Le Bureau national du POID s’est réuni ce dimanche 5 février. Il a constaté que « le pays s’enfonce dans la crise » économique et politique. Il s’est posé la question : « y a-t-il une issue favorable aux travailleurs et à la jeunesse ? » Et répondu par l’affirmative. (lire la suite…)

poid_7Le pays s’enfonce dans la crise :
y a-t-il une issue favorable aux travailleurs et à la jeunesse ?

Travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités, mères de famille, nous voyons chaque jour davantage ce pays s’enfoncer dans la crise

pdf picto• Crise sociale : chômage, fermetures d’usine, liquidation des services publics, destruction de nos droits, situation désastreuse de nos hôpitaux, vie chère… le peuple n’en peut plus !

• Crise politique : les uns après les autres, les dirigeants de tous les partis institutionnels, les anciens présidents de la République, les anciens ministres, sont soit éclaboussés par les scandales, soit éliminés de la course à la présidentielle dans le système de primaires qu’ils ont eux-mêmes mis en place. Une marche à la décomposition est engagée qui menace tous les acquis de la civilisation et de la démocratie.

Alors, dans un pays en crise, y a-t-il une issue favorable aux travailleurs et à la jeunesse ?

A cette question, nous, membres du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous répondons :

oui, il y a une issue.

Cette issue ne viendra pas d’un « sauveur suprême » qui, dans les institutions de la Ve République est une espèce de roi sans couronne doté de tous les pouvoirs. Ces institutions réactionnaires sont à bout de souffle. Elles devront être balayées pour que le peuple puisse vivre.

Qui pourra dégager les solutions positives conformes à la démocratie et aux besoins sociaux ?

Seul le peuple, à travers une Assemblée constituante,

c’est-à-dire une Assemblée qui n’a aucun pouvoir au-dessus d’elle, composée de délégués élus par le peuple sur la base d’un mandat, sera capable de décider la forme et le contenu de la démocratie.

Pour être pleinement souveraine, cette Assemblée constituante devra commencer par rompre avec l’Union européenne. Car cette Union européenne est à l’origine de toutes les attaques et contre-réformes dictées par les multinationales et les spéculateurs, depuis des décennies, à tous les gouvernements qui s’y sont soumis. Ces attaques et contre-réformes débouchent sur les privatisations et le démantèlement des droits et conquêtes des travailleurs.

Il faut bien le constater : pour la défense de leurs droits, des acquis, de la démocratie, les peuples d’Europe, les uns après les autres, se dressent contre cette Union européenne et ses plans. Nous-mêmes, en France, au printemps dernier, par millions et par millions, nous nous sommes mobilisés avec les organisations syndicales pour le retrait de la loi El Khomri, une loi qui veut disloquer le Code du travail et les droits qu’il contient. Par millions et par millions, à de nombreuses reprises, dans les grèves et les manifestations, nous avons exigé : « Retrait de la loi El Khomri ! ».

De nouveau la loi El Khomri au centre de tout

Le gouvernement a pro té du refus des dirigeants des organisations ouvrières d’appeler à la grève jusqu’au retrait ; il a utilisé l’arme du 49-3 et ainsi fait passer sa loi. Mais ceux qui ont commis cette forfaiture contre les droits ouvriers n’ont pas tardé à la payer. Hollande a du renoncer à se représenter, Valls a été éliminé aux primaires.

Et maintenant, ce pays est à un tournant. De nouveau la loi El Khomri est au centre de tout. D’un côté, trois candidats, Macron, Fillon, Le Pen, veulent appliquer la loi El Khomri et aller plus loin contre les droits des travailleurs ; de l’autre côté, Hamon et Mélenchon se prononcent pour l’abrogation de la loi El Khomri.

