui, de toute façon, ni ne voyagent, ni ne partent en vacances, ni ne fréquentent restaurants, théâtres et cinémas ? En réalité, cela ne va qu’enfoncer encore plus les habitants des quartiers ouvriers et populaires dans la précarité des ghettos à l’abandon.

Nous, membres du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous constatons que pour 93 % d’entre nous, nous avons librement, sans contrainte, ni menace ni consigne de parti, fait le choix libre et individuel de la vaccination. Nous revendiquons que la même liberté soit laissée à tous.

C’est pourquoi nous nous prononçons pour le retrait du plan Macron du 12 juillet et de toutes ses mesures anti-ouvrières, anti-retraités, anti-chômeurs, anti-jeunes et anti-démocratiques.

Pour le POID, ce combat se relie à la recherche d’une issue politique conforme aux besoins et aux aspirations de la majorité, à savoir : « Dehors Macron et sa politique ! », satisfaction des revendications ouvrières et populaires, confiscation des 560 milliards pour la santé, l’école et l’emploi, l’interdiction des licenciements, pour une Assemblée constituante souveraine abolissant cette Ve République capitaliste et ouvrant la voie à un gouvernement de la majorité, une Répu- blique des travailleurs et de la jeunesse.

Au lendemain des annonces de Macron, on a vu des élus et dirigeants de partis de « gauche » apporter leur soutien au plan de Macron, côte à côte avec des élus et dirigeants de droite et du parti macroniste. Et on a vu d’autres dirigeants de « gauche » répondre à l’appel à manifester « pour la liberté », lancé par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui ne cachent pas leur nostalgie des régimes ennemis de la liberté, à commencer par celui de Vichy.

Mais on a vu aussi dans quelques localités et départements, des organisations syndicales (notamment de personnels hospitaliers) convoquer des rassemblements de travailleurs, sur un terrain de classe, contre les mesures annoncées.

La situation souligne avec force la responsabilité des organisations qui se réclament des intérêts ouvriers et de la démocratie.

Le POID l’affirme : c’est la classe des travailleurs qui est attaquée. Il lui revient de réaliser son unité pour se défendre comme classe et de repousser la tentative de Macron de la diviser, entre vaccinés et non vaccinés, entre retraités « privilégiés » et les autres, entre chômeurs « scandaleusement indemnisés » et les autres travailleurs.

Dans cette voie, la responsabilité des organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie est de rejeter toute union sacrée avec Macron et de se refuser à toute promiscuité avec les ennemis de la démocratie. Les confédérations syndicales, tout particulièrement, seraient dans leur rôle en appelant à organiser la riposte dans l’unité sur le strict terrain des revendications ouvrières et démocratiques.

Pour le retrait du plan Macron dans tous ses aspects : retrait des contre-réformes des retraites et de l’assu- rance chômage, retrait de la menace de perte d’emploi et de salaire contre les personnels hospitaliers, retrait du « pass » Macron qui n’a de sanitaire que le nom.

Pour les mesures d’urgence permettant l’accès à la libre vaccination pour tous ceux qui le souhaitent en l’organisant en particulier dans les quartiers ouvriers et populaires, au plus près de la population ; mesures d’urgence aussi, garantissant aux jeunes un vrai travail, un vrai salaire dans des conditions de pérennité statutaire et conventionnelle et les moyens de véritables études en présence physique au lycée et à l’Université. Un plan d’urgence pour sauver le peuple travailleur ce qui, répétons-le, suppose de rompre avec Macron, d’interdire les licenciements, de défendre les services publics et d’ouvrir la voie à une autre politique conforme aux intérêts de la majorité.

Le POID décide de communiquer ces propositions à tous les niveaux, au plan national, départemental et local, à tous les travailleurs, militants et jeunes et à toutes les organisations se revendiquant des intérêts de la classe ouvrière et de la démocratie et se déclare ouvert à toute rencontre et toute discussion sur ces propositions.

Le bureau national

Impossible d’accepter la moindre attaque contre nos retraites ! Dehors Macron et sa politique tout de suite !

Le site du POID publie in extenso ci-dessous le communiqué de la délégation permanente issue de la rencontre nationale du 13 mars qui s’est réunie ce samedi 3 juillet. A télécharger et faire signer massivement.

NOMBREUSES PRISES DE POSITION CONTRE L’INTERDICTION DE MANIFESTER SIGNIFIÉE AU POID


Nanterre le 4 juin 2021 — Le sinistre préfet Lallement fait encore parler de lui dans l’exercice où il excelle : la casse des libertés et des droits démocratiques.

Par un arrêté daté du 2 juin et parvenu aux intéressés ce matin du 4 juin, il annonce qu’il interdit la manifestation organisée par le POID demain à Paris, alors qu’elle avait été déposée le 28 avril et qu’il en autorise d’autres.

