Le ministre Blanquer veut faire disparaître l’école de la République !
Le gouvernement Macron, aux ordres des capitalistes, est en crise, isolé et rejeté de tous.
Pourtant, il multiplie les attaques contre les droits collectifs des travailleurs, contre toutes les conquêtes de la démocratie.
Cette semaine, à l’Assemblée nationale, est soumis un projet de loi du ministre de l’Éducation Blanquer.
Il voudrait que les écoles primaires et maternelles soient regroupées dans un même établissement avec les collèges. Des élèves de 3 à 11 ans dans les mêmes locaux ! Le ministre ne s’en cache pas : il faut passer de 45 000 écoles à quelques milliers de « nouveaux établissements ».
Il y a urgence. L’unité doit s’imposer pour stopper cette machine infernale des contre-réformes…
Les grèves se multiplient dans le pays. La voie la plus économique pour imposer le retrait des projets de Macron contre l’école, les retraites, l’assurance chômage, l’hôpital est celle de la grève générale ouvrière unie des travailleurs et des organisations.
… et chasser Macron et la Vᵉ République
La grève générale ouvrière posera la question d’en finir avec Macron, mais aussi avec la Ve République. La mobilisation de millions et de millions mettra à l’ordre du jour la rupture avec toutes les institutions au service des capitalistes.
Le POID estime, pour sa part, que cette rupture devra ouvrir la voie à un gouvernement ouvrier qui prendra les mesures indispensables à la défense du peuple travailleur contre les capitalistes et les spéculateurs.
Meeting du Parti ouvrier indépendant démocratique Samedi 16 février à 14 heures ; Palais des Congrès Paris-Est, 128, rue de Paris, 93100 Montreuil. Métro Robespierre (ligne 9)
Le POID vous invite à venir débattre de ses positions dans ses meetings et réunions publiques organisés dans toute la France.
Construisons ensemble le parti ouvrier dont les jeunes et les travailleurs ont besoin pour les combats qui viennent !
40 milliards de cadeaux pour les patrons : de quoi financer un million de postes d’enseignants, de travailleurs hospitaliers, de postiers.
Rappelons que le CICE consiste en une réduction d’impôts sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC en contrepartie d’une prétendue création d’emplois.
Les entreprises bénéficiaires du CICE n’ont pas créé
d’emplois pour autant. Certaines d’entre elles ont même
organisé des plans de licenciements ! C’est le cas, entre
autres, de Carrefour qui a touché en 5 ans 744 millions
de CICE… et qui, fin janvier 2018, a annoncé un plan
de 2 400 suppressions d’emplois !
40 milliards d’euros, c’est le salaire annuel de plus d’un million de fonctionnaires, enseignants, travail- leurs hospitaliers, postiers…
57 milliards aux actionnaires: de quoi financer la construction de 320 224 logements sociaux !
57 milliards d’euros ont été versés en dividendes pour
les actionnaires des entreprises du CAC 40 pour 2017
qui, durant la même période, ont licencié à tour de
bras. Les trois qui forment le peloton de tête étant Total,
Sanofi, BNP Paribas, connus tous les trois pour des
plans de liquidation de milliers d’emplois. Si l’on prend
comme critère le coût à la construction du logement
social fourni par la Caisse des dépôts et consignation,
la confiscation de ces 57 milliards d’euros permettrait la
construction de 320 224 logements sociaux de 80 m2.
De quoi résoudre la crise du logement pour plus d’un
million de mal-logés et sans logement !
41 milliards pour les spéculateurs, ou pour rouvrir des milliers de classes, d’écoles, de lits d’hôpital, de bureaux de poste, de maternités, de trésoreries, de centre de PMI ?
En 2018, le budget de l’État a consacré 41 milliards
d’euros versés au titre des intérêts de la dette aux
grandes banques qui accumulent des profits gigan-
tesques.
Et pendant ce temps-là…
73 maternités ont fermé entre 2013 et 2016 ; 16 000 lits
ont été supprimés dans les hôpitaux entre 2015 et 2017 ;
404 bureaux de poste ont fermé entre début 2016
et début 2017 ; plus de 630 trésoreries des finances
publiques ont été fermées depuis 2009 ; 1 097 classes
ont été fermées dans les écoles rurales en 2018 ; des
dizaines de centres de PMI ont fermé au cours des der-
nières années.