Soyons clairs : ni Mélenchon ni Hamon n’avancent un programme de rupture avec la classe capitaliste. Mais l’un et l’autre sont poussés à s’exprimer un peu plus loin que ne le laissaient présager leurs programmes respectifs. Bien sûr, cela ne règle pas tout. Notre position comme Parti ouvrier indépendant démocratique est connue : nous estimons qu’aucune solution conforme aux intérêts des exploités et des opprimés ne pourrait se trouver dans le cadre de ces institutions. C’est pourquoi elles doivent être balayées. Mais c’est un fait que tout le monde peut constater : la mécanique des élections ne se déroule pas comme prévu. Tout peut arriver. La décomposition politique accélérée peut déboucher sur toutes les aventures et tous les dangers ; mais elle peut aussi nourrir le combat pour ouvrir la voie à une solution démocratique.

Jusqu’au dernier instant, ce gouvernement poursuit son œuvre destructrice en application des directives européennes, mais sa politique se heurte à la résistance des travailleurs. En ce moment même, dans tous les secteurs de la population, dans les hôpitaux, chez les personnels territoriaux, dans les entreprises, les grèves et les mobilisations qui se développent pour la défense des revendications expriment l’aspiration des travailleurs à trouver des solutions aux problèmes qui les assaillent.

La question de la rupture avec l’Union européenne commence à s’imposer dans les débats

Il faut bien le constater, la question de la rupture avec l’Union européenne, hier écartée par tous, commence à s’imposer dans les débats. Hamon vient de déclarer : « Après mon élection présidentielle, la Commission européenne, ce sera “merci, au revoir” » (20 minutes, 25 janvier). Quant à Mélenchon, il vient de réaffirmer lors de son meeting du 5 février à Lyon : « Il faut sortir des traités européens ».

Pour les travailleurs, les jeunes, pour les militants de toutes tendances, c’est une évidence : l’abrogation de la loi El Khomri marquerait une inversion du cours des choses. Elle ouvrirait la voie au combat pour bloquer l’incessante spirale des attaques contre nos droits, un premier pas pour la reconquête.

Alors, si les mots ont un sens, si ces deux candidats veulent véritablement l’abrogation de la loi El Khomri, rien ne devrait s’opposer à ce qu’ils se mettent d’accord pour qu’un seul candidat, soutenu par les partis qui appuient Hamon et Mélenchon, se présente comme candidat pour l’unité pour l’abrogation de la loi Travail.

Dans ce cas, nul doute qu’il béné cierait d’un large soutien ouvrier et populaire. Un bloc uni pourrait se constituer permettant une large mobilisation imposant l’abrogation de la loi Travail. La loi Travail défaite, ce serait une défaite de l’Union européenne qui en est l’inspiratrice et une victoire différée de la mobilisation ouvrière et jeune de 2016.

Rien ne doit faire obstacle à la réalisation de l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui n’a pas d’intérêts distincts de l’ensemble de la classe ouvrière, c’est une évidence : rien ne doit faire obstacle à la réalisation de l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri. Aucune possibilité ne doit être écartée pour y parvenir. Car à travers cette abrogation, c’est l’exigence de l’abrogation de toutes les contre-réformes. C’est l’exigence de mesures d’urgence qui doivent être prises pour sauver le peuple travailleur de la déchéance et de la misère.

Oui, les jeunes générations ont droit à un vrai travail, un vrai salaire. Oui, il faudra, demain, qu’un gouvernement ouvrier ose prendre ces mesures de rupture avec l’ordre établi, à commencer par le rétablissement de la Sécurité sociale de 1945, conquête ouvrière majeure. Un gouvernement qui ouvre les hôpitaux plutôt qu’il ne les ferme, qui ouvre les écoles plutôt qu’il ne les ferme, qui interdise les licenciements plutôt qu’il ne les facilite et qui consacre les milliards engagés dans la guerre aux services publics et aux intérêts de la population.

C’est pour ces objectifs que nous nous rassemblerons par milliers le 18 mars, date anniversaire de la Commune de Paris, au mur des Fédérés. C’est au service de ce combat qu’en toute indépendance nous avons engagé la construction d’un véritable parti ouvrier, un parti de la classe ouvrière, un parti de la démocratie.

Travailleurs, militants, jeunes, qui partagez cette préoccupation, nous vous invitons à participer aux larges assemblées ouvertes de débat que le POID organise dans tout le pays en ce mois de février. Nous vous invitons à prendre votre place dans la construction du Parti ouvrier indépendant démocratique, dans le combat pour le gouvernement ouvrier, pour le gouvernement de la démocratie.