Les prétextes sont totalement fallacieux (risques de troubles de l’ordre public), ce sont clairement les mots d’ordre de la manifestation qui sont visés. Il s’agit de l’interdiction à caractère totalement politique d’une manifestation anti-gouvernementale.

L’UD CGT des Hauts-de-Seine condamne cet acte arbitraire et antidémocratique. Cette interdiction est un nouveau coup porté à l’exercice des droits démocratiques par Macron et ses sbires. Nous exigeons la levée de l’interdiction et le respect absolu du droit à manifester.


Lutte Ouvrière — Arbitraire gouvernemental : le POID interdit de manifestation !

09 Juin 2021 — Le Parti ouvrier indépendant et démocratique (POID) avait prévu de manifester samedi 5 juin à Paris, sous les mots d’ordre « Pour la démocratie contre la Ve République », « Dehors Macron, le plus tôt sera le mieux » et « Pour une industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre ».

Une demande d’autorisation avait été déposée le 28 avril. Mais le 2 juin, trois jours avant la manifestation, la préfecture de Paris lui a notifié l’interdiction, au prétexte que la manifestation était de nature « à troubler l’ordre public ». Le POID a aussitôt déposé un recours en référé, qui a été rejeté sous les mêmes prétextes fallacieux. Seul a été autorisé un rassemblement, qui s’est effectivement tenu sur une place de la Nation entièrement bouclée par la police.

Comme il était prévisible, les mesures d’exception votées sous prétexte de lutte contre le terrorisme aboutissent à donner à l’État des moyens toujours plus arbitraires. Le préfet Lallement et au-dessus de lui le gouvernement en prennent à leur aise avec la liberté de manifester. C’est intolérable. (https://journal.lutte-ouvriere.org/2021/06/09/arbitraire-gouvernemental-le-poid-interdit-de-manifestation_160879.html)




Voici la prise de position de Mohamed Djennane, secrétaire de la section PCF Bagnolet, sur Facebook

« Le POID doit pouvoir manifester. Le droit de manifester est une liberté fondamentale qui, depuis 1935, s’exerce par simple déclaration. Tous ensemble à la manifestation pour les libertés démocratiques, le 12 juin. »


« Cette interdiction est totalement scandaleuse. Elle témoigne de la dérive autoritaire de ce pouvoir. Je m’associe à votre protestation et demande la levée immédiate de cette interdiction. »

Christian FAVIER, Président du conseil départemental du Val de Marne


« Nous constatons que le droit de manifester est de plus en plus menacé par la préfecture de police de Paris : · La manifestation à l’appel de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) du 15 mai : interdite · La manifestation à l’appel de l’AFPS du 22 mai : contrainte à rester un rassemblement statique · Le meeting en plein air de Clémentine Autain le 13 juin à Montreuil : limité à… 50 personnes · La manifestation du POID du 5 juin : contrainte à rester un rassemblement statique. Dans ce dernier cas, le préfet de police Lallement écrit : « Considérant qu’il existe des risques sérieux pour que des éléments radicaux et à haute potentialité violente soient susceptibles de venir se greffer à ce rassemblement ou se reportent en cortèges sauvages dans d’autres quartier, afin de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des dégradations sur du mobilier urbain et des commerces » Ainsi, les organisateurs d’une manifestation, quelles que soient les mesures qu’ils prennent pour la protection de leur manifestation, sont considérés comme responsables de ce que la police considérait habituellement de sa responsabilité, à savoir la protection des « autres quartiers » !   Nous ne sommes pas dupes : il s’agit d’une attaque en règle contre la démocratie. Or les libertés démocratiques sont une condition élémentaire pour que les syndicats, les partis, les associations et plus généralement les citoyens exercent leurs droits ! Notre bureau n’a pas à prendre position sur le programme de tel ou tel parti, mais il dénonce tous ces reculs des droits démocratiques imposés par le gouvernement. »
Le bureau de la section retraités du Technocentre RENAULT et du syndicat retraités RENAULT Boulogne



 « Je proteste avec force contre l’interdiction de la manifestation organisée par le POID.  Le droit de manifester est un droit constitutionnel, il fait partie de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est une interdiction politique et ils osent nous parler de démocratie !

