Après General Electric, Conforama supprime 1 900 emplois IL FAUT BRISER CETTE SPIRALE INFERNALE !

La chaîne de magasins d’ameublement a attendu la veille des départs en vacances pour annoncer la suppression de 1 900 postes, soit 20 % des effectifs, avec 32 fermetures de magasins à la clé.

Une « hécatombe sociale », dénonce la CGT. FO parle de « massacre ».

Un délégué syndical raconte : « J’ai passé la nuit dernière au téléphone à annoncer la mauvaise nouvelle et je suis resté toute la matinée sur site. J’ai vu des collègues anéantis, certains ne pouvaient pas retenir leurs larmes. Parmi nous, il y a quelques couples, des mères seules, nous ne savons pas comment nous allons nous en sortir. »

Anéantis… mais déterminés à se battre pour préserver leur emploi.

Les salariés du Conforama de Vitry (Val-de-Marne) témoignent :

  • Il y a deux semaines, en comité central d’entreprise, on nous a dit que les résultats s’amélioraient. Et huit jours plus tard, c’est la catastrophe : fermeture complète de notre site de Vitry : 80 postes supprimés ! 63 millions au titre du CICE et 1 900 suppressions d’emplois : plus de 33 000 euros par licenciement ! 
  • En vendant ici les 14 000 m2, la direction compte faire la culbute. Le tram va arriver, les prix de l’immobilier s’envolent. Le groupe Steinhoff, ce sont des escrocs, leurs comptes sont truqués. Ils achètent et revendent des sociétés uniquement pour se faire du cash. Il y a aussi une logique antisyndicale : les sites de leur liste de fermetures sont tous des sites avec une implantation et une résistance syndicale.
  • Il faut voir que certains ont donné toute une vie à ce magasin. Parmi nous, il y a des mères célibataires, des collègues de plus de 50 ans. Que vont-ils devenir ? Les conditions de travail sont devenues de plus en plus difficiles, en particulier à cause des réductions de personnel. Par exemple, on était 18 au retrait des marchandises, on n’est plus que 8 pour une masse de travail plus importante !
  • On commence par un débrayage samedi 6 juillet dans tous les magasins de France avec la volonté de marquer le coup particulièrement dans les 32 centres de la liste noire. Nous sommes décidés à nous battre jusqu’au bout pour l’annulation du plan, pour le maintien de tous les emplois. Tous les syndicats sont unis là-dessus.

En s’engageant immédiatement dans la grève, les salariés de Conforama, dans toute la France, ont mis à l’ordre du jour l’action unie et efficace pour imposer : aucun licenciement, maintien de tous les emplois. Il n’y a pas d’autre voie.

Au-delà, la multiplication des plans de licenciements : Ford Blanquefort, General Electric, Arjowiggins, et maintenant Conforama… pose une question urgente : l’interdiction pure et simple des licenciements.


Lisez toutes les informations concernant le plan de licenciements chez Conforama dans La Tribune des travailleurs.

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Les grèves s’étendent dans les hôpitaux


La grève des personnels hospitaliers se développe dans de nombreux services et s’étend dans un nombre grandissant d’hôpitaux.

Les personnels ne peuvent tout simplement plus travailler dans des conditions qui ne leur permettent pas d’assurer la sécurité des patients.  Ils sont à bout. Et le disent.

« Ce n’est pas comme ça que j’ai appris »

Nathalie, infirmière à Cherbourg, livre un témoignage au bord de l’épuisement : « Ma réalité quotidienne, c’est d’entrer dans une chambre et d’être appelée en même temps pour une autre intervention d’urgence ; alors, la personne qui va être dans le pipi ou le caca, elle va attendre vingt minutes comme ça parce qu’on a un chariot d’urgences à sortir, ou des prescriptions (…) C’est simple, les brassards à tension, on en a un pour deux services et on se les prête. Les thermomètres ? On n’en a plus, alors tant pis, on ne prend plus la température ! On a des patients qui ont mal, qui souffrent, et nous, on sort de la chambre et on se dit, ben là je n’ai pas bien fait mon boulot… Ce n’est pas bien. Ce n’est pas comme ça que j’ai appris, alors que ça fait trente ans que je fais ce métier-là… Et quand je rentre chez moi, je ne me dis “Pas top ta journée, hein…” Mais il va falloir y retourner demain. On se regonfle le lendemain au contact de l’équipe, et une ou deux heures de boulot, et parmi nous, c’est l’hécatombe. Je ne sais pas où on trouve encore notre énergie, ça ne va pas durer.” »

Il y a urgence !