Alors : 41 milliards pour les spéculateurs, ou pour nos
services publics ?
Et pourquoi pas l’interdiction des licenciements ?
Pendant que les patrons accumulent les gigantesques
milliards de profits, des milliers de travailleurs sont
plongés dans le chômage.
950 emplois sont menacés chez le papetier Sequana,
dans trois départements.
850 emplois seraient également supprimés dans l’usine
Ford de Blanquefort en Gironde.
À Vannes, dans le Morbihan, l’usine de production des stylos Bic est délocalisée. Trente-trois salariés perdraient leur travail. Après avoir empoché l’argent public du CICE, la direction de Bic vient de redistribuer 280 millions d’euros à ses actionnaires, un bénéfice en hausse de 15 % cette année.
Des milliers de salariés perdent leur travail parce que
les patrons estiment qu’ils n’empochent pas assez de
profits… et il ne faudrait-il pas imposer le maintien de
tous les emplois et l’interdiction des licenciements ?
Au total, 138 milliards d’euros sont offerts aux patrons… 138 milliards d’euros dont la confiscation au service des travailleurs et de leur famille serait une simple mesure de justice.
Lisez toutes les informations concernant les cadeaux faits par le gouvernement aux patrons dansLa Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.
(Tract POID du 2 janvier 2019) Un décret, publié le 30 décembre, aggrave les sanctions de radiation et de suppression des allocations des chômeurs, dès le 1er janvier.
Désormais, pour le travailleur privé d’emploi, la non-présentation à un entretien avec un conseiller de Pôle emploi sera sanctionnée par un mois de suspension du versement de l’allocation chômage. A la deuxième convocation manquée, le droit sera supprimé durant deux mois. Précisons que la non-réception des courriers de convocation est l’un des principaux motifs de recours contre les radiations abusives.
De plus, un premier « manquement » entraîne la suppression pure et simple des allocations pendant un mois, deux mois pour le deuxième et quatre mois pour le troisième. Parmi ces « manquements », l’incapacité à justifier une recherche d’emploi.
Le décret abroge « la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi ». Qu’importe le nouveau salaire proposé, le refus de l’accepter vaut manquement et suppression du droit.
Et, une nouvelle fois, le gouvernement invoque la nécessité de faire des économies.
Et pourtant, de l’argent, il y en a !
Le gouvernement donne chaque année :
40 milliards de fonds publics à l’armée.
41 milliards aux grandes banques (intérêts de la dette).
40 milliards aux patrons (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi – CICE).
Quant aux entreprises du CAC 40, elles ont en un an versé 66 milliards de dividendes à leurs actionnaires.
Un total de 187 milliards
pour les militaires, capitalistes, banquiers et actionnaires !
La solution démocratique exige d’inverser l’ordre des choses : prendre à la minorité de patrons et de banquiers pour satisfaire les besoins de l’immense majorité.
Et, pour cela, rompre avec les institutions de la Ve République et de l’Union européenne et convoquer l’Assemblée constituante souveraine qui établira une authentique démocratie et un gouvernement ouvrier.
Lisez toutes les informations concernant cette nouvelle attaque contre les droits des chômeurs dans La Tribune des travailleurs.
(Tract POID du 18 décembre 2018) Dans Les Échos (17 décembre), le Premier ministre, Édouard Philippe, affirme qu’il est « indispensable » de poursuivre trois contre-réformes :
Celle des retraites qui veut condamner les retraités à travailler
jusqu’à 70 ou 75 ans pour toucher une pension de misère, en instaurant
un système par points liquidant toutes les garanties collectives liées au régime de retraite par répartition.
Celle de la fonction publique qui veut sabrer toujours plus dans les hôpitaux, écoles, maternités, bureaux de poste… et élargir le recours aux contractuels et instaurer la rémunération au mérite.
Celle de l’assurance-chômage qui veut diminuer le montant des allocations et contraindre les chômeurs à effectuer n’importe quelle tâche.
L’objectif de ces trois contre-réformes est réaffirmé par le Premier ministre : « réduire le coût du travail, être plus compétitifs, tenir nos comptes publics ». Dans les trois cas, il s’agit des exigences dictées par les capitalistes, les banquiers et l’Union européenne.
Alors que ce gouvernement est plus affaibli que jamais, est-il possible de ne pas réaliser l’unité tout de suite contre ces contre-réformes ?