Et ceci dans la foulée de l’interdiction scandaleuse de la manifestation de soutien aux Palestiniens qui vivent sous le joug colonial depuis plus de 100 ans. »

Arsène Schmitt – syndicaliste – président du Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle


Benoît Teste, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

Salut peux-tu en effet transmettre mon soutien: « manifester est un droit bafoué ici de manière scandaleuse, la FSU demande à ce que le droit à manifester soit assuré, il en va du respect des libertés démocratiques »


Sms de Alexandre El Gamal : « Bien entendu des lors que les libertés sont bafouées je proteste et porte le combat . »


Le message du PS de St-Malo,

« Cette interdiction n’est pas acceptable. Au nom du Parti Socialiste Malouin, nous apportons notre soutien aux camarades du POID. La liberté d’expression et de manifestation est un droit fondamental, et il n’est pas tolérable qu’il y ait de la sorte une rupture d’égalité entre les organisations politiques. »

Aves nos amitiés

Pierre SITE

Secrétaire de la section Saint-Malo/Dinard



« J’ai pris connaissance de l’interdiction qui frappe la manifestation organisée à Paris par le POID ce 5 juin.

En tant qu’adjointe socialiste au Maire de Marseille, attachée de manière indéfectible à la démocratie, je proteste contre cette mesure.

Le droit de manifester fait partie des libertés fondamentales et doit être garanti pour tous. »

Nassera Benmarnia, adjointe au Maire de Marseille


« Cette interdiction de manifester est une atteinte à un droit démocratique le plus élémentaire.

Elle est, pour nous qui sommes attaché.es à la démocratie et à la République, inacceptable. »

pour la LDH Brest, Olivier Cuzon



« La décision d’interdire la manifestation du POID du 5 juin à Paris est tout à fait incompréhensible car rien ne vient la justifier. Refuser la libre circulation aux manifestants venus à l’appel du POID est une entrave à la liberté d’expression, qui est un droit reconnu et acté dans l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, inscrite dans le préambule de la Constitution. Une décision inquiétante et scandaleuse pour un Etat démocratique. »

Mireille Urbain, Militante des droits humains.


« Cette interdiction de manifester est inacceptable, elle nous concerne tous. Le préfet Lallemand donne une raison de sécurité pour les manifestants du POID avec un ton paternaliste. C’est celui des régimes autoritaires. Cette raison n’est pas la bonne, tout le monde l’a compris. Le gouvernement ne veut pas de manifestants qui mettent en cause la 5ème et milite pour une constituante. » Didier Bonneton, à titre personnel


 « Nous avons pris immédiatement position contre cela. » Jean-Christophe SELLIN, co-coordinateur national du PG 


« Le vendredi 4 juin, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) a reçu du préfet Lallement l’interdiction de sa manifestation, prévue pour le samedi 5 juin. Manifester est une liberté fondamentale. Il est donc inacceptable que cette manifestation ait été interdite. L’attitude de la préfecture de Paris est profondément choquante car à géométrie variable en fonction des personnes qui souhaitent manifester. Une nouvelle fois, nous constatons que nos libertés sont entachées. Tout est fait aujourd’hui pour que certaines manifestations se passent mal, qu’il y ait des violences permettant ainsi de discréditer les messages des organisations   syndicales ou politiques voire de les attaquer physiquement. J’ apporte donc mon soutien au POID dans sa demande et j’appelle à participer à une
grande manifestation, le 12 juin 2021, pour défendre toutes nos libertés individuelles et collectives. »

Fraternellement

Aude Canale, à titre personnel, candidate à l’élection départementale de Seine-et-Marne sur le canton de Coulommiers



Le P.R.C.F. CONDAMNE L’INTERDICTION DE FAIT, PAR LA PREFECTURE DE PARIS, D’UNE MANIFESTATION du P.O.I.D. – 5 juin 2021

Le POID vient d’informer les organisations ouvrières et démocratiques de l’interdiction de fait que la préfecture de police vient d’opposer, à la veille de son déroulement (soit le 4 juin!), à la manifestation prévue par ce parti ce 5 juin 2021 à Paris. 

Les « motifs » avancés par la préfecture de police pour justifier son interdit ne sont pas seulement inconsistants: en effet, le POID est connu pour  encadrer fortement ses manifestations. Plus gravement encore, ces « motifs » d’interdiction de fait (la manifestation serait réduite à un rassemblement statique) sont si flous et si généraux qu’ils pourraient à l’avenir servir de précédent pour interdire n’importe quelle manifestation du mouvement ouvrier et démocratique ! 

Après la récente interdiction, par la même préfecture, d’une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, sont ainsi confirmés la fascisation galopante de la France et le rôle d’aile marchante que joue la préfecture de police de Paris dans cette marche à l’Etat policier. 

Cette attitude grossièrement antidémocratique, alors que la préfecture de Paris autorise des manifestations policières à deux pas de l’Assemblée nationale, manifestations auxquelles s’associe le ministre de l’Intérieur en violation de la séparation des pouvoirs, est indissociable des processus en cours d’arasement des acquis sociaux et d’euro-dislocation de la France. Manifestement, le pouvoir et son bras armé policier ont peur des oppositions populaires croissantes que la destruction maastrichtienne de la France ne peut manquer de faire grandir. 