L’été est là. La ministre, Agnès Buzyn, explique que tout est prévu pour faire face à la canicule… Ce n’est pas l’avis des personnels hospitaliers et des médecins qui multiplient les mises en garde. Ce n’est pas celui des fédérations syndicales qui appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 2 juillet. Ce n’est pas celui des personnels hospitaliers en grève.

Les grèves touchent des centaines de services et d’hôpitaux. Elles posent la question de LA grève. La grève unie de tous, de tous les services, de tous les hôpitaux. 

La satisfaction des revendications urgentes des personnels hospitaliers exige :

  • le retrait du projet de loi « Ma santé 2022 » de Buzyn.
  • l’arrêt immédiat des restructurations, regroupements, fusions d’établissements et la réouverture des services, des maternités et des hôpitaux fermés.
  • l’embauche massive de personnels hospitaliers de toutes catégories dans le statut de la fonction publique hospitalière, et notamment par la titularisation des milliers de contractuels travaillant actuellement dans les hôpitaux.
  • l’augmentation des dépenses de santé.

Et que l’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y a pas d’argent : 43 milliards d’euros donnés aux patrons avec le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires en 2018, 41 milliards versés aux banques, au titre des intérêts de la dette.

 (1) France 3 Normandie, 24 juin.

 (2) Dans un appel commun avec le Collectif inter-urgences.

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ASSURANCE CHÔMAGE Le gouvernement annonce un décret anti-chômeurs


Mardi 18 juin 2019

La réforme de l’assurance chômage a été présentée par le gouvernement le 18 juin. Elle sera mise en œuvre cet été par décret.

Comme toujours, le gouvernement présente sa réforme comme favorable aux chômeurs. Il prétend qu’il s’agit de favoriser le retour à l’emploi durable pour les salariés, d’inciter les entreprises à développer des emplois stables et même de réduire l’endettement de l’UNEDIC. 

Qu’en est-il réellement ? 

300 000 demandeurs d’emploi exclus de l’indemnisation

La réforme va exclure de l’indemnisation 250 000 à 300 000 demandeurs d’emploi. 

Comment ? En durcissant les conditions d’accès à l’indemnisation : jusqu’à présent, 4 mois d’activité sur les 28 derniers mois suffisaient pour bénéficier d’une allocation. Désormais, il faudra avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois. Ce sont les femmes et les jeunes qui seront les principales victimes de cette mesure car ils et elles subissent plus que les autres le temps partiel imposé et les contrats courts. 

Avec cette mesure, on passerait de 43 % de chômeurs indemnisés à 35 %, et 300 000 demandeurs d’emploi seraient exclus de l’indemnisation à laquelle ils avaient droit jusqu’à présent !

La dégressivité des allocations chômage

Est également mise en place la dégressivité des allocations chômage pour les salariés les mieux payés car « le travail doit payer plus que l’inactivité ». L’expérience montre qu’une fois mise en place pour une catégorie de salariés, il sera très facile d’étendre la dégressivité à toutes les autres.

Un bonus-malus limité à quelques secteurs d’activité

Au nom de la prétendue lutte contre l’emploi précaire, est instauré un bonus-malus sur les cotisations chômage. Officiellement, il s’agit de pénaliser les entreprises qui multiplient le recours aux contrat précaires, en majorant le taux de cotisation d’assurance chômage. Officiellement… car, finalement, le bonus-malus, présenté comme une contrepartie imposée aux patrons, sera limité à 5 à 10 secteurs d’activité (hôtellerie-restauration, aide à la personne, audiovisuel, arts et spectacles, etc.) alors qu’il devait initialement concerner tous les secteurs d’activité.