Paris, le 5 février 2017, 16 heures

Le bureau national du POID

Bureau national du 10 décembre 2016 Le POID appelle au combat pour un gouvernement de la classe ouvrière et de la démocratie

img_8590En Europe, la Banque centrale européenne injecte 80 milliards d’euros tous les mois dans le rachat de créances douteuses des banques. De leur propre aveu, cela ne permet pas de relancer l’activité.

Et pendant ce temps, on détruit des milliers d’emplois à Airbus, Arcelor, chez les fonctionnaires, on ferme des lits dans les hôpitaux, on s’attaque à la Sécurité sociale… Le POID affirme : il faut un gouvernement ouvrier qui utilise cet argent pour nationaliser Alstom, les chemins de fer, avec le retour au monopole d’État…

C’est la même question pour La Poste, les hôpitaux, la Sécurité sociale.

Une telle proposition est contradictoire avec l’Union européenne ? Oui ! Alors il faut la rupture avec l’Union européenne et la Ve République. Il faut un gouvernement de la classe ouvrière et de la démocratie, suivant l’exemple du gouvernement de la Commune de Paris.

Toutes les assemblées de reprise de cartes de janvier vont se saisir de cette question de ce que doit être un gouvernement au service des travailleurs et de la jeunesse. A cette fin, le Bureau national a décidé de publier le document du Conseil fédéral national sur le sujet.

Ce sont là quelques unes des réflexions qui ressortent des derniers travaux du Bureau national du POID dont la Tribune des travailleurs du 14 décembre donne tous les détails.


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Le POID appelle travailleurs et jeunes à se rassembler, mercredi 19 octobre à 17 heures, aux abords de l’ambassade d’Afrique du sud à Paris

Logo POID carré 2Communiqué – Les étudiants d’Afrique du sud sont mobilisés par centaines de milliers depuis l’annonce, le 19 septembre, de l’augmentation de 8 % des frais d’inscription à l’université, par le ministre de l’enseignement supérieur Blade Nzimande (secrétaire général du Parti communiste d’Afrique du sud, membre de la coalition au pouvoir avec l’ANC).

« Fees must fall ! » (« Les droits d’inscription doivent tomber »), disent les étudiants. Ils demandent l’enseignement supérieur gratuit, seule possibilité pour les enfants de la majorité noire de la population d’accéder à l’instruction. Ils ont reçu le soutien du syndicat des métallurgistes (NUMSA).

Mais le gouvernement ANC-Parti communiste, comme hier contre les mineurs en grève à Marikana, répond à leurs revendications par une répression féroce. Dès le 28 septembre, la police a tiré à bout portant sur les étudiants des balles en caoutchouc, sur les campus de Johannesburg et du Cap.Des dizaines d’étudiants ont été arrêtés. Le 14 octobre à nouveau à Johannesburg, les tirs de la police ont envoyé plusieurs étudiants à l’hôpital. Le mardi 18 octobre à Johannesburg s’ouvrira le procès de plusieurs étudiants, dont Busisiwe Cathrine Seabe, l’une des porte-paroles des étudiants.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique appelle travailleurs et jeunes à se rassembler,
mercredi 19 octobre
à 17 heures précises
aux abords de l’ambassade d’Afrique du sud

(39, Quai d’Orsay,
– le lieu exact du rassemblement sera communiqué ultérieurement [1] –
Métro Invalides, ligne 8)
pour dire :

  • « Arrêt immédiat de la répression contre les étudiants d’Afrique du sud ! »
  • « Abandon de toutes les poursuites judiciaires contre Busisiwe Seabe et ses camarades ! »
  • « Satisfaction immédiate des revendications des étudiants : enseignement supérieur gratuit pour tous! Fees must fall ! »

Samedi 15 octobre 2016

[1] Angle Quai d’Orsay – Pont des invalides (M° Invalides)

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UN APPEL DU BUREAU NATIONAL DU POID

poid_4Réuni le 3 septembre 2016, le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique :

1 – Constate l’impact considérable de l’appel à la tenue d’une conférence nationale de délégués pour la rupture avec l’Union européenne, avec la Ve République, pour l’Assemblée constituante souveraine, appel lancé publiquement par plus de 2 200 travailleurs, militants et jeunes de toutes tendances de 78 départements. Le BN appelle les comités à redoubler d’efforts dans la campagne visant à faire contresigner cet appel, à constituer les comités, à désigner les délégués. Une force politique se constitue (au sein de laquelle les non adhérents du POID constituent une large majorité). Elle vise à rassembler dans un même mouvement des militants de toutes tendances — dans le respect de leurs engagements — dans le combat commun pour ouvrir une issue conforme à la démocratie, une issue fondée sur la rupture avec les institutions existantes, instruments de la domination de la classe capitaliste.

2 – Constate que le mouvement engagé par la classe ouvrière contre le gouvernement ne désarme pas. Les premières indications en cette rentrée le confirment : mouvements de grève engagés dans les établissements scolaires contre les conditions désastreuses de la rentrée marquée par les contre-réformes de la ministre Najat Vallaud-Belkacem ; mouvements de grève des personnels territoriaux et hospitaliers, grève à SFR ; mobilisation des producteurs de lait contre les multinationales ; grève spontanée des dockers du Havre face à la provocation du gouvernement faisant arrêter des délégués syndicaux, en plein meeting avec le secrétaire général de la CGT. Les organisations syndicales qui ont mobilisé pour le retrait de la réforme El Khomri depuis le mois de mars en exigent aujourd’hui l’abrogation. Dans tous les domaines grandit le rejet du gouvernement et de sa politique et l’aspiration à les balayer.

3 – Constate que le gouvernement, rejeté, répond par la répression et l’acharnement à vouloir intégrer les organisations ouvrières à ses contre-réformes. Il répond aussi par un déchainement « communautariste » visant à diviser les travailleurs et la jeunesse, à les détourner des véritables problèmes, en ostracisant un secteur de la classe ouvrière et de la jeunesse en raison de sa religion. Et dans tous les domaines, il poursuit la mise en œuvre des contre-réformes destructrices.

4 – Constate que ce gouvernement aux abois, se plaçant de plus en plus sous la direction des Etats-Unis, intensifie la guerre dans tous les domaines. Chacun le comprend, la multiplication des attentats en France ne saurait être distinguée de ce contexte international.

***

Dans tous les domaines, à l’extérieur comme à l’intérieur, la situation est grave, lourde des plus gros dangers. C’est pourquoi dans le même mouvement où il appelle les militants à réussir la conférence pour la rupture, le bureau national réaffirme son engagement dans la préparation de la conférence internationale contre la guerre et l’exploitation et le travail précaire à Mumbai. Conférence internationale qui rassemblera des délégations de plus de trente pays. Le bureau national réaffirme la position traditionnelle du mouvement ouvrier : l’attitude vis-à-vis de la guerre constitue une ligne de démarcation. Quiconque est indépendant de la classe capitaliste, de l’OTAN, de l’Union européenne, des exigences des multinationales, sera aux côtés des peuples victimes des agressions militaires impérialistes et se prononcera pour le retrait inconditionnel des troupes françaises de Syrie, d’Irak, de Libye, de Centrafrique, du Mali. Quiconque est sur cette position d’indépendance soutiendra la conférence de Mumbai. Ceux qui refusent de s’engager dans cette voie se font, d’une manière ou d’une autre, les complices de la politique de guerre du gouvernement.

***

Les militants du Parti ouvrier indépendant démocratique

  • 􏰀  qui agissent à égalité avec les militants de toutes tendances pour le succès de la conférence pour la rupture ;
  • 􏰀  qui agissent avec les travailleurs et militants de toutes tendances pour aider à réaliser l’unité dans la lutte de classe des travailleurs et des organisations sur les revendications contre les patrons et le gouvernement ;invitent l’ensemble de leurs camarades à ouvrir la discussion sur la question suivante :

􏰀L’heure n’est-elle pas venue d’agir pour un authentique gouvernement des travailleurs et de la démocratie ? Chacun peut le constater : tous les gouvernements qui se succèdent depuis plus d’un demi-siècle ont en commun d’appliquer scrupuleusement les exigences de la classe capitaliste, en particulier sous la forme des plans dictés par l’Union européenne. Force est de constater que, de ce fait, il est de plus en plus difficile pour les travailleurs et les jeunes de distinguer entre la politique d’un gouvernement dit de « droite » et celle d’un gouvernement dit de « gauche ».