La mobilisation contre les réformes Blanquer est une indication : les enseignants et les lycéens s’engagent sur la voie de la lutte de classe avec leurs organisations dans l’unité pour arracher des revendications précises.
Oui, les contre-réformes doivent être bloquées ! A commencer par celle des retraites. C’est une question vitale pour l’immense majorité de la population.
Lisez toutes les informations concernant la contre-réforme des retraites dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.
Le 24 septembre, le gouvernement a présenté son budget pour 2019.
Ce budget, c’est 40 milliards d’euros offerts aux patrons
L’une des principales mesures du budget 2019 consiste à transformer le crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) en exonération permanente de cotisations patronales.
Coût : 20,4 milliards d’euros « dus » au compte de l’année 2018 !
En réalité, le CICE servira à mieux rémunérer le capital et à réaliser des versements exceptionnels de dividendes aux actionnaires. Aucune création d’emplois en perspective.
A ce cadeau de 20,4 milliards d’euros s’ajoutent la nouvelle baisse des cotisations patronales applicable au 1er janvier 2019 ainsi que la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés qui passe de 33,3 à 31 % l’an prochain.
Ce budget, c’est des milliards en moins pour le pouvoir d’achat des ménages
Les pensions de retraite, les allocations familiales, l’aide personnalisée au logement (APL) sont quasiment gelées (elles n’augmenteront que de 0,3 % alors qu’il est prévu une hausse des prix de 2 %).
Le budget 2019 prévoit une baisse de près d’un milliard d’euros sur le versement de l’APL dont bénéficient près de 3 millions de foyers. Et ce n’est pas tout. Les organismes HLM devront réduire de 873 millions d’euros les loyers demandés aux locataires bénéficiaires de l’APL (qui baissera d’autant).
Ce budget, c’est la grande saignée dans la fonction publique
2 227 postes supprimés aux Finances publiques :
selon la CGT Finances publiques, la direction générale des Finances publiques (DGFIP – une partie des Finances publiques) a perdu 30 000 emplois en 10 ans.
Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Comptes et de l’Action publique Gérald Darmanin, justifie ainsi la mesure : « C’est un ministère qui se modernise beaucoup et qui profite à plein de la numérisation. Cela a un gros impact sur les missions de Bercy, notamment en termes de fréquentation des services par les citoyens. Cela s’accélère avec la mise en place du prélèvement à la source. Et sans compter, à terme, la suppression de la taxe d’habitation : ce sera un impôt de moins à calculer et à recouvrer. »
3 600 postes supprimés à l’Education nationale
(2 600 postes d’enseignants dans les collèges et les lycées, 400 postes d’administratifs, 600 postes dans l’enseignement privé).
Les ministères du Travail, des Sports et de la Culture voient également leur budget largement diminué.
En revanche, les ministères de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur sont les grands gagnants : 1,7 milliard d’euros supplémentaires pour la défense, 1 300 emplois supplémentaires pour la justice et 2 500 pour l’intérieur.
Dans le même temps, le gouvernement poursuit la préparation de sa réforme contre les retraites.
Qu’il s’agisse de cette réforme ou du budget 2019, la politique de Macron, c’est, dans tous les domaines, la satisfaction des exigences des patrons et des banquiers.
Contre cette politique, pour en finir avec Macron et ses contre-réformes, des comités pour l’unité « Ne touchez pas à nos retraites ! » ont commencé à se constituer dans tout le pays. Une première rencontre nationale des délégués de ces comités aura lieu le 20 octobre prochain.
Les militants du POID sont partie prenante de cette initiative, avec des travailleurs et militants de toutes tendances.
Lisez toutes les informations informations concernant le budget 2019 du gouvernement dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.
Parents, voici les principales mesures du plan du gouvernement à cette rentrée scolaire. Elles ont de graves conséquences pour l’avenir de nos enfants :
Mise en œuvre de la réforme du bac qui ne serait plus un diplôme national
Les élèves qui entrent en seconde cette année et qui passeront le bac en 2021 seront les premières victimes de la réforme du bac. Une réforme qui introduit massivement le contrôle continu et les « enseignements à la carte » et qui détruit par conséquent le baccalauréat comme diplôme national, auquel serait substitué un « bac maison », à savoir un bac différent d’un lycée à l’autre, d’un élève à l’autre…
Suppression de l’aide aux enfants handicapés
Alors que le ministre Blanquer ose affirmer que « le ministère fait de l’accueil des enfants en situation de handicap une priorité »… il supprime, à nouveau cette année, des centaines de contrats aidés dans l’Éducation nationale. Dans le seul département des Côtes-d’Armor, 325 contrats aidés sur 608 sont jetés à la rue. Un drame pour eux et pour les élèves handicapés qu’ils suivaient.