Et grâce à ces mesures anti-chômeurs, le gouvernement prévoit de réaliser une « économie » de 1,3 milliard d’euros par an !

Dans tous les secteurs (hôpitaux, enseignement, La Poste, finances publiques, etc.), les grèves se multiplient contre les contre-réformes du gouvernement et pour les revendications. Et le gouvernement en rajoute en annonçant, en cette fin de mois de juin, la suppression de l’assurance chômage pour des centaines de milliers de travailleurs et en préparant sa réforme des retraites, véritable retraite des morts.

Alors, face à un tel programme de guerre contre les travailleurs, il n’y a qu’une seule réponse possible : bloquer ce gouvernement et sa politique !

Et pour imposer le retrait de ces mesures, l’unité de tous les travailleurs, avec leurs organisations, est la question centrale.

Lisez toutes les informations concernant la réforme de l’assurance chômage dans La Tribune des travailleurs.

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Hôpitaux : patients en danger Buzyn doit céder !


Depuis des mois, les personnels hospitaliers se mobilisent par la grève, les rassemblements, les manifestations. L’angoisse de ne plus pouvoir exercer son métier correctement et de risquer de mettre les patients en danger est profonde.

La ministre répond par des suppressions de services

Pendant ce temps, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, est en train de faire adopter par le Sénat la mise en place de son Plan hôpital 2022 qu’elle présente comme le moyen de régler le problème des urgences. 

En réalité, ce plan qui répond aux injonctions « d’économies » dictées par l’Union européenne, vise à transformer près de 300 hôpitaux de villes moyennes en « hôpitaux de proximité ». 

Conséquence : la fermeture de leurs services des urgences, de chirurgie et de leur maternité au prétexte qu’il s’agirait « d’assurer une meilleure sécurité pour les patients ». 

Pour toute réponse aux revendications qui sont portées dans les grèves, les assemblées générales, les manifestations des hospitaliers, la ministre fait voter sa loi programmant la fermeture de dizaines et de dizaines de services des urgences. 

Elle impose une diminution des budgets hospitaliers de plus de 630 millions d’euros chaque année afin de contraindre les hôpitaux à supprimer des milliers d’emplois d’hospitaliers et à fermer des milliers de lits supplémentaires. 

Pourtant, proviennent de toutes parts des signaux d’alerte

Des drames sont évités de justesse aux portes des maternités fermées. La surmortalité, du fait de la saturation dans les services des urgences, est mise en accusation. Les professionnels l’affirment : nous ne serons pas en mesure de faire face à l’été.

Ce gouvernement doit être bloqué

Pour cela, l’unité est indispensable. L’unité de toutes les catégories : infirmières, aides-soignants, agents des services hospitaliers, personnels administratifs et ouvriers, médecins. L’unité dans la grève avec les syndicats, dans les assemblées générales, avec des délégués de service qui adoptent leur cahier de revendications.

Le 6 juin, les services des urgences étaient appelés à manifester par le « collectif inter-urgences ». Le 11 juin, les fédérations syndicales CGT, FO, SUD, CFE-CGC appelaient à la grève et à un rassemblement national au ministère. 

Y a-t-il une autre voie que la grève de tous les hôpitaux, la grève unie dans l’unité des travailleurs et des organisations pour faire céder la ministre Buzyn ?

Lisez toutes les informations concernant la grève dans les hôpitaux dans La Tribune des travailleurs.

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« On nous dit : il n’y a plus de classes sociales, plus de lutte des classes, donc plus besoin de partis ni de syndicats… » Le POID prépare le meeting central du 15 juin

Le 4 juin 2019

Travailleurs, jeunes !

On nous dit : il n’y a plus de classes sociales, plus de lutte des classes, donc plus besoin de partis ni de syndicats…

On nous dit : entreprises, gouvernement, citoyens : « Tous unis pour sauver l’environnement »… 

On nous dit : rendez-vous en 2022 pour les élections présidentielles, pour, à nouveau, choisir entre la peste, avec Macron, ou le choléra, avec Le Pen…

Tromperie ! Mensonge !