􏰀L’heure n’est-elle pas venue d’un gouvernement qui ne soit pas au service de la classe capitaliste?Un gouvernement au seul service de la majorité, de ceux qui produisent les richesses, des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, des retraités, des petits paysans ?

La démocratie, ça ne consiste pas à savoir qui posera sur sa tête la couronne royale, devenant ainsi l’instrument qui, pendant cinq ans, appliquera les exigences des banquiers, des capitalistes et de l’Union européenne.

La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. La démocratie, c’est donc un gouvernement au service de la classe ouvrière et de la majorité qui n’hésitera pas à prendre les mesures de rupture qu’appelle la situation : en commençant par l’abrogation de toutes les contre-réformes, l’annulation du pacte de responsabilité, l’interdiction des licenciements, la restitution aux communes et départements des moyens qui leur ont été indument pris.

L’heure est venue du combat pour le gouvernement ouvrier. Un gouvernement qui renonce à toutes les interventions militaires à l’étranger. Un gouvernement qui rétablit la laïcité, c’est-à-dire la séparation entre la religion (affaire privée) et l’Etat. Un gouvernement qui, par conséquent, coupe court à la marche au morcellement communautaire.

L’heure est venue d’un gouvernement de la classe ouvrière qui établisse les relations fraternelles, loyales et à égalité avec tous les peuples et les nations d’Europe, libérés du carcan de l’Union européenne et de ses traités.

L’heure est venue de franchir une nouvelle étape dans la construction d’un parti qui agisse sur cette voie.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique appelle les travailleurs et les jeunes à discuter de ces propositions, à discuter des éléments soumis par le bureau national sur la question particulière des élections, à contribuer au débat dans les colonnes de La Tribune des travailleurs.

Les plus grands combats sont devant nous. Renforcer le Parti ouvrier indépendant démocratique en construction, c’est s’organiser pour s’y préparer.

Paris, le 3 septembre 2016

Adopté à l’unanimité

pdf pictoL’appel au format pdf prêt à imprimer est ici

Une déclaration de Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

3 SN

« NOUS AVONS ASSUMÉ NOS RESPONSABILITÉS. NOUS LES ASSUMERONS, QUELLES QU’EN SOIENT LES CONSÉQUENCES »

Dans les prochains jours, nous répondrons à une convocation du procureur de la République.

Cette convocation – dont nous ne pouvons savoir par avance quelles suites judiciaires elle pourrait avoir – est la conséquence d’une décision prise par les dirigeants du POI/87.

Ceux-ci ont en effet rejeté l’accord de répartition à l’amiable des fonds détenus par le POI avant sa coupure en deux entités de taille sensiblement égale. Avertis par les commissaires aux comptes qu’en l’absence d’un tel accord avant le 30 juin, le dossier serait transféré au procureur de la République, les dirigeants du POI/87 ont persisté dans leur refus, conscients de prendre ainsi la décision de nous traîner devant la justice.

Depuis dix mois, nous avons, pour notre part – sur mandat du bureau national réuni le 6 septembre, confirmé par le vote des délégués au congrès du 22 novembre et réaffirmé dans les réunions du bureau national qui ont suivi – pris les mesures nécessaires à la préservation de ce qui était le patrimoine commun de tous les adhérents du POI avant l’éclatement. Nous avons tout tenté, jusqu’à la dernière minute, pour éviter l’irréparable. Jusqu’au dernier moment, jusqu’à l’envoi d’un chèque de 56 800 euros représentant la moitié des sommes en litige… chèque qui nous fut renvoyé à la demande du POI/87.

Chacun le sait, car les faits sont publics : pas un centime n’a été prélevé sur ces fonds procédant d’une quelconque décision de notre part ; les seules dépenses effectuées ont été celles décidées avant la scission du parti.