Conséquences du dédoublement des classes de CP et CE1 : augmentation des effectifs des classes des autres niveaux et plus aucun poste pour les remplacements
Le dédoublement des classes, réservé jusqu’à présent aux cours préparatoires (CP), est étendu aux cours élémentaires 1ère année (CE1). Si la mesure semble profitable aux élèves concernés, elle présente aussi des inconvénients majeurs pour l’organisation des écoles. Ainsi, on a supprimé des salles pour les libérer à l’attention des CP dédoublés. Dans 27 % des cas, c’est la bibliothèque de l’école qui en fait les frais. 18 % des classes n’ont même pas pu être réellement dédoublées et deux enseignants ont été affectés à la même classe.
Mais surtout, cette mesure entraîne une augmentation des effectifs des autres niveaux de classes pour libérer des enseignants. En outre, les postes sont ponctionnés dans les départements ruraux et sur les postes de remplaçants.
Un exemple : en Seine-Saint-Denis, 466 postes ont été créés dans les écoles maternelles et élémentaires. Mais si on enlève tous les postes dédiés au dédoublement des CP et CE1, il n’en reste plus que 49. Or, il y a 662 élèves supplémentaires scolarisés à cette rentrée. Ces 49 postes vont donc à peine couvrir les besoins pour ouvrir les classes nécessaires. Il ne reste donc aucun poste pour les remplacements.
Evaluation des élèves de cours préparatoire… par un logiciel !
A la différence ce qui existe actuellement, ce ne sont pas les enseignants des écoles qui procéderont aux évaluations et qui en feront la synthèse pour apprécier les connaissances de leurs élèves.
Les résultats de chaque élève seront saisis via une « application connectée aux évaluations » en ligne et transmis à un service du ministère. Les résultats de chaque enfant seront alors étudiés, analysés par un logiciel et une fiche sera retournée à l’école qui établira pour chaque élève une sorte d’ordonnance standardisée.
Tout se résumerait donc à des « recettes de cuisine » déterminées par un logiciel une fois pour toute, en dehors de toute prise en compte des possibilités de développement de chaque enfant. Sur la base de ces tests, des réponses normalisées et déshumanisées seront apportées. Dans ce processus, c’est la place même de l’enseignant et l’importance de la relation entre l’instituteur et son élève qui sont niées.
Remise en cause du statut des enseignants
Une instance d’évaluation serait créée dès le premier semestre 2019. Enseignants et établissements seraient « évalués ».
S’agissant du recrutement des enseignants, jusqu’à 10 % d’entre eux pourraient être recrutés sur des postes à profil par les chefs d’établissement. Concernant la rémunération, il est prévu dès cette année de verser une prime de 1 000 euros aux professeurs de l’Éducation prioritaire renforcée.
Il s’agit donc bien d’un plan de dislocation de l’école qui rejoint tous les autres aspects de la politique du gouvernement, en particulier la contre-réforme en préparation des régimes de retraite.
Seule la mobilisation de millions de travailleurs et de jeunes, unis avec leurs organisations, peut empêcher ce gouvernement d’aller jusqu’au bout de sa logique de destruction.
Dehors Macron ! Dehors sa politique de destruction de l’école ! Ne touchez pas à nos régimes de retraite !
Lisez toutes les informations concernant le plan du gouvernement de dislocation de l’école dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.
Informations développées,analyses détaillées,prises de position politiques,suivi de l’action politique chaque semaine dans La Tribune des travailleurs
Gênes, effondrement d’une autoroute : 43 morts. Les gouvernements italiens successifs, l’Union européenne, les compagnies autoroutières, tous savaient, tous se défilent aujourd’hui, tous sont responsables.Les sociétés autoroutières italiennes font chaque année des milliards de profit. D’année en année, elles réduisent leurs investissements, ne font pas les travaux nécessaires. Et les gouvernements de toutes couleurs politiques y encouragent, qui privatisent ponts et autoroutes.