Plus de lutte des classes ?

Deux ans de Macron, c’est chaque jour une nouvelle mesure en faveur de la classe capitaliste ! 

La prochaine ? La réforme des retraites pour nous faire travailler jusqu’à 65, 66 ou 67 ans pour une pension misérable, tandis que les patrons s’en mettront plein les poches !

Plus de lutte des classes ? Les grèves se multiplient, travailleurs et syndicats unis : contre les licenciements, contre la loi Blanquer dans les écoles, contre les sous-effectifs dans les hôpitaux !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique affirme : les intérêts des travailleurs, des jeunes, des retraités, sont incompatibles avec ceux de la classe capitaliste ! 

Travailleurs : nous avons besoin d’organisations syndicales pour nous défendre ensemble face aux patrons. 

« Tous unis pour sauver l’environnement » ?

Comme si les travailleurs et les capitalistes étaient à égalité ! 

Il n’y a aucune égalité entre ceux qui polluent pour le profit maximal, et ceux qui en subissent les conséquences !

C’est le système capitaliste, avec ses privatisations, sa déréglementation, sa production au coût du travail toujours plus bas… qui prépare les pires catastrophes contre l’homme et son environnement. 

Le Parti ouvrier indépendant démocratique affirme : la seule menace contre l’homme et son environnement, c’est le système capitaliste !

Attendre 2022 ?

Faudrait-il encore supporter le gouvernement Macron pendant trois ans ? 

Pourtant, à peine un électeur sur 10 a voté pour le parti de Macron aux élections européennes ! Un gouvernement représentant à peine 10 %, ce n’est pas la démocratie !

C’est MAINTENANT que les travailleurs avec leurs organisations sont en droit de bloquer ses réformes par la grève, et la grève générale s’il n’y a pas d’autre choix !

C’est MAINTENANT que Macron, son gouvernement et sa politique au service des capitalistes et de la Commission européenne doivent être chassés ! 

Le Parti ouvrier indépendant démocratique ouvre la discussion

Pour en finir avec ce système, ne faut-il pas un parti qui combatte pour la démocratie, pour l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, par laquelle le peuple décidera de la forme et du contenu de la démocratie ?

Pour en finir avec ce système, n’y a-t-il pas besoin d’un parti qui combatte pour un gouvernement des travailleurs ?

Un gouvernement qui annulera toutes les contre-réformes, qui rouvrira les hôpitaux et les maternités, rétablira la Sécurité sociale de 1945, reconquerra l’école publique pour tous, interdira les licenciements, renationalisera ce qui a été privatisé et confisquera les milliards des banques et du budget militaire pour assurer à la jeunesse un vrai travail avec un vrai salaire. 

Ce parti ouvrier, construisons-le ensemble !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique vous invite à en discuter.

COMMUNIQUÉ DU POID Au lendemain des élections européennes du 26 mai, la seule unité qui a du sens, c’est l’unité pour la défense des intérêts des travailleurs, dans et par leur lutte de classe

Ce 26 mai, une majorité des électeurs inscrits (plus de 52 %) s’est abstenue ou a émis un vote blanc ou nul. Ce refus majoritaire – dans une proportion certes moindre que ne l’annonçaient les sondages – est accentué dans les quartiers ouvriers et populaires : plus de 60 % en Seine-Saint-Denis, plus de 70 % dans plusieurs villes ouvrières du Rhône, près de 80 % au Val-Fourré dans les Yvelines, 85 % dans certains bureaux de vote du quartier du Mirail à Toulouse ! Et cela sans compter les exclus du vote : des millions d’électeurs non inscrits et de travailleurs « non européens », tout à fait acceptables pour être exploités, mais pas assez pour voter. Lire la suite…


Construisons le Parti ouvrier
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900 000 jeunes face à Parcoursup LA GALÈRE COMMENCE


Le 15 mai 2019, 898 000 jeunes, dont 640 000 lycéens de terminale, ont reçu les résultats de Parcoursup. « Oui », « non », « en attente », et maintenant, « oui, si » : voilà ce qu’ils ont trouvé le 15 mai au soir, sur leur écran d’ordinateur, à côté de chacun de leur vœu.