Chacun le sait car les faits sont établis : nous n’avons cessé de proposer que cette question soit réglée à l’amiable, dans une répartition égale.

Chacun doit le savoir, car les faits l’établissent : cette situation a été délibérément créée par les dirigeants du POI/87.

Nous répondrons à la convocation du procureur de la République avec la conscience nette de ceux qui ont agi conformément au mandat, dans le respect des traditions du mouvement ouvrier et de son indépendance vis-à-vis de l’État. Nous répondrons à cette convocation et nous établirons, à partir des faits, qu’aucune règle n’a été enfreinte.

Que ceux qui ont pris la responsabilité d’en appeler à la justice d’État contre nous s’arrangent avec leur conscience.

Nous avons assumé nos responsabilités jusqu’à présent. Nous les assumerons quelles qu’en soient les conséquences.

Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

Paris, le 8 juillet 2016

Tous les documents ont été rendus publics suite au bureau national extraordinaire du POID du 8 juillet 2016. Prenez en connaissance en cliquant ci-dessous.

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Documents

Tous les documents ont été rendus publics suite au bureau national extraordinaire du POID du 8 juillet 2016. Prenez en connaissance en cliquant ci-dessous.

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49-3, loi travail : la Ve République, c’est le coup d’État permanent !

♦ Communiqué du bureau national du POID ♦ Paris, le 14 mai 2016 ♦

Le gouvernement Hollande-Valls ne fait qu’exécuter servilement les exigences du FMI, de l’Union européenne et de la classe capitaliste.

Pour cela, il n’hésite pas à aller jusqu’au bout contre la démocratie.

  • 49-3 pour imposer la loi travail.
  • Coup de force après coup de force pour faire passer les contre-réformes.
  • Répression contre les jeunes, contre les militants syndicaux.

L’heure est grave.

En engageant ce bras de fer, Hollande et Valls ne laissent qu’une alternative au mouvement ouvrier :

  • ou bien renoncer au combat de résistance engagé depuis plus de deux mois pour le retrait de la réforme El Khomri ;
  • ou bien organiser, maintenant, tout de suite, la grève jusqu’au retrait.

Les militants du Parti ouvrier indépendant démocratique sont partie prenante depuis le début de toutes les mobilisations en cours pour le retrait de la réforme El Khomri. Ils agissent, et agiront, dans le respect des prérogatives des organisations syndicales, pour aider à rassembler les forces pour la grève unie qui imposera au gouvernement de reculer.

Au plan politique, l’heure est venue de dire clairement.

  • Dehors la loi travail !
  • Dehors le gouvernement Hollande-Valls, fossoyeur de la démocratie, des droits ouvriers !
  • Dehors la Ve République !
  • Dehors l’Union européenne, ses traités et ses plans destructeurs !

Nous invitons travailleurs, militants et jeunes à un grand meeting de combat, le 28 mai, contre le gouvernement, meeting internationaliste avec nos camarades venus de toute l’Europe.

Parmi les premiers orateurs internationaux, samedi 28 mai, 14h30, Espace Charenton, 327, rue de Charenton (métro Porte-de-Charenton) :

Doug NICHOLLS, secrétaire de la campagne TUAEU (les syndicalistes contre l’Union européenne), Grande-Bretagne
Alex GORDON, ancien président du syndicat des cheminots et marins britanniques RMT, Grande-Bretagne
Klaus SCHÜLLER, syndicaliste cheminot EVG (DGB), membre de la commission ouvrière du SPD du Land de Thuringe, Allemagne
Heinz-Werner SCHUSTER, syndicaliste Ver.di, membre de la commission ouvrière du SPD de Düsseldorf, Allemagne
Dimitar ANAKIEV, médecin dans les camps de réfugiés, Slovénie
Dario GRANAGLIA, délégué syndical de la FIOM-CGIL (métallurgie) à Turin, Italie

Prendront également la parole des militants ouvriers d’autres pays, et des militants ouvriers et jeunes de France, engagés dans le combat contre la politique du gouvernement Hollande-Valls.

Meeting soutenu par le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID)                        

⇒ Communiqué au format pdf ici


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Halte à la répression policière ! Retrait immédiat de la loi travail !