En Grèce, l’Union européenne annonce « la fin de la crise ». Une majorité d’habitants à Athènes vit dans la plus extrême précarité, a connu ou connaît le chômage, sans indemnisation ou avec des indemnités ridicules. La Grèce reste soumise à une dette externe considérable qui va continuer à être utilisée pendant des décennies pour extorquer des intérêts pour le plus grand bénéfice des banquiers et des spéculateurs européens qui, à 80 %, contrôlent cette dette. Et le peuple, lui, serait condamné à s’enfoncer dans la misère.
En France, le gouvernement fait sa rentrée : premier Conseil des ministres le 22 août, séminaire gouvernemental le 31 août. À l’ordre du jour, l’accélération de toutes les contre-réformes. Macron fait savoir dans la presse qu’il « garde le cap ». Il garde le cap, c’est-à-dire les réformes contre les droits ouvriers (CAP 2022), la retenue à la source qui va amputer nos salaires de centaines d’euros, Parcoursup qui prive plus de 100 000 jeunes de toute inscription à l’université et la réforme des retraites qui s’accélère.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique, avec des travailleurs et des militants de toutes tendances, dit : cette Europe de l’austérité, des privatisations et des destructions, cette Europe n’est pas la nôtre.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique combat pour une Europe des travailleurs et des peuples rompant avec les traités européens qui fondent l’Union européenne. Le POID considère que l’urgence absolue est de forger, de bas en haut et de haut en bas, l’unité sans faille des travailleurs et de leurs organisations pour bloquer les contre-réformes du gouvernement, tout particulièrement l’unité travailleurs et organisations pour dire :
« Cette Europe n’est pas la nôtre ! »
« Ne touchez pas à nos retraites ! »,
« Retrait de la contre-réforme Macron-Philippe ! »
Informations développées,analyses détaillées,prises de position politiques,suivi de l’action politique chaque semaine dans La Tribune des travailleurs
Au pas de charge, en plein mois de juillet, alors que les affaires succèdent aux affaires autour de Macron, le Parlement a adopté plusieurs projets de loi qui constituent, dans la droite ligne de la politique réactionnaire menée depuis des mois, des attaques d’une brutalité inouie contre les droits démocratiques et les garanties des travailleurs.
Loi Pénicaud 2 : diminution et individualisation des droits
La loi Pénicaud 2 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », relative à l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance chômage, a été également adoptée le 1er août. Concernant la formation professionnelle, la loi met en place le compte personnel de formation (CPF) monétisé, c’est-à-dire alimenté en euros et non plus en heures. La valorisation à 14,28 euros l’heure, annoncée par Muriel Pénicaud, est bien inférieure au financement actuel, qui peut s’élever à 50 euros. Cette loi conduira donc nécessairement à une diminution et à une indivi-dualisation des droits. Concernant l’assurance chômage, la loi rend pleinement applicable le dispositif d’offre raisonnable d’emploi (ORE), introduit par Sarkozy en 2008. Elle prévoit que l’ORE, qu’un chômeur ne peut refuser qu’une fois (la seconde fois, il sera radié !), sera laissée à l’appréciation de chaque conseiller Pôle emploi. Plus de règles nationales, donc ! C’est la porte ouverte à l’arbitraire total.
La CGT dénonce « une logique d’individualisation poussée à l’extrême ». FO dénonce un texte dont « la seule liberté est finalement de subir son avenir professionnel ».
Loi Collomb : « Un texte qui porte gravement atteinte aux droits et à la dignité des migrants »
La loi Collomb « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » a été adoptée le 1er août. Elle limite drastiquement l’accès au droit d’asile : multiplication par deux de la durée maximale du séjour en centre de rétention avant le renvoi des personnes vers leur pays d’origine, possibilité de détenir les enfants en centre de rétention seuls ou accompagnés de leurs parents, possibilité de renvoyer certains demandeurs d’asile dans leur pays d’origine avant même la fin de l’examen de leur demande d’asile, maintien du « délit de solidarité ».
Le projet de loi a été dénoncé par l’ensemble des organisations et associations qui agissent dans ce secteur et qui dans un communiqué commun, affirment qu’il « porte gravement atteinte aux droits et à la dignité des migrants, accroît l’enfermement à des fins punitives et réduit l’accès à la justice ».
Pendant ce temps, 66 000 jeunes n’ont obtenu
aucune affectation dans l’enseignement supérieur
sur la plateforme Parcoursup.