Ils n’ont pas encore commencé les épreuves du baccalauréat qu’ils sont déjà interdits, pour nombre d’entre eux, de faire des études supérieures. 

Pire encore ! Parcoursup a « buggé » : 400 formations avaient appelé « trop de candidats », qu’elles n’étaient pas en mesure d’accueillir. Conséquence : 67 000 étudiants refusés en un clic après avoir reçu un message de validation. 

Un système pervers

Avec Parcoursup mis en place l’an dernier, ce sont les établissements du supérieur qui évaluent, notamment en fonction des appréciations individuelles demandées aux enseignants du secondaire et de critères opaques à partir d’algorithmes. Parmi les informations à mentionner, on retrouve notamment le lycée d’origine. L’élève n’a pas encore passé son diplôme du baccalauréat qu’il est déjà « fiché ».

Le ministère de l’Enseignement supérieur va même jusqu’à accorder une aide à la mobilité de 500 euros pour contraindre les lycéens boursiers à déménager de leur académie !

Un désastre : quelques exemples

Dans les écoles d’infirmiers, un million et demi de jeunes ont postulé cette année… mais il n’y a que 30 920 places !

Dans la filière « gestion des entreprises et des administrations » de l’IUT de Reims-Châlons-Charleville, 1 812 candidatures ont été reçues pour 135 places. C’est la logique de Parcoursup, de la réforme du lycée, des « parcours individualisés » : interdire l’accès aux études à des centaines de milliers de jeunes.

Dorian, lycéen à Revin (Ardennes), raconte dans L’Ardennais qu’il veut s’inscrire en droit, où il n’a eu que des « non » ou des « en attente ». Il a appris qu’il était accepté… à la faculté d’histoire de Bordeaux. « Si je n’ai que ça, j’irai. » 

Mélissa, elle, parle d’une journée d’attente comme « une des journées les plus importantes de (sa) vie. C’est mon avenir, le choix de mon futur métier ». À 19 heures, elle reçoit les résultats : refus de son premier choix, mise en attente dans la même ville sur une autre formation sur une liste où elle est précédée par des centaines d’autres !

Pénélope, lycéenne aux Lilas (Seine-Saint-Denis) dénonce : « Parmi tous les lycéens autour de moi, aucun n’a eu les écoles demandées, certains ont été refusés de douze formations. Sur douze vœux, pas un seul oui ! »

Dylan, élève en bac pro hôtelier à Dijon et premier de sa classe a été reçu dans une école, certes son deuxième choix, mais il était content. Ses autres vœux étaient en attente. Sa mère explique : « Sauf que le lendemain, douche froide, il reçoit un mail de la plateforme qui lui annonce qu’il y a eu un bug et que tout est annulé. « À midi, il n’était plus pris, mais 11e sur la liste d’attente, et le soir, il était passé en 33e position, à ne plus rien y comprendre. On a l’impression que c’est la loterie. » (Le Bien public, 21 mai 2019).

Décidément, ce gouvernement et sa politique, au service des « trieurs » capitalistes, doivent être chassés.

Abrogation de Parcoursup !
Dehors Macron et sa politique !

Lisez toutes les informations concernant Parcoursup dans La Tribune des travailleurs.
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Maladies chroniques : la fin du 100 % ?


La première « circulaire tarifaire » d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, met en place des forfaits de prise en charge sur certaines maladies. 

Qu’est-ce cela signifie ? 

Vous êtes atteint d’une maladie chronique (diabète, insuffisance rénale chronique) qui nécessite en permanence des soins, une surveillance médicale, des examens fréquents, des hospitalisations.