Dans ces circonstances, sans avoir à se prononcer sur les objectifs et sur les formes de la manifestation organisée par le POID, le PRCF assure les victimes de cette interdiction policière de sa solidarité antifasciste, républicaine et démocratique. 

 Pour le PRCF, Fadi Kassem et Georges Gastaud, secrétaires nationaux. 


« Le parti de gauche du Val-de-Marne condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction par la préfecture de police de Paris de la manifestation à laquelle appelait le POID le 5 Juin. Une telle interdiction s’inscrit dans la continuité d’atteintes graves et systématiques aux libertés démocratiques élémentaires, dans un climat politique délétère où l’expression des mouvements populaires est systématiquement entravée. »

Cécile Germain et Vianney Orjebin, co-secrétaires du Parti de Gauche du Val-de-Marne 



« Le Parti Ouvrier Indépendant Démocratique est interdit de manifester. Insupportable autoritarisme d’état. Chaque jour les libertés sont rognées. Le POID doit pouvoir manifester ! »

Thomas Portes, porte-parole de Generation-s


« Chers camarades du Parti ouvrier indépendant démocratique,

En tant que syndicaliste et socialiste attaché à la défense des droits démocratiques, je proteste avec la plus grande fermeté contre l’interdiction scandaleuse de la manifestation du POID à Paris. Il s’agit d’une attaque contre les libertés démocratiques fondamentales qui ne peut être tolérée. Cette interdiction doit être révoquée immédiatement !

Salutations de solidarité de Berlin »

Claudius Naumann

Président du Conseil général du personnel de la Freie Universität Berlin*

Membre de la direction du syndicat ver.di à la Freie Universität Berlin*

* à titre personnel



« Cher camarade,

C’est avec stupéfaction et indignation que le Comité de Liaison des Trotskystes du Bénin ( CLTB) vient d’apprendre l’information concernant  l’interdiction qui frappe, la veille de sa tenue, la manifestation nationale convoquée par votre parti pour « en finir avec la Ve République, pour une politique de rupture répondant aux besoins de la majorité ».

En vérité, cette interdiction au-delà du POID est une véritable menace à la liberté d’expression  de toutes et de tous. 

C’est pourquoi , le CLTB qui fait de l’expression de la liberté, une priorité dans son combat:

– dénonce et condamne élève  une telle interdiction que  rien ne peut expliquer, ni justifier;

 – apporte son soutien ferme et inconditionnel au POID dans son combat quotidien, particulièrement en ce moment;

– exhorte le POID, ses responsables et ses militants  à tous les niveaux, à poursuivre le combat libérateur de la classe ouvrière. »

Pour le CLTB, M. Innocent ASSOGBA


Chers-es Camarades

L’Union Départementale CGT d’Eure et Loir tient à marquer sa solidarité et son indignation suite au refus de manifester de la part de la préfecture de police de Paris à nos camarades du POID  le samedi 5 juin 2021.

Nous tenons à rappeler que le droit d’expression et de manifester fait partie de notre constitution.

De tous temps la CGT s‘est battu pour que le droit de manifester soit un droit libre.

Des militants de la CGT pendant les heures les plus sombres de notre histoire ont manifesté au péril de leur vie.

C’est pourquoi l’Union Départementale CGT d’Eure et Loir  apporte son soutien aux camarades du POID et exprime sont désaccord avec cette décision visant à entraver la liberté d’expression.

Salutations fraternelles

Le bureau de l’Union Départementale CGT 28


SYNDICAT DEPARTEMENTAL DES EMPLOYES ET CADRES C.G.T. – FORCE OUVRIERE DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE ET ALLOCATIONS FAMILIALES DE LA SEINE-SAINT-DENIS (Affilié à la Chambre Syndicale)

195, rue Paul Vaillant Couturier 93 014 BOBIGNY CEDEX

à POID

Daniel Gluckstein, Secrétaire national

Camarades du POID

Vous nous avez informé  de l’interdiction de manifester adressée le 4 juin par la préfecture de Paris à votre organisation politique à l’occasion de votre initiative du samedi 5 juin à Paris.

Le bureau de notre syndicat s’insurge contre cette décision arbitraire de la préfecture de Paris, remettant en cause le droit constitutionnel de manifester, d’une organisation démocratique.

Pour le droit à manifester.

Recevez Camarades l’expression de notre solidarité.

Pour le bureau du Sdossaf 93

Le secrétaire général

Jean-François Bacari Lagrange

Le 5 juin 2021


« Chers Camarades,

L’interdiction de la manifestation à laquelle le POID a appelé le samedi 5 juin 2021 est proprement scandaleuse !