Logo POID complet

(communiqué du POID)

Halte à la répression policière !

Retrait immédiat de la loi travail !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne la vague de répression policière contre les jeunes, militants et travailleurs, qui participent aux manifestations pour exiger le retrait de la loi El Khomri.

Tous les témoignages concordent. Les violences policières se multiplient : charge contre les cortèges syndicaux dans plusieurs villes, flashball qui cause à un étudiant de Rennes la perte de son œil, violences policières sur des manifestants menottés à Paris, intervention de l’armée aux côtés de la police à Strasbourg.

De nombreux témoignages font également état de manipulations policières de toutes sortes allant jusqu’à l’infiltration de cortèges syndicaux, comme à Saint-Brieuc, en utilisant des badges syndicaux.

Des instructions semblent, selon plusieurs sources, avoir été données, à plusieurs reprises, d’opérer avec violence et brutalité. Les jugements en comparution immédiate se multiplient. Des peines de prison ferme sont prononcées.
Des ministres envisagent, au nom de l’état d’urgence toujours en vigueur, de remettre en cause le droit de manifester.

A la suite de l’arrestation de syndicalistes cheminots, un communiqué syndical rappelle :

« Les syndicalistes ne sont pas des voyous, les salariés qui exigent par la grève et les manifestations le retrait de la loi El Khomri ne sont pas des délinquants. Quand on arrête un syndicaliste, c’est tout le mouvement syndical qui est attaqué. »

Il n’est pas d’autres raisons à ce cycle de violences que la volonté acharnée du gouvernement de faire passer sa loi travail. Alors que toutes les organisations syndicales ouvrières (à l’exception de celles liées au gouvernement) ont exigé le retrait de la loi, alors que des centaines de milliers de travailleurs ont fait grève et manifesté une nouvelle fois le 28 avril et le 1er mai pour exiger le retrait, le gouvernement s’apprête à ouvrir le « débat » à l’Assemblée nationale. Au prix de quelques amendements, il prétend faire passer sa loi pour répondre aux exigences de l’Union européenne.

La démocratie, c’est le retrait immédiat de la loi travail rejetée par l’immense majorité. La démocratie, c’est l’arrêt de la répression, le respect du droit de manifester, la relaxe immédiate de tous les manifestants arrêtés.

Le bureau national du POID, le 1er mai 2016

Communiqué du POID Le mandat du 31 mars : retrait du projet El Khomri !

Plisson-1020860Le 31 mars, c’est en masse, dans toutes les villes du pays, que les travailleurs et les jeunes se sont mis en grève et sont descendus dans la rue : plus d’un million de manifestants dans tout le pays !

Par centaines de milliers, ils ont martelé l’exigence : retrait du projet de loi El Khomri, ne touchez pas au Code du travail !

Par centaines de milliers, répondant à l’appel lancé dans l’unité par les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunes, ils ont exprimé l’exigence de l’immense majorité du pays : retrait du projet de loi El Khomri, ne touchez pas au Code du travail !

Le gouvernement a répondu : nous ne bougerons pas.

Le gouvernement a répondu en faisant matraquer les jeunes.

Une nouvelle fois, le gouvernement fait la preuve de ce qu’il est : l’ennemi de la démocratie.

Il y a trois jours, Hollande a annoncé qu’il retirait sa réforme constitutionnelle au motif que la majorité (de droite) des sénateurs la refusait.

Mais quand l’immense majorité du pays dit : nous voulons garder notre Code du travail, le projet El Khomri doit être retiré, Hollande refuse de s’incliner.

Ce gouvernement tourne le dos aux exigences de la majorité parce qu’il est aux ordres d’une petite minorité de capitalistes, banquiers et spéculateurs et que, pour cela, il obéit aux diktats de l’Union européenne. Pour tous ces gens-là, le « coût du travail » est toujours trop élevé et les droits ouvriers de honteux « privilèges ».

Voilà pourquoi Hollande et Valls piétinent la démocratie et persistent à vouloir faire passer le honteux projet El Khomri.

Et maintenant ?