Selon Les Échos du 9 août, plus de 66 000 jeunes n’ont obtenu aucune affection dans un établissement d’enseignement supérieur pour la prochaine rentrée.
Le journal 20 Minutes publie, le 8 août, le témoignage poignant de Benjamin, 23 ans, qui a choisi de se réorienter après un BTS comptabilité. À un mois de la rentrée, il n’a toujours pas de réponse favorable et se connecte tous les jours à la plate-forme pour voir si l’un de ses vœux est accepté. Il explique : « Je regarde Parcoursup chaque jour… Je suis dans l’incompréhension totale et de plus en plus désespéré. »Le Parisien (9 août) relate le parcours semé d’obstacles d’Olivia, qui a obtenu un bac pro gestion administration. Elle est encore sur liste d’attente pour le seul BTS qui l’a acceptée, à Concarneau (Finistère), soit à 400 kilomètres de chez elle. Ses neuf autres demandes ont toutes été rejetées. « Sur ma liste d’attente, je suis vite passée de la 90e à la 8e place, mais depuis quelques semaines, plus rien de bouge et je désespère », affirme-t-elle. « L’étudiante, boursière, avait pourtant cherché et décroché une place dans une résidence universitaire, près de son BTS de Concarneau, au début de l’été. Mais elle a dû y renoncer et laisser le logement à quelqu’un d’autre, faute de certitudes sur son affectation pour la rentrée », précise Le Parisien.
Pendant ce temps, le gouvernement prépare
sa contre-réforme des retraites.
Combien de temps encore Macron va-t-il pouvoir frapper ?
Pour le POID, la seule solution conforme à la démocratie, c’est : Dehors Macron, président illégitime !
Manifestation en 1995 pour le retrait du plan Juppé de suppressions des régimes spéciaux de Sécurité sociale. Le gouvernement dut reculer le 15 décembre, sur les retraites, la fonction publique et les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF…).
Paris le 2 mai 2018 – Depuis un an, Macron détruit méthodiquement conquêtes sociales et droit collectifs : ordonnances contre le Code du travail, destruction du baccalauréat, privatisation de la SNCF et attaque contre le statut des cheminots.
Macron annonce maintenant « un grand choc » contre nos régimes de retraite.
Il compte sur la concertation avec les organisations syndicales, pour brouiller les cartes, entretenir la confusion et ainsi faire passer son plan. Il faut l’en empêcher. Macron doit être isolé.
Il n’y a rien à discuter dans son projet qui repose sur la destruction de tous les régimes existants.
Nos retraites sont assurées par le régime général de la Sécurité sociale et les régimes spéciaux qui garantissent un ensemble de droits arrachés par de longues luttes ouvrières.
Macron voudrait imposer « un régime unique » les faisant tous disparaître.
Pour mettre en place ce « régime unique », il envisage :
Un système par points :notre système de retraite nous assure le montant de nos pensions et une date de départ. Macron voudrait que notre pension dépende de la valeur d’un point qui pourrait fluctuer. Il n’y aurait plus d’âge limite de départ. « Dans un système à points, la notion de durée disparaît » (Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites). Chacun serait contraint d’assurer individuellement sa retraite.
La fiscalisation :nos retraites sont basées sur la répartition. Les 229 milliards d’euros de cotisations salariales et patronales échappent à la spéculation. Le financement pourrait, demain, relever en partie de l’impôt, donc des choix budgétaires des gouvernements à venir.
La capitalisation :Macron veut livrer nos retraites aux fonds de pension, aux capitalistes et aux spéculateurs. « Nous voulons développer l’épargne-retraite à hauteur de 300 milliards d’euros pour mieux financer l’économie » (Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances).
Signez, faites signer l’appel
Non au régime unique de retraite !
Maintien intégral du régime général et de chaque régime particulier !
Retrait du projet Macron-Philippe de retraite par points !
Macron veut aller vite. Son projet de loi de démantèlement de tous nos régimes devrait être prêt pour décembre 2018.
Il existe une voie pour le bloquer : la mobilisation – dans l’unité avec les organisations – de millions et de millions de travailleurs – salariés du public ou du privé, précaires, jeunes, travailleurs privés d’emploi – quel que soit le régime de retraite dont ils dépendent.
Nos retraites, elles sont à nous, on s’est battu pour les gagner, on se battra pour les garder.