Cette mesure est clairement attentatoire à une liberté fondamentale !

Au-delà de la formation qui est aujourd’hui frappée, il s’agit, de la part du pouvoir, d’un signal menaçant adressé à l’ensemble des organisations politiques et syndicales du pays. Je me joins, par conséquent à la protestation contre la décision du préfet Lallement. »

Daniel Guiraud, Conseiller départemental PS de Seine Saint Denis


« La rédaction de Tribuna Libera exprime sa complète solidarité avec le POID face à l’interdiction de manifester demain, 5 juin 2021, à Paris. 

Nous connaissons bien la capacité d’organiser de manifestations en pleine sécurité et sans risques de provocations et de provocateurs du POID et donc nous avons bien compris comme cette interdiction soit en réalité un prétexte pour interdire l’expression démocratique et pour essayer de cacher, voire effacer, avec la force ce que la manifestation exprime e soulevé parmi les travailleurs et la population. 

Avec le POID nous nous adressons à toutes les organisations et le personnalité attachées aux droits démocratiques pour dénoncer dans l’unité cette attaque, parce qu’elle menace la liberté d’expression de toutes et tous. »

Au nom de la rédaction de Tribuna Libera

Lorenzo Varaldo


« J’ai été surpris et heurté par cette interdiction concernant la manifestation que vous projetiez d’organiser, comme, j’imagine, tous les citoyens soucieux du respect des libertés individuelles et collectives inhérentes à tout régime démocratique, plus encore en période électorale.

Présente mes amitiés à tous les camarades, en particulier ceux qui s’étaient impliqués dans l’organisation de ce moment revendicatif. »

Lionel Benharous, Maire PS des Lilas


Cher.es camarades du POID,

Le bureau de la CGT Educ’action 95 a été informé de la scandaleuse interdiction de manifestation qui vient d’être opposée ce 4 juin à votre organisation politique à l’occasion de votre initiative du samedi 5 juin à Paris.

Une fois encore, le préfet Lallement oppose « la possibilité de troubles à l’ordre public », sans aucun élément concret sur lequel s’appuyer, criminalisant ainsi a priori votre action.

Nous comprenons une fois de plus cette décision arbitraire de dernière minute, déjà utilisée contre le mouvement syndical de lutte de classe dans lequel s’inscrit notre organisation, comme une tactique d’entrave qui cible particulièrement les organisations qui se réfèrent au mouvement ouvrier et en portent les aspirations.

Le préfet applique ainsi fidèlement la volonté politique d’un gouvernement déterminé à fouler aux pieds une liberté fondamentale, surtout quand elle peut s’appliquer au camp des travailleuses et des travailleurs.

Indépendamment de ce qui sépare nos orientations ou nos stratégies d’organisations, cette interdiction qui vous est faite, est un nouveau message clair envoyé à l’ensemble de notre classe sociale. Il s’agirait de se soumettre à  la seule perspective de courber l’échine  pour assurer la survie d’un capitalisme mortifère, et des pouvoirs qui le servent.

La CGT Educ’action 95 inscrira son action dans toute perspective de construction d’un Front unique face aux dangers de plus en plus clairs qui nous menacent.

Recevez cher.es camarades l’expression de notre solidarité de classe

Le bureau de la CGT Educ’action 95


« Chers (es) camarades,

La CGT 93 condamne la décision de la préfecture de police de Paris et du Préfet Lallement de ne pas autoriser votre manifestation de ce jour. Cette interdiction s’inscrit dans une volonté politique d’étouffer toutes contestations. Cette attitude est anti-démocratique et la répression devient la ligne directrice de ce gouvernement.

L’arsenal répressif ne peut être une réponse aux légitimes revendications. Il faut que le pays de la déclaration des droits de l’Homme soit réellement le pays des droits de l’Homme.

Ainsi le texte de loi « Sécurité globale » a été condamné par la défenseure des droits, les rapporteurs spéciaux de l’ONU, la commission européenne, la CNCDH, toutes les associations de droits humains et l’intégralité de la profession qui caractérisent cette loi de liberticide et d’attentatoire aux libertés et droits fondamentaux. Ce texte de loi a été sérieusement censuré par le Conseil d’État. Nos mobilisations n’y sont pas étrangères.

Les dérives liberticides doivent cesser.

Que le pouvoir en place n’en doute pas nous continuerons nos combats. 

Fraternellement »

Hervé Ossant, Secrétaire Général Union Départementale CGT 93


« Bien sûr, je conteste cette décision de limiter la manifestation à un rassemblement place de la Nation. 

D’autres manifestations avec déplacements ont été autorisées. Il y a réellement deux poids, deux mesures.