Jusqu’à présent, tous ces soins sont pris en charge à 100 %. Avec la circulaire tarifaire, le 100 % est remplacé par une enveloppe forfaitaire globale pour tous vos soins (consultations, examens, hospitalisations, traitements, etc.). Cette enveloppe limitative devra couvrir vos soins, quelles que soient les complications et les rechutes auxquelles vous devrez faire face.

Quelles sont les conséquences ?

Les médecins traitants et l’hôpital seront dans l’obligation de respecter cette enveloppe. 

Si vous dépassez l’enveloppe préalablement fixée, fini le 100 % ! Le médecin et l’hôpital seront alors placés devant le choix suivant : soit vous soigner et ne pas être remboursés par la Sécurité sociale, soit cesser les soins. 

Le but est clair : limiter au strict minimum la prise en charge de votre maladie. Sauf si vous avez les moyens de payer une assurance privée qui couvrira au prix fort vos soins supplémentaires. 

Dans son plan santé 2022, Macron annonce qu’il va étendre ce système à toutes les maladies chroniques. C’est la mise en place du système de soins qui sévit aux États-Unis et qui condamne les malades qui ont atteint le plafond du forfait à payer les soins supplémentaires ou à mourir ! 

Maintien du 100 % pour tous les malades atteints de maladie chronique !

Retrait du plan santé 2022 !

Dehors Macron et sa politique !


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Réforme des retraites : le gouvernement abat ses cartes


Le gouvernement s’apprête à rendre publiques ses mesures visant à mettre en place le régime universel de retraite par points.

Quelles sont les principales mesures ?

Le gouvernement Macron-Philippe voudrait nous faire travailler plus longtemps
et diminuer les pensions versées…

Car le système par points, de l’aveu même de ses partisans, fait disparaître toute référence à une durée de cotisation et à un âge de départ à la retraite. Tout dépendra du nombre de points accumulés individuellement.

Cyniquement, le haut-commissaire à la réforme des retraites affirme : « Les Français partent quand ils décident que leur pension est au niveau qu’ils souhaitent » !

Le choix est donc : soit partir plus tard, soit partir avec une pension de misère.

… Et détruire les 42 régimes de retraites existants…

Est annoncée la création en 2020 d’une « structure commune universelle regroupant l’ensemble des organismes gestionnaires » qui chapeauterait tous les régimes existants.

Avec une gestion unique, toutes les garanties collectives acquises dans les 42 régimes actuels seraient supprimées : pénibilité, bonifications familiales, prise en compte des congés maternité, de maladie, de chômage, etc.

… Et détruire la solidarité ouvrière collective

Le système actuel, quel que soit le régime, garantit, par la solidarité ouvrière, la prise en compte des congés maternité, maladie, chômage ou invalidité comme des périodes d’activité.

C’est le salaire différé (cotisations salariales et patronales) qui assure ces droits.

Le système par points ne connaît que l’heure travaillée, le chacun pour soi, et ignore la solidarité ouvrière. Femmes en congé maternité, chômeurs, handicapés, travailleurs précaires n’auraient plus de droits spécifiques en matière de retraite mais recevraient (ou non) des aumônes de l’État.

Il en serait de même pour les bonifications familiales ou les pensions de réversion.

Cette réforme doit être bloquée. C’est une question vitale pour l’immense majorité de la population !

Ne touchez pas à nos retraites !
Maintien des 42 régimes de retraite existants !
Retrait du projet de retraite universelle par points !


La Tribune des travailleurs, le seul journal à mener campagne pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites, pour la grève générale unie pour bloquer Macron.


Dans l’enseignement, après le 4 avril, où en sommes-nous ? Que faire pour bloquer Blanquer et ses projets ?


Mercredi 17 avril, Créteil : dans une conférence de presse, les représentants de quatre syndicats d’enseignants du premier degré du Val-de-Marne rendent public un appel lancé par plus de 250 directrices et directeurs d’école (sur les 615 que compte le département) exigeant le retrait pur et simple du projet de loi Blanquer. 