Le mandat du 31 mars est clair : retrait du projet El Khomri ! D’une manière ou d’une autre, la loi de la majorité doit s’imposer. Le mandat du 31 mars doit être respecté.

Peut-il l’être par la multiplication de journées d’action « saute-moutons » ? Les travailleurs ont en mémoire 2010. Ils savent que la succession de journées de ce type n’est pas de nature à faire plier le gouvernement.

Peut-il l’être, comme certains le prétendent, dans le cadre du « débat parlementaire » ? Les travailleurs savent que sous la Ve République, le Parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement. Jamais dans l’histoire de la Ve République on n’a vu l’Assemblée nationale se dresser au compte de la volonté populaire contre les ordres du président de la République. Ce serait conduire à une impasse que d’orienter l’immense mobilisation qui se lève dans le pays vers un Parlement croupion soumis aux ordres d’un président lui-même soumis aux patrons et aux banquiers.

vignette tract 1er avril

Cliquer pour obtenir le tract au format pdf

Les travailleurs et les jeunes savent d’expérience que l’arme pour faire céder le gouvernement a un nom : la grève dans l’unité.

La question est aujourd’hui posée devant l’opinion publique ouvrière et démocratique.

Elle est posée devant l’ensemble des travailleurs et des jeunes.

Elle est posée en particulier aux dirigeants des organisations qui ont pris la responsabilité d’appeler à la grève et aux manifestations du 31 mars pour le retrait de la réforme El Khomri.

Plus que jamais la question est posée de la grève pour le retrait, de la grève jusqu’au retrait.


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Aux travailleurs, militants, jeunes

Dans tout le pays monte une exigence simple :
le projet de loi El Khomri ne doit pas passer !
Ne touchez pas au Code du travail !

Les travailleurs du public comme du privé, les jeunes, les étudiants, les apprentis, tous disent : les droits collectifs de la classe ouvrière sont le bien le plus précieux, ils doivent être défendus. Tous disent : nous ne voulons pas de prétendus droits individuels substitués aux droits collectifs, nous avons des droits, nous voulons les garder.

Une même clameur monte dans tout le pays :
le projet El Khomri doit être retiré !
On ne touche pas au Code du travail !

Partout, une évidence s’impose : c’est l’action de millions et de millions, la mobilisation unie, la grève, la grève générale qui est nécessaire pour bloquer une fois pour toute la politique de ce gouvernement, qu’il s’agisse du Code du travail, du compte personnel d’activité (CPA), de toutes les contre-réformes en cours contre les travailleurs et les jeunes.

Chacun le sent : les plus grands combats sont devant nous. Se préparer au combat, c’est s’organiser. S’organiser, travailleurs et organisations syndicales unis en un seul bloc uni pour faire reculer le gouvernement.

Mais s’organiser aussi dans le combat politique pour en finir avec la politique réactionnaire du gouvernement Hollande-Valls, avec le régime failli de la Ve République et avec les diktats de l’Union européenne.

S’organiser pour en finir avec les gouvernements d’exploitation et d’oppression au service des banquiers et des spéculateurs qui détruisent tout sur leur passage.

Sur quelle perspective politique ? Celle d’un gouvernement qui gouverne pour les travailleurs, pour la majorité du peuple et non pour la minorité des exploiteurs ; la perspective politique d’un gouvernement qui contribue à établir la paix entre les peuples et se retire des guerres meurtrières menées sous comman- dement américain aux quatre coins du monde ; la perspective politique d’un gouvernement qui établisse des relations de coopération fraternelle avec tous les peuples et toutes les nations d’Europe sur la base de la rupture avec l’Union européenne.

Cette perspective, c’est celle de la reconquête de la démocratie et des droits, celle d’une Assemblée constituante souveraine par laquelle les délégués du peuple prendront eux-mêmes l’avenir entre leurs mains.

Pour faire valoir cette perspective, pour lui ouvrir la voie,
regroupons-nous au sein d’un parti de classe combattant pour le socialisme,
la République et la démocratie.
Organisons-nous dans un parti ouvrier authentiquement indépendant et démocratique.

Rejoignez le POID !


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⇒ Le communiqué du BN du POID au format pdf est ici.
Code du travail