Comme toute organisation, vous assurez un service d’ordre et l’Etat par ses services de police assure le reste. Je ne comprends pas (ou trop bien !) cette interdiction.

Bon courage. »

Françoise Bitatsi Trachet, élue PC Livry


« Chers Camarades du POID,

Nous avons été destinataires par mail hier d’un de vos communiqués : « Le Parti ouvrier indépendant démocratique interdit de manifester ! » qui nous scandalise, comme nous a scandalisé l’interdiction du gouvernement Macron pour la manifestation du 16 mai 2021 qui défendait le peuple Palestinien contre la répression militaire d’une extrême violence du gouvernement Israélien !

L’interdiction de manifester pour votre mobilisation ce jour représente une véritable remise en cause fondamentale de la liberté de manifester, comme elle s’est déjà reproduite lors de la manifestation syndicale le 1er mai 2021 où notre organisation syndicale CGT a subi les attaques de groupuscules d’individus « armés », sous la complicité de la police de l’État !

Les membres du Bureau du syndicat CGT de l’Hôpital de Nemours du CH Sud 77 vous adressent ce courriel pour vous affirmer notre protestation à cette décision de ce gouvernement anti-démocratie et notre soutien à votre initiative de porter vos revendications qui sont légitimes à nos yeux (surtout en cette période où tous les acquis des agents et des salariés sont remis en cause) : « Dehors Macron et sa politique, Gouvernement ouvrier pour réquisitionner les milliards offerts aux Patrons et aux Banques pour les restitués aux Hôpitaux, Écoles et maintien de tous les emplois ! »

Deux des membres du Bureau CGT de l’Hôpital de Nemours ont décidé de se joindre à votre rassemblement cet après-midi. C’est en se mobilisant qu’on défend le droit de manifester !  Plusieurs de nos syndiqués et signataires de l’Appel « Dehors Macrons et sa politique » on dit regretter ne pas pouvoir venir car ils travaillaient ce samedi 5 juin, mais ils nous ont fait part de leur soutien.

Fraternellement, Les membres du Bureau CGT Hôpital de Nemours du CH Sud 77 »

Stéphanie FAURY, Aurélie CHRISTOPHE, Brigitte BERGER et Karine LESCHIERA.

Syndicat CGT – Site Hospitalier de Nemours du CH Sud Seine et Marne – 15 rue des Chaudins 77140 NEMOURS


 « Nous tous le peuple de France nous sommes confrontés à un pouvoir autoritaire qui depuis les élections de 2017 pratique à des interdictions de manifester  nous sommes confrontés à la mise en place à des référés au conseil d’État pour pouvoir exercer nos droits à revendiquer et montrer notre mécontentement, camarades nous sommes solidaires avec vous et si vous le pouvez nous vous souhaitons une bonne manifestation. »

Un militant LFI


« Le POID se voit frappé par le préfet Lallement d’une interdiction de manifester le 5 juin 2021 sous prétexte d’éventuels débordements. C’est une véritable atteinte au droit de manifester. De plus cette annonce est communiquée la veille de la manifestation pour empêcher tout recours, ce procédé est également intolérable. C’est pourquoi j’apporte en tant que militante communiste mon soutien au POID et demande la levée de l’interdiction de cette manifestation. »

Brigitte Navarre


« J’ai pris connaissance de cette décision que je déplore, en effet la liberté de manifester est fondamentale et même en période difficile, de quoi a peur le gouvernement Macron…. En tant que syndicaliste, je condamne sans détour cette décision.

Amitiés syndicalistes »

JRM

FO


Soutien au peuple palestinien : des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

COMMUNIQUÉ DU POID – 15 MAI 2021 – 16H30

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !
  • Halte aux bombardements contre Gaza !
  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
  • Liberté pour le peuple palestinien !
  • Droit au retour pour tous les réfugiés !

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

Non à la dérive totalitaire ! Respect du droit de manifestation !

COMMUNIQUÉ DU POID – 14 MAI 2021

Voici les faits.

Mercredi 12 mai, la Préfecture de Police de Paris interdit un rassemblement convoqué par diverses organisations, aux abords du ministère des Affaires étrangères, où une délégation de représentants de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), de la CGT, de La France Insoumise et du PCF est reçue. A la sortie du Ministère, le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, est arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Jeudi 13 mai à 15 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclare à propos de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 15 mai (autorisée par la Préfecture de police de Paris) : « A Paris, j’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi (15 mai – Ndr) en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient. De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014. »

Jeudi 13 mai dans la soirée, par l’arrêté 2021-00432, le Préfet de police de Paris interdit la manifestation du 15 mai. Cet arrêté piétine le principe démocratique du droit de manifester une opinion. De fait, les motivations de cet arrêté reviennent à dire que cette manifestation est interdite parce qu’elle va à l’encontre de la politique étrangère du gouvernement. Délibérément, cet arrêté pousse à l’affrontement entre « communautés », alors que le thème de la manifestation était une position légitime de protestation contre la politique d’un gouvernement étranger, et non pas une affaire « intérieure ».