Quinze jours auparavant, le 4 avril, les enseignants, particulièrement dans les écoles, s’étaient massivement mis en grève avec des taux de grévistes de 70 % et davantage dans nombre de départements franciliens, avec des milliers d’écoles totalement fermées ou majoritairement en grève… Ils ont défilé regroupés par école, par établissement, en nombre avec leurs propres banderoles confectionnées avec des draps et des pancartes artisanales qui, dans leur quasi-totalité, revendiquaient le retrait des projets Blanquer. 

Depuis le 4 avril, dans des centaines d’écoles, les professeurs se réunissent, adoptent des motions pour réaffirmer leur volonté que soit retiré le projet de loi Blanquer et que soient satisfaites leurs revendications. À Paris par exemple, des dizaines d’écoles concluent leur motion en indiquant que les enseignants sont « prêts à se mobiliser notamment par le biais de la grève jusqu’à satisfaction des revendications »… et les adressent à leurs organisations syndicales. Dans les communes se multiplient les réunions associant parents et enseignants avec les syndicats pour la défense de l’école publique et le retrait de la loi Blanquer… 

Dans le second degré, l’indignation des enseignants contre la mise en place des réformes du bac, du lycée, contre les mesures de suppressions de postes ne cesse de s’exprimer par tous les canaux. Le 12 avril, des professeurs de philosophie du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, réunis par leurs inspecteurs autour des programmes de l’enseignement de spécialité HLP (humanités, littérature et philosophie), ont voté le boycott de cette « formation » pour y opposer l’exigence d’« abrogation des réformes Blanquer du lycée et du baccalauréat »… 

Mais, ce jeudi 18 avril, quelques centaines d’enseignants du premier et du second degré de la région parisienne ont manifesté dans les rues de Paris à l’appel de plusieurs organisations syndicales. Appelés à la grève à 48 heures du début des congés, les enseignants ont clairement rejeté cette proposition ; ils sont disponibles pour se mobiliser et combattre pour imposer le retrait, mais ils ne sont pas prêts à s’aventurer dans des initiatives éparpillées, disloquées et inefficaces. Forts de l’expérience des dix-sept journées d’action contre la loi Travail, ce qu’ils recherchent, c’est la voie de la grève, de la vraie grève, dans l’unité avec leurs syndicats, la grève qui fera plier le gouvernement et obtenir le retrait du projet de loi Blanquer. 

À quels problèmes sommes-nous confrontés ? Comment les surmonter ? 

Dans un article publié dans La Tribune des travailleurs au lendemain du 4 avril, nous écrivions : « Quelle n’a pas été la surprise (des milliers d’instituteurs réunis en assemblées générales le 4 avril pour envisager la suite) de s’entendre proposer des initiatives aussi multiples qu’inefficaces. Telle fédération syndicale proposant de faire grève deux jours par semaine en attendant la journée d’action de la fonction publique du 9 mai, une autre des journées “écoles mortes”, des “nuits d’école ”, des pique-niques… ou encore la grève des examens en juin ! 

Qui peut croire que de telles actions éparpillées, disloquées, qui diluent la puissance concentrée dans la grève et les manifestations de ce 4 avril feront reculer le gouvernement ? Qui peut croire qu’en dehors de la grève unie des enseignants et de leurs syndicats, il soit possible de faire céder le ministre Blanquer ? »

Cela reste la question posée. Ces derniers mois, les enseignants du second degré de Créteil, ceux du premier degré de Dreux, du Val-de-Marne, ont cherché à s’organiser avec leurs syndicats à partir de leurs assemblées générales d’établissement, en mandatant des collègues dans des assemblées générales de délégués. Cela a donné confiance par exemple à certains lycées pour reconduire la grève en février et organiser un rassemblement au ministère pour exiger l’abrogation des réformes Blanquer du bac et du lycée. 

Notre point de vue, comme enseignants du POID, le voici : le projet de loi Blanquer rejeté massivement par les enseignants et les parents, sera balayé si se dresse contre lui l’unité, à tous les niveaux, des enseignants et des parents avec les syndicats. Oui, il sera balayé par la grève unie avec les syndicats jusqu’au retrait. 

Qu’en pensez-vous ? Discutons-en. 


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