Ces faits sont d’une extrême gravité.
Alors qu’il vient de faire voter la levée de l’état d’urgence à l’Assemblée nationale, la décision prise par le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur d’interdire une manifestation au motif que celle-ci n’est pas conforme avec sa politique étrangère, est le franchissement d’un cran extrêmement dangereux. Car cette décision crée un précédent qui se retournera demain contre toute organisation, parti, syndicat, association souhaitant exercer son droit de manifester à l’encontre de tel ou tel aspect de la politique du gouvernement.

C’est la liberté d’expression qui est remise en cause.

Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis – dont le gouvernement est pourtant le principal soutien de Netanyahou et de l’Etat d’Israël – toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien convoquées ces dix derniers jours dans les grandes villes, de New York à Chicago, ont été autorisées et se sont déroulées sans aucun incident ?

Mais dans sa dérive antidémocratique, le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur, utilisant tout l’arsenal arbitraire des institutions de la Ve République, délivrent un message politique : « Silence, on massacre ! »

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), qui a fait connaitre sa position *, condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction du rassemblement du 12 mai, l’interdiction de la manifestation du 15 mai et l’arrestation du président de l’AFPS.

Quand les libertés démocratiques sont foulées aux pieds par le gouvernement, il est du devoir de toutes les organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie de faire bloc pour faire reculer les mesures liberticides.

Montreuil, le 14 mai 2021, 11h00

*Lire notre communiqué du 12 mai 2021 : https://poid.fr/2021/05/12/une-nouvelle-fois-la-terre-de-palestine-est-ensanglantee/

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.

Une nouvelle fois, la terre de Palestine est ensanglantée

COMMUNIQUÉ DU POID – 12 MAI 2021

À nouveau se déroule la logique de l’expansion coloniale qui caractérise l’État d’Israël depuis qu’il a été fondé en 1948 sous l’égide de toutes les grandes puissances.

Les familles menacées aujourd’hui d’expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem sont souvent celles-là même qui s’y sont établies en 1948, après avoir été chassées des maisons qu’elles habitaient depuis des générations, en particulier à Jaffa et à Haïfa.

Jusqu’à quand ce mécanisme d’expulsion va-t-il se poursuivre ?

La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, a fait entendre les voix, certes minoritaires, de ceux qui, parmi la population juive israélienne, se dressent contre l’acharnement du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens :

  • Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien et de l’Agence juive, s’est prononcé en mars 2021 dans le quotidien israélien Haaretz « pour un État de tous ses citoyens ».
  • La principale association israélienne de défense des droits de l’homme, B’tselem, dans un rapport du 12 janvier 2021, déclare : « Entre le Jourdain et la Méditerranée : c’est l’apartheid ». Elle dénonce comme « législation discriminatoire » la loi israélienne de 1950 « sur la propriété des absents » au nom de laquelle les habitants palestiniens sont expropriés de leurs maisons.
  • Soixante lycéens israéliens ont, en janvier 2021, exprimé leur refus de servir dans l’armée israélienne, expliquant : « On nous demande de revêtir un uniforme taché de sang. Avec la nakba* et l’occupation, la société israélienne s’est construite sur des bases pourries et cela rejaillit dans tous les aspects de la vie : le racisme, les discours politiques de haine, la brutalité de la police et bien d’autres choses encore. »

Ils ont raison. Israël est devenu un État d’apartheid fondé sur la discrimination et le racisme. La logique de l’apartheid, c’est l’éviction pure et simple de tout le peuple palestinien du territoire historique de la Palestine.
Aucune issue conforme aux principes universels de démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes n’est envisageable si ne sont pas reconnus au peuple palestinien, comme à tous les peuples, le droit à la nation, à la terre, à la liberté et donc le droit au retour.

La Tribune des travailleurs a donné la parole à des militants palestiniens, qui, pour leur part, affirment : « Les trois questions majeures qui demeurent sont donc : l’unité avec la lutte des peuples arabes contre l’oppression ; la lutte commune avec des forces juives progressistes pour un État palestinien démocratique et laïque et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ; et la solidarité internationale avec les peuples et les classes opprimées qui luttent pour leurs droits dans le monde entier. »

Que l’on partage ou non cette position, il doit être clairement affirmé qu’aucune solution ne sera trouvée dans la répression, la discrimination et la négation des droits.

Honte à Biden, qui dans la continuité de Trump déclarant « Jérusalem, capitale de l’État d’Israël », soutient Netanyahou !

Honte au Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est, comme toujours, rangé derrière l’administration américaine !

Honte à l’Union européenne qui renvoie dos à dos agressés et agresseurs, prônant la « désescalade » des deux côtés !

Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens qui manifestent à Jérusalem et dans toutes les villes !
Halte aux bombardements contre Gaza !
Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
Liberté pour le peuple palestinien !
Droit au retour pour tous les réfugiés !

* La nakba (« catastrophe ») est l’expulsion de 850 000 Palestiniens de leurs villes et villages en mai 1948.

Le POID condamne les agressions contre la CGT et ses militants, le 1er mai à Paris

manif-retraite

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne les agressions survenues samedi 1er mai 2021 à Paris, lors de la dispersion de la manifestation à l’appel des organisations syndicales, contre la CGT et ses militants, dont 21 ont été blessés (4 dans un état grave).

Les faits sont connus. Comme l’indique le communiqué de la CGT : « Si, sur le parcours, une fois encore, le cortège a dû faire face à plusieurs interventions des forces de l’ordre totalement injustifiées, la manifestation a pu, tout de même, arriver à son terme. C’est à ce moment qu’un important groupe d’individus dont certains se revendiquant gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence à l’encontre des manifestants. Insultes homophobes, sexistes, racistes, ont précédé des actes de vandalisation des véhicules des organisations, et, bien plus grave, la haine s’est exprimée par un déchainement de coups et de jets de projectiles. »

Le POID exprime sa solidarité avec la CGT, ses militants, et en particulier ceux qui ont été blessés par les attaques de nervis.

Le POID affirme qu’aujourd’hui comme hier, ceux qui s’en prennent au mouvement ouvrier sont les ennemis de la démocratie et les fourriers des pires régimes totalitaires.

Montreuil, le 3 mai 2021

Communiqué commun de ENSEMBLE!, GDS, Generations, La France insoumise, NPA,PEPS, POiD, UCL.

7 avril 2021 (site FI)

Face aux mesures liberticides et à l’extrême droite, construisons un front des libertés le plus large possible

Il souffle un vent mauvais sur la France. L’idéologie de l’extrême droite, son vocabulaire, ses attaques discriminatoires et racistes, son obsession identitaire sont toujours plus relayés par le gouvernement et la droite. Le cours suivi par le gouvernement établit un climat dangereux, dans lequel certains groupes d’extrême droite se pensent autorisés à agir en toute impunité.

Cela se fait au moyen de lois liberticides et discriminatoires qui organisent une société de surveillance généralisée, de privation de liberté d’informer, de restrictions des libertés associatives.

À ces lois s’ajoutent des campagnes odieuses. C’est le cas de la chasse aux sorcières déclenchée par la ministre Frédérique Vidal dans les universités au nom d’un soi-disant islamo-gauchisme.

C’est pour réagir à ces attaques qu’en mars, nous avions lancé un premier appel.

Depuis, la situation n’a pas cessé de s’aggraver. Le syndicat UNEF a notamment été attaqué par plusieurs ministres au prétexte de groupes de paroles internes. La droite a réclamé sa dissolution sans que le gouvernement n’y trouve vraiment à redire.

Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de droite du Sénat s’est engouffrée dans la brèche ouverte en durcissant encore les lois « sécurité globale » et « séparatisme ».

Dans ce climat, des groupuscules violents d’extrême droite transforment ces paroles en actes : des identitaires néonazis ont attaqué la librairie « La plume noire » à Lyon ; des militants d’Action Française ont pénétré dans l’hémicycle du Conseil régional d’Occitanie pour s’en prendre à des élus de gauche avec une banderole « islamo-gauchistes, traîtres à la France ».

Dans ce contexte, aucune organisation ne peut se croire à l’abri.

C’est la raison pour laquelle nous avions lancé un nouvel appel ce soir à toutes les organisations de gauche et écologiques afin de réagir et agir dans l’unité.

Malgré les invitations, EELV, le PCF et le PS n’ont pas voulu participer à ces échanges unitaires. Cette absence n’est pas à la hauteur de la situation.

Pour autant, notre objectif reste plus que jamais d’aider à la construction d’un front des libertés le plus large possible, pour la levée de toutes les mesures liberticides prises par le gouvernement. Nous appelons à toutes les initiatives proposées sur ce terrain par les associations et syndicats, dont le rassemblement ce jeudi de 12h à 14h devant le Sénat et les préfectures.

En conclusion, nous avons décidé de proposer de rencontrer ces associations, syndicats, collectifs dans le but d’une réunion large avant le mois de mai et en vue d’un printemps des libertés qui est toujours plus nécessaire.